Editorial
« Résiste et mords », qu’ils disaient. À une autre échelle que nos vaillants Chasseurs ardennais, votre quatorzenier a tenté de résister, mais a finalement été obligé lui aussi de plier, après 332 parutions. Notre éditeur responsable vous donne les détails par ailleurs dans ce magazine. L’info de l’Ardenne centrale était pour beaucoup d’entre nous bien plus qu’une « gazette de publicités » : une véritable mine d’informations et de connaissances diverses de notre terroir. C’était son originalité et son but premier. Beaucoup consultaient l’agenda et étaient à l’affût des organisations annoncées. Merci à Olivier d’avoir contribué à mieux (nous) faire connaître notre Centre-Ardenne, sous tous ses aspects. Fifine va pouvoir s’occuper de Léon, et nous relèverons d’autres défis. Quant à moi, c’était ma dernière séquence, c’était ma dernière séance, et le rideau sur L’info est tombé.
Et avec ça, une bonne suite à toutes et à tous. Et quoi que vous fassiez, faites-le bien.
Il est souvent la « tête de Turc ». Normal pour un ancien évêque de Myre (en Asie mineure). C’est en effet lui qu’il faut attendre pour avoir des cadeaux : « Tu demanderas à saint Nicolas… ».Ainsi, en ce jour de fête de celui qui a ressuscité des enfants découpés en morceaux et mis au saloir, puis qui a sauvé de la mort des marins perdus en mer, nous pouvons donc quémander quelques petites choses.Dans ma lettre, j’ai alors demandé, en vrac : un gouvernement (et pas pour la saint-glinglin), de la neige dans les champs mais pas sur la route, des émissions intéressantes à la télévision, une année sans files (surtout à l’école), moins de crottes de chien sur les trottoirs, moins de gaspillage, plus de respect de l’autre et, pour faire bonne mesure, un raton laveur.J’ai aussi réclamé quelques euros supplémentaires pour remplir ma cuve à mazout.
Du cinéma
Deux festivals consacrés au grand écran se sont déroulés la semaine dernière dans notre province. Au sud, celui du film européen de Virton (28e du genre), composé d’avant-premières et films récents ayant peu tourné et venus de huit pays du Vieux continent. À Neufchâteau, c’est celui du court-métrage d’animation (le FCAN) qui s’est clôturé samedi. De nombreuses projections scolaires, trois soirées de compétition présentant plus de trente réalisations, et deux concerts en finale.
De la folie (passagère ?)… La folie « Harry Potter » a frappé le Centre-Ardenne autant que le reste du globe. Mais les Moldus de Neufchâteau ont apparemment été atteints plus que les autres par le fameux sortilège « Ridiculus » qui, portant bien son nom, ne fait pas la part belle à la commune chestrolaise.Il suffit pour cela de lire nos quotidiens régionaux, d’écouter nos voisins pour se sentir quelque peu gênés. Ira-t-on jusqu’au tribunal ? Depuis quelques semaines, une vague de parties de ping-pong entre ex et futurs ou entre l’un et l’autre, déferle à nouveau. On s’invective dans les journaux, on convoque des réunions, sachant que l’autre ne participera pas, mais remettra le débat au prochain conseil. Mon billet n’a pas le but de prendre parti, mais le souci du bien commun. Et si tout ce monde gérait la cité ? C’est bien le sens premier du mot « politique », non ? Je ne savais pas qu’il y en avait un autre. Sur ce, excellente quatorzaine.
Chez mon boucher – oui, je sais, je suis un peu « vieux jeu » puisque j’achète très souvent ma viande chez un boucher, mon pain chez un boulanger, mon café chez Oxfam, mes conserves dans une moyenne surface, et anciennement mon journal chez un diffuseur de presse… – chez mon boucher, donc, mais aussi chez mon boulanger et dans ma moyenne surface, il a disparu de la caisse, ce fameux sachet en matière plastique. Faut-il le regretter ? De toute façon, pour ce que nous en faisons : au mieux nous lui donnons une deuxième vie comme poubelle. Et il finit lamentablement dans un conteneur ou sur le bord de la route, à côté d’une crotte de chien. Au prix du baril de pétrole, ce serait du gâchis. Voilà l’occasion pour de prochaines fêtes : offrir un cabas en jute, en osier ou en tissu, donc recyclable, et pourquoi pas labellisé made in dignity ou artisanal. Cela colorerait un peu plus la vie.
Et avec ça, une bonne quatorzaine…
Du bon sens… giratoire ? Nous pouvons parfois avoir le sentiment de tourner en rond, comme actuellement les négociateurs du peut-être futur gouvernement fédéral. Ou alors on avance et on recule, un peu comme lors de la procession d’Echternach. Chacun(e) peut également faire un « retour sur soi ». Cela se fait beaucoup ces dernières années, c’est à la mode, et c’est même devenu un fonds de commerce pour bon nombre de parapsychologues (parfois à la limite du mouvement sectaire).
On l’appelait par dérision « Malaccords », alors que son vrai nom était « Mazoin » (du nom d’un bienfaiteur de l’ancien hospice chestrolais). Rebaptisée sans gloire « derrière le château », elle a enfin acquis le nom plus positif et touristique de « rue de la Tour Griffon ». Et c’était sa fête, pas plus tard que samedi dernier, avec bal, chants, danses et spectacles. De cette rue qui ne mène nulle part, car en cul-de-sac, tout a presque été refait : distribution d’eau, éclairage public, façades (nettoyage et peinture), voirie.
Cela devait arriver un jour. Parti folâtrer une semaine au soleil de Provence, j’ai oublié de rédiger mon « billet d’humeur ». Il faut dire qu’avec une température agréable (je ne vous dirai pas combien de degrés affichait le thermomètre, afin de rester bons amis), et malgré le mistral soufflant à décorner un bœuf, j’ai déserté mon ordinateur. Pourtant, outre-Quiévrain (et dans mon cas outre-Ventoux), il se passe la même chose que chez nous : mesquineries de voisinage, problèmes communaux, incivilités de tous bords… Mais aussi entraide et, même si le mot est un peu désuet, « fraternité ».
Nous y revoilà ! C’est reparti pour un tour ! Revenons toutefois un instant sur le grand événement des deux mois de « vacances » passés : non pas la formation du futur gouvernement, mais cet été pourri. Apparemment, selon les spécialistes, il ne fut pas si anormal que cela. Pourtant, nous conserverons dans nos mémoires ces journées faites de pluie et de vent. Et cela, même si nous avons échappé aux inondations et tempêtes qui ont parfois frappé nos voisins. Il va certainement faire « bon » en ce début septembre, puisque c’est la rentrée. Et quand les jeunes retournent user leur fond de pantalon sur les bancs scolaires, le temps se fait meilleur ! Et si le temps s’améliore, profitons-en pour participer aux Journées du patrimoine (dont il est fait état par ailleurs). Les communes d’Herbeumont et Neufchâteau y participent. Pas besoin d’aller loin pour être en vacances…
Et avec ça, une toute bonne quatorzaine !
Ça y est. Ce sont les vacances avec, pour nos chères têtes entre autres blondes, les cahiers au feu et les maîtres (à qui l’on en veut toujours) au milieu. Beaucoup y sont donc arrivés. Certains ont pris de l’avance ou en profiteront plus tard, évitant ainsi les embouteillages dus aux grandes transhumances.
Partir ou pas ? Loin ou pas ? À voir les prix défiant toute concurrence pour une semaine all in (merci pour le réchauffement planétaire), on ne peut qu’aller loin. Pourquoi pas ? Toutefois, il y a aussi, pas loin de chez nous, de merveilleuses terres de vacances. Pourquoi ne pas visiter en famille une exposition, une forêt, un parc d’attractions… Nos quotidiens régionaux se sont fendus d’un supplément « l’été chez nous » : plus de vingt pages de choses à faire et/ou à voir.
Allez, hop ! Pour l’Info, c’est aussi les vacances.
Et avec ça, un tout bon bimestre, plein de bonnes choses.
|