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Published on L'info (http://www.info-ardenne.com/ardennes)

L’eau est revenue à Verlaine

By Olivier Weyrich
Créé 10/07/2006 - 14:25

L'or bleu n'a jamais aussi bien porté son nom à Verlaine dans le quartier de la chaussée de Namur depuis la fin des années 1970. Plus d'une vingtaine de foyers étaient, depuis lors, privés d'eau par intermittence et à intervalles irréguliers.

Ainsi que nous le signalions dans notre édition du 6 avril, selon nos informations, lors de la remise du réseau d'eau de la commune de Neufchâteau à la SWDE, il a beaucoup été question du problème de « l'eau rouge » d'Hamipré. Mais le cas de Verlaine n'a pas été débattu.
La situation géographique des habitants de Verlaine n'était par ailleurs pas faite pour arranger les choses. « L’eau rare qui nous parvient est fournie par le réseau de la commune de Libramont, commune à laquelle nous n'appartenons pas. Et comme nous votons à Neufchâteau, les élus de Libramont se moquent pas mal de notre problème, et puis, c'est pas leur affaire, c'est bien normal!», clamaient-ils en chœur lors d'une réunion organisée pour sensibiliser la presse, chez Jacques De Decker, qui habite la chaussée de Namur depuis environ cinq ans.
À Libramont, le réseau est encore la propriété de la commune qui vend son eau à un prix attractif. Malheureusement, si les habitants de Verlaine bénéficient de cette eau libramontoise, il n'en est pas de même pour la facturation. Car la commune de Libramont revend d'abord l'eau consommée à la Société wallonne des Eaux (SWDE) qui applique son tarif officiel bien moins généreux que la commune de Libramont.
Nous parlons au passé, puisqu'il y a peu, la situation s'est enfin débloquée, au plus grand soulagement des habitants. Jacques De Decker a joué un rôle prépondérant dans cette interminable lutte. « En 2004, à la veille de Noël, j'ai téléphoné à notre échevin des travaux qui m'a répondu que ce n'était pas son problème, mais celui de la SWDE… Mais celle-ci ne semblait pas au courant du problème. Aux environs de la mi-mars, j'ai eu un entretien  avec M. Rase, ingénieur responsable à la SWDE. Quelques jours plus tard, il est venu se rendre compte de la situation et il a pris conscience du problème.»

à la suite d’un courrier rédigé par les habitants du quartier exigeant la mise en œuvre d’une solution dans les meilleurs délais, une réunion est organisée à l’administration communale.
Lors de la réunion, deux membres du collège étaient présents, de même que trois représentants de la SWDE, MM. Rase, Bertrand et Luthers. « La SWDE nous a fait la promesse de nous fournir de l'eau avec deux barres de pression pour la fin du mois de juin, soit dans un délai de deux mois par rapport à la tenue de la réunion », explique J. De Decker. «Et dans la foulée de la réalisation des travaux qui ont consisté en la pose d'un surpresseur à l’entrée du village, la SWDE a procédé à la pose d'un enregistreur de pression à mon domicile du 23 au 28 juin. Cet appareil a indiqué une pression supérieure à 2 bars, avec une moyenne de 2,4 bars » explique avec précision Jacques De Decker.
Et de conclure : « J’ai le sentiment d’avoir été entendu et écouté par les responsables de la SDWE. Grâce à eux, une solution a pu être réalisée dans des délais raisonnables. Il va sans dire que ces personnes ont droit à notre gratitude. Quant à nos responsables communaux, ils nous ont bien déçus car, durant deux législatures, ils n’ont rien tenté ! Il a fallu la pression de la presse et l’énervement de la population locale à quelques mois des élections pour que l’on s’occupe de nous!»
L’histoire finit donc bien. Les habitants de la chaussée de Namur à Verlaine peuvent désormais faire leur lessive et leur vaisselle, prendre une douche ou un bain sans se soucier d'une imprévisible coupure!

Benoît Gueuning

 


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