Le ciel n’est jamais sans nuage… Il faut six enfants pour ouvrir une classe destinée à des enfants handicapés de notre région. La rentrée est là, et le nombre requis n’est pas atteint.
Nous relayons l’appel pour soutenir Louis et ses amis. Louis, malgré sa maladie génétique qui éraille le bon fonctionnement de ses yeux, de ses reins et de son cerveau, est aujourd‚hui un enfant de 7 ans, sociable, qui aime la musique et qui, à sa manière, a le sens de l’humour. Il ne devait pas marcher et il marche. Il ne devait pas voir et il voit et ce, bien qu’il ait déjà été opéré deux fois à chaque oeil de la cataracte et qu’il souffre de strabisme. Si Louis est ce qu’il est, c’est grâce à sa grande soeur Victoria, à ses parents et à sa grand-mère Sophie Jacques, qui par son dynamisme et sa ténacité a su frapper à la bonne porte et mettre ses efforts au bon endroit. Depuis la naissance de son petit-fils Louis, qui habite la commune de Vaux-sur-Sûre et qui est gravement touché par le syndrome de Lowe, Sophie Jacques s’est intéressée de près au Centre éclore de Sainte-Ode. Ce centre mis sur pied il y a quelques années par les docteurs Magotteaux et Piron s’occupe de la consultation médicale spécialisée, de la prise en charge thérapeutique et de la rééducation d’enfants handicapés. La cellule par quoi, en somme, tout a commencé. L’élément déclencheur Depuis qu’il est en âge d’être scolarisé, Louis prend le bus, au départ de Vaux-Sur-Sûre, jusqu’à l’Institut d’Enseignement spécial primaire de la Communauté française de Marloie. Soit une distance de 60 km. Par jour, il comptabilise quatre heures de transport. Une lourde charge pour un enfant qui a les os fragiles. Afin d’alléger ce poids, Sophie Jacques a commencé à évoquer, il y a trois ans, l’intérêt d’une classe de proximité pour Louis et pour d’autres enfants qui vivent le même fardeau que sont ces longs trajets. Le docteur Magotteaux et Jacques Pierre, président de l’asbl éclore accordent à Mme Jacques une oreille attentive. En 2004, tous trois se mettent en quête d’une solution à ce problème. Les suggestions fusent. Un an plus tard, soit en 2005, l’espoir de création d’une classe décentralisée à Sainte-Ode germe. L’aboutissement et les craintes Pour ce projet, chaque intervenant a mis les bouchées doubles. Le docteur Magotteaux, orthopédiste et spécialiste dans la chirurgie infantile, a, en tant que médecin du Centre éclore, porté ce « bébé » à bout de bras. L’implication de M. Pierre, président d’éclore et bourgmestre de Sainte-Ode, est politique et administrative. C’est lui, par exemple, qui a fait toutes les démarches au niveau de la Communauté française. C’est lui qui a mis tout en route pour qu’un étage laissé libre à la clinique de Sainte-Ode soit rafraîchit et aménagé en locaux de cours. M. Mahoux, directeur de l’école de Marloie est, quant à lui, venu clore la bonne marche du projet en donnant son feu vert à l’initiative. Deux institutrices et une puéricultrice sont déjà prêtes à recevoir Louis et ses camarades. Néanmoins comme le ciel n’est jamais sans nuage, un écueil vient d’apparaître en fin de parcours. M. Mahoux, interrogé par notre journal se dit inquiet pour la rentrée. « Je suis allé hier avec les deux enseignantes désignées pour récolter les inscriptions. Le nombre d’enfants inscrits n’arrive pas à six. Autant dire que nous n’avons pas assez d’inscriptions pour ouvrir une classe. Il se peut que les parents attendent peut-être encore l’attestation du centre P.M.S. ou du neurologue pour pouvoir inscrire leur enfant. Je l’espère.» Souhaitons que le vent tourne et que la classe d’enseignement primaire spécialisé de type 4 puisse, comme prévu, ouvrir ses portes à Sainte-Ode. Appel est lancé aux familles et aux enfants à qui cette école spéciale pourrait rendre de grands services.
C.Leyder