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18 octobre 2002 - n°186 et 187
Longlier aura sa nouvelle école Enfin, le feu vert est donné pour la construction de nouveaux batiments scolaires pour les écoles communales de Longlier. Les enfants quitteront l’ancien orphelinat fin 2003, début 2004 si tout va bien !
Mais l’inspecteur André Balon avertit les échevins Guiot et Lescrenier : “Rarement plus d’un projet de rénovation aboutit durant une même législature, si même on obtient un accord au bout de six ans !”. Le collège de l’époque opte
pour une rénovation urgente de l’école de Warmifontaine
où il manque deux classes. Temporaire-ment, les cours étaient
donnés au cercle St-Joseph. Vu l’urgence, la commune investit sur
fonds propres. Parallèlement, les échevins montent un dossier
pour la construction d’une extension des bâtiments scolaires de
Longlier. Nous sommes en 1995... Concrètement, comment cela va se passer maintenant ? Selon l’échevin des travaux, le meilleur scénario est le suivant : “Puisque la ministre vient d’accorder 60% de subventions sur une enveloppe totale de ± 990 000 E, soit 40 M d’anciens francs, il faut rapidement actualiser le dossier afin de pouvoir lancer l’adjudication. Au mieux, les travaux pourraient débuter au prochain printemps.” Quatre nouvelles classes, une salle de réfectoire,
une salle de jeux et une cour vont être construites sur une parcelle de
70 ares vis-à-vis de l’implantation à la rue de la Maladrie.
Au total, l’école de Longlier comptera sept classes. Enfin, pour l’école de Tronquoy, tout le monde s’interroge. Les édiles souhaiteraient l’aboutissement du dossier d’une nouvelle école, mais ils doutent. Le ministre va-t-il investir à nouveau alors qu’à deux pas, à Longlier, il y a une nouvelle école ? Guy Lescrenier, échevin : “Pour qu’un projet voie le jour, il faut d’abord avoir des projets !” La semaine dernière, la bourgmestre et son premier échevin partageaient leur satisfaction. Depuis plusieurs années, ils travaillent avec leur majorité sur des dossiers importants. Mais depuis quelque temps, on devinait un peu de fatigue.. Les temps sont difficiles pour les communes. Dans le dernier numéro du bulletin communal, les édiles expliquaient à l’aide de croquis les raisons du malaise financier. Les bois se vendent mal, la clinique de Libramont vit des heures délicates, le financement de la zone de police est incertain, le gouvernement fédéral et la région chargent les communes de nouvelles obligations sans compensations financières et la réforme fiscale entraîne une baisse de recettes. Moins de recettes sont disponibles pour faire face à plus de dépenses. Pour autant, une majorité ne doit cesser de travailler, de concrétiser les projets et imaginer l’avenir de la commune. C’est l’avis de Guy Lescrenier : “Pour qu’un projet voit le jour, il faut d’abord avoir des projets ! Si l’école de Longlier aboutit, c’est parce que l’on a travaillé, qu’on a été concret, que le dossier existe et que nous le poussons dans les administrations où il doit faire étape”. Et l’échevin explique : “Les grands projets, ceux dont on parle beaucoup, ceux dont tout le monde espère qu’ils permettront à la commune de garder une position avantageuse, demandent un gros investissement en temps, en énergie, en travail... Ces projets ne voient pas le jour comme ça, à la seule émergence d’une bonne idée ! Le curage du lac en est un bon exemple. C’est un projet évoqué par tous. Il est facile d’en parler, mais il est tellement complexe ! Les problèmes techniques sont nombreux. Il faut savoir avoir de l’obstination”, explique Guy Lescrenier. La majorité communale nourrit l’espoir de voir les chantiers s’ouvrir : le curage du lac avec son aménagement, l’école de Longlier, la rénovation urbaine... Et puis Guy Lescrenier d’ajouter : “Il faut monter des projets pour l’avenir, même s’ils n’aboutissent pas durant la législature, il faut que la commune avance !” O. W. |
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