Culture

Ma vie dans la forêt ardennaise

Le sanglier, symbole de l’Ardenne

Pour mieux comprendre les souvenirs que je vais me permettre de raconter, il faudra retourner un moment à mon enfance. Gamin, j’avais un jour donné un coup de main au vieux Joseph qui conduisait sa truie au verrat. Folâtre, la bête courait un peu dans toutes les directions et l’homme avait bien du mal à la suivre. Il m’avait prêté son bâton pour tenter de la guider. Tout à coup, la bête s’arrêta, huma l’air et faisant la preuve que sa claustration n’avait pas annihilé toutes les facultés de sa race, elle partit comme un trait contourner un pâté de maisons pour s’arrêter devant la porte d’une porcherie où bientôt des cris répondirent à ses grognements.
Comme d’habitude, Auguste, le propriétaire du mâle, commença par faire reculer les gamins accourus contempler l’accouplement. Était-ce parce que nous n’avions pas grand-chose pour nous distraire, ou pour tenter de comprendre un peu ce mystère de la procréation que nous pressentions ? (Pour nos parents, le sujet était tabou : n’était-ce pas un facteur supplémentaire pour éveiller nos curiosités ?)
J’étais évidemment aux premières loges, le bâton que je tenais à la main confirmant ma qualité de guide du cochon. Le vieux Joseph arriva en boitillant, tout essoufflé, car la course avait réveillé ses rhumatismes. « Regarde bien, m’fi, me dit-il, tu as une meilleure vue que moi. Compte toutes les fois que le verrat clignera des yeux, car à chaque coup c’est un goret qui commence. » Je ne me rappelle plus exactement le nombre de cochonnets que Joseph avait l’espoir de voir naître. Je sais que sur le moment, il me parut que cela présageait une portée record. Le vieux me le confirma en disant que cela allait être une bien belle cochonnée, et un vague sourire éclairait sa face ratatinée. Je pensais qu’il se réjouissait en escomptant le bénéfice qu’il allait tirer d’une si nombreuse litée : mais allez donc savoir ce qui se passe dans la tête de ces madrés que les gens de la ville, avec un air supérieur, qualifient de vieux paysans.
J’aurais bien voulu demander à mon père confirmation du présage que donnaient les clignements d’yeux des verrats, mais le spectacle m’était tacitement défendu et je remis à plus tard l’occasion de m’en informer. Le lendemain, la vie insouciante que je menais alors m’avait déjà permis d’oublier à moitié l’histoire. J’en retenais surtout le fait que Joseph m’offrit un verre de bière de table qu’il fabriquait lui-même et qui me parut fort amère. Il y ajouta quelques poires que je rapportai fièrement à la maison, parce qu’elles représentaient mon tout premier salaire. Je mentis bien un peu en expliquant qu’elles m’avaient été offertes pour l’aide que j’avais donnée à Joseph afin de rentrer son cochon.
Ce n’est que bien des années plus tard que l’histoire des clignements d’yeux me revint en mémoire. À l’âge adulte, le spectacle de l’accouplement des cochons exerçait toujours sur moi une certaine attirance : on ne rejette jamais facilement ni totalement ce que l’on a tenu comme source de distraction. Je pus transposer tout cela sur le rut des sangliers. Les combats qu’ils se livrent à ce moment sont très impressionnants. Bien des fois je fus partagé entre le devoir de ne pas déranger ces animaux, malgré la fascination que j’éprouvais à la vue de chaque mêlée, et le plaisir de les regarder.

La Passion à Sibret :une histoire qui dure…

1951 – 2008. 57 ans ont passé depuis ses origines à Sibret (commune de Vaux-sur-Sûre) et La Passion est toujours présente : passion du théâtre, de la rencontre entre jeunes et moins jeunes, passion de la musique, du jeu de scène et de l’activité de groupe. 57 années se sont écoulées et le spectacle de La Passion à Sibret existe toujours.

Depuis l’an dernier, il retrouve même une nouvelle jeunesse, texte remanié, pièce revisitée pour la rendre plus proche du théâtre moderne, nouvelles scènes et nouveaux acteurs plus jeunes entourés par des anciens motivés. L’enthousiasme de la centaine de participants à ce formidable spectacle ne peut que mener la petite troupe amateur vers un résultat de qualité plaisant à regarder.

Le bon usage du « Bon Usage »

À l’initiative du Centre culturel et de la bibliothèque de Tintigny, le dynamique Jean-Paul Vasset accueille
le grammairien André Goosse au Centre culturel de Rossignol ce samedi 15 décembre à 20 heures.

 

André Goosse
 
Depuis quelques années, la grammaire française connaît un étonnant regain d’intérêt dans le monde de l’édition. D’Éric Orsenna à Patrick Rambaud, les auteurs se succèdent pour saluer la complexité parfois, la beauté souvent de notre langue. Dans ce domaine, « Le Bon Usage » fait preuve d’une éternelle jeunesse. Tiré initialement à 3000 exemplaires en 1936, l’ouvrage élaboré par le grammairien Maurice Grevisse, originaire de Rulles, se présente comme une grammaire destinée aux élèves de l’enseignement secondaire. L’ouvrage riche d’exemples puisés chez 124 auteurs connaît un succès immédiat auprès d’un large public. Les plus grands grammairiens et écrivains de l’époque, dont André Gide dans les pages du supplément littéraire du Figaro en 1947, vont saluer ce travail minutieux. Maurice Grevisse publiera également une série de manuels reconnus pour l’enseignement secondaire. Il disparaît le 4 juillet 1980 après avoir confié les rênes du Bon Usage à son gendre, André Goosse.
 

Une affaire de famille

 
André Goosse naît à Liège le 16 avril 1926. Les nombreuses lectures qu’offre la bibliothèque paternelle éveillent une passion certaine pour la langue française. Il entame des études de philologie romane en 1945 à l’Université catholique de Louvain où il rencontre Marie-Thérèse Grevisse, fille de l’illustre grammairien. Ils se marieront en 1950. Après une expérience dans l’enseignement secondaire, il devient professeur dans son université en 1967. Déjà membre de plusieurs institutions littéraires, il entre à l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique le 9 octobre 1976. Il en devient le secrétaire perpétuel de 1996 à 2001. Il préside encore aujourd’hui le Conseil international de la langue française. Très vite associé à son beau-père, il prend sa succession afin d’assurer la pérennité du Bon Usage. Avec toujours plus de rigueur, André Goosse continue à actualiser ce gigantesque tableau de la langue française. À 81 ans, il achève la réalisation de la 14e édition de l’ouvrage. Cette dernière mouture propose une mise à jour substantielle du contenu, fruit d’un travail de plus de 14 ans. Les innovations principales sont un contenu enrichi et actualisé, reflet de l’évolution constante de la langue française ; une nouvelle structuration de l’ouvrage au travers d’un nouveau format et d’une mise en pages revue pour une meilleure lisibilité ; et une version électronique disponible sur Internet pour les utilisateurs de l’ouvrage imprimé. Le Bon Usage édition 2007, en chiffres c’est 40 700 exemples (25 % de plus que la précédente édition), 2 500 auteurs cités (25 % de plus) dont les classiques : Marcel Proust, André Gide, Gustave Flaubert, Victor Hugo, François Mauriac… et les contemporains : François Weyergans, Bernard-Henri Lévy, Érik Orsenna, Michel Houellebecq, Philippe Claudel, Amélie Nothomb… C’est aussi 10 200 renvois internes (30 % de plus), 5 800 compléments en marge (notes historiques, remarques, …) et 1 600 pages. De quoi satisfaire les plus exigeants.Une des nouveautés les plus intéressantes est l’attention portée aux particularismes régionaux (régions de France, Belgique, Suisse, Québec et Amérique francophone), tant pour la prononciation que pour la syntaxe grâce aux exemples donnés par des spécialistes (Rézeau, Seutin-Clas, Boulanger, Thibault, etc.), relevés dans des œuvres d’auteurs locaux ou parfois notés sur le terrain. Le Bon Usage reste un des fleurons de l’édition belge. Il est étonnant que le monde éditorial français ne l’ait pas encore accaparé. Raison de plus pour le défendre et le redécouvrir en profondeur en rencontrant sa cheville ouvrière, André Goosse. Avec Jean-Marie Pierret, Chestrolais d’origine, et professeur émérite de l’U.C.L.
       
P. Dabe
Réservations souhaitées au 063/41.31.20.
 
Le bon usage
 

 

Au cœur de l’hiver ardennais

Le nouveau roman de Jules Boulard, Le signe du loup, conte l’histoire d’une amitié étrange et rare entre un homme et un loup. Une œuvre dense et étonnante. 
 
En 2005, Weyrich Édition publiait L’envol de l’émouchet, précédent roman historique de Jules Boulard. Ce livre relatait avec passion l’exil des paysans ardennais partis chercher fortune en Amérique du Nord au xixe siècle. Dans cet ouvrage, déjà, l’auteur démontrait brillamment sa connaissance historique de l’époque traitée et embarquait fougueusement le lecteur à sa suite. Changement d’époque et de lieu avec ce Signe du loup dans lequel le personnage principal, François-Noël ­Raison, enfant perdu de la Révolution française va arpenter les chemins de l’Ardenne en rencontrant l’amitié d’un loup, symbole de liberté et de sagesse. L’auteur développe son intrigue dans un contexte historique précis, entre 1789, année de la Révolution française, et 1815, fin de l’Empire. Et dans une région bien définie, cette partie du Luxembourg belge qui forma jadis le duché de Bouillon. À travers ses pages, Jules Boulard poursuit deux objectifs précis. D’abord évoquer cette période difficile riche en évènements sociaux et militaires où les temps sont très durs à vivre et aussi rendre hommage à la ténacité, au courage et à la générosité de cœur qui semblaient caractériser les Ardennais de l’époque. Ensuite, à partir des souvenirs et mémoires laissés par quelques personnages de cette période historique, l’auteur a pour ambition de briser l’image d’Epinal des manuels scolaires pour mieux faire rejaillir la part d’humanité, de passions, de bouillonnements et de drames vécus par les contemporains de l’action.
 
 
Le signe du loup
 Jules Boulard dédicacera son nouveau livre à la librairie Oxygène (Neufchâteau) le lundi 26 nov. de 16 h 30 à 18 h 30.
 

Avec vue sur la rue

Cette année, la Dramatique royale La Liberté de Sibret présente Avec vue sur la rue, une comédie en 3 actes de Jean-Pierre Audier, l’auteur de Monsieur a bien changé, une pièce qui, l’année dernière, a connu un franc succès.
 
Théâtre à Sibret
 
L’action se déroule simultanément dans la chambre à coucher et le séjour de l’appartement d’un écrivain célèbre qui vient d’être victime d’un accident de la route. La place est donc libre pour deux apprentis cambrioleurs qui peuvent profiter d’une vue imprenable sur la banque d’en face, et ainsi surveiller les allées et venues des convoyeurs de fonds.Mais la quiétude du lieu sera bien vite troublée par l’irruption d’une série de personnages, tous plus ou moins farfelus : la copine du propriétaire, dont la jalousie n’est pas le moindre des défauts, son ex-épouse bouleversée par la fugue amoureuse de leur fils, un inspecteur de police qui se soigne à la vodka, son amie du jour sympathique arpenteuse de bitume, un banquier qui collectionne les accidents tandis que sa femme, elle, papillonne. Il reste la concierge, Madame Pichon et sa comparse Brigitte, deux douces dingues, hypnotisées par le petit écran et qui voudraient, un jour, passer de l’autre côté du miroir.Tous ces joyeux drilles se croisent et s’entrecroisent sous les identités les plus diverses, multipliant les quiproquos, avec un seul objectif : le plaisir des spectateurs.

Festival du court-métrage. Clap 3e

Du 12 au 17 novembre 2007, le Centre culturel de Neufchâteau organise la troisième édition du FCAN au Moulin Klepper.
 
En 2005, le jeune Centre culturel de Neufchâteau (créé en 2004) à la recherche d’idées originales pour composer l’agenda de ses activités, a adopté l’idée de créer un festival du court-métrage d ‘animation. Convaincu de l’image positive qu’une telle manifestation peut apporter à notre région et en particulier à la commune de Neufchâteau et ne trouvant pas d’équivalent dans notre province, les différents partenaires se sont ainsi engagés à utiliser leurs compétences et à mettre à disposition les moyens nécessaires pour assurer l’organisation du Festival du court-métrage d’animation de Neufchâteau et offrir les meilleures conditions pour pouvoir en assurer sa pérennité. Fort de la réussite des précédentes éditions (le Festival a attiré plus ou 600 personnes tous publics confondus par édition), le Centre culturel de Neufchâteau et ses partenaires ont décidé de rendre cet évènement annuel et donc de le réorganiser cette année. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le menu est copieux.

Marjorie Kellen danse le monde

Depuis quelques années, on croisait de plus en plus rarement les boucles noirs et les yeux bleus de Marjorie Kellen dans les rues de notre cité.  Où était-elle passée depuis sa sortie de rhéto ?  Un petit bonjour de temps en temps à l’Académie d’été nous rassurait sur ses projets artistiques.  En ce début d’automne, elle posait ses bagages pour quelques semaines dans la maison familiale.  L’occasion rêvée de faire le point sur ses années de découvertes et de travail dans l’univers de la danse.
 
Marjorie Kellen
 

Raymond Lagarmitte récidive

Simple, concentré, mûri, absorbant, bel étalage du second recueil poétique de Raymond Lagarmitte, intitulé Récidives. Dans ces feuillets, judicieusement décorés, une centaine de poèmes, tels que ballades, acrostiches, sonnets, voire des dizains, promènent le lecteur dans divers horizons.
L’auteur, avec circonspection et nuance, transporte le lecteur sur les sentiers de l’incertitude, de l’extase, de l’espérance, de la paix, voire du terroir, tous ces méandres forment bloc. Aussi quelques pages romancées font partie du contexte. Prendre son temps, ouvrir sa pensée pour apprécier au mieux l’idée maîtresse du texte. La poésie reste toujours l’art de combiner  cette magie des mots, et de musicaliser l’ouïe. Un beau livre de chevet.

Jacqueline De Ro expose

L’aquarelliste Jacqueline De Ro expose à la « Ferme des Sanglochons » - chaussée de Namur, 42 à 6840 Neufchâteau : du 29 octobre au 2 décembre 2007. Les lundis de 10 h à 16 h, les mercredis et jeudis de 10 h à 19 h, les vendredis, samedis et dimanches de 10 h à 20 h.

 

Jacqueline De Ro expose
 

Jacqueline De Ro est née à Bruxelles en 1936. Elle fut élevée dans un milieu baigné d’art pictural. Cela l’inspira pour les nombreuses illustrations qu’elle réalisa  pour les carnets de poésie de ses amies. L’éveil vers le partage de ses émotions s’était créé. Ayant débuté par la peinture à l’huile, elle se dirigea ensuite vers l’aquarelle. Elle suivit les cours de l’Ecole d’Aquarelle de Namur où elle se perfectionna tant vers le paysage et les fleurs que vers le portrait ou les animaux. Ce fut le point de départ d’un essor inspiré par son amour du mélange des couleurs et de l’eau. Elle expose dans différentes villes du pays. Ses aquarelles sont déjà dispersées en France, Suisse, grand-duché de Luxembourg, Autriche, Espagne et Rwanda.

Jacqueline De Ro, Inzéculot 5 à 5340 Gesves. Tél. 083/677655 – mail : krau-dero@skynet.be
Ouverture restaurant
lundi 10 à 16 h, mardi fermé
mercr. et jeudi de 10 à 19 h
vend, sam et dim de 10 à 20 h.

Cabaret littéraire

Une initiative originale de la bibliothèque communale de Libramont-Chevigny. L’occasion de mélanger musique, poésie, édition et gastronomie.

En ces premiers jours d’automne, il fait bon se serrer bien au chaud au sein d’ambiances intimistes et chaleureuses. Le goût des veillées nous revient à la bouche. Ces soirées où le temps s’écoule lentement, où contes, récits et magie se lient savamment au cœur de la nuit. Une invitation à l’écoute, au rêve et à la convivialité.

Cabaret littéraire
Qui dit cabaret littéraire dit nourriture pour l’âme et pour le corps. Le menu proposé par les responsables de la bibliothèque communale de Libramont est copieux et alléchant. Nous ne nous attarderons pas sur le sympathique menu gastronomique concocté par un traiteur régional ; c’est affaire de goûts et de saveurs. Tournons-nous plutôt vers le menu artistique bien fourni de cette tentante soirée. Dès 19 h, le groupe Cordacoustiqua ouvrira le ban avec son répertoire de reprises de chansons françaises à textes. Ces cinq artistes émailleront la soirée d’œuvres de Brel, Ferré, Brassens et autres. Deux guitaristes chanteurs, un trompettiste, un pianiste et un contrebassiste composent ce quintet au service d’une chanson de qualité.

 

Le groupe Cordacoustiqua
 

19 h 35, place à la littérature belge en présence d’un de ses meilleurs représentants, Vincent Engel. Né en 1963, Vincent Engel, alias Jean-Baptiste Morgan, est professeur de littérature et d’histoire contemporaines à l’université de Louvain, où il dirige également le centre d’études de la nouvelle. Critique littéraire et essayiste, il a reçu de nombreux prix littéraires en Belgique. En 2001, il a notamment obtenu le prix Victor Rossel des jeunes, pour Retour à Montechiarro (Fayard, 2001). Vincent Engel a publié plusieurs ouvrages, en particulier, Oubliez Adam Weinberger (Fayard, 2000), Mon voisin, c’est quelqu’un (Fayard, 2002), Requiem vénitien (Fayard, 2003), Raphaël et Laëtitia (Mille et une nuits, 2003), Les Angéliques (Fayard, 2004), Le Son de Mala-Léa (Grand miroir, 2006) et Les ­Absentes (Lattès, 2006). C’est encore à la lecture que ce passionné consacre ses heures de loisir, avec une priorité à la littérature française. Cohen, Camus, Gary, Tristan, Hesse, Mann, Calvino composent un panthéon littéraire tout personnel.
21 h 15, Mimie Poncelet débarque avec des contes plein sa hotte. Des histoires issues des forêts profondes avec leur cortège d’animaux étranges, de personnages énigmatiques et d’atmosphères envoûtantes. Elle a été bercée par les histoires contées au coin du feu par les parents, les grands-parents et les visiteurs de passage dans son village de Alle-sur-Semois. Un de ses derniers ouvrages, Les fées et les Fés ça existe !  paru chez Weyrich Édition, est un petit bijou de poésie, d’humour et de féerie. Comme elle le précise souvent, les conteurs sont seuls avec leurs mots pour emmener leurs publics dans le monde des contes. Mimie reviendra une deuxième fois lors de cette soirée en alternance avec le groupe Cordacoustiqua.

 

Mimie Poncelet
 
 
Enfin, aux environs de 22 h 30, place à un échange entre Olivier Weyrich, Mimie Poncelet et Jules Boulard. Ce dernier est un habitué des pages de L’Info qui ont déjà souligné la qualité de ses écrits et plus particulièrement de son roman L’envol de l’émouchet contant la migration des Luxembourgeois au xixe siècle, vers les terres promises d’Amérique du Nord. Cet auteur d’origine ardennaise a toujours été passionné par les lettres. Licencié en philologie romane, il consacre sa carrière professionnelle à l’enseignement. Pour lui, « Écrire est un besoin et un plaisir par lequel on explore… ». Auteur de plusieurs ouvrages, Jules Boulard s’intéresse aussi à la poésie, au théâtre et à la dialectologie wallonne. De plus, c’est un excellent orateur à la passion communicative. Nul doute que ses échanges avec Olivier Weyrich et Mimie Poncelet seront interpellants quand on connaît leur amour respectif pour l’Ardenne et ses richesses.

Afin de lier la sauce en cuisine et sur scène, il est nécessaire d’avoir recours à des chefs habitués à cet art difficile : Jean-Pierre Pirson, journaliste et animateur, entre autres, de Le Maga sur la radio VivaCité Luxembourg et Olivier Orianne, journaliste à votre télévision de proximité TV Lux s’en chargeront.
Ce samedi 20 octobre, quand à la fin de la soirée, les spectateurs repus et contents reprendront la route, ils auront le ventre et la tête remplis des senteurs et images indispensables pour attendre patiemment d’autres cabarets aussi utiles que nécessaires en ces temps de gavages télévisuels quotidiens.

Ah oui, il est prudent de réserver !
 P. Dabe
Info et réservations : 061 23 34 80.
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