Ornithologie

Nature ~ Observation

Observations étonnantes en Ardenne centrale ! La semaine du 22 au 29 avril, une huppe fasciée –  oiseau particulièrement rare en Belgique (observée une dizaine de fois chaque année en avril ou en mai) – a été entendue puis observée dans la région de Grandvoir par Jean-Pierre Bechoux. Le 29, un individu (le même?) s’est nourri, durant plus d’une heure, de vers de terre et/ou d’insectes dans la pelouse de Thierry Gridlet de Molinfaing…  correspondant nature de notre journal ! La huppe est un oiseau d’une taille d’environ 30 cm et d’une envergure de 50 cm. Elle a le plumage orangé avec des ailes larges et arrondies à larges bandes noires et blanches. Elle doit son nom à sa huppe érectile et son cri caractéristique oupp-oupp-oupp répété plusieurs fois et qui porte très loin.

Big Birds Day

Le 9.4.2007 (lundi de Pâques) un Big Birds Day est organisé par AVES-Lux en province de Luxembourg. L’objectif d’une telle journée est d’identifier (observation visuelle ou détermination du chant/cri) un nombre maximum d’espèces indigènes ou férales d’oiseaux en province de Luxembourg. En fin de journée, tous les participants sont invités à se retrouver au Moulin Klepper à Neufchâteau pour partager les observations mais également faire connaissance avec d’autres ornithologues de leur région.

Rentrée des classes pour les ornithologues stagiaires

Quelque 75 participants (niveaux 1 et 2 confondus) sont inscrits à la session
de formation à l'étude des oiseaux organisée à Neufchâteau.


Fort du succès rencontré par sa formation intensive en ornithologie dispensée pour la première fois en 2005-2006, Aves-Natagora a décidé de remettre le couvert. «Lorsque Natagora m'a suggéré d'organiser la formation à Neufchâteau, j'étais un peu sceptique, précise Valéry Schollaert, ornithologue professionnel et responsable des cours. La province de Luxembourg étant peu peuplée, je me demandais si on allait bien pouvoir rassembler une quinzaine de participants chaque semaine. La réponse fut toutefois inespérée. Plus de 50 personnes se sont inscrites à Neufchâteau en 2005, nous obligeant à refuser certaines candidatures.»
Afin d’assurer les cours dans les meilleures conditions, le nombre d’élèves du niveau 1 a cette année été limité à 40. Et le succès est une fois de plus au rendez-vous, puisque cette barre a déjà été atteinte. «Cette année, la formation se donne à cinq endroits : Bruxelles, Charleroi, Namur, Liège et Neufchâteau. Et chose incroyable, c’est de nouveau en terre chestrolaise que le nombre de participants est le plus élevé, sourit Valéry Schollaert. Mais c’est vrai que vous disposez ici d’un merveilleux outil d’éducation à la nature. C'est un véritable privilège que de pouvoir dispenser nos cours dans un cadre aussi splendide que le Moulin Klepper ! Les conditions d’accueil, de projection sur grand écran, d’organisation, sont à tout point de vue idéales.»
Une fois le premier niveau terminé, les participants ont ensuite l'opportunité d'approfondir leurs connaissances en prenant part à un second niveau. «La majorité des élèves ayant passé l'examen du premier niveau s'y sont inscrits,» se félicite Thierry Gridlet, responsable de Natagora Famenne & Ardenne.
Techniques d’identification et de description des oiseaux, connaissance des oiseaux vivant en Belgique, étude de leur comportement, recherche d’informations, méthodes utilisées pour les études de population, anatomie de l’oiseau, protection des oiseaux et de leurs habitats, ou encore gestion de ces derniers, les ornithologues stagiaires des deux niveaux se verront dispenser tout au long de l'année académique 2006-2007 une centaine d’heures de cours, à raison de 34 séances de trois heures chacune..
«Les élus communaux nous avaient demandé de dynamiser le Moulin Klepper, non seulement au niveau de Neufchâteau, mais aussi au niveau régional. Nous satisfaisons à cette demande puisque les participants à la formation proviennent des quatre coins de la province et même de France, avance Thierry Gridlet. Pour les deux classes, les élèves sont cette année au nombre d'environ 75, ce qui représente - rien que pour la formation - plus de 2000 passages à Neufchâteau sur l'année. Il ne fait aucun doute que cette activité nature génère des retombées économiques dans notre ville.»

Migrateurs sans frontières

Grandes aigrettes, hérons cendrés, cigognes noires et blanches, grues cendrées  et même le rarissime butor étoilé : les échassiers de toutes espèces ont quadrillé le ciel du Centre-Ardenne en ce début de printemps!

 

 

Formation en Ornithologie
 
 
La migration des grues
 
 

 

Le Grand Cormoran hiverne chez nous

Présent dans le bassin de la Sûre, mais aussi celui de la Semois et sur certains bras de la Vierre, comme à Martilly où on peut l’observer fréquement, le Grand Cormoran est en séjour hivernal chez nous. Piscivore, l’oiseau est redouté par les aquacultueurs. Bénéficiant d’un statut de protection intégrale, il est un pêcheur mal aimé.

 

Le Grand Cormoran
Rudy Dujardin / Aves Natagora

 

Vous avez dit « chouette »?

Détestée par les uns, considérée comme mauvais présage, abhorrée pour ses cris, clouée sur les portes pour conjurer le mauvais sort, elle émerveille, charme et fascine les autres par son visage en  forme de coeur, son allure élégante. Les sentiments de l’homme à son égard sont ambigus...

 

La chouette hulotte
 
une chouette
 
 

 

Agenda

Croix-Rouge : soutenez les actions sociales de votre section locale  en participant au souper-spectacle organisé le 18 février 2006 à 19 h 30 en la salle du restaurant de l’Athénée royal de Neufchâteau. Inscriptions au n° 061 27 71 90 ou 0473 55 84 24

Verlaine : samedi 18 févr. à 1830, à la ferme des Sanglochons, contes d’amour par Marc Schumacker. Réserv. 061 22 22 23

Vaux-sur-Sûre : sam. 25 et dim. 26 février de 14 à 18h, exposition des artistes et artisans de la commune, à la salle Les Berges du Bî, à Sibret. Org.: syndicat d’initiative : 061 25 51 70 ou 061 28 76 68.

Longlier-Neufchâteau : Emploi Mode d’Emploi propose un nouveau module de formation afin
d’ aider les personnes de moins de quarante ans (moins de cinquante à partir de juin) à trouver leur place sur le marché du travail.
Formation de six journées consacrées à la recherche d’un emploi. Info :  0497 48 21 69 ou 0479 68 18 49.

Campagnes de recensement

Recensement des oiseaux des jardins

 

 

Un Gros-bec
 © Philippe Noël/Aves Natagora

 

« Devine qui vient manger chez nous » a vu la participation à chacune des deux précédentes éditions de plus de 3000 personnes ! L’initiative de cette opération, calquée sur des opérations similaires qui se déroulent depuis des décennies au Royaume-Uni et aux USA,  trouve en partie son origine dans le constat que certaines espèces d’oiseaux, naguère communes dans nos jardins, deviennent moins fréquentes sans que les causes de leur déclin ne soient bien identifiées. C’est le cas du moineau domestique ou de l’étourneau. Mais l’opération a aussi un objectif éducatif. Les oiseaux ont la sympathie du public et se laissent facilement observer.
Tout le monde peut y participer, sans limite d’âge, mais aussi des écoles, des familles. Il ne faut vraiment pas être un expert en ornithologie pour y participer.
Comment bien observer les oiseaux à la mangeoire?
Tout d’abord, un préalable est de se procurer le document de participation à l’opération. Tous les détails de l’opération au 070 666 766 et sur www.natagora.be ou chez Jean-Paul Thys (Warmifontaine, 0495 63 75 70). La plupart des espèces sont présentées dans le document qui donne également des références de guides d’identification ou de jumelles pour celles et ceux qui voudraient aller plus loin.
Quel fut le top 10 l’an dernier?
La vedette est incontestablement le merle noir, présent dans près de 92% des jardins. Il est suivi par la mésange charbonnière, le rouge-gorge,  la mésange bleue, le moineau domestique…
Rendez-vous les 4 et 5 février prochains ! 

Après la cigogne noire, voici le héron blanc…

Novembre 2005. Petit coup de fil : « Allô, Thierry ?
Ici, c’est Jacques ! Je t’appelle pour te signaler que j’ai vu dans les champs qui longent l’autoroute près de Vaux-sur-Sûre, deux cigognes blanches.
Je n’avais pas mes jumelles et elles étaient loin, mais vas-y faire un tour : elles sont encore certainement là !»

 

 

le héron blanc
 © Rudi Dujardin

 

Bientôt nicheuse chez nous ?

Début mai, des ornithologues découvrent un couple de grues cendrées en Ardenne. Un peu plus tard, les échassiers paradent. Un espoir fou naît sur le plateau de Saint-Hubert…

 

Grues cendrées
 

 

Quand le plus lourd des échassiers d’Europe, connu surtout pour ses vols migratoires impressionnants ponctués de coups de trompette, se pose en Belgique, c’est toujours un grand moment pour ceux qui en sont témoins. Cela n’a lieu qu’occasionnellement pendant la migration. Rares sont les cas d’hivernage.
Quand c’est un couple qui prend ses quartiers d’été en Wallonie, à deux pas de chez nous, ça devient un événement extraordinaire, inédit et inespéré… C’est pourtant ce qui vient de se produire cette année. Un matin de début mai, un ornithologue, occupé à des recherches dans le cadre de l’Atlas des oiseaux nicheurs de Wallonie ,découvre un couple de grues cendrées dans une zone ouverte du plateau de Saint-Hubert. Le soir même, les oiseaux sont observés en parade : ils se font face, jettent leur cou  sur le dos… Bref la danse bien connue de ceux qui fréquentent les impressionnants sites de rassemblement hivernal comme le lac du Der (France).

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