Objectif proximité

« PPP » et « PSI », voilà des mots que vous entendez, que vous lisez mais qui sont du jargon pour vous et dont la signification vous échappe totalement.
Rencontre avec Marie Body, le visage du Plan de Prévention de Proximité.

Marie Body
 
 

 

Le Plan de Prévention de Proximité dit « PPP » est né à la suite du PSI (Plan Social Intégré). Le PPP est en quelque sorte l’enfant du PSI. Le 1er janvier 2004, un décret PPP est adopté par la Région wallonne donnant l’approbation à la ville de Neufchâteau de poursuivre les projets initiés par le Plan Social Intégré.
Le Plan de Prévention de Proximité a comme objectif premier la prévention du décrochage social au sens large avec comme moyen d’action une politique de quartier transversale et adaptée. « Il s’agit donc d’un service public qui met sur pied différents projets visant différentes tranches d’âge de la population et qui touchent différentes problématiques», explique Marie Body, employée de la ville de Neufchâteau et responsable du PPP. « En s’appuyant sur les outils sociaux existant sur le territoire communal et par des moyens publicitaires collectifs ou individuels le Plan de Prévention de Proximité propose à des publics jeunes et/ou précarisés, mais aussi au grand public, des actions de prévention, de resocialisation et de formation répondant à des besoins rencontrés actuellement à Neufchâteau. »
Le PPP crée ces propres projets ou collabore avec d’autres associations. Mais concrètement que fait-il ? « Cette année, nous avons mis sur pied des cours pour permettre aux jeunes d’obtenir le permis de conduire théorique voiture. La prochaine session sera organisée en juillet 2006. Tous les jeudis matin, est organisé un atelier informatique en collaboration avec le centre de promotion social et le centre télématique. L’atelier est ouvert à tous ceux qui veulent s’initier à l’utilisation d’un ordinateur. Nous avons aussi mis sur pied des cours juridiques destinés aux professionnels du secteur social », répond Marie Body.
Le PPP est aussi partenaire de nombreuses activités nouvellement apparues comme l’atelier Hip Hop pour les 12-18 ans, l’atelier création collective (théâtre), l’atelier cinéma, l’atelier art de la table ou encore les fêtes de la musique organisées en collaboration avec le Centre culturel.
Le PPP est aussi à l’initiative de cours de jardinage, de conférences
à thème (la carte SIS, le stress, la prévention de la violence, la famille, l’alcoolisme, la drogue, comment gérer ses achats, le nouveau plan d’accompagnement des chômeurs…) ou de journées de découverte, comme celle organisée en mai dernier pour visiter les institutions européennes à Bruxelles.
Les activités du Plan de Prévention de Proximité font l’objet d’une publicité régulière. Généralement, c’est par la voie du bulletin communal ou des journaux de proximité, comme L’info, que sont annoncés les projets et les rendez-vous. Pour en savoir plus sur le Plan de Prévention de Proximité et ses activités : M. Body, tél. 061/27.86.98 le mardi, mercredi matin et vendredi.

Petit déjeuner pour demandeurs d’emploi

Le PPP est à l’origine d’une initiative originale : l’organisation de petits-déjeuners lors des pointages des chômeurs.
à deux reprises déjà, les demandeurs d’emploi ont été invités à prendre une tasse de café accompagnée d’un croissant et rencontrer des acteurs sociaux invités pour l’occasion.
« Je recherchais un moyen de toucher efficacement le public des demandeurs d’emploi et j’ai pensé que le pointage était le meilleur moyen pour croiser leur chemin », explique Marie Body. « J’ai invité une série d’acteurs sociaux : une assistante sociale du CPAS, un avocat, l’Institut de Promotion sociale, le Centre culturel, Emploi mode emploi, les femmes prévoyantes socialistes, l’EFT, le FOREM,
la FGTB, Lire et écrire,
le Planning Familial, la Maison de l’Emploi,  Carrefour formation, Europe Direct. Forca… afin de permettre à tous de se rencontrer de manière plus conviviale. La première fois, nous n’avions pas annoncé le déjeuner. Les chômeurs étaient surpris et un peu désemparés. Lors du second déjeuner, chacun savait à quoi s’attendre. Le contact était plus facile et les gens plus disponibles. » L’opération sera renouvelée une troisième fois fin décembre, après le pointage n’existera plus. Il faudra sans doute trouver une nouvelle formule.

O.W.