De l’Australie à la Suisse, au départ de Lahérie
Thibaut Poncin, originaire de Lahérie, raconte son périple à travers le monde. C’est via un outil de dialogue en direct sur Internet que Thibaut a répondu à nos questions, depuis la Suisse.
Thibaut a 23 ans. Il est diplômé en langues et littératures germaniques. Il nous nous raconte son périple en Australie, en Allemagne, puis Espagne et enfin en Suisse.
L’info : Comment t’est venue l’idée de partir pour l’Australie ?
Thibaut Poncin : L’Australie a toujours été un rêve pour moi, depuis que je suis tout petit. C’est vers l’âge de 16 ans, lorsque j’ai décidé des études que j’allais poursuivre, que m’est venue l’idée d’un voyage en Australie après ma rhéto. J’ai donc combiner les deux !
L’info : Combiner les deux ?
T. P. : Je veux dire, vivre mon rêve et préparer mes études de langues. J’ai fait une seconde rhéto en 1999 en Australie, à Brisbane pour être précis.
L’info : Et c’est comme cela que ton envie de voyages a commencé ?
T. P. : Oui, on peut dire cela. Car après avoir fait ce long voyage, on a envie d’en faire un autre. Je ne résiste pas à l’envie de découvrir plein de choses en tout cas ! C’est pourquoi, directement j’ai été travailler comme « garçon au pair » à Rosenheim près de Munich. Et tout s’enchaîne avec mes études ! Je fais une année en Erasmus à Bonn… où j’ai rencontré ma copine. Et récemment, je viens de terminer six mois comme assistant d’un professeur de français à Séville, en Espagne. Pour finir, début avril, j’ai rejoins ma copine qui habite en Suisse.
L’info : Qu’est-ce qui motive cet itinéraire et cette envie de découverte ? La culture, les populations, le climat, la géographie… ?
T. P. : Surtout la culture. Mais aussi l’envie de découvrir la façon de vivre, les paysages, le climat, la nourriture…
L’info : Et ce qui vous attire le plus dans tous ces périples ?
T. P. : C’est vraiment l’envie de voir comment les gens vivent ailleurs. Ce qu’ils ont de différent par rapport à nous, mais aussi ce qui nous rapproche malgré nos cultures si diversifiées. J’observe que, malgré nos différences, on a toujours des points communs, mine de rien...
L’info : Un peu comme une démarche sociologique ?
T. P. : Si on veut, mais je n’y vais pas pour faire des études! Plutôt pour découvrir notre humanité dans sa grandeur et ses différences. Pour profiter des rencontres au jour le jour… Mais pour découvrir la diversité des climats et des paysages, surtout dans des pays comme l’Espagne ou l’Australie.
L’info : Et ces pays, que vous ont-ils apporté personnellement ?
T. P. : Je dirais une certaine tolérance. On apprend à comprendre les différences et à les accepter. Un peu comme une démarche humaniste. Car quand vous êtes à l’étranger, vous n’avez pas trop le choix. Vous devez aller vers les gens, car eux ne viennent pas nécessairement vers vous. Surtout dans des pays comme l’Australie ou l’Allemagne ! Pour moi, il y a déjà une grosse distinction entre l’Australie et les trois autres pays. Ou disons qu’il faut faire une grosse différence entre Europe et Australie. Cette dernière possède une mentalité plus anglo-saxonne. Ensuite, des différences entre les pays européens eux-mêmes. Je crois que les clichés qu’on se construit sur les habitants des différentes nations ont toujours un fond de vérité.
L’info : C’est-à-dire ?
T. P. : C’est simple : les Espagnols sont cool et relax. Les Allemands froids et très respectueux. Et les Suisses…très ponctuels!
L’info : On verse presque dans la caricature !
T. P. : Oui, je sais. Mais les constats sont quelquefois frappants. Par exemple, certains Australiens ne savent pas que la Belgique existe; en Suisse et en Allemagne, les rues sont très propres, à l’inverse de l’Espagne.
L’info : Et si tu ne devais retenir qu’un pays ?
T. P. : Je ne veux pas en retenir un seul. J’ai aimé tous les pays où j’ai vécu. Il faut juste essayer d’en tirer le meilleur, ne pas se focaliser sur les choses qui nous dérangent.
L’Allemagne m’a plu car les habitants se respectent mutuellement et respectent les biens communs. Des Espagnols, je retiens leur tolérance et leur ouverture d’esprit. Les Australiens pour leur optimisme, et pour la Suisse, eh bien je n’y suis pas encore depuis assez longtemps…
L’info : On va dire, la Suisse et l’amour ?
T. P. : On peut dire cela, en effet… (rire). En tout cas, un autre moment gravé dans ma mémoire, c’est la grande barrière de corail, en Australie. Inoubliable, incroyable ! Je vivais un documentaire en direct. Mais il n’y a rien à faire, un pays qui me procurera toujours un émoi particulier… c’est la Belgique !
L’info : Parce que c’est votre pays ?
T. P. : Je pense que quand on voyage beaucoup, on reste malgré tout toujours attaché à sa terre natale. C’est elle qui a forgé notre culture, une partie de notre caractère... Et puis j’ai beaucoup de souvenirs là-bas. C’est d'ailleurs toujours un plaisir de rencontrer un Belge à l'étranger et de partager des sentiments similaires. J’idéalise sans doute un peu. On oublie ce qu’on n’y aimait pas, et on se concentre sur ce qui nous manque… Ce n’est pas nécessairement le village ou la région, mais plutôt la famille ou les amis. C’est difficile à remplacer… alors que les paysages, cela se remplace toujours !
L’info : Tu reviendras vivre un jour en Belgique ?
T. P. : Bonne question ! Pourquoi pas… Mais il y a tellement de choses à voir encore et à vivre ailleurs. Qui sait ?
Sur cette interrogation, nous avons quitté Thibaut Poncin sur les rives du lac Leman, à Montreux en Suisse, où il est actuellement à la recherche d’un emploi. Alors qui sait, si vous pouvez l’aider. Le monde est petit, dit-on !
Propos recueillis par
Grégory Franceus.
Si vous aussi vous avez des amis, famille, voisins qui se sont rendus dans des pays du bout du monde, et qui pourraient nous faire découvrir leur expérience, n’hésitez pas à prendre contact avec la rédaction de L’Info ou via : info.ardenne.centrale@skynet.be