Cabaret Chanson française

Le vendredi 16 février à 20 heures au Moulin Klepper,  le Centre culturel
de Neufchâteau organise son deuxième « Cabaret Chanson Française ».

 

Cabaret Chanson française
 
Cabaret Chanson française
 
 

 

 

A la suite du succès remporté par sa première édition qui réunissait deux artistes régionaux, Jean-Francois Schmitt et Patrick Weyders, le dynamique Centre culturel chestrolais remet le couvert en orientant ses projecteurs sur deux chanteurs en devenir aux personnalités déjà très marquées.

Deux univers…
Dans une ambiance intimiste et conviviale, vous pourrez découvrir une jeune artiste chestrolaise Mélanie Isaac, qui, accompagnée de son piano, vous fera découvrir son répertoire. Certains la comparent à ces chanteuses des années 50 qui chantaient l’amour avec ardeur… Certes, Mélanie Isaac aime questionner l’amour, mais elle n’est pas fan de mots tendres. Elle préfère mélanger les maux de cœur et l’humour avec malice et rire là où d’autres auraient peut-être trop réfléchi. 

Elle est aussi une acharnée de la scène, qui se produit de façon toujours  hasardeuse là où un piano  s’apprête à s’endormir. Elle aime les vieux cabarets, les pianos-bars, toutes ces ambiances feutrées où elle peut déposer ses notes et partager son univers pour le simple et unique plaisir de récolter quelques sourires. Sa musique, n’est ni tout à fait d’hier ni tout à fait d’aujourd’hui. Mélanie Isaac se régale aussi bien d’un swing frénétique que d’une valse légère. Son amour des dissonances dépasse quant à lui toutes les conventions. En bref, là où elle vous emmènera, il y aura sûrement un peu de féerie,  de poésie, un brin de candeur, un paquet d’histoires cocasses et une petite dose de folie… Bienvenue !

En première partie de soirée, vous découvrirez le monde nomade de Jullian Champenois. Jullian, c’est avant tout une rencontre entre une poésie du quotidien et une guitare qui voyage. Au cœur de ce mélange, il y a cet infatigable bourlingueur assoiffé de fêtes et de partage qui n’hésite pas à traîner  au coin d’une ruelle sa six cordes en bandoulière afin de confronter ses mots avec la réalité des autres. 
Son inspiration, il la puise dans tout ce qui l’entoure et l’anime. Il en résulte des textes débordants de vérité où se côtoient aussi bien la légèreté, la soif de voyages et de découvertes, que l’envie de poser un regard engagé sur ce monde parfois trop fou ou pas assez. Pour ce qui est de sa musique, elle est à son image, teintée de mille couleurs avec des influences allant du rock au reggae et passant par le jazz. Le tout étant rehaussé par une voix grave, chaleureuse, parfois mélancolique et toujours sincère.
On pourrait en parler des heures, le mieux, c’est encore de l’écouter, de le vivre !

La chanson française ? Voici quelques années, on l’avait dit mourante, ringarde, détrônée; on osait à peine la programmer. On lui préférait le rock, le jazz; le blues, les rythmes anglo-saxons qui semblaient avoir la cote auprès des jeunes. Elle n’a pas eu à se défendre et la voici qui revient en force, avec ses grands classiques et ses nouveaux auteurs compositeurs, ses nouveaux interprètes. Berceuses, incantations, ballades, psaumes, chansons d’amour et de désespérance : de tout temps, l’homme a assemblé mots et mélodie pour exprimer ses émotions. Art mineur, dit-on? Alors qu’elle est justement la rencontre, la fusion de deux arts consacrés : la littérature et la musique. Mais voilà, elle est à la portée de tous, l’expression populaire par excellence et, si elle a ses lettres de noblesse (combien de poètes furent mis en musique par les plus grands), elle peut voir le jour à l’aide de deux vers de caramel, comme dirait l’autre, associés a trois petites notes de musique. Elle peut en trois minutes – durée moyenne – raconter une vie, exprimer la révolte sociale, exprimer un souhait, un désir.

Le cabaret est mort, paraît-il…C’est fini, c’est vieux, et puis ça ne veut rien dire. Alors, tant qu’à faire, restons vigilants et résistons !  À l’heure des musiques sous vide, des chanteurs préfabriqués, formatés et jetés aux oubliettes dès la date de fraîcheur dépassée, encourageons l’audace, la curiosité et la découverte de jeunes talents qui remuent ciel et terre, ne fût-ce que pour se faire entendre.
 

Rendez-vous au Moulin Klepper ce 16 février pour se rincer les oreilles !

                                                                                                                 P.Dabe


Renseignements : Centre culturel de Neufchâteau – 061 27 86 98.