Aline Zéler de Rosières à Anderlecht

Après un début réussi en première division au Standard Fémina, Aline Zéler a rejoint Anderlecht pour espérer décrocher un titre en poursuivant sa carrière internationale.

 

Aline Zéler de Rosières à Anderlecht
 

 

Depuis quelques mois, que de chemins parcourus par Aline Zéler. Après quelques saisons à Tenneville, en division 3, la fille de Rosières (Vaux-sur-Sûre) a fait le grand pas vers la première division sous les couleurs du Standard Fémina. Un coup de maître puisqu’elle y a rapidement fait son trou en décrochant notamment la deuxième place au référendum du Soulier d’Or. Ses qualités physiques et techniques ont également ravi le sélectionneur national qui a fait appel à celle qui porte à présent le numéro 10 chez les Diables Rouges. Durant l’été, elle fait encore un pas supplémentaire dans son sport en signant à Anderlecht, un club encore plus ambitieux, avec l’espoir de décrocher un titre national.« Anderlecht joue en zone et cela se rapproche fortement du jeu pratiqué en équipe nationale, explique la joueuse. C’est un grand pas pour moi. Ils étaient déjà venus me solliciter l’an dernier. J’ai à présent changé de vie, car je vais m’installer à Bruxelles. Avec trois entraînements par semaine durant toute l’année, cela ne sera pas possible autrement. C’est avant tout la volonté de récolter des titres. Le Standard se satisfaisait d’une cinquième place et je voulais autre chose. J’espère décrocher le titre national, et ainsi pouvoir découvrir la Ligue des Champions après avoir rejoint l’équipe nationale. »
Le début de la saison en Mauve a cependant été difficile pour l’Ardennaise. « La préparation s’était bien déroulée avec des tour–nois à l’étranger et notamment une finale aux Pays-Bas contre Hambourg. Malheureusement, le 14 août, je me suis blessée, une déchirure qui m’a écarté des terrains durant deux moins. Nous avons eu un début de campagne délicat et puis cela a commencé à tourner. Pour ma part, j’ai retrouvé les terrains le 7 octobre en provinciale. Je suis rapidement revenue dans l’équipe de base, au poste de soutien d’attaque, et j’ai pu inscrire trois buts en championnat et autant en coupe. Malheureusement, j’ai été à nouveau blessée le 29 novembre, une rupture du ligament de la cheville, avec un mois de repos. Je viens donc de reprendre entre les fêtes. C’est vraiment de la malchance. Cela est peut-être dû à la différence de travail, même si j’estime que les entraînements sont bien dosés. » Malgré ces soucis physiques, la joueuse s’est bien acclimatée à la capitale. « Je suis la seule francophone du groupe A, mais tout le monde est sympa avec moi. Il y a une bonne ambiance, cependant il me faut avouer que, toute seule, sans boulot et blessée, les débuts auraient pu être plus réjouissants. À présent, je prends des cours de néerlandais et puis, à force de l’entendre tous les jours, cela rentre. »

Aline Zéler poursuit également sa carrière en équipe nationale avec un premier succès. « Nous avons joué deux matches en cette fin d’année. Nous avons tout d’abord décroché une victoire dans des conditions dantesques au Portugal. C’était mon premier succès sous la bannière nationale. Notre jeu direct a bien fonctionné face aux techniciennes qui se sont engluées dans l’eau. Lors la deuxième confrontation, nous avons été étrillées par la France
6 – 0. C’était déjà 3-0 après un quart d’heure. Les Françaises pratiquent un beau jeu technique. Elles ne sont pas troisièmes mondiales pour rien. C’est vraiment beau à voir. »

Aline veut à présent retrouver un bon niveau et être épargnée par les blessures, avec – qui sait – un titre à la clé. Elle a bien entamé 2007 avec le but de la victoire face à Vlimmeren, un autre candidat au titre.

 

Aline Zéler de Rosières à Anderlecht
 

 

Th. Lefèvre