Editorial

Concert interdit

Décidément, le projet de déménagement de la bibliothèque communale de Neufchâteau aura déjà fait coulé beaucoup d’encre.
Dernier épisode en date: l'annulation-surprise d'un concert organisé par les jeunes à l'ancienne salle L'Union. à l'origine, le concert avait pour but d'exprimer l'attachement des jeunes à la salle en question. Depuis que l'on y fait plus cinéma, l'ancienne salle L'Union, rebaptisée Espace d'Arenberg, a retrouvé un public qui, régulièrement, y fait des concerts. La salle, aux dimensions raisonnables, répond relativement bien aux critères qu'exige ce genre de manifestations. En deux ou trois ans, l'Espace d'Arenberg s'était taillé une réputation de bonne « petite salle » de concert. Au point que dernièrement, certains concerts ont attiré une affluence digne des premières projections du film Titanic. C'est vous dire!

En finir avec l'hiver

Bien avant que Pâques ne devienne une des plus importantes fêtes du christianisme, on célébrait l'arrivée du printemps. Après les longues journées d'hiver, la nouvelle saison apparaissait tout à coup symbole d'une vie nouvelle. Tous les peuples, à travers les siècles, ont célébré à leur façon la venue du printemps, et les traditions continuent d'exister.
Chez nous, les grands feux sont les reliquats de ces traditions festives autour du feu.
Aujourd'hui, à l'occasion du carnaval, on brûle l'hiver. Sur les hauteurs ou à l'écart des habitations, on installe un bûcher sur lequel on fait brûler une poupée de paille qui représente l'hiver. À la tombée de la nuit, on allume le feu. Petits et grands forment alors une farandole et improvisent une fête autour du bûcher, implorant symboliquement les vertus et le pouvoir du feu,

Voulons-nous des villages araignées ?

L’extension subite et fulgurante du village de Les Fossés n’est-elle pas le risque qui attend d’autres villages de notre région ?
La construction subite d’une centaine de nouvelles maisons, ce n’est pas rien. Même s’il faut reconnaître qu’une croissance démographique est souvent essentielle au maintien des services et garantit la vitalité des écoles, des commerces, des activités sociales et culturelles, il faut admettre que cela se fasse dans un cadre maîtrisé. Mal gérée, la croissance risque d’occasionner des surcoûts en matière d’équipement collectif : réseau d’égouttage et voirie principalement.

La cagnotte

Une fois n'est pas coutume, nous profitons de notre tribune éditoriale pour lancer quelques fleurs… Celles-ci vont aux organisateurs et aux bénévoles qui viennent d'accueillir à Neufchâteau, pour la deuxième année consécutive, La Compagnie du Télévie, la troupe de théâtre composée par les animateurs d'RTL-TVI : Sabrina Jacobs, Sandrine Dans, Luc Gilson…
Pour rappel, le Télévie est un grand mouvement de solidarité permettant de récolter des fonds afin d’ aider la recherche scientifique à progresser dans sa lutte contre le cancer et la leucémie de l'enfant en particulier.

Edito

L’index, vous connaissez ?

ça y est ! On ose enfin le dire.
Le coût de la vie augmente beaucoup plus que ne l’indique l’index officiel.
Jusqu’il y a peu, on mettait ce sentiment de la vie chère sur le dos de l’euro. Ou le consommateur ne savait pas compter ou il avait les yeux plus gros que le ventre, nous disait-on. Et puis, voilà qu’en quelques semaines le discours vient d’évoluer. C’est vrai qu’il faut faire face à une augmentation du coût de la vie. Le pire, c’est que tout cela était annoncé. Le coût croissant de l’énergie, la hausse du prix de l’eau, l’escalade des produits pétroliers, la hausse du budget logement, la facture douloureuse du vieillissement de la population… et comment vivre aujourd’hui sans téléphone ou connexion Internet ?
Et tout cela a échappé à l’index ? Oui, puisque depuis 1994, les produits pétroliers, l’alcool et les cigarettes… ont été rayés de l’index, cette fameuse liste d’articles de consommation courante. Tiens, cela, on avait oublié de le dire, comme on ne dit pas que la téléphonie portable n’était pas prise en compte par l’index… Le mien, lui, ça fait longtemps qu’il me dit que ça ne va pas !
 

Vœux et adieux annoncés

Comme dans toutes les administrations, nos communes ne manquent pas le rendez-vous des traditionnelles réceptions des vœux de nouvel an. C’est l’occasion pour le pouvoir local de réunir l’ensemble du personnel communal, les édiles et les amis proches. On y exprime ses vœux certes, mais la tribune offre l’occasion aux bourgmestres de faire le point sur l’année écoulée et de se projeter dans l’année à venir.
Mais cette fois, pour certains, le rendez-vous aura sûrement un autre goût. En effet, les bourgmestres sur le départ, vont s’adresser une ultime fois à leur personnel. Nul doute qu’ils auront un pincement au cœur.

Saut de puce

L’histoire raconte que les almanachs sont issus des ouvrages liturgiques. Ces livres-calendriers étaient d'abord utilisés par une certaine élite sociale lettrée. Leurs usages deviennent courants quand leurs formats se réduisent et qu'ils sont plus largement diffusés, jusque dans les campagnes. Les almanachs remporteront un vif succès jusqu’au XXe siècle. S’ils propagent des informations savantes, ils colportent aussi des dictons qui ne manquent pas d’originalité. Voici quelques perles que nous ne résistons pas à vous livrer : Noël porte l'hiver dans sa besace ; quand il ne l'a pas devant, il l'a derrière – à la sainte Luce, les jours rallongent d'un saut de puce –  La neige des Avents a de longues dents – Quand on mange le gâteau au chaud (la bûche de Noël), on mange les oeufs (de Pâques) derrière le fourneau – Quand à Noël tu prends le soleil, à Pâques tu te rôtiras l'orteil – Qui demande l'hiver avant Noël en aura deux, ou encore : En décembre, fais du bois, et endors-toi. Et pour finir, plus chantant :  Tel Avent, tel printemps ou  Noël en tonnerre tue l'hiver.

Question d’accessibilité

Il est « inconcevable » dans les pays du Nord qu’un bâtiment public puisse être inaccessible à quelque public que ce soit, ce qui se vérifie aisément lorsque l’on est sur place.
C’est au tournant du vingtième siècle que s’est imposée l’idée d’immeubles accessibles à tous. Toutefois, notre pays est loin de rivaliser avec l’avance des pays nordiques. En matière d’accessibilité des villes et du domaine bâti, une tâche immense reste à accomplir. Même si le « processus d’accessibilisation » avance, il reste un combat. Trop souvent cette question d’accessibilité spécifique reste accessoire, voire « en option ».  

Voirie : pouvoirs

La mobilité est une préoccupation croissante des pouvoirs locaux. Plusieurs enjeux y sont liés : sécurité routière, qualité de vie, accessibilité des localités, capacité de développement…
Les plans communaux de mobilité fleurissent un peu partout, mais ce nouvel outil de gestion ne doit pas dissimuler les principes de base et les responsabilités des communes en matière de voirie. La bonne volonté paulitique est une chose, mais les obligations qui incombent aux gestionnaires communaux est une réalité qu’ils ne doivent pas oublier. Par exemple, le déneigement et le sablage sont une mesure qui s’impose pour neutraliser le danger. Si la commune s’abstient d’intervenir, elle met sa responsabilité en cause et, en cas d’accident de route, la jurisprudence est de plus en plus sévère par rapport aux obligations qui incombent aux gestionnaires de voirie. Les voiries sablées tardivement ou les déneigements négligés peuvent coûter cher à la caisse communale. Il ne faut pas l’oublier.

L’arbre fédérateur

Les organisateurs de la décade «D’arbres en art’bres» ont réussi un tour de force. Outre la brillante organisation d’un programme riche et varié sur le thème de l’arbre, ils sont parvenus à drainer plus de 1500 personnes au Moulin Klepper, cela en quelques jours. Sous l’impulsion de l’équipe dynamique de Natagora, un ensemble impressionnant de partenaires privés et publics se sont regroupés pour transformer une belle idée en un événement.
Au fil des jours, il a été question de sensibilisation, de protection, d’histoire et de poésie des arbres avec des signatures comme celles de Stassen, Hausman, Buzin, Fagniart, Bolly…

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