Le « mazout », voilà le coupable. C’est lui la cause de notre morosité, celui qui nous donne des sueurs, qui joue avec nos nerfs : « Une fois il monte, une autre fois il descend .» Quoique ce dernier temps, on l’ait vu plus souvent monter que descendre… Le mazout est partout : dans tous les journaux, à la télévision, à la radio… dans toutes les bouches, même celle du voisin ! Pas un jour ne passe sans qu’on l’évoque, qu’on parle de lui, qu’on étale notre écœurement face à son prix d’achat et le trou qu’il creuse dans le portefeuille des ménages ou le budget des écoles.
On sait que le mazout pollue, mais on ignorait qu’il polluait à ce point notre vie. Aujourd’hui, il infeste tout, toutes nos discussions au magasin, à la banque, dans la rue… Il s’invite même à table, continuellement, sans prévenir et particulièrement quand vous avez des invités. Bref, c’est l’overdose. Le mazout est partout et c’est la nausée. Il ruine le moral, plombe le pouvoir d’achat et absorbe un « max » d’argent !
Le problème avec le mazout, c’est qu’on le vit toujours comme une fatalité. Qu’il s’agisse d’une marée noire sur les plages ou de son prix
à la pompe, quand la catastrophe survient, on ne cesse de parler d’elle. Puis les semaines passent et le mal s’atténue jusqu’à la fois suivante.