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La fête de la terre2e édition de « La fête de la Terre » ce dimanche 4 septembre à Behême. En tant qu’exploitant forestier aguerri, François Barchon a toujours travaillé avec des chevaux de trait. Il possède actuellement quatorze magnifiques spécimens aussi vaillants que racés. Toujours à l’affût de nouvelles expériences équines, François Barchon a tenté l’expérience du croisement entre des juments ardennaises et des ânes du Poitou. Lancé il y a quatre ans, ce projet a abouti dans un premier temps à la naissance de neuf mules «ardennaises» issues du croisement avec onze juments. Puis dans un second temps, une mule supplémentaire a rejoint le troupeau. Les premiers tests sur le terrain sont concluants. Selon l’exploitant forestier, la mule serait plus endurante et plus maniable que le cheval et développerait une puissance supérieure (estimée à 1,5 fois celle du cheval). Un peu d’histoire Riche d'un passé militaire glorieux sous Napoléon d'abord, dans l'armée belge ensuite, l'ardennais fut, jusqu'en 1930 environ, un cheval de trait léger et rapide. C'était jusqu'alors un cheval « tractionneur», robuste, mieux connu sous une appellation locale, le «Mathieu», du nom d'un célèbre marchand de la province de Luxembourg. Au cours du dernier quart du xixe siècle, l'ardennais belge va subir une transformation profonde sous l'effet de nombreux croisements avec le brabançon (cheval de trait Belge de type lourd). Le cheval ardennais grandit et ses masses musculaires s'épaississent. Il devient progressivement un cheval agricole au pas lent. C'en est fini du cheval ardennais «tractionneur». L'ardennais belge de la seconde moitié de notre siècle ressemble à s'y méprendre à un Brabançon si ce n'est qu'il est de plus petite taille, a une tête plus expressive et un tempérament plus vif. La mécanisation de l'agriculture le confine alors dans un rôle d'animal de compagnie sans vocation économique. Afin de développer ses débouchés pour l'attelage, des croisements sont effectués avec des arabes. Les produits de la première génération (50% de sang arabe), appelés ARATTEL, sont croisés avec des ardennais. Les produits de ce croisement (2e génération à 25% de sang arabe) sont à nouveau croisés avec des ardennais pour donner des produits de 3e génération (12,5 % de sang arabe) aptes à se reproduire entre eux, nouveaux ardennais d'attelage, répondant aux attentes d'une population croissante d'utilisateurs. Fête de la terre Afin de mettre en valeur son cheptel et de redonner vie à des activités ancestrales. François Barchon a mis sur pied en 2003, la 1re édition de la Fête de la terre qui a réuni plus de 1500 participants. Cette année, en unissant ses forces avec celles de l’association des jeunes de l’ancienne entité d’Anlier, François espère accueillir plus de 3000 personnes à l’occasion de la 2e édition. Et évènement exceptionnel, en première mondiale, des mules ardennaises seront présentées au travail. Sur plus de 20 hectares, le programme présentera les diverses manières de travailler la terre. L’espace de démonstration sera séparé en deux parties. D’un côté le travail traditionnel (labourage, hersage…) avec des méthodes ancestrales (mules et chevaux ardennais en démonstration). De l’autre, le même type de travail avec des outils plus modernes (plusieurs générations de tracteurs des plus anciens aux plus récents). De plus, un circuit de 25 kilomètres sera proposé aux cavaliers et aux attelages professionnels ou touristes. De quoi découvrir la région sous un aspect original. Pour tous les amoureux du cheval et de la terre ardennaise, rendez-vous ce dimanche 4 septembre dès 8 heures à Behême. P. Dabe (d’après FTLB).
By Olivier Weyrich at 01/09/2005 - 15:13 | Régional | Edition 274 | Léglise | printer friendly version
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