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21 juin 2002 - n°180 et 181
Rénover le petit patrimoine
Rénover ce quon appelle le petit patrimoine est une opération qui savère souvent difficile. Il y a beaucoup de raisons à cela. Chaque exemple est un cas particulier. Quil sagisse dun lavoir, dune fontaine, dun pont, dun portail, dune croix... leurs structures, les terrains sur lesquels ils sont bâtis, leurs matériaux, leurs âges... sont autant déléments qui rendent lopération complexe. Souvent, ces petites constructions ont fait lobjet dun abandon total durant un laps de temps assez long. Leur dégradation est dautant plus importante et rares sont les interventions pour stopper les dégâts dus aux intempéries ou au vandalisme. Étrangement, les projets de révonation font toujours lobjet de controverses ou de discussions et une fois les travaux terminés, tout le monde applaudit des deux mains au vu du résultat ! Cela sexplique sans doute parce quune ruine est souvent victime de lindifférence générale, que personne ne se sent responsable et que lon n'a pas envie de sembarrasser dune rénovation coûteuse. Généralement les élus préfèrent investir ailleurs. Peut-on leur reprocher ? Ce nest pas toujours facile dobtenir un budget pour défendre des vieilles pierres ! Pour sauver ce petit patrimoine, la Région wallonne a lancé un programme daides afin de soutenir les communes qui souhaitaient rénover. Mais comme tout programme, il a des limites et des critères sélectifs. Les actions de rénovations rurales (PCDR) sont également des outils qui permettent de mener pareilles actions. Certaines associations militent aussi pour la sauvegarde du petit patrimoine, comme Qualité Village Wallonie. Depuis 1996, léchevinat des travaux a lancé son programme daction visant à rénover le petit patrimoine avec le choix dimpliquer directement la population. Depuis quatre ans, chaque année, une douzaine de milliers deuros, soit environ un demi-million de francs, sont consacrés à la rénovation dun site. Ce programme a commencé par la restauration de lancien cimetière de Tournay et son mur denceinte typique. Ensuite, ce sont trois lavoirs qui ont bénéficié de travaux : Grandvoir, Nolinfaing et Harfontaine. Pour chacun deux, il a fallu nettoyer le site, rénover les murs et renouveler la toiture. Chaque site a conservé son caractère ancien et les travaux nont pas dénaturé la fonction de départ des lavoirs. Leau coule dans les bacs, mais on a fait le choix de grillager les accès pour éviter les problèmes liés au vandalisme. Un choix qui enlève du charme à lendroit, mais qui est compensé par un aménagement des alentours. Pour responsabiliser la population locale et limpliquer dans lentretien et la surveillance, léchevin G. Lescrenier entreprend la rénovation une fois quun comité "parraine" lopération. Chaque lavoir fait lobjet dun thème. À Grandvoir, on rend hommage aux lavandières, à Harfontaine la rénovation y est particulièrement réussie et soignée on rend hommage aux artisans de la pierre, à Nolinfaing, cest le thème des étoiles qui est retenu. Deux lavoirs sont en projet de rénovation : Neufchâteau et Tronquoy, où lon cherche encore des parrains. Guy Lescrenier entend poursuivre cette politique quil juge "économique et valorisante". Sur sa liste figurent encore les vieux cimetières dHamipré et de Warmifontaine et le cimetière allemand dit du "Haut-chemin", à deux pas du village du Sart. La politique de sauvegarde du petit patrimoine est chez nous une pratique récente. Dautres communes que Neufchâteau mènent des actions dans ce sens. Notre prochaine visite sur le terrain sera réservée à Léglise où dautres exemples viennent illustrer cette politique à encourager. O.W.
Entrez dans les rangs !
Ce lundi 27 mai, cétait jour de répétition, comme tous les lundis, à la salle lUnion de Neufchâteau. Une répétition ouverte au public et surtout aux élèves de lacadémie de musique. Sous la baguette de Sébastien Guiot, professeur de clarinette à lacadémie de Bouillon, les musiciens se sont présentés au public par famille dinstruments. Chose inhabituelle ! Ce sont dabord les flûtes traversières qui ont laissé entendre leurs voix. Les flûtes produisent des sons aigus, expliquait Sébastien Guiot, elles apportent des fioritures, de la broderie dans un morceau. Les clarinettes venaient en second lieu. Elles sont léquivalent des violons dans un orchestre symphonique. Elles tiennent le chant du début à la fin. Elles sont en ébène et produisent leur son grâce à une anche en roseau. Les cuivres sont venus après : la trompette, lalto (très proche du cor), le tuba et le trombone à coulisse - instrument très dangereux pour le musicien de devant, qui a pris un coup malencontreux à la tête dans lémotion. Le tuba basse, qui demande un souffle énorme, sonné par Paul Thomas, ancien chef, a joué en solo aussi. La batterie, les timbales Bref tout fut passé en revue dune manière très pédagogique. Après ces présentations, très riches, lharmonie a joué deux morceaux, pas ringards du tout : Story of a village dAndré Waignein et Musique pour une naissance princièr" dAlain Crépin, le commandant en chef de la musique de la force aérienne. Deux uvres belges, parce que la musique belge ça existe et quil faut la défendre ! Les thèmes ont été décomposés au préalable et expliqués. Cette façon de présenter est neuve et Sébastien Guiot tient à la maintenir aux répétitions. Avec cette méthode, les différents musiciens peuvent entendre et comprendre ce que les autres jouent. Chacun a une partition. Si les phrases jouées ne sont pas les mêmes que celles du voisin, on ne comprend pas la complémentarité si on ne les a pas entendues avant.. Et cest vrai que les musiciens avertis auront remarqué cette nouvelle qualité lors des dernières prestations, notamment à Harfontaine pour linauguration du petit lavoir. Lharmonie change de technique aussi pour lapprentissage individuel des instruments et du solfège. Elle ne donne plus de cours ! Cest lacadémie de Saint-Hubert qui sen charge et en contrepartie, lensemble prête des instruments et propose des pupitres aux élèves. A quoi bon, en effet, jouer dun instrument seul dans son coin et le ranger à tout jamais dix ans plus tard dans une valise ? Les répétitions ont lieu chaque lundi à 20 h à la salle lUnion. Renseignements : Jean-Marc Thomas 0497 320 992, Sébastien Guiot 0475 844 747 ou Xavier Haag, directeur de lacadémie 061 612 244. |
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