Mieux connaître ma commune

La préparation des élections

 

 

Thierry Bouillon
 
Eddy Jacquemin
 
 

 

C’est en toute quiétude et en toute sérénité que se déroule, à Libramont, l’organisation des prochaines élections communales et provinciales du 8 octobre prochain. Du moins, au niveau administratif ! En effet, que ce soit du côté du secrétaire communal, Eddy Jacquemin ou du côté de Thierry Bouillon, chef du bureau de la population, on s’achemine vers la date fatidique sans appréhension. Même le président du bureau principal, qui pour nous est sorti de l’ombre, se montre confiant. Une question de rodage sans doute… L’Info : Le citoyen sera bientôt sollicité pour aller exprimer son choix sur différents candidats et listes en présence. Pour vous, sur le terrain, à un niveau strictement administratif, depuis quand avez-vous commencé à préparer ces élections ? E. Jacquemin : Nous avons commencé en juillet dernier. Deux représentants de chaque commune de la province de Luxembourg ont été conviés à une réunion à la mi-juillet avec la cellule responsable des élections de la Région wallonne, à Namur… Ces deux personnes sont le secrétaire communal et la personne qui s’occupe du service élections, en l’occurrence, chez nous, Thierry Bouillon. L’Info : Suite à cette réunion à Namur, quel a été le cours des évènements ? Th. Bouillon : Nous avons dû, notamment, désigner un président du bureau principal à la commune. L’Info : Selon quels critères ? Th. B. : Il fallait d’abord que cette personne puisse s’organiser et donc être assez flexible car ce poste représente un investissement de temps et de travail important. Ensuite, il fallait que cette personne soit connue du greffe qui doit donner son aval. Ce poste a été confié à Gérard Piron. L’Info : Où en êtes-vous au niveau des convocations qu’attendent tous les électeurs ? Th. B. : Nous devons les recevoir de l’entreprise où nous les avons faites faire d’ici un jour ou deux. Dès réception de celles-ci, nous allons nous atteler aux vérifications. Voir si toutes les données s’y trouvent bien : nom, prénom, adresse… L’Info : Combien y a-t-il d’électeurs à Libramont ? Th. B. : Exactement 7301 électeurs. L’Info : Le ministre Ph. Courard a apporté quelques modifications pour ces élections. Pour vous, est-ce que cela a entraîné des changements ? Th. B. : Pas vraiment. L’accompagnement des personnes à mobilité réduite au bureau de vote aurait pu nous amener une surcharge de travail. Cela n’a pas été le cas. Je pense que, même par le passé, les lieux de vote étaient réfléchis en fonction de tous. De toute façon, même si une de ces personnes a un problème, le président du bureau de vote peut ce jour-là encore apporter une solution. Le jour des élections, nos bureaux sont ouverts de 8 h à 13 h afin de parer aux soucis de dernière minute. L’Info : M. Piron, vous êtes pour la première fois président du bureau principal à la commune. Quel était votre prédécesseur ? Dans quel état d’esprit avez-vous répondu à la demande qui vous a été faite ? G. Piron : Mon prédécesseur était M. Jacquemin, père de l’actuel secrétaire communal. Ce dernier est d’ailleurs repris comme secrétaire dans la composition du bureau. Accepter ce poste est, pour moi, une forme de participation citoyenne. J’avais déjà eu à assumer d’autres postes lors d’élections précédentes. Professionnellement, je suis responsable de la gestion d’une entreprise. Je suis, de plus, magistrat au tribunal du travail, ce que l’on appelle communément juge social. Il me semblait normal d’endosser la responsabilité que l’on m’a confiée. Je vais agir dans la continuité de ce qui a été fait précédemment. L’Info : Quelles missions vous sont attribuées ? G. Piron : Il y a, au préalable, tout un travail de préparation. C’est l’établissement de toute une procédure. Il y a de plus, venant de la Région wallonne, une documentation importante à compulser. Composer le bureau et faire le choix de ses membres est également un rôle qui incombe à ma fonction. Le bureau est composé de six membres : un président, un secrétaire et quatre assesseurs. En plus des nombreux bureaux de vote, quatre bureaux de dépouillement ont également été constitués. Le 7 septembre, il a fallu signer la réception des listes et procéder à leur validation. Toutes des tâches dont le citoyen ignore, en général, l’existence. Et le travail n’est pas terminé…

Propos recueillis par C. Leyder.