18 octobre 2002 - n°186 et 187

Sport

A l’échelon national, à l’instar de l’équipe fanion, les équipes d’âge de football de l’Excelsior de Virton se portent bien, très bien même pour certaines, puisque les moins de quinze ans trônent en tête de leur série avec seulement un nul concédé en six rencontres. Lors du défunt championnat, on était loin du compte. Chaque week-end apportait son lot de défaites, de forfaits, de désillusions…

L’arrivée d’un coordinateur, la mise en place de nouvelles structures, la rénovation des terrains, la perspective d’évoluer à un échelon supérieur ont attiré en Gaume les meilleurs éléments provinciaux. Au grand dam de certains clubs qui ont été littéralement plumés jusqu’à devoir déclarer forfait en minimes provinciaux au départ du présent championnat. On aurait parfois aimé plus de courtoisie dans certaines prises de décisions, dans certaines relations. Mais peut-on empêcher ces jeunes joueurs, leurs parents qui furent les décideurs, de viser plus haut ? Les possibilités de jouer dans les catégories supérieures, de rencontrer chaque week-end des adversaires nationaux, de profiter de trois ou quatre entraînements/semaine, ne peuvent être que bénéfiques pour ces jeunes espoirs et pour tout le football luxembourgeois.

A l’encontre, nos championnats de jeunes dans les différentes catégories provinciales ont forcément perdu de leur qualité. Pas de leur enthousiasme, ni de leur suspense, heureusement ! Les clubs devront élever le débat, travailler sur la qualité de l’encadrement, le nombre d’entraînements, l’infrastructure… s’ils veulent conserver leurs jeunes. Se professionnaliser davantage, tout en gardant convivialité, rigueur, envie et possibilité de se surpasser.

R. Collot

L’avis d’Olivier Noël, entraîneur

Pour relever le défi sportif, le comité libramontois a engagé Olivier Noël comme entraîneur. Impressions du plus jeune entraîneur de P1.

L’info : Peux-tu nous retracer ta carrière d’entraîneur ?

O.N. : J’ai débuté comme joueur-entraîneur en troisième provinciale à Grandvoir où je suis resté un an. Ensuite, joueur-entraîneur en P2 : deux ans à Chaumont, deux ans à Jamoigne, deux ans à Rossignol. A Libramont depuis cette saison.

L’Info : Pourquoi Libramont ?

O.N. : Parce qu’il y a un challenge à relever : travailler avec les jeunes du club encadrés par des plus anciens que je connais bien. De plus le comité ne met pas la pression pour obtenir des résultats immédiats. Il a décidé de travailler dans le long terme. C’est un défi idéal à relever pour un jeune entraîneur. J’apprécie également le recrutement régional et jeune.

L’Info : Après un mois de compétition, peux-tu tirer un premier bilan ?

O.N. : Il est un peu tôt pour un premier bilan. Toutefois l’objectif premier était de passer en coupe de la province. Nous avons assuré l’essentiel. Pour le reste, le système de jeu se met en place. Il y a du talent dans une équipe qui semble bien balancée. Les deux revers contre Bercheux et Bastogne, deux ténors de la série, ont permis de mettre le doigt sur certains manquements mais aussi de constater des points positifs.

L’Info : Chaumont, Jamoigne, Rossignol, deux ans dans chaque club. Et à Libramont ?

O.N. : Disons que l’usure du pouvoir est plus rapide en tant que joueur-entraîneur. Ici à Libramont, je suis uniquement entraîneur. C’est différent. J’ai envie de faire progresser le groupe, de tirer le maximum du potentiel. Je comprends l’objectif du comité. Nous sommes sur la même longueur d’onde.

L’Info : Quel est ton ambition personnelle ?

O.N. : Pour cette première année, il va être difficile de rivaliser avec les ténors. Vu le noyau dont nous disposons, un classement entre la 5e et la 8e place paraît abordable.

L’Info : Ayant entraîné des clubs de P1, P2 et P3, que constates-tu comme grosse différence ?

O.N. : Que ce soit en P1, P2 ou P3, j’ai toujours eu la chance de travailler avec des groupes réceptifs. Certes les objectifs sont différents, les joueurs de P1 sont plus assidus et font preuve de plus de sérieux. A ce jour, tous les joueurs ont participé à au moins 32 entraînements sur les 37 dispensés..

Les défis de Libramont

Septembre 1987, 1/32 de finale de Coupe de Belgique, l’Antwerp, leader de la compétition belge, trébuche à Libramont. Score final : 3-1. Quelques semaines plus tard, les joueurs libramontois foulent la pelouse de Sclessin. Mais cette fois, pas de nouvel exploit : les Mauves s’inclinent contre les Rouches.

Souvenirs, souvenirs…

Mai 2002, Libramont culbute en 1re provinciale. Le glorieux passé semble bien loin. Le club se trouve à une période charnière. Avec la disparition de Charles Bossicart, qui a tant œuvré pour son club, Libramont tourne une page de son histoire.

La campagne 2002-2003 devient la saison de tous les défis. Avec Pol Lejeune à la présidence et Joseph Pierrard au secrétariat, l’équipe dirigeante s’étoffe de cinq nouveaux membres. Le comité, actuellement composé de dix personnes, se fixe des objectifs, se lance des défis. Il y a un fameux challenge à relever. Les idées ne manquent pas.

Défi sportif

Le premier défi est d’ordre sportif. Libramont entend miser sur la jeunesse et le recrutement régional. Les anciens fidèles du club acceptent de bâtir un groupe avec les jeunes issus des équipes d’âge du club. Le noyau se compose ainsi de neuf joueurs de moins de vingt ans, encadrés par neuf joueurs plus expérimentés. Pour faire prendre la mayonnaise le comité engage un jeune entraîneur de la région, Olivier Noël. L’objectif fixé est de constituer une équipe compétitive dans les trois ans à venir. Le comité se veut patient et permet de la sorte au groupe de travailler, d’apprendre, de grandir dans la sérénité.

Au niveau sportif, un autre aspect non négligeable est la formation des jeunes. Celle-ci reste une priorité à Libramont qui aligne une équipe provinciale dans chaque catégorie d’âge, des minimes aux juniors. Des équipes régionales sont également inscrites. Tous ces jeunes, âgés de six à dix-huit ans, disposent d’un staff d’entraîneurs diplômés qui travaillent sous la houlette de Michel Bastin et Jean Jourdan. La commission des jeunes existe toujours. Elle est indépendante du comité central parce qu’il est plus facile de gérer de façon distincte des objectifs différents. Le football doit permettre aux jeunes d’apprendre tout en s’amusant. Développer ses qualités footballistiques, se forger un caractère, acquérir un esprit d’équipe, voilà en quelques mots la ligne de conduite tracée.

Comme dans toute association, l’aspect financier n’est pas à négliger. Le comité veut que la campagne 2002-2003 soit saine. Pas question donc d’aller à l’aventure, de faire des excès, des folies. Les dirigeants veulent assurer à Libramont une stabilité financière. Pour boucler le budget, appel a été lancé aux sponsors qui ont répondu favorablement. Ceux-ci sont séduits par la philosophie du club, sa politique sportive laissant une place importante aux jeunes et à la région, ses idées nouvelles.

Attirer le public

C’est d’ailleurs grâce aux idées nouvelles que les choses bougent, évoluent. Et c’est grâce aux idées nouvelles que l’équipe dirigeante est en passe de réussir son plus gros pari : ramener du monde au foot à Libramont. En Promotion, les mauves jouent devant une assistance moyenne d’une centaine de personnes. Ils ne sont guère plus nombreux l’année précédente quand Libramont est sacré champion en P1. Cette année, la barre est placée très haut : atteindre une moyenne de 250 spectateurs. Faire évoluer les jeunes du cru encourage certes les gens à venir au stade. Mais ce n’est pas toujours suffisant. Il faut innover. Le comité libramontois a donc imaginé associer les sponsors à la participation du public. Chaque sponsor principal parraine un match pendant la saison et reçoit en contrepartie un nombre de cartes d’entrée à distribuer à ses clients. Si le sponsor travaille bien, tout le monde est gagnant. Contre Bercheux le samedi 14 septembre, bingo ! 452 entrées payantes.

Comme se plaît à le rappeler Pol Lejeune, un match de foot doit rester une fête. Pour ce faire, plusieurs ingrédients sont nécessaires, dont notamment une bonne équipe et un public nombreux. Les joueurs se doivent de donner le meilleur d’eux-mêmes pour offrir un bon spectacle. Le public, s’il est satisfait, reviendra au stade.

Au pied du mur, Libramont relève les défis : former une équipe compétitive, gérer sainement les finances, ramener le public au stade. Les dirigeants font preuve d’imagination pour atteindre leurs objectifs. Faire preuve d’imagination, l’exemple à suivre.

Er. Meunier

Un sport insolite à découvrir !

Le jeu de fléchettesLe jeu de fléchettes, passe-temps pour les uns, hobby pour les autres, est aussi un sport à part entière. Il possède sa fédération, ses affiliés, ses clubs. Parmi ceux-ci Les Tchestrolais qui évoluent en division nationale. Le club ardennais fondé en août ’98 commence en compétition en 2e provinciale luxembourgeoise pour se retrouver deux ans plus tard en poule nationale, ayant connu deux sacres consécutifs. L’équipe, composée de James Berest, Jean-Marc Goosse, Thierry Kotala, Olivier Mernier et Eric Meurisse, entame sa troisième saison en nationale. Les matches à domicile se jouent le samedi soir au café “Le Tonneau”, par ailleurs sponsor du club.
Si tout un chacun a pu un jour ou l’autre s’essayer au 501 ou au cricket, peu nombreux sont ceux qui franchissent le pas et qui font de leur passe-temps leur sport favori. Pourtant au début on joue entre amis, puis on se passionne, on crée un club… L’engrenage est lancé. On évolue dans un championnat organisé comme n’importe quel autre cercle sportif.

Les Tchestrolais sont affiliés à la BBDL, la ligue francophone des fléchettes. En province de Luxembourg, quinze clubs sont recensés, douze évoluent en P1, trois en poule nationale. Aux côtés des Tchestrolais, on retrouve une formation de Bertrix et une autre d’Arville. Un match se joue en quinze parties, douze simples et trois doubles. Une victoire rapporte trois points, une défaite un point. Une équipe est formée de huit joueurs maximum, il n’existe pas de limite d’âge, ni vers le haut, ni vers le bas. Les formations peuvent être mixtes. La cible se trouve à 2,44 m. du joueur. Lors des matches, nul besoin d’arbitre, le jeu électronique est toujours maître.

Sportivité et respect de l’adversaire sont de mise. A l’instar du tennis ou du ping-pong, le lancer des fléchettes se fait dans le calme. La pratique de ce sport nécessite en effet une grande concentration ainsi que de la précision et de l’adresse. Les joueurs chestrolais se retrouvent tous les vendredis pour un entraînement ensemble.

Si les fléchettes constituent un sport d’équipe, il existe, comme en tennis, un classement individuel. Celui-ci est élaboré sur la base des quatre manches du championnat de Belgique. Les joueurs sont répartis en trois catégories : les amateurs, les masters, les pro-masters. L’équipe ardennaise compte en ses rangs deux pro-masters et trois masters. Au terme de la saison 2001-2002, on retrouve aux 7e et 8e places du classement masters Eric Meurisse et Thierry Kotala tandis que James Berest occupe le 21e rang. D’autres régionaux figurent aussi en bonne place dans ce classement : David Féry, 10e et Jean-Paul Lerouge 13e. La palme revient toutefois à Eddy Willems, vice-champion de Belgique dans la catégorie reine, les pro-masters.

Et comme n’importe quel autre cercle sportif, un club de fléchettes organise tournoi, souper ou autre activité pour boucler son budget. Les fléchettes? Assurément un sport insolite à découvrir.

Er. Meunier

Nouveaux maillots !

L’équipe de réserve du club de football de Neufchâteau a reçu de nouveaux maillots de la Maison Diederich.

football de Neufchâteau

Debout : André Renoy (délégué), Joachim Da Silva, Françoise Diederich, Lionel Gillet, Fabrice Wigny, Nicolas Incourt, Alain Petit, Pascal Maufort, Luc Waguener, Alain Arnould, Cédric Lempereur, Stéphane Lempereur.
Accroupis : Jean-Yves Mathieu, Ahmed Lahrach, Stéphane Cornet, Geoffrey Noël, Christophe Fery, Jean-François Petit, Dominique Bodet.

Léglise : “ commmune sportive ! ”

Léglise : “ commmune sportive ! ”La commune de Léglise a obtenu la huitième place au classement général, dans la catégorie “ Communes de moins de dix mille habitants ”. Avec en jogging : Jonathan Dekeyser et Martine Gillet (31e place), en VTT : Laurent Marthus et Patrice Fourny (50e pl). En pétanque : Claudy Huberty et Guy Poncin (51e pl). En minifoot : Stéphane Meinguet, Baptiste Déom, Arnaud Grévisse, Julien Leroy, Fabrice Pipart, Fabian Pipart et Cédric Gonthier (9e pl). En badminton : Josette Lobet et Bénédict Therer (17e pl). En natation : Emilie Leroy et Frank Pierrard (36e pl) et au tir à l’arc : Sophie Jacques (23e pl).

 

 

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