| 28 octobre 2004 - n°246, 247, 248, 249, 250, 251, 252 et 253
Randonnée cyclo en Normandie Sur la Voie de la Liberté... Six juin 1944, débarquement des Alliés en Normandie. Juin 2004, soixantième anniversaire. Créée en 1986, la randonnée de la Voie de la Liberté rallie dans un premier temps Périers à Bastogne, suivant tantôt la Voie Patton, tantôt la Voie Leclerc. Mais bien vite celle-ci prend une autre tournure. Une année, la randonnée se déroule en Normandie, l’année suivante les cyclotouristes sillonnent les routes ardennaises. En cette année anniversaire, ce sont pas moins de 400 cyclos qui prennent le départ à Périers. Ils sont venus de France, de Belgique, du Luxembourg, d’Allemagne, des États-Unis, du Canada. Parmi eux six participants de la région : Emile Panier, Gérard Degives, Vincent Maron, Maurice Tréfois, André Goosse et Christian Liégeois. Au programme de la randonnée 2004, trois étapes. Départ et arrivée à Périers. Vendredi 4 juin, 106 km vers Saint-Lô, samedi 5, 176 km en direction de Beaumont-Hague, enfin dimanche 6, la plus belle étape. Long de 146 km, l’itinéraire longe la côte. Le temps est superbe et on aperçoit au large le Mont-Saint-Michel. Si l’épreuve est ouverte à tous, il convient toutefois d’avoir quelques centaines de km dans les jambes avant de se lancer dans l’aventure. Le parcours le long de la côte est relativement plat mais l’arrière-pays normand est vallonné. La moyenne imposée est fixée à 23 km/heure. Les participants sont répartis en trois groupes. Un peu comme au Tour de France, une caravane publicitaire passe une demi-heure avant le peloton. Des véhicules militaires d’époque sont également de la partie. Lors du passage des cyclos dans chaque village, les cloches sonnent, les enfants des écoles sont présents dans les rues pour encourager les sportifs, plus d’une maison sur deux est décorée. L’ambiance est à la fête. L’organisation est au top. Des ravitaillements appelés « arrêt réconfort » sont prévus. A midi, tous se retrouvent dans une grande salle pour reprendre des forces. Au menu, entrée, plat, dessert et vin. Rien n’est laissé au hasard. Les routes empruntées sont fermées à toute circulation le temps du passage de la caravane et du peloton. Même une portion d’autoroute a été fermée. L’escadron motocycliste de la gendarmerie est omniprésent, veillant à la sécurité de tous. Assurément une ambiance Tour de France règne tout au long des trois jours. Le soir l’ambiance monte encore d’un cran. C’est l’occasion pour chacun de partager des moments de fraternité avec d’autres cyclos venant d’autres horizons. Mais les soirées ne durent jamais bien tard. C’est que le lendemain il faut se lever vers 5 h.30 pour être au départ fixé dès 7 heures. Il ne faut pas oublier que la randonnée de la Voie de Liberté reste avant tout un événement sportif. Rendez-vous est déjà pris pour l’année prochaine à Bastogne les 27, 28 et 29 mai 2005. Er. Meunier
Epreuves ludiques et périple physique
Le terrain de football de Chaumont était le lieu de départ de la huitième édition du Raid Vaux-Noville – Chaumont, une épreuve qui acquiert d’année en année ses lettres de noblesse grâce à la qualité de son organisation et de son accueil. Vingt-cinq équipes composées de quatre membres, dont un de plus de trente ans et un de moins de quatorze ans, avaient répondu à l’appel des organisateurs. Tantôt bien entraînées et tantôt venues pour ne pas perdre le rythme de la saison footballistique terminée, tantôt participant simplement pour le fun, elles ont entamé leur compétition avec une première épreuve qui consistait à faire passer la boucle ficelée sur le plus jeune à travers un circuit d'entrelacements. Les athlètes reçoivent alors la deuxième carte, une carte sur laquelle est écrite une énigme pour trouver l’endroit de la troisième épreuve. Certains ne trouvent pas la solution et vont perdre de précieuses minutes pour trouver leur chemin, des minutes qui pèseront lourd au décompte final. De plus, la pluie fait son apparition et les premières raideurs se font ressentir. Il faut dès lors procéder à quelques étirements pour ne pas connaître des surprises lors de la suite de l’épreuve. Les ravitaillements composés d’eau, de fruits, mais aussi de cramique et de chocolat sont également là pour retrouver des forces. Le paysage est superbe, mais les athlètes regardent plus leurs pieds et tentent de gérer l'effort au mieux. Voilà alors l'épreuve suivante avec un parcours VTT. L'attente est longue. Le parcours est bref. Et puis il est de plus en plus difficile de reprendre le chemin. Les mollets se tendent. Les vieilles blessures se font ressentir. On sert les dents. On ne parle plus beaucoup de la pluie et du beau temps. Le grand moment de la compétition, c’est une épreuve dans l’étang du Moulin de Godinval : un grand tonneau est partagé en deux, mu par des pals actionnés par un mécanisme à la main. Le soleil fait son apparition pour remonter le moral des plus abattus qui voient enfin la fin du tunnel. Les plus affûtés passent à la vitesse supérieure pour rejoindre au plus vite le terrain de Chaumont. Au final, c’est l’équipe Les aventuriers de Martine en forêt qui s’est imposée pour la deuxième fois. Elle devance Gresse.com et les Américains. Pour la prochaine édition, les organisateurs pensent proposer différentes formules : un classement pour les « pros », un autre pour les personnes maintenant la formule existante (un participant de moins de quatorze ans, un de plus de trente ans), et une autre encore plus familiale. T.L.
Les 24 h du « Trait attelé »
Les « chevaux de trait, les lourds ou les terriens », c’est au choix, prendront bientôt part à cette course-relais de plus de 250 km à travers toute l’Ardenne, où ils sont nés. Ces chevaux constituent l’image ardente et vivace de nos riches terroirs et transportent avec eux, fort loin, la séduction et l’attrait des incitations au voyage. Tous sont invités à la parade clinquante et sonnante des contrées, des «pays», qui, chacun, ont recueilli pour trésor les mystères d’une nature riche de diversités. Terroirs immortels Ecoutez ces noms qui chantent et qui fleurent si bon le terreau des saveurs du cru : l’Ardennais, si réputé ; le costaud Brabançon, l’altier Boulonnais ; le " monsieur-muscle " pommelé Percheron ; le Postier Breton vif aux allures ; l’alezan chatoyant Comtois ; le placide Trait du Nord ; l’irremplaçable Mulassier du Poitou ; le fringant Cob Normand ; le subtil Franche-Montagne ; le Rhénan sec et juste ; l’infatigable Forêt-noire ; le géant Shire ; le Clydesdal de parade, et combien d’autres… Autant d’invitations à la découverte de fabuleux trésors : ces terroirs immortels ! Espérons qu’ils seront nombreux au rendez-vous. On les retrouve dans leur grande dignité ces laborieux oubliés, pour notre ravissement, pour le partage de nos loisirs, pour le transport de nos enthousiasmes. On redécouvre leurs dons naturels de séduction car ils évoquent aussi le bonheur des gens qui ont su grandir et s’épanouir avec eux. Ce bonheur-là s’offre à nouveau à nous grâce à l’opiniâtreté d’un homme qui sait faire la part du bonheur dans le train-train viager. Il aime les chevaux, les ardennais tout particulièrement. Depuis bien des années en les sortant de la torpeur dans laquelle l’inutilité les installa, il leur consacre son temps pour les transporter sur le chemin du renouveau. La «Route du Poisson» compétition la plus prestigieuse qui soit (Boulogne-Paris), il la connaît tellement bien pour être parvenu à emmener nos Ardennais belges à la victoire. Chef d’équipe, meneur d’hommes écouté, sachant mesurer de chacun ses limites, il caressait depuis longtemps le souhait d’organiser pareille épreuve dans son pays. Le Stud-Book lui a confié les guides : Claudy Lepère, médecin-vétérinaire, réalise son rêve et devient, pour le Stud-Book ardennais belge, le chef d’équipe officiel… très respecté ! Autour de lui, un comité organisateur actif, des décideurs et des sponsors qui ont affiné ce fabuleux projet et bien sûr des concurrents…. De l’émulation, il y en aura, c’est promis ! Alors que voici dix ans à peine, réunir assez de chevaux et de meneurs pour constituer une équipe ardennaise relevait d’une véritable gageure, voici que les promoteurs de l’époque héroïque se retrouvent maintenant bien récompensés. Félix Brasseur, Jean-Pierre Hachez et quelques autres se réjouiront sûrement d’apprendre que les meneurs ardennais belges trop nombreux pour constituer une seule équipe s’obligent de la sorte à un essaimage sous une bannière apparentée. Pour ne froisser personne ? Tout cela uniquement pour l’honneur, sans primes, mais au prix de quels efforts : des entraînements sévères, une sélection rigoureuse, une intendance à la mesure des ambitions. Ce n’est pas une simple sinécure : deux ans de préparation seront nécessaires avant que ne se manifestent les véritables soucis de terrain. Mais on peut faire confiance. Et le fair-play guidera les pulsions. Les « chevaux terriens » ont tout à gagner ! La prise de consciences par les dirigeants comme par les jurys à propos de l’impact de telles initiatives reste encore à démontrer, enfermés qu’ils restent toujours dans le traditionalisme… Or chacun admet maintenant que ce n’est pas la tradition érigée en dogme qui forge les gonds de l’avenir. Et l’avenir immobile n’a pas place ici. Car ici, ça bouge au chronomètre ! Non pas pour la plus grande vitesse mais pour la régularité à l’intérieur d’une fourchette réglementaire qui tient compte de la taille et du poids. Et oui, il faudra réapprendre à juger les allures : se déjuger ou se méjuger ? L’un est une tare et l’autre une qualité… Mais comment s’y prendre quand on est vu de dos ? La triangulation de la charpente de la croupe est déterminante dans l’appréciation de la capacité de propulsion de l’arrière main. Mais qui sait encore quels sont les points de repère de ce fameux triangle équilatéral ? Et cette inévitable partialité que l’on devrait ponctuer de notes mesurables et chiffrables… Le noviciat « Arattel » est terminé. C’est un lourd fardeau que d’endosser la charge du changement des « habitudes » : un sentiment d’abandon vous guette, sans doute injustifié, mais qui vous ronge le souffle si par hasard ces passionnés qui portent vos espoirs venaient à mesurer leurs enthousiasmes . La devise parle à cœur ouvert : «Droit devant», est dit sur le ton de la conviction. Eh bien, bon vent Docteur Lepère ! Notez bien, si vous avez un peu d’enthousiasme à revendre, sachez que, pour la route, l’on fait appel aux bénévoles. Passez vite un e-mail à Info@traitattele.be Rendez-vous les 17, 18 et 19 septembre prochains (programme complet dans nos éditions du 2 et du 16.9). Paul Laurant Dr. Claudy Lepère, Léglise, 063 43 36 53 Jacques Fraselle., président du Groupement hippique du Sud, Coordinateur des 24h 0497 92 08 36
« Kaléidosport » d’été Juillet et août, deux mois d’été propices aux activités sportives de plein air. Il faut bien admettre qu’il y a abondance en la matière. Au moment de tirer le bilan de la saison estivale, difficile de tout mentionner. Des choix s’imposent. Pour ce numéro de reprise, priorité au sport pour tous, place aux sports de plage et aux cycles sous forme d’un kaléidoscope des sports d’été. Pétanque au zinc Pétanque à Petitvoir Pétanque toujours mais revêtement plus dur : tarmac parsemé de petites pierrailles. Direction Petitvoir, parking du terrain de foot plus précisément. La sixième journée pétanque organisée par l’Entente Sportive Petitvoir-Tournay s’est déroulée comme chaque année le deuxième samedi du mois d’août. Et pour la première fois, la pluie s’est invitée à la manifestation. Ce qui n’a pas refroidi les ardeurs des 120 mordus qui ont foulé dès dix heures du matin les vingt pistes aménagées. Bien leur en prit puisque dès l’après-midi le ciel s’est éclairci. Au fil des matchs, la durée des parties s’allonge, les meilleurs émergent, la tension monte. Finale disputée à 19 heures, remise des prix à 20 heures. Satisfaction générale pour cette sixième édition. Rendez-vous est déjà pris pour l’année prochaine. Ronde ardennaise Le cyclisme passionne encore les foules. Le Tour de France nous le démontre chaque année. La Ronde Ardennaise, quant à elle, passionne les vrais amateurs de la petite reine. Mais qu’est-ce que la Ronde Ardennaise ? C’est une épreuve organisée par le Cyclo Club Chestrolais. Ouverte à tous, elle propose cinq circuits différents : 30, 60, 90, 140 et… 207 km. Excusez du peu ! Épreuve phare de la journée, elle a rassemblé ce samedi 24 juillet trente-neuf téméraires. Départ et arrivée camping du Lac avec passage entre autres à Paliseul, Hatrival, Longchamps, incursion au Grand-Duché puis retour par Fauvillers, Mellier, Suxy. Ce parcours très sélectif, affichant un dénivelé de 2680 m, donne d’ailleurs droit au brevet du super grimpeur belge RLVB. Voilà donc pour les plus costauds qui doivent prendre le départ tôt le matin entre 6h30 et 8 h. Les quelque cent autres participants, certes moins audacieux, se sont inscrits sur une distance plus courte. Il y a en assurément pour tous les goûts. Et il est vrai que parcourir trente kilomètres à vélo reste à la portée de tout le monde. Beach-volley Er. Meunier Comme chaque année en cette fin de mois d’août, le club de volley-ball de La Vierre prépare la fête du volley-ball à Neufchâteau. Plusieurs équipes provinciales et loisirs se réuniront au Centre du Lac et aux abords de la salle Chenot-Fontaine ce samedi 28 août. La journée commence à 9 h : accueil des équipes au Centre du Lac. Cet événement permet à de nombreuses joueuses et joueurs affiliés de peaufiner leur préparation avant leur premier match de coupe provinciale en affrontant des équipes d’autres provinces. Le Comité de La Vierre a envoyé une multitude de courriers aux clubs de volley-ball belges et frontaliers. Grâce à nos tournois parallèles, nous touchons deux types de volleyeuses et volleyeurs : les affiliés et les amateurs, annonce Marc Dejonge, président du club de La Vierre. Nous espérons inscrire des équipes loisirs composées d’ami(e)s, de voisin(e)s, de collègues… qui désirent passer une journée sportive agréable. L’année dernière, nous avons rassemblé huit équipes loisirs qui se sont « éclatées ». Il est possible de s’inscrire jusqu’au 25 août. Tout est prévu pour le repas de midi : les membres du comité prépareront un barbecue (réservation préalable nécessaire). Sinon, des hamburgers sont également prévus. Vers 18 h 30 aura lieu la remise des coupes. La Vierre désire faire partager sa passion du volley-ball. Ce sport permet à de nombreuses personnes d’entretenir leur corps et de s’épanouir dans une équipe soudée. Amusement, sportivité, rencontre, défi seront de la partie ce samedi 28 août. Le rendez-vous est pris… Pour tout renseignement ou inscription : contacter M.-N. Pauly au 063 43 32 69
Jérôme et Julien aux J.O.
Il est un peu moins de 6 heures, heure locale, quand Jérôme et Julien posent le pied sur le sol grec mardi 24 août. Jérôme connaissant très bien Athènes, aucun souci d’organisation, aucun stress. Dès 7 heures, ils sont en plein centre ville. Ils trouvent une cité transformée, métamorphosée. Avant, tout était gris et sale. Maintenant Athènes est beaucoup plus accueillante, tout est blanc et propre. Le grand nettoyage a été effectué pour les Jeux. Ils flânent toute la matinée dans la cité grecque avant de partir en direction du centre olympique en milieu d’après-midi. Leurs tickets ne donnent accès au stade qu’à partir de 19h30 mais dès l’après-midi ils s’imprègnent de l’ambiance olympique. Impressions. L’Info : Comment est venue cette idée de faire un aller-retour pour vivre une journée olympique ? Jérôme Collot : Tout a débuté en novembre quand Johanna, ma copine, m’a offert deux tickets d’entrée pour l’athlétisme et plus précisément pour la finale du 1500 m. On devait y aller tous les deux. Puis finalement elle devait donner un stage de danse cette semaine-là, donc c'est mon frère qui a hérité du ticket. Mais comme je suis en période intensive au boulot je ne pouvais pas prendre une semaine complète de congé donc j'ai acheté deux tickets pour un aller-retour en un jour! L’Info : Quel sentiment éprouve-t-on en arrivant au centre olympique ? J.C. : On avait accès au stade à partir de 19h30 seulement mais on était vraiment trop impatient de le voir, donc milieu d'après midi on est parti au centre olympique. C'est vraiment impressionnant. Le stade est magnifique mais il y a aussi les stades de tennis, de gym, de natation et de cyclisme qui sont juste à côté. Ça fait bizarre de voir ça de tout près quand on les voit tous les jours a la télé. L’Info : Et pourquoi la finale du 1500 ? J.C. : Je voulais vivre la finale du 1500 pour supporter Hicham El Guerrouj. Le ticket d’entrée était bien prévu pour cette finale mais il était aussi stipulé que le programme était sujet à modification. Je vérifiais régulièrement sur internet, rien ne changeait, donc c'était O.K. Par contre El Guerrouj a été fort malade et il avait dit que s’il ne faisait pas moins de 3'30" avant les Jeux, il ne participerait pas. Quand j'ai appris son histoire de maladie, j'étais catastrophé. Finalement il était présent et est devenu champion olympique. L’Info : Comment se fait-il que tu sois un fan de El Guerrouj ? J.C. : En fait je l'ai rencontré deux fois à Ifrane en 2001. Nous étions en stage dans la ville en montagne où il s'entraîne et nous l'avons rencontré chez lui. On s'est même assis à table avec lui, c'est vraiment un type super sympa. En parlant avec lui, on sentait bien que son seul but était de devenir champion olympique. Il avait tout gagné sauf ce titre qui se refusait à lui. Chute en 96 à un tour de la fin et battu au sprint en 2000. Ce qui m'a fait très peur cette année, c'est qu'il n'était plus aussi dominateur qu'avant, battu à Rome quand il était malade et à Zurich par le Kényan qui termine deuxième à Athènes. Donc la bataille s'annonçait difficile. L’Info : Comment as-tu vécu la course ? J.C. : C’est indescriptible! Personne ne peut imaginer. Depuis des mois, à chaque fois que je pensais à la course, j'avais un peu de stress en moi mais ce soir-là c’était pire encore. J'en étais pratiquement malade. Quand j'ai vu Lagat passer devant dans la dernière ligne droite, je me suis dit c'est pas vrai, ça recommence. Et puis Hicham est repassé devant, je n'étais plus moi-même. J’étais dans un état d’excitation extrême. Maintenant quand je revois des images de la course, j'en ai encore les larmes aux yeux. Non vraiment, personne ne peut s'imaginer! L’Info : En quelque sorte, on peut dire que El Guerrouj est ton idole ? J.C. : Je n’ai pas vraiment d’idole mais lui c'est vraiment un coureur exceptionnel. Je sais comment il s'entraîne. Je connais toute la déception qu'il a eue après Sydney et là où beaucoup baissent les bras, il s'est dit : c'est pas cette fois, ça sera la prochaine. Il est déterminé et je trouve ça extraordinaire. L’Info : O.K., mais ta soirée olympique ne se limite pas au 1500 ? J.C. : C’est vrai que j’y allais tout particulièrement pour le 1500 mais en plus de ça j'ai vraiment vécu plein d'autres choses. La demi-finale de Kim par exemple. Là aussi c'était assez stressant parce qu’elle avait loupé sa demi-finale sur 100 m et elle méritait aussi d'avoir sa finale à Athènes. Donc on était nerveux pour elle. On était placés juste au départ du 200 m. On était vraiment heureux de la voir se qualifier. Dommage qu'elle a hérité du plus mauvais couloir pour la finale sinon elle aurait vraiment pu s'approcher du podium. L’Info : à part le 1500 et la demi-finale du 200, d'autres points forts, d'autres souvenirs lors de cette soirée? J.C. : Il y a eu plus particulièrement la finale de la perche dames avec un super duel et un record du monde à la clé. C'est assez rare d'assister à un record du monde donc c'était vraiment bien. Sinon toute la soirée était vraiment bien. En fait il y règne une ambiance vraiment particulière. J'ai déjà assisté à beaucoup de rencontres sportives mais là c’est vraiment spécial. Il y a des gens de partout, tout le monde applaudit tout le monde, beaucoup de sportivité. C’est la magie des JO. L’Info : Et le retour, de nuit aussi? J.C. : Oui. C’est très fatigant. Le concours de la perche s’est terminé vers minuit trente. Il a bien fallu quitter le stade. On a repris le bus pour le centre de Athènes. Et là, de nouveau ambiance géniale dans le centre-ville. Les Mexicains avaient décroché leur première médaille. Ils ont tourné dans les rues en chantant toute la nuit. On a repris le bus pour l'aéroport à 4h du matin. Notre avion décollait à 6h40. À l'aéroport on tombait de fatigue. C’était notre deuxième nuit sans dormir... C’est donc fatigués, éreintés, mais ô combien heureux que Jérôme et Julien sont rentrés mercredi à Neufchâteau. C’est sûr que de nombreux beaux souvenirs resteront à jamais gravés dans leur mémoire. Er. Meunier
« Le Bourdon » : tournoi de préparation Si nos footballeurs sont déjà à pied d’œuvre depuis quelques semaines, d’autres sportifs, quant à eux, ont repris le chemin des salles. Les basketteurs du BCCA nous ont déjà gratifiés d’un exploit en sortant Gilly de la coupe de Belgique au terme d’un match épique. Ils attendent de pied ferme Ostende, plusieurs fois champion de Belgique et habitué des coupes d’Europe. Match prévu le 13 octobre à Saint-Hubert. Nous aurons l’occasion d’en reparler lors d’une prochaine édition… Dans ce numéro, place à un sport moins médiatisé : le volley-ball. Les esprits chagrins diront que le tournoi Bourdon n’est plus ce qu’il était, que La Vierre en 1re nationale, c’est déjà bien loin… Qu’à cela ne tienne, les actuels responsables du club chestrolais se dépensent sans compter pour que le volley subsiste à Neufchâteau. Ils déplorent en outre le manque de considération de la presse pour leur sport. Certains journaux ne prêchent que par le foot, la moindre anecdote footeuse au plus bas de l’échelle devenant une info. Neufchâteau n’a-t-il pas été le berceau du volley en province de Luxembourg ? Emile Bourdon, grand Monsieur du volley provincial, y est pour beaucoup. La Vierre a évolué quelques saisons en Nationale 1. Bernard Vaillant a participé aux Jeux olympiques à Mexico avec l’équipe nationale belge en 1968. Riche passé donc pour le volley chestrolais. Mais que reste-t-il actuellement ? Depuis l’année passée, le Tournoi Bourdon se déroule sur une seule journée. Il regroupe des équipes provinciales, hommes et dames, ainsi que des formations loisirs. La philosophie du tournoi a également changé. Le classement au terme de la journée n’a pas grande importance. C’est avant tout un tournoi de préparation au championnat. L’important est de donner du temps de jeu à chaque formation. Auparavant, il n’était pas rare que des matches soient expédiés en très peu de temps tellement la différence de niveau entre deux équipes était grande. Pour remédier à cet état de fait, la formule a changé. Désormais les matches se jouent au temps. Les équipes sont réparties en poule de trois. Le matin, les matches de qualification durent 60 minutes dont 10 d’échauffement et 50 minutes de jeu effectif. L’après-midi, place aux matches de classement. Les troisièmes de poule jouent 60 minutes; les deux premiers s’affrontent en une manche de 40 minutes avant de disputer les finales, également en quarante minutes. L’essentiel est donc le temps de jeu. La journée se termine vers 18 h30. Quant au championnat, le club de La Vierre a inscrit trois formations, évoluant chacune dans trois divisions différentes, l’une en P1, la deuxième en P2 et une troisième en P3. Les entraînements sont dispensés par Bernard Lesoil et Mélanie Pauly. Ceux-ci se passent au Centre du Lac le vendredi de 18h30 à 20h30 pour les P2-P3 et de 20h30 à 22h30 pour les P1. Un entraînement libre est également programmé le mercredi de 20 à 22h pour les plus mordues. Le club propose également du mini-volley pour les plus jeunes, à partir du huit ans. Les entraînements se passent le mercredi et les jeunes pousses du club jouent un tournoi par mois. Adresse de contact : M. Marc Dejonge 061 22 44 32, Mme Pauly 063 43 32 69 Ér. Meunier
Un grand monsieur Emile Bourdon peut être considéré comme le père du volley-ball en province de Luxembourg. Tout a débuté à l’Athénée royal où Émile est professeur d’éducation physique. Il enseigne à ses élèves les bases, les fondements du volley-ball. De fil en aiguille, son œuvre prend forme. Il fonde Le Griffon avec lequel il obtient de brillants résultats. C’est un entraîneur hors pair. Il a même écrit un livre pour apprendre les bases à enseigner aux jeunes qui débutent dans ce sport. Ce livre reprend tous les aspects techniques du volley-ball, dissèque tous les mouvements indispensables à la pratique du volley : réception, passe, attaque, défense… Même les entraîneurs des équipes de l’Est s’en sont inspirés. Outre les résultats obtenus avec son club, Émile Bourdon a formé de grands joueurs. Plusieurs ont fait partie de l’équipe nationale junior, Christian et Bernard Vaillant défendent les couleurs nationales lors des championnats d’Europe. Et cerise sur le gâteau, Bernard participe aux Jeux olympiques à Mexico en 1968. Tout cela grâce au travail et à la passion de Monsieur Bourdon, assurément un Grand Monsieur dans le monde du volley.
Rubrique sportive new look Votre rubrique sportive fait peau neuve. A l’instar de nos étudiants qui prennent de bonnes résolutions pour la rentrée, de nos sportifs gonflés à bloc et pleins d’ambition en ce début septembre, notre journal se lance un nouveau défi : relooker sa page sportive. Les informations sportives seront divisées en trois grandes catégories. Tantôt nous ferons la part belle au sport événement : Tournoi Bourdon, match de coupe de Belgique du BCCA, par exemple. Tantôt nous dresserons le portrait d’un sportif, d’un club, voire d’un acteur du monde sportif. Portrait d’un jeune prometteur, d’un arbitre de bon niveau, d’un supporter typique, autant d’exemples parmi d’autres. Enfin, de temps à autre une page dossier traitera d’un sport moins médiatisé ou bien d’un aspect particulier relatif au sport : dossier marche, dossier relatif aux infrastructures sportives, dossier supporters… Amis sportifs, voilà de quoi vous mettre l’eau à la bouche. Nous vous souhaitons une bonne saison 2004-2005 et bonne lecture de notre page relookée.
Les 24 heures de trait attelé : à la hauteur de nos attentes !
Chez nous, partout, les 24 heures de trait attelé et leurs équipages ont laissé des images hautes en couleur : à Libramont où le show de présentation des équipes sur le grand ring a fait un tabac ; à Vaux-sur-Sûre où le marathon, une épreuve de course et d’obstacles, a été particulièrement réussie ; à Neufchâteau où l’on a pu admirer l’habileté des chevaux et de leurs meneurs. Mais aussi à Léglise, Suxy et Bertrix où l’accueil a été particulièrement chaleureux. Malheureusement, il faudra peut-être attendre 2008 avant de pouvoir connaître une nouvelle édition de cette course spectaculaire. Les années 2005 et 2007 sont réservées pour la Route du Poisson; en 2006, c’est la Franche-Comté qui organise… Qui sait, les nombreux encouragements pousseront peut-être les organisateurs à remettre cela plus tôt ! O.W.
Une épreuve de régularité
Prologue : le marathon à Vaux-sur-Sûre. Les attelages doivent franchir quatre obstacles naturels répartis sur un parcours de 5 km. Comme en compétition selon le règlement F.E.I. chaque seconde passée dans l’obstacle sera transformée en point de pénalité. Malheur aux traînards…ou aux casse-cous. Spéciale de traction du Stère Infernal à Libramont. Cette épreuve consiste, avec des chevaux attelés en paire, de tirer un stère de bois placé sur un traîneau très particulier qui ne peut évoluer que dans des directions perpendiculaires. Chaque changement de direction demandera donc de dételer les chevaux et de les aligner dans la nouvelle direction. Le parcours comprend 5 portes, pourvues de cônes à ne pas renverser, que les équipages devront traverser en agrafant si possible l’anneau qui surplombe le portique. Jeux de force (un peu moins d’une tonne) et de haute précision dans le déplacement des chevaux, il sera orchestré par le chef d’équipe, seul habilité à manipuler la chaîne d’amarrage et la hampe accrocheuse. Les mini-spéciales d’attelage-dételage chronométrées à Bastogne, Neufchâteau et Saint-Hubert. Ces épreuves vont mesurer l'efficacité et la rapidité des membres des équipes lors du passage de relais ainsi que la docilité des chevaux. Le but de l'épreuve étant de « relayer » dans de bonnes conditions, le plus rapidement possible (chronométrage électronique), tout en respectant bien entendu les règles de sécurité en vigueur. A couper le souffle !
En avant marche !
Willy Rigaux : 37000 km au compteur Devant arrêter le football à cause de problèmes aux genoux, Willy souhaite continuer une activité sportive. Après avoir hésité longuement entre le vélo ou la marche, il opte finalement en mai ’91 pour la marche. A ce moment, il ne se doute pas un seul instant où cela va le mener. Il prend des renseignements auprès
d’autres marcheurs qui lui conseillent de s’inscrire dans
un club. Pendant cinq ans il fait partie des Sangliers de Sainlez avant
de rejoindre les rangs des Routeux d’Izel, plus près de chez
lui. Willy habite aux Foulouzes, petit hameau de la commune d’Herbeumont,
à quelques mètres des forêts de Straimont, Suxy, Chiny,
Herbeumont. Terrain idéal pour les entraînements donc. Le premier 100 bornes terminé, il n’aspire qu’à une chose : en faire en deuxième, puis un troisième. Au début il boucle les 100 km en 14h30, 15 h. Au fil du temps il améliore ses performances. Son meilleur temps : 10h59. Willy s’est découvert une nouvelle passion. D’activité récréative au début, la marche est devenue un sport à part entière pour le cheminot des Foulouzes. Actuellement il fait un peu de tout : petites distances, marathon, ultra-marathon. Il s’est même essayé sur 24 heures : 180 km parcourus. Il a d’ailleurs remporté les 24 heures de Montguyon en Charente-Maritime. Bien sûr pour en arriver là, il a fallu se préparer. Le nombre de km avalés en une saison ne cesse d’augmenter. De 650 à 1000 km la première année, il est passé progressivement à 1500, puis 2000 les année suivantes. Actuellement, depuis trois ans, il plafonne entre 4300 et 4700 bornes par an, hors entraînement. Willy estime que pour réussir dans ce sport, il faut un très bon mental et un physique qui suit. Il insiste sur l’importance des étirements. Pour bien doser l’entraînement de marche, il faut le compléter par d’autres sports : natation, vélo, musculation. Willy avale les kilomètres à l’entraînement à un rythme soutenu: 9,5 km/heure. Il effectue deux sorties hebdomadaires d’une quinzaine de km, plus une distance de 70 à 90 bornes le week-end. Il sillonne les chemins des provinces de Namur, Liège, Hainaut et Luxembourg bien sûr. Il participe à des épreuves au Grand-Duché et en France. Il a été jusqu’à l’île de La Réunion pour boucler un 100km. Il projette une épreuve au Danemark en 2005. Mais plus que de tout autre projet, il rêve d’un jour prendre part au mythique Paris-Colmar : 535 km à effectuer de jour comme de nuit avec deux pauses prévues seulement, l’une de trois heures, l’autre d’une heure. Pour pouvoir prendre le départ, il
faut avoir réussi deux sélectifs, soit parcourir 200 km
en 24 heures. Performance à réaliser deux fois en un an
afin de gagner son ticket pour la prestigieuse épreuve française. Ér. Meunier
Vacances rando
Ils sont une dizaine de collègues et amis à découvrir en 2001 un autre style de vacances : randonnée accompagnée pendant une semaine. Tentés d’expérimenter cette nouvelle formule de vacances, ils s’inscrivent sur un circuit en Ardèche. Depuis ils ont fait bien du chemin, parcouru nombre de sentiers en France, vécu quelques moments inoubliables. Récit d’une aventure passionnante. «Tout débute deux ans plus tôt, en ’99, quand je rencontre au salon des vacances de Luxembourg d’abord, de Bruxelles ensuite, Frédéric. Il fait partie d’une petite société familiale, Chemin Faisant, qui propose des randonnées accompagnées pendant les vacances. Les séjours durent habituellement une semaine pendant laquelle les participants sillonnent les chemins d’Ardèche, de la Sardaigne ou des Hautes-Alpes. Séduit par le concept proposé, je promets à Frédéric qu’un jour je participerai à une de ses randonnées. J’en parle autour de moi, à mes connaissances, mes amis, mes collègues. Quelques-uns accrochent, trouvent ça génial. Nous décidons donc de former un groupe, de sélectionner un circuit, d’arrêter une date.
Arrivés au gîte fin d’après-midi, nous apprécions l’apéritif qui nous attend, la douche réparatrice et le copieux repas fait d’ingrédients locaux. Marcassin aux cèpes, gâteau à la châtaigne, liqueur de châtaigne sont autant de délices qui flattent nos papilles gustatives. L’ambiance est détendue, la bonne humeur très présente et les parties de poker menteur occupent nos soirées. Au fil des jours, Marc, notre guide, nous fait découvrir sa région : son histoire, ses châtaigneraies, sa flore, sa faune, le vol des grands rapaces, aigle, circaète, milan. Et, fait exceptionnel selon lui, nous avons la chance de voir l’aigle royal en plein vol, quelques mètres au-dessus de nos têtes. Même la seule journée de pluie, le jour où nous arrivons à Loubaresse, village le plus…arrosé de France, n’entame pas notre enthousiasme. Au terme de notre périple, enchantés par l’expérience vécue, nous envisageons de remettre ça l’année suivante. Même style, autre région : les Pyrénées, circuit proposé par La Balaguère. Le circuit est techniquement un peu plus difficile, la météo n’est pas vraiment géniale, le brouillard masquant souvent le paysage. L’organisation est plus « industrielle », comptant parfois jusqu’à trois cents circuits en permanence. Randonnée moins gastronomique aussi. Ce qui fait que la deuxième année, c’était bien, sans plus. Retour vers Chemin Faisant pour notre troisième périple. Le chemin de la Retrouvance dans les Hautes-Alpes nous mène à travers la montagne de gîte en gîte dans des villages abandonnés. Les anciennes maisons ont été rénovées par l’Office national des Forêts pour devenir d’accueillants et confortables gîtes. Soleil, température idéale, paysage superbe ont fait de cette troisième expérience un séjour à la hauteur de nos attentes. Quatrième étape, cette année en juillet, avec un retour en Ardèche, dans les environs de Privas. Même organisme, itinéraire différent : « Des Bouthières aux Cévennes ». Réussite totale avec en plus au programme visite du musée vivant de la laine, Ardelaine à Saint-Pierreville, et petit crochet pour admirer une merveille de la nature, la cascade du Ray Pic. Toute grosse satisfaction aussi au niveau des repas. Ardèche, randonnée, gastronomie, la formule gagnante». La formule plaît. Le groupe ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. D’autres projets trottent déjà dans la tête des randonneurs : l’Auvergne, le Queyras, la Corse, la Crète… Si vous aussi êtes tentés par une telle expérience, voici quelques sites dignes d’intérêt sur lesquels vous trouverez les renseignements utiles et quelques belles illustrations. Éric Meunier
Marche, convivialité, gastronomie Les marches gourmandes font assurément recette. Elles attirent énormément de monde : plus de 1800 personnes à Villers-sur-Semois en avril, 650 convives à Petitvoir en août. A Tournay, le comité d’animation du village a aussi fait rimer marche et gastronomie. La formule est certes quelque peu différente, l’objectif suivi n’étant pas le même. Tout au long de l’année, les huit membres du comité ne ménagent pas leur peine pour proposer des activités variées à leurs habitants : kermesses, grand feu, fêtes d’Haloween, Saint-Eloi, Saint-Nicolas, pralines aux 3x20. Cette année, le 22 août, ils ont proposé une marche suivie d’un barbecue. Un toutes boîtes a été distribué dans les habitations du village ainsi que dans les villages voisins de Petitvoir et Grandvoir. Le but poursuivi par les organisateurs est de rassembler tous les villageois et de permettre aux nouveaux résidents de s’intégrer, de participer activement à la vie villageoise. Une marche suivie d’un repas constitue sans doute un bon moyen de partager un moment en toute convivialité et toute amitié. Au terme de la manifestation, le bilan est
plutôt mitigé. Les participants sont nombreux, les organisateurs
se réjouissent de la présence des convives venus de Tournay
et des villages voisins. Ils déplorent néanmoins que les
résidents de Tournay n’aient pas répondu en masse
à l’invitation. Ils sont toutefois 101, comme les dalmatiens,
à avaler les 6,2 km de l’itinéraire. A mi-chemin,
ils trouvent de quoi se désaltérer. Une fois le circuit
bouclé, ils peuvent passer à table. Maitrank maison, brochettes
de fruits, de légumes, de charcuterie et fromage, jambon grillé
et crudités à volonté, macédoine de fruits
comme dessert. Ér. Meunier.
Une soirée étonnante !
Tout a débuté il y a quelques semaines déjà. S’il est bien connu que les murs ont des oreilles, personne ne se doute que les anneaux de basket en ont également. Ainsi donc, j’ai surpris des bribes de conversation. Au début, je ne comprenais pas vraiment. Ostende, plusieurs fois champion de Belgique, habitué aux coupes d’Europe, allait venir jouer à Saint-Hubert. Match de gala, de prestige ? Que nenni ! J’ai tendu un peu plus l’oreille. Seizième de finale de coupe de Belgique contre le BCCA ! Au début j’étais perplexe. Que diable venaient-ils faire ici ? Ils ont une salle à Neufchâteau. Ils y ont déjà rencontré des équipes prestigieuses : Pepinster, les Spirous Charleroi, les Atomics Bruxelles, Wevelgem, pour ne citer que les cercles de D1. Alors pourquoi cette fois migrer un peu plus au nord ? J’ai retendu l’oreille. Depuis deux ans, les formations de l’élite peuvent refuser de jouer dans une salle avec revêtement de béton. De plus, à Neufchâteau la zone neutre n’est pas suffisante. En deux ans personne n’a réagi à Neufchâteau. Peut-être ne pensait-on jamais revivre là-bas des gros matches. Pourtant les joueurs ont l’habitude d’offrir ce genre de cadeau à leurs supporters : cinq matches prestigieux en six ans. Notez que je ne me plains pas du manque d’adaptation chestrolais.
Er. Meunier
Pour le plaisir de marcher
Pour atteindre cet objectif, les membres participent aux organisations du club et effectuent aussi des déplacements aux quatre coins de Belgique, de Mons à Arlon en passant par Fosses-la-Ville. Des déplacements en autocar en collaboration avec les Routeux d’Izel sont également programmés à l’étranger, principalement au Grand-Duché tout proche ainsi que chez nos voisins français, en Alsace notamment. Chaque année, le club met sur pied trois manifestations, une en début de saison, une autre au milieu, la dernière à l’automne. Pour 2005, le calendrier est quasi bouclé. Objectif 10000 organisera trois marches, en février à Etalle, en juillet à Hamipré et enfin en septembre à Volaiville. Cette dernière se déroule chaque année dans un but philanthropique. En effet les bénéfices de cette manifestation sont versés aux handicapés de Volaiville. En plus de ces classiques, il arrive qu’une marche provinciale soit organisée par le club en collaboration avec le CP Lux. Lors d’une marche provinciale, la majorité des clubs provinciaux sont représentés, plus bien d’autres également hors province. Les marcheurs, pour la plupart âgés de plus de quarante-cinq ans, ont ainsi l’occasion de se retrouver chaque dimanche tout au long de l’année pour s’adonner à leur activité sportive. Habituellement trois distances sont proposées : 5, 10 et 20 km. Il arrive même qu’un marathon soit au programme. à Les Fossés toutefois, on n’organise que les trois distances les plus courantes. Le club ne dispose pas pour l’heure de main-d’œuvre suffisante pour mettre sur pied un marathon. C’est que l’organisation d’une marche nécessite tout de même quelques heures de travail. Avant l’épreuve, il faut reconnaître le circuit, demander des autorisations aux Eaux et Forêts pour emprunter les chemins et sentiers, demander d’autres autorisations au MET pour apposer différentes pancartes pour le fléchage. Ensuite, la veille de l’épreuve il faut flécher l’itinéraire au moyen de chaux au sol et de rubans plastiques. Enfin le jour même au soir ou bien le lendemain il faut veiller à enlever les rubans qui ont servi au fléchage. En plus de ces aspects plutôt techniques, il convient d’assurer toute la partie intendance pour recevoir les marcheurs dans de bonnes conditions. L’organisation d’une marche demande donc des bras, des bonnes volontés. La marche reste un sport à la portée de tout un chacun. Physique-ment, pratiquement tout le monde est capable d’avaler cinq km. Financièrement, c’est aussi à la portée de toutes les bourses. Il n’en coûte que l’achat d’une bonne paire de chaussures et le paiement des droits d’inscription. Ceux-ci ne sont jamais élevés, 0,75 ¤ pour une marche en Belgique, 1,00 ¤ au Grand-Duché et 1,50 ¤ en France. Pas de quoi se ruiner… Tenté par l’expérience de la marche au sein d’un club ? Une visite sur le site de la FFBMP s’impose. Ér. Meunier Valoriser nos chemins et sentiers Si les sports de salle, comme certains sports de plein air d’ailleurs, nécessitent des infrastructures particulières, il en va tout autrement de la marche. Quoique ! Une bonne paire de bottines ou bien de bonnes baskets, voilà tout l’équipement indispensable au marcheur régulier. Celui-ci est paré pour avaler kilomètre après kilomètre. Si la marche peut se pratiquer sur tous les terrains – routes asphaltées, sentiers champêtres, chemins forestiers – d’aucuns préfèrent néanmoins le calme des sentiers à travers champs et la beauté des chemins forestiers, surtout en cette saison où la forêt nous gratifie d’une large palette de couleurs. Oui mais voilà, les itinéraires bucoliques parfois se dégradent. Même si très peu de personnes s’en soucient, il est encourageant de constater que des initiatives existent pour entretenir et sauvegarder ceux-ci. à Neufchâteau, un petit comité s’est créé pour valoriser les chemins de randonnée. Rencontre avec l’échevin Olivier Jadoul, initiateur du projet. L’Info : Comment s’est créé le comité? D’où vient cette idée, cette initiative ? Olivier Jadoul : A mi-législature, une réunion publique s’est tenue pour tirer le bilan de la politique communale après trois ans. Lors de celle-ci, l’une ou l’autre personne ont soulevé le problème de l’état déplorable de certains sentiers de randonnée. à travers le bulletin communal, j’ai lancé une invitation pour réunir les personnes interpellées par le problème. Une vingtaine de personnes se sont présentées à la première réunion. Un comité de dix, quinze personnes s’est dégagé. Nous nous voyons régulièrement, environ tous les deux mois. L’Info : Quel est le travail de ce comité? Quels sont ses objectifs ? O.J. : L’objectif principal est de revaloriser le réseau des chemins et sentiers existants. La première étape est de dresser un état des lieux. Chacun vient avec ses idées, ses constatations: à tel endroit, la végétation est devenue trop envahissante, ailleurs un fil obstrue le passage. L’Info : Et l’étape suivante ? O.J. : L’étape suivante consiste à rouvrir certains chemins envahis par la végétation, à les entretenir. Cet aspect des choses est plutôt du ressort de la Commune, les bénévoles du comité ne pouvant tout assumer à eux seuls. Une dernière étape pourrait être le balisage de nouveaux sentiers de randonnée. L’Info : Sont-ce là les seuls rôles du comité mis en place? O.J. : Non, il y a un autre aspect tout aussi intéressant : faire profiter la population de la réouverture de certains chemins. Nous avons ainsi programmé trois marches en automne. La première a eu lieu le 10 octobre. La deuxième aura pour cadre le chemin des morts, reliant Tournay à Longlier. Cet itinéraire était fort fréquenté jadis. Il était utilisé pour conduire les morts de Tournay jusqu’à Longlier, d’où son nom. Une troisième randonnée est prévue le 12 décembre au départ de Nolinfaing en direction de Straimont. D’anciens chemins rouverts, d’autres mieux entretenus, voilà de quoi faire le bonheur des randonneurs. Si vous souhaitez participer aux deux prochaines sorties, les 7 novembre et 12 décembre, renseignements disponibles à l’Office du tourisme, Maison Bourgeois, Grand-place à Neufchâteau. Tél. 061 27 50 88. Er. Meunier. |
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