NavigationRevue de PressePartenairesTourisme & hébergementServicesCommercesOuverture de session |
Bientôt nicheuse chez nous ?Début mai, des ornithologues découvrent un couple de grues cendrées en Ardenne. Un peu plus tard, les échassiers paradent. Un espoir fou naît sur le plateau de Saint-Hubert…
Quand le plus lourd des échassiers d’Europe, connu surtout pour ses vols migratoires impressionnants ponctués de coups de trompette, se pose en Belgique, c’est toujours un grand moment pour ceux qui en sont témoins. Cela n’a lieu qu’occasionnellement pendant la migration. Rares sont les cas d’hivernage.
Aucune trace de nidification ancienne de la grue n’est connue en Belgique. Par contre, l’espèce a niché en France jusqu’au xixe siècle. Aux Pays-Bas, elle aurait niché jusqu’au xviie siècle. La protection des sites et l’aide apportée aux populations depuis quelques décennies portent leurs fruits avec l’augmentation des populations. Si l’on regarde les cas de réinstallation à l’étranger – la France et les Pays-Bas ont connu respectivement leurs premières nidifications récentes de l’espèce en 1985 et en 2001–, on constate que l’on a d’abord des individus mi-erratiques, mi-fixés pendant une période d’un ou trois ans avant la nidification. Comme tous les grands oiseaux, les grues atteignent tardivement leur maturité sexuelle, soit vers l’âge de six ans. L’éventualité d’une nidification future ne peut donc être exclue.
Louis Bronne (Sources : Natagora, le magazine couleur nature, n:9, sept. oct. 2005) Des retours à prévoir ? Le projet Life dont Gérard Jadoul est le coordinateur peut être vu comme un prototype de ce qui devrait se faire sur d’autres sites Natura 2000. « Si Natura 2000 se fait comme il se doit, explique enthousiaste Gérard Jadoul, on devrait voir d’autres retours d’espèces. » Les naturalistes pourraient donc être amenés dans les années à venir à repérer des espèces remarquables ou à tout le moins nouvelles… Puis il tempère son enthousiasme : « Il est cependant primordial qu’ils adoptent un comportement adéquat. » La première chose à faire est de ne pas le crier sur tous les toits : « S’ils l’annoncent à cor et à cri sur Internet, l’info arrive rapidement à un paquet de gens passionnés… mais aussi à des passionnés nettement pervers. » Et d’illustrer ces perversions par le vol d’œufs de cigogne noire constaté l’an dernier dans un nid qu’il suit ! Le mieux en cas de découverte majeure est de prévenir directement le chef de cantonnement de la Division Nature et Forêt (DNF) de la Région wallonne qui prendra les dispositions nécessaires. Il est d’autant plus important au début d’être discret que situation nouvelle rime généralement avec absence d’outils efficaces pour la contrôler. Devenez membre de Natagora et recevez six fois par an le magazine couleur nature. Renseignements : 081 83 05 70 ou www.natagora.be By Olivier Weyrich at 05/12/2005 - 16:31 | Edition 281 | Nature | Ornithologie | printer friendly version
|
RechercheAnnonces ArdennesAnnonces RégionalesSyndication |