Film

2e Festival du court métrage d’animation

Ce jeudi 20 avril, le Moulin Klepper s’illuminera par la magie des projections de la deuxième édition du Festival du court métrage d’animation de Neufchâteau. Un festival qui prend son envol.

 

2e Festival du court métrage d’animation
 
2e Festival du court métrage d’animation
 
2e Festival du court métrage d’animation
 
 



L’année dernière, le jeune Centre culturel de Neufchâteau (créé en 2004) à la recherche d’idées originales pour composer l’agenda de ses activités, a adopté l’idée de créer un festival du court métrage d‘animation. Pour permettre de concrétiser son projet, la collaboration d’un jeune réalisateur de cinéma d’animation (Philippe Nickels après avoir terminé sa scolarité à l’Athénée de Neufchâteau a suivi à Bruxelles les cours organisés par l’Atelier cinéma d’animation de La Cambre entre 1997 et 2002) et de diverses associations locales s’est avérée nécessaire. Convaincu de l’image positive qu’une telle manifestation peut apporter à notre région et en particulier à la Commune de Neufchâteau et ne trouvant pas d’équivalent dans notre province, les différents partenaires se sont ainsi engagés à utiliser leurs compétences et à mettre à leur disposition les moyens nécessaires pour assurer l’organisation du Festival du court métrage d’animation de Neufchâteau et offrir les meilleures conditions pour pouvoir en assurer sa pérennité. Le Festival a été créé pour répondre principalement aux objectifs suivants : soutenir aujourd’hui les jeunes auteurs qui font le cinéma d’animation de demain ; fidéliser un public ; offrir une manifestation récurrente de qualité à Neufchâteau et regrouper les associations ayant une politique culturelle commune.

La cuvée 2006

Fort de cette première expérience et de la réussite de celle-ci - le festival a attiré plus de 600 personnes pour les 3 jours - les organisateurs ont décidé de reconduire l’évènement sous la même forme tout en améliorant la formule. Le festival se déroulera du jeudi 20 avril au samedi 22 avril 2005.  Les journées se diviseront en trois modules. Le module 1 : destiné aux enfants, il a pour but de les familiariser aux techniques de l’animation ; les séances seront ouvertes prioritairement aux écoles de la commune et chaque film bénéficiera d’un dossier pédagogique. Le module 2 : Ciné-Rencontre. Un hommage rétrospectif à un auteur ou à un style d’animation. Ce module, outre la projection d’un document, comportera un débat et un échange avec une personne proche du thème ou de la rétrospective présentée. En enfin, le module 3 : Le Festival proprement dit, une compétition internationale ouverte à tous les auteurs et réalisateurs venant de divers horizons ayant produit des courts métrages d’animation à partir de 2003.  Notons particulièrement dans le module 2 l’animation proposée le samedi 22 à 17h par l’atelier de production Caméra Enfants Admis. Les activités de Caméra Enfants Admis s'adressent majoritairement aux enfants  par le biais de stages d'une ou de plusieurs semaines lors des vacances scolaires, et d'animation dans les écoles primaires. C'est avec le jeune public que CEA aborde le plus souvent des thématiques citoyennes. En témoignent quelques productions récentes comme Youssou l'enfant d'eau (09/2000), Un monde pour Tom (11/2002), L'eau c'est la vie (03/2003) ou Max entre ciel et terre (01/2004).

Le festival

Douze à quinze films seront projetés chaque soirée, soit pour les trois jours environ 45 films.
Plusieurs prix seront proposés: Prix jeune public,  prix du public et  prix du festival.
Le jury jeune public sera composé de 6 jeunes de 12-18 ans et le Jury tout public sera composé de Vincent Patar/Stéphane Aubier : Créateurs du Pic Pic André Show (1988, 1995, 1999) et de la série Panique au village (2002) ;  Vincent Tavier : Producteur (Aaltra 2004) et Coscénariste (C’est arrivé près de chez vous 1992, Atomik Circus, 2003) ; Andy Jentzen : Organisateur du Festival International du Court Métrage de la Grande Région ;  Ellie Klimis : Animateur professionnel et de  Jean-Marie Hotton et Jean-Marc Barthélemy : comédiens.  
Autour du festival : un site Internet a été créé pour permettre aux  surfeurs de trouver, un descriptif du projet, la programmation, et un moyen d’inscription au festival. Adresse : www.fcan.be.  Un concours a déterminé le choix de l‘affiche du festival.  Une exposition sera présente du 18 au 22 avril avec un gros plan sur l’atelier «Caméra Enfants Admis», marionnettes, décors et surprises. Un stage de dessins animés sera proposé pour une quinzaine d’enfants de 8 à 12 ans, le samedi de 9h à 16h avec comme finalité la réalisation d’un dessin animé qui sera projeté avant les films de compétition. Chaque enfant recevra le dvd du film par la poste. Le dernier soir, samedi 22, avant la remise des prix, Carte Blanche pour VO, création sonore sur 45 minutes de films d’animation.  àpres la remise des prix, concert du groupe «Mièle» qui propose une musique mêlant chansons françaises et rock au service d’un univers original d’une grande maîtrise artistique et, enfin, fête de clôture du Festival.

Il vous restera le dimanche pour souffler un coup et récupérer de ce bouillonnement d’images nouvelles à découvrir d’urgence.  Bon cinéma.  

Le retour du Renard à l’anneau d’or

1972. De Neufchâteau à Habay, en passant par Assenois, la région est en émoi. On y tourne le premier feuilleton en couleur destiné à la RTB. L’arrivée des comédiens et des techniciens fait figure d’événement.
Trente-quatre ans après le tournage, réalisateurs et anciennes vedettes font leur retour à Neufchâteau. Rendez-vous est fixé en février prochain.

 

Le renard à l’anneau d’or
 

 

Un film à voir

Le Ciné-Club Moulin Klepper de Neufchâteau présentera le jeudi
27 octobre 2005 à 20h au Moulin Klepper : Tandem de Patrice Leconte (France, 1987). Avec Jean Rochefort, Gérard Jugnot, Julie Jézéquel, Jean-Claude Dreyfus….
 
Mortez anime depuis 25 ans un jeu radiophonique, «La langue au chat». Cabotin saltimbanque, il ne vit plus que pour et par son émission, et le public des villes qu'il traverse. Le reste de sa vie ne serait que vide et solitude s'il n'y avait Bernard Rivetot, qui lui sert d'homme à tout faire ! De par leur physique et leurs rapports, ils font penser à Don Quichotte et à Sancho Pança...

"Le Poulain", tournage au coeur de l'Ardenne

Un film tourné dans notre région avec des acteurs belges et français magnifiques et des chevaux de trait ardennais.  Cocktail détonant et émouvant.

Une vedette du film
 

Ciel plombé sur Herbeumont en ce mois d’août pourri.  Odeur de sous-bois, sentiers forestiers ruisselant d’eaux boueuses propices aux ornières profondes.  Camions de matériels techniques enlisés jusqu’aux essieux, travelling de fortune construit au milieu d’une trouée de feuillus. Le décor est planté et impose le respect.  Les conditions météorologiques obligent l’équipe à s’adapter.  On chamboule le plan de tournage, on convoque en urgence plusieurs figurants.  Le film a pris trois jours de retard.  Début septembre, il faudra retourner certaines scènes en comité plus restreint.  L’atmosphère du plateau est à la concentration.  Le Poulain, premier long métrage d’Olivier Ringer attaque bientôt son troisième mois de tournage et s’annonce comme un film d’aventures axé sur les rapports entre l’homme et le cheval et  principalement destiné aux enfants et aux familles.  On pense à Heureux qui comme Ulysse de Henri Colpi ou   Crin Blanc d’Albert Lamorisse.
Le synopsis est le suivant. Dans la forêt, Mirabelle, la jument, est fière à plus d'un titre : elle est la maman de Pom et elle est le meilleur cheval de l'attelage qui aide les bûcherons sur les chantiers. Rendue injustement responsable d'un accident qui a blessé le fils du patron, elle est revendue et séparée de son poulain. Julien, le vieux palefrenier, voudrait bien aider le jeune cheval, mais Pom se laisse aller au désespoir. En bonne mère, Mirabelle fera tout pour retrouver son fils…


Par amour du cheval
Tournage du film
 

Pour assurer l’encadrement technique et l’accompagnement des chevaux durant le tournage, l’équipe de production a fait appel à François Barchon de Louftémont, exploitant forestier et éleveur de chevaux de trait ardennais. Dans le cadre de sa profession, François Barchon a toujours travaillé avec des chevaux.  Il en aime la compagnie, la souplesse et la qualité du travail rendu.  Fort de quatorze chevaux et de quatre mules ardennaises, son élevage offre un large panel de choix adapté à un long tournage.  Au moment où vous lirez cet article, les deux vedettes équines (Pom, le poulain et Mirabelle, la jument) auront été fidèles au poste depuis près de soixante jours de tournage. Des journées bien remplies qui débutent souvent tôt le matin pour s’achever à la tombée du jour.  Les conditions climatiques, la rudesse des lieux et le thème du film ont créé un véritable esprit d’équipe où malgré quelques engueulades mémorables (certains comédiens étant plus butés que les chevaux), le moral est au beau fixe. Ce tournage est une occasion unique pour François Barchon de mettre en valeur la qualité et  l’expérience de ses chevaux.  Sa fille Valérie a pour l’occasion conduit deux juments en France chez un dresseur spécialisé qui lui a appris l’abc du dressage pour le cinéma.  Il faut dire que certaines scènes sont périlleuses.  Notamment la simulation d’une cascade aboutissant à un accident de travail, ou bien des scènes se déroulant dans l’eau ou sur de fortes pentes glissantes.  La placidité apparente de ces bêtes énormes nécessite une attention de tous les instants.  Francis Barchon avait déjà tâté de la pellicule lors du tournage d’un clip promotionnel de la Région wallonne, largement diffusé sur les ondes. On apercevait un magnifique cheval de trait ardennais chevauchant, crinière au vent, les hauts lieux touristiques ardennais. François a pris goût à cette atmosphère et il déambule en toute liberté sur les lieux de tournage en bichonnant ses chevaux.  Afin de  mettre en valeur la qualité du cheval de trait ardennais, François Barchon est l’initiateur de la Fête de la terre qui se déroulera ce dimanche 4 septembre à Behême.  Après les 1500 entrées de la 1re édition en 2003, il espère bien franchir la barre des 3000 spectateurs cette année.  Il faut dire que le spectacle est inoubliable et grandiose. Mais nous en reparlerons plus abondamment la semaine prochaine.

Borhinger...
Un nom qui claque.  Une gueule de ciné taillée à la serpe.  Une voix rauque de trop de nuits blanches et deux yeux bleus qui vous fixent. C’est beau un acteur debout. Courte interview entre deux plans.  
Richard Borhinger
 

L’info : Comment trouvez-vous la région ?
R.Borhinger. : Je l’aime pour ses espaces.  Ses étendues de vert.  Je suis heureux d’être ici deux mois. Vous vivez dans la terre.  Et les bûcherons, les figurants qui participent au film ressemblent à leur pays.  De «vraies gens» aux fortes racines qui vous parlent sans détour.  Je loge à Bouillon, c’est un cloaque à touristes mais quand on quitte la ville on rencontre la beauté.  Et puis la Belgique est un pays que j’aime.  J’y ai joué au théâtre, j’y ai fait des concerts.  C’est un pays frontière.  Une ultime limite mystérieuse avant autre chose.  Une position étrange en Europe occidentale.

L’info : Comment se déroule un tournage avec des animaux ?
R.B. : C’est à cause d’eux que j’ai accepté le film. J’aime ce contact.  Je suis un charnel, moi.  Je travaille dans le charnel.  J’en ai un peu assez de faire l’acteur.  Il me fallait une motivation suffisante.  J’en ai assez de ne pas avoir le contrôle, de perdre la maîtrise, d’être obligé de dépendre de la lumière, du montage… J’ai réalisé des longs métrages pour la télé (Poil de carotte et Les coquelicots sont revenus) et je prépare l’adaptation cinématographique de mon roman  C’est beau une ville la nuit. Bon faut que j’y aille…  Il a bon dos Bohringer !

Et il s’en va en poussant une gueulante. Pour changer…

 

Ciné-Club : Quand la mer monte

Le Ciné-Club Moulin Klepper de Neufchâteau présentera le jeudi 1er septembre à 20h au Moulin Klepper Quand la mer monte de Yolande Moreau et Gilles Porte (Belgique, 2004). Avec Yolande Moreau, Jacques Bonnaffé, Olivier Gourmet...

Irène est en tournée avec Sale affaire, un one woman show, dans le nord de la France. Elle rencontre Dries, un porteur de géants... C'est le début d'une histoire d'amour ! Histoire d'amour, qui a d'étranges résonances avec le spectacle qu'Irène joue sur scène...

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