Herbeumont
Au bout de la rue du Château
CHÂTEAU FORT
Jusqu’au xiiie s., Herbeumont faisait partie des terres d’Orjeo. En 1268, Herbeumont est affranchi à la loi de Baumont pour devenir ban et ville d’Herbeumont avec érection en seigneurie autonome. La construction du château se place après 1268. La forteresse verrouille et commande le carrefour de deux chemins venant de France pour gagner le nord, l’un de Sedan, l’autre d’Ivaix-Carignan. L’épaisseur des murs de la forteresse a été renforcée plusieurs fois, du xiiie au xviie s., suite au développement de l’artillerie. Le château a été détruit le 21 août 1657 par les troupes de Louis XIV commandées par le maréchal de la Ferté. Le site et les ruines font partie du « Patrimoine exceptionnel de Wallonie ».
Organisation : Claude JACQUES (Les Amis du Château)
Ouverture : sam. et dim. de 10 h à 12 h et de 13 h 30 à 16 h
Animations : visite guidée des ruines du château féodal de l’ancienne seigneurie d’Herbeumont
Renseignements : 061 41 26 12.
Neufchâteau
Circuit des cimetières militaires et monuments funéraires
En ce début d’août 1914, les événements se précipitent un peu partout en Europe. Le 4 août, les Allemands ont franchi la frontière. Rapidement, ils vont marcher sur Liège, puis atteindre Bruxelles le 20 août. Durant cette période, notre région reste une sorte de no man’s land privilégié où les patrouilles adverses - françaises et allemandes - se croisent dans des péripéties tantôt pittoresques, tantôt dramatiques. Cette période d’attente et d’incertitude, pleine de rumeurs confuses, prendra fin brutalement le 20 août 1914 aux portes de Neufchâteau. Ce jour-là, la 21e division d’infanterie allemande, tête de pont de la 18e armée du Kronprinz, se heurte à la 9e division de cavalerie française. Le combat laissera quelque 950 victimes sur le terrain. Deux jours plus tard, le Corps Colonial français affrontera la 18e armée allemande (28 000 hommes !) à Neufchâteau. La bataille, qui prend place parmi les grandes batailles du 22 août dans le sud Luxembourg (avec Luchy, Maissin, Rossignol, etc.), laissera plus de 3000 victimes côté français et 4300 côté allemand.
Les cimetières militaires et monuments funéraires relatifs à cette période vous seront proposés à la découverte : le cimetière franco-allemand de la guerre 1914-1918 (en quittant Neufchâteau, dans la direction de Florenville) avec son entrée en schiste et son agencement très particulier; le monument allemand de 1917 en schiste; le cimetière militaire de Malome qui rassemble les corps des victimes françaises et allemandes des combats des 20 et 22 août à Longlier-Hamipré et Neufchâteau (édifié en 1917 par les Allemands, on y a transféré après la guerre les corps non rapatriés des soldats à l’origine enterrés dans les huit cimetières militaires qui entouraient Neufchâteau); le mémorial de la Justice à Hamipré et les tables d’orientation (aménagé sur le site de l’ancien cimetière créé après le combat du 20 août, il rappelle le souvenir des 600 fantassins français tombés sur la colline entre Longlier et Hamipré); le monument au «87e», sur la place de Hamipré, non loin du monument aux fusillés civils; la chapelle Gourdet, ou de Balaclava, route de Martelange à Longlier; la chapelle Notre-Dame à Molinfaing, édifiée par toute la population à la suite des exactions allemandes commises dans la nuit du 20 au 21 août 1914; le mausolée allemand aux abords de Nolinfaing, reste du cimetière militaire aujourd’hui désaffecté. À voir aussi, devant le palais de justice de Neufchâteau, la plaque commémorative aux victimes civiles et militaires.
Organisation : Louis LEJEUNE (Cercle Terre de Neufchâteau)
Animation : circuit au départ de l’hôtel de ville de Neufchâteau, sam. et dim. à 14 h.
Renseignements : 061 27 78 31 de 9 h à 17 h.
Tintigny
Circuit en bus des cimetières militaires (en collaboration avec Étalle et Musson)
Le vaste cimetière « À l’Orée de la Forêt » fut érigé par les Allemands dans le courant de l’année 1917 en même temps que le cimetière «du Plateau», situé sur la route de Neufchâteau, et que le cimetière «Est», sur la route de Marbehan, ce dernier ayant aujourd’hui disparu. Quelque 2.500 morts militaires tués le 22 août 1914 sont rassemblés ici. Le «Monument aux Marsouins» fut érigé sous l’égide de M. Feumette, un industriel parisien qui avait perdu son fils unique lors de la bataille du 22 août 1914. Il se suicidera sur la tombe de ce dernier. Érigé par les Allemands à partir de mai 1917, le cimetière militaire du Radan (1914- 1918) regroupe 527 militaires français et 298 militaires allemands victimes des combats acharnés de Bellefontaine du 22 août 1914. Ce jour-là, de nombreux régiments d’infanterie, de chasseurs à cheval, d’artillerie de la 4e Armée française disputèrent férocement le village de Bellefontaine aux régiments de grenadiers, de chasseurs à cheval et d’artillerie de la 5e Armée allemande commandée par le Kronprinz. Ce fut une victoire française, mais inutile en raison de la tragique défaite du corps colonial le même jour à Rossignol.
Organisation : Mylène NEY (Commune de Tintigny en collaboration avec le Cercle d’histoire locale)
Ouverture : sam. de 14 h à 18 h et dim. de 10 h à 12 h et de 13 h à 18 h
Animations : trajets en bus vers les différentes destinations au départ de la gare de Marbehan
Adresses précises des lieux des activités : Commune de Tintigny, Rossignol : rue de Neufchâteau (Cimetière à l’Orée de la Forêt) - Commune de Tintigny, Bellefontaine : rue de la Bourbouleuse (Cimetière du Radan)
Renseignements : 063 44 02 15.