Régional

332e et dernier numéro !

Toutes les histoires ont un commencement et une fin. Celle de L’info trouve son épilogue ce 7 février 2008. Presque vingt-deux ans après le premier numéro, Olivier Weyrich explique le choix difficile qu’il a fait.

 

Olivier Weyrich
 

 

- L’info de l’Ardenne centrale arrête sa parution après 332 numéros. Quelles en sont les raisons principales?
Les coûts du papier n’ont fait que croître ces dernières années, comme le coût de la distribution postale. Aujourd’hui s’ajoutent encore de nouvelles taxes communales sur les imprimés ; elles n’existaient pas il y a deux ans. Par ailleurs, il faut aussi prendre en compte la disparition lente mais bien réelle des commerces de proximité. Résultat : l’écart entre les recettes, produit de la publicité, et les dépenses liées à la seule production du journal, n’a fait que s’amoindrir.

- Pour conserver la revue, n’y avait-il pas moyen de modifier certaines données (aire de diffusion, format, nombre de pages, quantité de publicités…) ?
- Si, bien sûr. On pouvait imaginer changer le format, limiter le tirage, réduire la zone de diffusion, mais cela n’aurait plus été le journal régional que l’on avait inventé. La recette de L’info, c’était un équilibre entre le rédactionnel et l’espace cédé à la publicité. La formule tenait à la qualité de son contenu autant qu’au format et au nombre de pages. Pour sauver L’info, il faut bien plus que modifier le format.  

- La diminution du nombre de commerces indépendants semble être un facteur déterminant?
Clairement, oui ! C’est un facteur décisif. En vingt ans, le paysage commercial de notre région a fort changé. Que l’on apprécie ou non la perte de proximité des commerces, c’est une réalité qui s’impose à tous. La « publicité sponsoring » comme on l’a connue il y a vingt ans d’ici est en train de disparaître. Même si nous ne faisions pas appel au sponsoring, mais plutôt à une certaine sensibilité des commerçants de la région attentifs à entretenir la solidarité locale, la concurrence est un facteur dont je dois tenir compte. Certains préfèrent mettre leur publicité dans des journaux à fort tirage même si je doute du taux de pénétration. Tout le monde lisait L’info, c’est incontestable. Nous avions un lectorat impressionnant, mais les annonceurs ont sans doute le sentiment de toucher plus de monde quand un journal de pub tire à trente mille exemplaires.

- Avez-vous envisagé la vente au numéro et/ou par abonnement?
- J’ai étudié différentes idées dont celle de lancer une formule d’abonnement, mais c’est à mon sens perdre l’âme que nous ­avions donnée à notre journal toutes-boîtes. Le problème dans une formule d’abonnement, c’est qu’elle doit connaître un succès immédiat pour être financièrement viable. Or il faut du temps pour imposer un périodique. La prise de risque est très importante.

- L’info de l’Ardenne centrale était le seul magazine d’informations dans le Centre-Ardenne, et il disparaît. Est-ce à dire que seuls les « toutes-boîtes » publicitaires peuvent (sur)vivre?
- Ils sont viables pour quelques années encore, c’est certain. Mais tous les journaux, en particulier les quotidiens, ceux qui font de l’information, sont menacés. Lirons-nous encore longtemps notre journal comme on le lit chaque matin ? J’en doute sérieusement. Internet est un facteur de changements importants. Voyez la révolution menée grâce à la technologie numérique. En dix ans, tout a changé. Aujourd’hui, la couleur est accessible à tous grâce à un simple photocopieur !
 
- Peut-on imaginer un jour un successeur à L’info ?
- Pourquoi pas. Mais c’est se tromper de croire que l’on peut encore éditer un journal comme celui-là durant vingt ans. Je pense qu’il faut surtout repenser l’idée d’un média régional. Quelle que soit sa forme, il sera fort utile. Les besoins sont bien réels. Ce que l’on va regretter c’est la force de frappe de L’info car il entrait dans toutes les maisons.

Vingt ans de reportage, vingt ans d’amitié

Trois cents trente-deux numéros, cela représente plus de vingt centimètres de journaux empilés, mais surtout de belles amitiés, de très nombreuses rencontres et de superbes découvertes.

Ma plus grande satisfaction ce n’est pas d’avoir publié plus de trois cents numéros, c’est d’avoir toujours été à l’heure. L’imprimeur peut en témoigner, chaque lundi midi, le journal était prêt à être imprimé. Toute l’équipe avait fait le forcing durant le week-end pour relever ce défi qui ne cessait de se répéter. Être à l’heure, c’est respecter ses lecteurs et ses annonceurs. Pour moi, c’était une question de principe, et c’est sans doute un des ingrédients qui ont fait la réputation de ce journal.

Chronique d’une mort annoncée

Toute la presse belge était envahie. Toute ? Non. Un des derniers îlots d’insurgés résistait aux sirènes voraces des groupes publicitaires, aux sujets people, aux égorgeurs d’articles de fonds.
Par Toutatis, la bataille était rude mais d’autant plus belle. Il fallait monter au front, éviter le marronnier annuel, encourager l’initiative nouvelle, souligner l’originalité d’une démarche, d’une volonté, d’une audace.
De l’édito à la dernière rubrique, du dessin d’humeur à la mise en pages, L’info se démarquait, se décarcassait, maintenait la tête hors de la marmite. De nouveaux chroniqueurs apparaissaient insufflant une énergie nouvelle aux lutteurs fatigués, regrettant le départ de valeureux combattants, d’anciens frères d’armes à la plume émoussée. De ­Charybde en Scylla, de Gergovie en Alésia, on en revenait parfois flagada mais on en restait baba de cet Info-là.

Et Fifine dans tout ça ?

Les mauvaises langues diront que Léon et Fifine sont nés dans une feuille de chou ! Sonia Marx, leur  « maman », nous parle de ses personnages qui survivront à L’info.

 

 

Sonia Marx
 

 

- Au fil des numéros, nos lecteurs se sont attachés à Fifine, et toi aussi !
- Oui, je dois bien le reconnaître, j’ai beaucoup de tendresse pour Fifine. En quatre ans, nous avons passé pas mal de temps ensemble, alors, forcément, on s’attache…

- Selon toi, pourquoi ce personnage suscite-t-il autant d’intérêt ?
- Je pense que c’est le fruit d’une alchimie que je ne maîtrise pas. ­Fifine et Léon sont sortis spontanément de mon crayon. Il n’y a pas eu de réflexion de ma part. Ce ne sont pas des « produits » mûrement étudiés.
Je suis une Ardennaise de souche, j’ai vécu toute mon enfance entourée de « vieux Ardennais » hauts en couleur…  Fifine et Léon sont une sorte de condensé de tous ces personnages qui ont peuplé ma vie d’enfant : voisins, famille… Chacun doit donc y retrouver quelqu’un qu’il connaît ou qu’il a connu, des familiers…
Et puis, modestement, il y a mon regard sur les choses de la vie, sur les évènements…  un humour décalé, un peu absurde parfois, comme notre société peut l’être. J’aime aussi à saupoudrer par-ci, par-là un soupçon de poésie, n’est-ce pas la seule chose qui reste lorsque tout nous déçoit ? 
Fifine n’est pas méchante, jamais incisive ou satirique. Elle est quelquefois déçue ou désabusée, mais elle garde un humour et un optimisme à toute épreuve. Un personnage positif en somme… Elle est un peu l’ambassadrice de mon petit univers. Est-ce tout ça qui a fait que les lecteurs l’ont très vite adoptée ? Peut-être… sans doute ! 

Un journal que l’on regrettera

En prenant le téléphone pour recueillir quelques réactions à la suite de la disparition de L’info, on peut constater que la nouvelle est souvent accueillie avec beaucoup de désolation. Ce journal était un outil bien utile et lu de tous, la preuve sans doute que ce périodique s’était véritablement imprégné de la vie de la région.

André Goffinet
Collaborateur d’Olivier Weyrich, chargé de la mise en pages du journal
« On peut dire qu’au niveau professionnel, c’est un soulagement. Il faut se rendre compte du travail que ce journal demandait. Pour chaque numéro, il faut consacrer aux moins quinze heures de travail pour la mise en pages, rassembler les textes, contacter les clients, réunir les photos nécessaires… Il faut aussi savoir que le bouclage en lui-même est stressant. On court beaucoup, certains textes arrivent au dernier moment, chaque fois, c’est un bouclage à la dernière minute. Pour moi, sa disparition permettra de mieux gérer les autres secteurs de la maison d’édition, du moins avec du stress en moins ! »

L’aide à domicile en milieu rural.

Installée à Orgeo depuis 10 ans, l’ADMR multiplie ses activités
et ses collaborations
.

En tant qu’ASBL subventionnée par 180 pouvoirs subsidiants (Région wallonne, communes, mutuelles…), l’ADMR possède six antennes en Région wallonne regroupant plus de 1500 travailleurs. Celle d’Orgeo emploie 315 personnes à majorité féminine (99 % !). Son rôle historique est d’être un opérateur en aides familiales depuis plus de 50 ans. Ensuite les services de gardes à domicile et de brico dépanneurs sont venus s’ajouter pour satisfaire les besoins de plus en plus variés de la population. En province de Luxembourg, 17 communes réparties sur 22 secteurs sont touchées par les services de L’ADMR. Par secteur, 10 à 12 travaillent comme aides familiales offrant un encadrement très proche au public demandeur. L’ASBL recrute en moyenne de 5 à 10 personnes par mois. Une véritable mine d’emplois.

Les Saglés sont de retour…

 
Herbeumont
 
 Enfin, presque. Julien Gengoux, authentique Saglé, vient de nous transmettre le livre Herbeumont, son Histoire, ses histoires, ses Saglés. « Il est l’œuvre de quelques Herbeumontois qui aiment leur village et sont passionnés par son passé. » écrit le président de l’association Les Retrouvailles herbeumontoises. Cet ouvrage vient de mettre un point final à la publication du périodique Le Saglé, qui a régalé ses lecteurs durant vingt ans. Ce livre est riche et dense. Il compte de très nombreux articles pour un peu plus de trois cents pages. La première partie évoque les origines d’Herbeumont, son village, son château, les invasions, les épidémies, les guerres… La deuxième partie traite davantage du folklore, de la vie paroissiale et communale. Un autre chapitre très intéressant dresse l’inventaire du passé industriel d’Herbeumont. On y évoque largement la vitalité des ardoisières, l’activité forestière et même celle d’une manufacture de tabac.

Ma vie dans la forêt ardennaise

Philosophe terrien, poète naturel, garde-chasse conteur, Gilbert Colleaux, nous livre ses meilleurs moments vécus dans la forêt ardennaise. Voici la première partie d’une patiente et longue promenade en forêt.

Gilbert Colleaux
 
 Gilbert Colleaux appartient à une dynastie de gardes-chasses. Son grand-père et son père lui ont transmis l’amour et la philosophie de la nature et la passion de protéger la forêt et ses hôtes. « La contemplation de la nature et des expériences parfois dangereuses mènent le garde-chasse à des questions étonnantes et à des réponses qui frôlent la découverte scientifique grâce à la perpétuelle alerte des sens de ce curieux en quête de l’essentiel », écrit Omer Marchal qui publia la première édition du livre Ma vie dans la forêt ardennaise. Celui-ci connaîtra un succès mérité. Gilbert Colleaux s’est mis à l’écriture sur le tard. À 63 ans – alors qu’un problème de santé l’oblige à écourter sa carrière de forestier –, il se retrouve confiné dans sa modeste maison de Scottons (Haut-Fays). Il empoigne sa plume et couche sur papier sa vie dans la forêt d’Ardenne. « J’ai appris beaucoup en solitaire. Toute ma vie, j’ai passé dix ou douze heures par jour dans les bois. »

Un centenaire réussi

Le 17 novembre 07, l’Unité de Neufchâteau a fêté avec faste le centenaire du scoutisme.
Après le mot de bienvenue et le pertinent discours du bourgmestre Yves Evrard, les scouts, soutenus par la présence de nombreux anciens et amis ont dressé le mât et levé les couleurs de l’Unité et de la Belgique.  
Un grand jeu pédestre a ensuite permis à tous, petits et grands, de (re)découvrir l’animation scoute.
Avant de profiter du banquet et de la soirée « Folk », chacun a pu partager souvenirs et émotions autour de l’exposition retraçant 100 ans de vie scoute et plus particulièrement 88 ans de scoutisme à Neufchâteau.

Une solution innovante

Lors de sa visite à Neufchâteau, le 13 novembre dernier, le ministre Philippe Courard est venu exprimer son vif intérêt pour un système novateur de gestion du parking. Neufchâteau sera la première ville de Wallonie équipée de bornes intelligentes.
 
Stationnement à Neufchâteau
 
A Neufchâteau, la gestion du parking est devenue chose com­pliquée. Et la rénovation urbaine annonce une période de travaux qui va certainement rendre la vie des usagers et des habitants un peu plus difficile. En effet, 2009 verra les premiers travaux de rénovation de voiries commencer. Les rues autour du palais de justice, la rue Lucien Burnotte et la grand-place sont directement concernées. Autant dire que le cœur de la ville va être délicat à traverser.

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