La logopédie, cette inconnue…

Bienvenue à la Journée Portes Ouvertes de la Haute Ecole Robert Schuman de Libramont, le samedi 21 avril de 11 à 17 heures, pour mieux connaître la logopédie.

 

De futur(e)s logopèdes de la Haute Ecole Robert Schuman de Libramont
 

Il a 7 ans, et il bégaie ; elle a 42 ans, est institutrice maternelle et souffre d’un trouble de la voix tant parlée que chantée ; il a un peu plus de 8 mois et nécessite de l’éveil sensoriel et une préparation à la succion étant donné sa prématurité ; elle a 81 ans et est atteinte de la maladie d’Alzheimer ; il est en 2e primaire et n’arrive pas à lire ; elle a 5 ans, est sourde profonde bilatérale, implantée cochléaire et se dirige à la fois vers le langage oral et la langue des signes ; à 54 ans, il a fait une hémorragie cérébrale, a perdu la compréhension du langage et une partie de l’expression ; elle a 9 ans et ne parvient pas à entrer dans les mathématiques ; il a 65 ans, est atteint de la maladie de Parkinson et ses problèmes de déglutition exigent un traitement spécifique ; elle a 10 ans et porte un appareil orthodontique qui entrave son articulation ; il a 49 ans, est alcoolique et touché par le syndrome de Korsakov avec gros troubles de la mémoire ; il a 6 ans et est trisomique 21 ; elle a… ; il est …
On pourrait allonger la liste de ces personnes qui ont toutes un point en commun : le recours à des séances de logopédie. Et pourtant, cette discipline reste bien méconnue, en dépit de la diversité des actions qu’elle recouvre. Actuellement,  les recherches scientifiques ouvrent de nombreuses portes, permettant de mieux comprendre les difficultés de langage, de mémoire, d’apprentissage chez l’enfant, l’adulte ou la personne âgée.
Ce qui est tout aussi important, c’est que ces recherches permettent en même temps de mieux déterminer les objectifs de rééducation, de préciser le rôle de chaque spécialiste et de montrer l’importance de la collaboration entre les différents intervenants.
Qu’un logopède travaille dans le monde des enfants (avec un enfant hyperactif ou un enfant à haut potentiel, avec un enfant qui bégaie ou un autre qui est autiste) ou qu’il travaille dans le monde des adultes (avec un patient laryngectomisé, un autre qui a une maladie de Parkinson ou des troubles graves de la mémoire), ce professionnel ne fonctionne pas seul, mais en partenariat.
Lors de la récente semaine d’intégration professionnelle et lors du voyage scientifique à Paris organisés par la Haute École Robert Schuman, l’accent a une nouvelle fois été mis sur les échanges d’expériences et sur les perspectives de collaboration. Les rééducateurs chevronnés belges et français que les étudiants, professeurs et maîtres de stage ont pu rencontrer provenaient d’ailleurs de nombreux domaines de recherche et de pratique : la neurologie et la neuropédiatrie, l’audiophonologie, la pédopsychiatrie, la cancérologie, la chirurgie laryngée…
Après avoir écouté ces différents professionnels, une étudiante disait ceci : « C’est un luxe que d’avoir l’occasion d’écouter pendant une semaine des conférenciers parler de sujets aussi passionnants. Cela nous permet aussi de nous rendre compte combien le domaine de la logopédie est vaste. »
Comme chacun l’a bien compris, l’interdisciplinarité, le bien-être des personnes et la communication sont vraiment les maîtres mots du métier de logopède.

Pour que la logopédie ne reste pas cette inconnue, vous êtes les bienvenus à la Journée Portes Ouvertes de la Haute École Robert Schuman de Libramont, le samedi 21 avril de 11 à 17 heures. Les étudiants et professeurs des sections paramédicale et économique vous feront découvrir des métiers passionnants. Pour en savoir plus, visitez le site
www.herslibramont.be

O. Weyrich