17 Janvier 2001 - n°152


Le nouveau conseil libramontois

En matière de politique communale, Libramont-Chevigny fait figure d’exception. Le bourgmestre Charles Bossicart est à la tête de la commune du Centre Ardenne depuis plus de quarante ans. Et le dernier scrutin n’a fait que renforcer sa majorité. Dans un conseil passé de 19 à 21 sièges, c’est de plus sa liste “ Chevi “ qui s’est octroyée les deux sièges supplémentaires.

La continuité, en matière de gestion communale, apparaît aux yeux de beaucoup, comme une solution non dénuée d’intérêts. La preuve par la commune de Libramont-Chevigny. Ils sont nombreux en province de Luxembourg, et de toutes couleurs politiques confondues, à saluer le travail effectué par Charles Bossicart. Sa connaissance des habitants, de chaque coin de sa commune, de tous les dossiers la concernant en font un bourgmestre respecté. Par contre, il ne fait guère bon se trouver dans une opposition confinée depuis si longtemps dans les maigres rangs de la minorité. Il suffit d’en parler aux membres de cette dernière... constituée d’une part par le groupe “ Avenir “, de tendance PSC et les socialistes réunis sous l’appellation de “ Vision commune “. Côté rouge, Stéphane Hartman, un proche de Daniel Ledent, siégera désormais avec José Fromont, succédant ainsi à Claudine Raze et Richard Maquet. Dans les rangs des “ oranges “, Roland Déom voit partir Mesdames Wats-Marson et Bodelet-Hamtiaux et arriver Lucile Rigaux-Gallet et Jean-Marie Francard.


Mieux vaut tard...

Alors qu’une majorité de communes a pu préciser la composition du collège dans la foulée des élections d’octobre dernier, ce ne fut pas le cas à Libramont. Les discussions ont été longues. Et les résultats n’ont pas fait que des heureux. Pourtant, il ne semble pas qu’ici, comme ce fut davantage le cas dans d’autres communes du pays, les rémunérations désormais accordées aux édiles aient influencé les choix. C’est lors du premier conseil communal de l’année, tout début janvier, qu’ont été choisis les quatre échevins appelés à seconder le maïeur dans sa mission. Si la répartition exacte des compétences ne sera avalisée que le 22 janvier, il est d’ores et déjà possible de se faire une idée des probables attributions de tout un chacun.

Trois anciens et un nouveau

Le premier échevin reste le Baron Charles de Fierlant. Au poste de deuxième échevin, figure le Docteur en médecine Pierre Arnould que certains se plaisent à considérer comme le successeur du bourgmestre au terme de ce mandat. Il devrait conserver dans ses attributions l’enseignement. Troisième sur les rangs, Pol Jérouville, persisterait dans une matière qu’il connaît bien, à savoir les travaux. Jusque là, on a pris les mêmes pour recommencer. Restait le siège du quatrième échevin. C’est à Nestor Talbot de Wideumont qu’il appartiendra désormais d’occuper cette fonction. Des bruits de couloirs laissent entendre qu’un nouvel échevinat pourrait être créé, axé sur la jeunesse. Et que l’homme du Ban de Chevigny prendrait également en charge tous les aspects liés au culte. Dans ce contexte, c’est l’ex-échevin Louis Strepenne qui fait les frais de cette opération et réintègre les rangs des conseillers de la majorité. Parmi les changements au sein de cette majorité à forte tendance libérale, retenons le départ de Carole Huberty, laquelle avait renoncé à son mandat en octobre dernier et l’entrée d’Annie Ledent-Poirier, Bernard Jacquemin et Louis Urbain.

C.P.A.S. et hôpital

Au C.P.A.S., la composition du Conseil devrait être révélée le soir du 22 janvier. La présidence en reviendra à Paul Lejeune, lui donnant ce faisant le droit de participer à tous les collèges. 
Au Centre Culturel, Christoph Mouzon continuera sur sa lancée en assumant la présidence d’un complexe récemment renforcé par les nouvelles salles de cinéma.

Restera la question, épineuse dit-on, de la présidence de l’hôpital. Nul n’ignore les problèmes financiers des cliniques en province de Luxembourg, ni les remous qui ont secoué le monde des médecins à la Clinique Notre-Dame de la Miséricorde. Mais il s’agit là, paraît-il, d’une autre paire de manches. Des manches qu’il restera ensuite à tous ces responsables politiques à relever bien haut avant de se mettre au travail. Car il y a, à Libramont-Chevigny aussi, du pain sur la planche pour que cette commune maintienne la position enviable qu’elle occupe sur le chemin du développement de nos entités.

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