Le président de Bercheux Pierre-Hugues Ponette fait le bilan de son travail durant trois ans à Bercheux. Il s’interroge sur la prolongation de son bail chez les Verts. Il aurait voulu un grand club dans la région de Bastogne.
Pierre-Hugues Ponette est un visage connu depuis des années dans le monde du football. Il a été étroitement lié à la vie de l’Excelsior Virton durant de nombreuses années avant de s’investir chez d’autres Verts, non plus de Gaume, mais bien d’Ardenne, Bercheux. Il accède à la présidence au départ de Michèle Mons dell Roche, avec des projets plein les cartons.
« Quand j’ai quitté Virton, Jean-Luc Lambert m’a dit que ce serait bien que je le rejoigne dans le club, explique M. Ponette. De plus, c’était un des clubs les plus proches de chez moi et où je pouvais apporter un plus. J’ai donc décidé de relever le défi en me promettant de faire le point trois ans plus tard. Cette échéance arrive dans quelques semaines. »
Durant ces dernières années, au vu de l’absence d’implication de la commune de Vaux-sur-Sûre pour suivre les envies d’expansion du club, les responsables de Bercheux ont étudié différentes pistes pour des fusions ou pour trouver accueil à un autre endroit. « Je ne croyais pas au projet de rapprochement avec Neufchâteau avec la création d’un nouveau stade, souligne-t-il encore. Par contre, l’idée de faire un grand club dans la région de Bastogne était un dessein qui recevait mon assentiment. Cependant, entre-temps, la commune de Vaux-sur-Sûre a trouvé une solution pour libérer 165 000 e afin d’agrandir les installations. Les travaux pourront donc commencer. Il faudra poursuivre l’amélioration des infrastructures. Il faut retravailler le deuxième terrain et pourquoi pas trouver une solution pour la création d’une troisième zone de jeu. Ces infrastructures entraînent la grogne des équipes de jeunes qui ne peuvent pas jouer dignement sur le terrain B dans son état actuel. Ainsi, on aimerait pouvoir compter sur des juniors provinciaux, mais sans un bon outil de travail, il est difficile d’attirer des joueurs. Et puis il faut que les résultats de l’équipe première suivent. »
Le club de Bercheux se base essentiellement sur trois hommes : Jean-Luc Lambert pour l’aspect sportif, Franco Lapietra pour les infrastructures et puis Pierre-Hugues Ponette qui a notamment amené les business-seats chez les Verts. « Il faut soigner le confort pour les joueurs, mais également pour les spectateurs. Le but est de faire venir des gens qui ne viendraient pas nécessairement au football. Quand je suis arrivé, il n’y avait même pas de places assises. La buvette, c’est la moitié de celle de Chaumont qui évolue en troisième provinciale. Actuellement, nous avons une cinquantaine de sièges qui sont bien remplis chaque année. »
Au point de vue sportif, Bercheux vit une saison difficile en promotion. « Nous jouons des rencontres décisives à présent, analyse encore M. Ponette. Pour progresser, nous avons besoin d’une équipe fanion forte. On a un peu l’impression d’être trop fort pour la première provinciale et trop faible pour l’échelon national. »
Le président Ponette se tâte sur son avenir à Bercheux, mais se félicite de l’organisation et des liens qu’il a tissés avec les deux autres membres du triumvirat. « C’est une chance d’être trois. Quand l’un est découragé, les autres peuvent s’épauler, et on se retrouve d’ailleurs à d’autres moments qu’au football. Outre ce point positif, je dresse cependant un bilan mitigé. On verra de quoi sera fait l’avenir et notamment quels seront les résultats sportifs. »
Un maintien serait sans doute une motivation supplémentaire pour le président, mais la tâche s’annonce délicate.
(NDLR : Bercheux peut toujours croire en son salut : il a battu Bleid qui a sans doute perdu le championnat…)
Thierry Lefèvre