Trois cents trente-deux numéros, cela représente plus de vingt centimètres de journaux empilés, mais surtout de belles amitiés, de très nombreuses rencontres et de superbes découvertes.
Ma plus grande satisfaction ce n’est pas d’avoir publié plus de trois cents numéros, c’est d’avoir toujours été à l’heure. L’imprimeur peut en témoigner, chaque lundi midi, le journal était prêt à être imprimé. Toute l’équipe avait fait le forcing durant le week-end pour relever ce défi qui ne cessait de se répéter. Être à l’heure, c’est respecter ses lecteurs et ses annonceurs. Pour moi, c’était une question de principe, et c’est sans doute un des ingrédients qui ont fait la réputation de ce journal.
L’équipe, parlons-en. Sans elle, pas de journal. Même si chacun a toujours travaillé dans son coin, tous ont œuvré au même projet, dans un même but, pour un même document. Certains rédacteurs ont accompagné notre journal depuis ses débuts, d’autres sont montés et sont descendus du train pendant qu’il avançait, d’autres sont montés et ne l’ont jamais quitté… Bref, ce journal c’est d’abord une histoire d’amitié, de complicité entre des camarades qui ont travaillé à faire vivre un périodique, mais c’est aussi une immense toile qui fait le lien entre des habitants d’une même région. Ce morceau de papier a fini par devenir un peu plus que ça. L’info, c’était l’un de ses liens qui reliaient les habitants de notre région, jeunes et moins jeunes, car L’info avait cela de magique que nous le lisons tous, sympathisants ou non. Il fallait le lire.
Ce que je retiens de ce journal, c’est l’outil formidable qu’il était. Défendre une opinion, faire passer un message, lancer une invitation, partager de belles photos, raconter un événement, se faire l’écho d’une anecdote… il était un moyen de communication si pratique et si utile.
Je garde également le souvenir de belles rencontres, aussi nombreuses que variées, de soirées de discussions interminables, de quelques bières d’Orval dégustées au coin du feu, de débats interminables où personne ne finit par avoir raison, d’engueulades téléphoniques même ! Après tout, un vrai journal doit susciter le débat et la réflexion. Ce serait trop facile si on était tous toujours d’accord…
Des regrets, je n’en ai pas. La rédaction a toujours été à l’écoute de tous, elle s’est toujours voulue ouverte et accessible. Une fin ? Il y en a toujours une, même dans les plus belles histoires. Pourvu que L’info en ait été une pour vous aussi.
Un dernier mot ? Merci. Merci à vous, lecteurs, qui avez été si fidèles, merci à vous, annonceurs, qui avez aidé sérieusement à la publication de ce journal, merci à vous collaborateurs et amis, qui avez permis que se réalisent trois cent trente-deux fois le miracle de la parution !