18 octobre 2002 - n°186 et 187

Neufchâteau

Longlier aura sa nouvelle école

Enfin, le feu vert est donné pour la construction de nouveaux batiments scolaires pour les écoles communales de Longlier. Les enfants quitteront l’ancien orphelinat fin 2003, début 2004 si tout va bien !

Longlier aura sa nouvelle écoleDu moins, c’est le vœu de l’échevin des travaux, Guy Lescrenier qui compte bien ne pas laisser traîner le dossier. Pour rappel, cela fait de nombreuses années que l’on parle de projets de construction. Le dernier en date, celui qui vient d’être approuvé par la ministre Françoise Dupuis, qui a en charge les Fonds des bâtiments scolaires de l’enseignement officiel subventionné, remonte à 1995. Précédemment, d’autres projets avaient été étudiés. L’un d’eux avait même fait l’objet d’un accord ministériel, mais visiblement il manquait la volonté communale. Finalement, c’est le ministre Di Rupo qui a enterré ce projet en revenant sur l’accord de principe !
En février 1995, sur l’invitation d’Emile Guiot, à l’époque échevin de l’enseignement, André Balon, inspecteur des Bâtiments scolaires, visite les sept implantations de l’enseignement communal. Le constat est sévère. La plupart des sites doivent faire l’objet d’une rénovation. Dans son rapport, l’inspecteur soulignera, en des mots durs, l’état des sites de Longlier, Tronquoy et Warmifontaine. Chacune des trois implantations nécessite de nouvelles constructions.

Mais l’inspecteur André Balon avertit les échevins Guiot et Lescrenier : “Rarement plus d’un projet de rénovation aboutit durant une même législature, si même on obtient un accord au bout de six ans !”.

Le collège de l’époque opte pour une rénovation urgente de l’école de Warmifontaine où il manque deux classes. Temporaire-ment, les cours étaient donnés au cercle St-Joseph. Vu l’urgence, la commune investit sur fonds propres. Parallèlement, les échevins montent un dossier pour la construction d’une extension des bâtiments scolaires de Longlier. Nous sommes en 1995...
Lorsque Guy Lescrenier a appris que la ministre Dupuis marquait son accord sur le projet de Longlier, il n’a pas caché sa satisfaction. “C’est une récompense pour notre obstination. Ce n’est pas le tout d’avoir des projets. Il faut avoir des dossiers et les pousser sans cesse ! Maintenant, il faut continuer et concrétiser cette promesse au plus vite !”dit-il. “Voilà vingt-sept ans que la commune de Neufchâteau n’avait plus reçu d’aide des Fonds des Bâtiments scolaires pour un projet, une nouvelle construction. Ça donne une idée !” ajoute l’échevin.

Concrètement, comment cela va se passer maintenant ? Selon l’échevin des travaux, le meilleur scénario est le suivant : “Puisque la ministre vient d’accorder 60% de subventions sur une enveloppe totale de ± 990 000 E, soit 40 M d’anciens francs, il faut rapidement actualiser le dossier afin de pouvoir lancer l’adjudication. Au mieux, les travaux pourraient débuter au prochain printemps.”

Longlier aura sa nouvelle écoleMais des voix se font entendre pour revoir le plan, retoucher le projet... L’échevin, lui, estime qu’il faut être raisonnable. On a eu sept ans pour y réfléchir et de nombreuses réunions ont déjà permis à toutes les parties de faire part de leurs desiderata. Et la bourgmestre de confirmer : “Plus question de toucher au projet. Il est temps de concrétiser !”.

Quatre nouvelles classes, une salle de réfectoire, une salle de jeux et une cour vont être construites sur une parcelle de 70 ares vis-à-vis de l’implantation à la rue de la Maladrie. Au total, l’école de Longlier comptera sept classes.
Quant à l’ancien orphelinat, son occupation sera certainement réservée à des associations à la recherche de locaux. Rien n’est arrêté aujourd’hui. Et de rénovation, il n’en est pas question.

Enfin, pour l’école de Tronquoy, tout le monde s’interroge. Les édiles souhaiteraient l’aboutissement du dossier d’une nouvelle école, mais ils doutent. Le ministre va-t-il investir à nouveau alors qu’à deux pas, à Longlier, il y a une nouvelle école ?

Guy Lescrenier, échevin : “Pour qu’un projet voie le jour, il faut d’abord avoir des projets !”

La semaine dernière, la bourgmestre et son premier échevin partageaient leur satisfaction. Depuis plusieurs années, ils travaillent avec leur majorité sur des dossiers importants. Mais depuis quelque temps, on devinait un peu de fatigue.. Les temps sont difficiles pour les communes. Dans le dernier numéro du bulletin communal, les édiles expliquaient à l’aide de croquis les raisons du malaise financier. Les bois se vendent mal, la clinique de Libramont vit des heures délicates, le financement de la zone de police est incertain, le gouvernement fédéral et la région chargent les communes de nouvelles obligations sans compensations financières et la réforme fiscale entraîne une baisse de recettes. Moins de recettes sont disponibles pour faire face à plus de dépenses. Pour autant, une majorité ne doit cesser de travailler, de concrétiser les projets et imaginer l’avenir de la commune.

C’est l’avis de Guy Lescrenier : “Pour qu’un projet voit le jour, il faut d’abord avoir des projets ! Si l’école de Longlier aboutit, c’est parce que l’on a travaillé, qu’on a été concret, que le dossier existe et que nous le poussons dans les administrations où il doit faire étape”.

Et l’échevin explique : “Les grands projets, ceux dont on parle beaucoup, ceux dont tout le monde espère qu’ils permettront à la commune de garder une position avantageuse, demandent un gros investissement en temps, en énergie, en travail... Ces projets ne voient pas le jour comme ça, à la seule émergence d’une bonne idée ! Le curage du lac en est un bon exemple. C’est un projet évoqué par tous. Il est facile d’en parler, mais il est tellement complexe ! Les problèmes techniques sont nombreux. Il faut savoir avoir de l’obstination”, explique Guy Lescrenier.

La majorité communale nourrit l’espoir de voir les chantiers s’ouvrir : le curage du lac avec son aménagement, l’école de Longlier, la rénovation urbaine...

Et puis Guy Lescrenier d’ajouter : “Il faut monter des projets pour l’avenir, même s’ils n’aboutissent pas durant la législature, il faut que la commune avance !”

O. W.

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