à l’occasion de la semaine de la mobilité, les enfants des
villages de Louftémont, Anlier, Vlessart et Behême ont enfourché leur vélo pour se rendre à l’école. Même si l’enthousiasme général l’emportait, chacun a pu mesurer les problèmes de sécurité. Les voitures sont nombreuses sur les routes et roulent vite. Le constat n’est pas nouveau. Prendre le vélo pour aller à l’école semble plus dangereux qu’il y a quinze ans. Pourtant les enfants ont particulièrement apprécié cet exercice matinal.
Pas facile de prendre le vélo pour aller à l’école !
Mercredi dernier, nous étions à Louftémont pour vivre l’arrivée des jeunes écoliers à vélo. Si par le passé, ce mode de locomotion était courant, aujourd’hui ce n’est plus le cas. La majorité des enfants se rend à l’école en voiture.
à l’initiative de quelques parents, les enfants des classes du primaire ont été invités à faire leur parcours « maison-école » à vélo. Mais dans ce coin de la commune de Léglise, l’implantation scolaire est en pleine campagne, située entre quatre villages : Louftémont, Anlier, Vlessart et Behême (NDLR : l’école est située presque à cheval sur la frontière entre les communes de Léglise et Habay) et se rendre à l’école à vélo n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît pour certains enfants. à Behême par exemple, la route nationale cause beaucoup d’insécurité. « Pour les autres villages, le problème ne se pose pas, explique Annie Son, une des mamans qui militent afin d’encourager le vélo comme moyen de locomotion pour se rendre à l’école. La voiture, c’est confortable, mais cela engendre aussi de l’inconfort et de l’insécurité autour de l’école.»
Il faut avouer que les cyclistes en herbe affichaient un grand sourire mercredi matin. Malgré la brume matinale et la fraîcheur, le soleil offrait un superbe paysage et l’air exprimait une certaine douceur de vivre. Si à l’arrivée à l’école le convoi cycliste s’apparentait à une vraie expédition, au moins cela avait un goût de fête et l’on ne reprochera à personne d’avoir pris trop de mesures de sécurité. Cette année, plus des deux tiers des enfants du primaire avaient enfourché leur vélo pour participer à l’opération. « L’an dernier, seulement deux enfants se rendaient régulièrement à l’école à vélo. Cette année, ils sont une dizaine à avoir adopté la formule. C’est notre plus grande satisfaction, ajoute Annie Son. Nous espérons que nous allons pouvoir en décider d’autres.» Et c’est bien tout ce que nous pouvons leur souhaiter et puis, ne dit-on pas que le vélo c’est la santé ?
Ol. Weyrich