La bibliothèque communale de Neufchâteau, le Ciné-Club Moulin Klepper, le Centre culturel et l’accueil extrascolaire organisent un week-end d’activités gratuites à l’intention des familles.
Le programme des festivités commencera le samedi 17 décembre à 11heures à la Bibliothèque communale avec De belles histoires.
Un spectacle de contes pour enfants de 5 à 12 ans et pour ceux qui sont restés de grands enfants. Cette activité est proposée par la Section Arts de la parole de l’académie de Bertrix. Huit contes et histoires burlesques, tendres et émouvantes. Un rendez-vous avec des monstres, des dragons, des fées et d’étranges animaux marrants. Les titres sont évocateurs : La grand-mère qui savait parler au dragon, Un mouton en ville, Pauvre verdurette, Ce déluge qui noya la terre indienne ou plus classiquement Le chat botté. Neuf comédiens amateurs vous prendront par la main pendant une petite heure d’évasion et de sourire. Laissez-vous tenter…
Le dimanche 18 décembre à 15 heures au Moulin Klepper : cinéma pour toute la famille avec la projection du film La marche de l’empereur de Luc Jacquet.
Il était une fois en Antarctique
Dans l’océan, le manchot empereur tient plus du dauphin que de l’oiseau qu’il est pourtant. Puissant, fluide, d’un coup de reins il jaillit des profondeurs comme une torpille, glisse adroitement sur la glace, se relève et finit par se camper debout sur ses pattes. Devenu marcheur maladroit, l’oiseau est désormais à la merci du moindre obstacle. Quelle raison ou quel destin peut donc bien pousser ce drôle d’oiseau nageur à quitter l’eau glacée où il évolue avec autant de grâce? Une seule, primordiale, essentielle : la survie de sa propre espèce. Mais dans l’Antarctique, les lieux éligibles sont rares car, en hiver, sur la largeur de 100 à 200 km autour du continent, la mer gèle. D’un côté, au Nord : de la glace de mer, l’océan et sa nourriture; de l’autre, au Sud : la banquise, désertique mais stable. Entre les deux, il y a l’empereur qui marche. Qui marche à travers des centaines de kilomètres d’hiver et de dangers. Qui marche à n’en plus finir entre la nourriture et son petit qui a faim. La marche de l’empereur raconte son épopée… Prouesse technique autant qu'artistique, ce film devrait sans peine réconcilier toute la famille avec le documentaire animalier, parfois et à tort, synonyme de longueur et d'ennui mais qui avait déjà conquis le cœur du public avec des films comme Le peuple migrateur de Jacques Perrin.
Ces deux activités sont entièrement gratuites mais vu le nombre limité de places, il est obligatoire de réserver au 061 27 88 67 (bibliothèque communale) tous les jours sauf le jeudi, le samedi après-midi et le dimanche.
P. Dabe
Conseil de lecture :
Pour des fêtes de fin d’année différentes, la bibliothèque communale vous invite à lire ses coups de cœur :
Frères de tranchées
de Marc Ferro, Malcolm Brown, Rémy Cazals, Olaf Mueller.
édition Perrin.
A l'hiver 1914, après plusieurs mois de marche, des soldats se sont trouvés immobilisés dans des tranchées improvisées. De chaque côté, l'ennemi a pris un visage, celui d'un homme, comme vous. Comme vous et moi, à la moindre pause, il boit, il rigole. Bientôt, d'une ligne à l'autre, on s'envoie chocolat, cigarettes, on partage alcool et bière sans
s'occuper de la couleur de l'uniforme, à l'Est comme à l'Ouest. Cette manière d'oublier la guerre, le temps d'un Noël ou d'une fête de Pâques, c'était aussi une façon de l'humaniser quand les ennemis se retrouvaient frères. Mais la guerre ne les a pas
oubliés, elle a sanctionné les auteurs, censuré les récits, gommé les souvenirs jusqu'à les réduire à des faits divers, symptômes des malheurs du temps. Les textes de ce livre, rédigés par les meilleurs spécialistes, font à nouveau entendre les raisons et les échos de ce cri poussé contre des offensives inutiles par des combattants valeureux, qui n'en pouvaient juste plus.
Un éclairage historique unique sur « la Grande Guerre ».
Peur sur la ferme
de Sophie Dieuaide ; illustrations de Vanessa Hié. édition Casterman. Collection Cadet.
Un livre pour enfants où les personnages d’animaux se prêtent à toutes les formes de l’humour, dans les textes comme en images. Un polar écologique. Dans Peur sur la ferme, on rencontre une poule serial-killeuse, un chien, Rex, le préféré du maître, pour narrateur qui occupe une position centrale dans la ferme. Le récit est original et décalé car soumis à l’angle de vue et aux références du chien-narrateur, notamment à son obsession principale : manger.
Incroyable mais belge !
De Marc Pasteger. édition de Fallois.
Un florilège de plus de cinquante histoires insolites, mystérieuses ou dramatiques qui sont arrivées à des Belges ou en Belgique. Un prêtre assassine ses paroissiens afin de régler ses dettes de jeu…Un homme installe son appartement dans un caveau…Un autre passe ses vacances avec le fantôme d’une jolie jeune femme…Roger Pierre sauve une spectatrice du suicide sans le savoir…Autant de récits savoureux que l’auteur déploie dans une langue agréable et cocasse qui prouve que nous habitons un pays inclassable.
Les vacances de M. Hulot
De Jean-Claude Carrière d’après le film de Jacques Tati.
La réécriture sous forme romanesque du scénario de ce chef-d’œuvre du cinéma burlesque. L’ouvrage rehaussé des illustrations de Pierre étaix est une bouffée de bonne humeur et de nostalgie au cœur de l’hiver.
La silhouette dégingandée de M Hulot se promène au fil du récit dont Jacques Tati lui-même a dit : « J’avais fait un film. On en tirait un roman. Et je peux dire que si j’avais voulu faire un livre des Vacances de M. Hulot, j’aurais aimé qu’il ressemblât à celui-ci.»