Economie
Arrivé au terme de ses dix ans, le premier PCDR (Programme communal de Développement rural) de Léglise touchera bientôt à sa fin. Les deux derniers dossiers sont encore sur la table. La population et les élus vont devoir décider.
Le premier dossier concerne le projet d’aménagement d’une place à Les Fossés. Au cœur du village, un vaste espace traversé par une route provinciale ne demande qu’à être valorisé et embelli. Il y a trois semaines d’ici, les élus rencontraient la population pour une séance d’information au sujet de ce projet. Les participants ont pu découvrir l’esquisse de l’aménagement en question (voir illustration ci-contre) qui leur fut présenté par bureau d’étude Impac de Bertrix, en charge du projet. Outre le fait que la physionomie de l’endroit va quelque peu changer avec une organisation de l’espace intégrant des nouvelles plantations, on soulignera l’idée de dévoyer quelque peu la route pour adoucir la courbe importante que l’on connaît actuellement.
Le groupe GLS (repreneur de la société ABX) quitte Libramont pour s’installer à Neufchâteau, à proximité du parc logistique de Molinfaing. Il vient de signer un contrat de collaboration avec les Transports Pierret. Dans notre édition du 19 avril, nous évoquions l’installation prochaine de l’entreprise Transports Pierret (actuellement en activité à Hamipré) sur la zone d’activité de Longlier-Lahérie, juste en vis-à-vis du futur parc Ardenne Logistics. L’entreprise finalise actuellement son nouveau hall de 6000 m2, l’objectif étant de s’y installer au milieu de l’été. À l’heure où nous bouclons ce journal, nous apprenons que ABX Logistic Belgium, qui fait partie maintenant du groupe GLS, vient de signer un contrat de collaboration avec les Transports Pierret. Les deux partenaires se connaissaient déjà bien puisque l’entreprise de Hamipré prestait déjà un certain nombre de services pour la plateforme ABX de Libramont. À la recherche de nouvelles synergies, les deux partenaires ont visiblement décidé d’amplifier leur collaboration.
Les travaux d’aménagement du futur parc logistique de Molinfaing sont sur la bonne voie. Les premiers bâtiments devraient « sortir de terre » durant le deuxième semestre 2007. C’était il y a un peu plus d’un an que le ministre régional wallon à l’Aménagement du territoire et au Transport, André Antoine, donnait le coup d’envoi des travaux du futur parc d’activités Ardenne Logistics. Mais qu’en est-il au juste de ce futur pôle d’activités dont tout le monde parle ?
C’est à la fin des années 90 que les communes de Léglise, de Neufchâteau et de Vaux-sur-Sûre se regroupaient et créaient un partenariat avec Idélux. Cette union avait pour but de modifier le plan de secteur situé aux abords de l’échangeur autoroutier de Molinfaing, de faire reconnaître cette zone en tant que zone économique, et ce afin d’y créer un parc d’activités économiques. Ce n’est un secret pour personne, notre région est pauvre en zone économique. Bien que situé au cœur de l’Europe, le Centre-Ardenne ne dispose pas encore d’endroit attractif destiné à accueillir les investisseurs. Dès novembre 2007, cette lacune sera comblée. En effet, Ardenne Logistics commencera ses activités avec un premier bâtiment de 20 000 m² alors qu’une grande partie de la voirie est déjà réalisée. C’est dans une zone située à quelques mètres du croisement des autoroutes E 411 et E 25 à Molinfaing que se situera ledit parc d’activités. Pas moins de 80 hectares seront consacrés aux activités logistiques. Ces dernières ne consistent pas seulement dans l’entreposage et la distribution ; la prise en charge de marchandises et biens industriels depuis le fabricant jusqu’au client final est également une activité que tout logisticien se doit de proposer. Avec les très nombreuses opérations inhérentes à ce travail, la logistique est une activité à forte valeur ajoutée.
La société Transport Pierret établira son nouveau quartier général à quelques pas de la zone d’activité économique Ardenne Logistics. Ce ne sont pas moins de 6000 m² qui seront consacrés à la logistique et au transport de marchandises. L’entreprise prend une telle ampleur qu’il devient difficile de continuer nos activités au cœur du village d’Hamipré, indique Emmanuel Pierret, administrateur de la société. Une fois installée dans ses nouveaux locaux, l’entreprise va se diversifier : ses activités de transport seront complétées par des activités de logistique. Il y aura également un espace consacré au stockage. Les clients pourront disposer d’un espace et ce pour une courte, une moyenne voire une longue durée, conclut Emmanuel Pierret.
L’Asbl Emploi Mode d’emploi, basée à Neufchâteau, a pour but de mettre les gens au travail et ce dans les cinq semaines avec son module Cap sur l’emploi Depuis octobre 2004, l’Asbl Emploi Mode d’emploi aide les demandeurs d’emploi dans leur recherche du job idéal. Catherine Martin et Sophie Samray, fondatrices de l’association, proposent différents modules de recherche active d’emploi. À la suite de sa réorganisation ces dernières années, le Forem ne s’occupe plus des ateliers de recherche d’emploi. Sa tâche principale est désormais de diriger les demandeurs d’emploi vers les opérateurs adéquats. Une personne souhaitant suivre une formation de réinsertion professionnelle ne la suivra plus auprès du Forem. Ce dernier la dirigera vers l’organisme, l’association proposant ce genre de service. « Il n’y avait alors plus d’ateliers de recherche d’emploi. Lors de mon travail au Forem, je m’occupais, entre autres, de l’animation de groupes de recherche d’emploi. Je me suis dit alors, pourquoi ne pas créer une association proposant des ateliers accompagnant les demandeurs d’emploi dans leur démarche vers un nouvel emploi » explique Catherine Martin. « C’est autour d’une tasse de café en janvier 2003 que l’idée est née », s’amuse à dire Catherine. Une fois les statuts de l’Asbl publiés au Moniteur en octobre 2003, la grande aventure peut commencer. Après bien des déboires, le premier module Cap sur l’Emploi débute en octobre 2004 avec onze participants. « Parmi ces onze demandeurs d’emploi, dix ont trouvé un emploi », enchaîne Sophie Samray.
Divers modules Emploi mode d’emploi ne s’occupe pas seulement du module Cap sur l’emploi dans lequel, cinq fois par an, durant cinq semaines, douze personnes se retrouvent pour rechercher activement un emploi via une méthode de recherche unique en son genre. Cette méthode est avant tout un véritable reboosting et une exploration profonde du marché pour chaque personne. Cap permet de recevoir un feed-back de l’impression donnée lors d’un entretien d’embauche, d’être porté par un groupe. Cette méthode a fait ses preuves. Cinquante pour cent des participants trouvent un emploi dans les cinq semaines et 80 % dans les trois mois. Un autre module proposé par l’Asbl est Je cherche un emploi, dans lequel durant six semaines, à raison d’une journée par semaine, les participants apprennent à devenir autonomes dans leur recherche d’emploi. À côté de ces deux ateliers, l’association est agréée agence de placement par la Région wallonne. Dans cette activité, Emploi mode d’emploi accompagne les personnes ayant perdu leur emploi à rebondir, à se recentrer, à cibler un nouveau job (Ndlr. Une entreprise ayant licencié un collaborateur ayant plus de 45 ans est obligée de l’aider afin que celui-ci trouve un nouvel emploi, cette aide se fait via une agence de placement). « Nous avons des partenariats avec le CPAS de Libramont, de Florenville, de Bouillon, avec Explore du Centre de développement rural à Ansart », indique Sophie. Nos deux comparses ne sont pas les seules faire tourner la boutique. En octobre 2004, c’est Marie-Jeanne Poncin qui les rejoint et, en janvier 2005, Patricia Gilles vient compléter l’équipe. Emploi mode d’emploi fonctionne uniquement avec des conventions Forem – le Forem paye les heures dispensées par les formatrices. La Province de Luxembourg apporte également sa pierre à l’édifice : « La Province nous a sauvés deux fois de la noyade, son aide est très précieuse vu que la Région wallonne ne nous apporte aucun soutien », précise Catherine. Et pour finir, c’est la Commune de Neufchâteau qui met des locaux à la disposition de l’Asbl. Une initiative originale, motivante et gratuite pour les participants, tels sont les termes qui pourraient résumer le travail de l’Asbl Emploi mode d’emploi.
Renseignement : http://www.eme-conseil.be Le 10 avril, l’Asbl organise une séance d’informations au 22, chaussée de Bastogne (ancien orphelinat) à Longlier. Contacts : Catherine Martin, 0497/482 169 Sophie Samray : 0479/681 849
« PPP » et « PSI », voilà des mots que vous entendez, que vous lisez mais qui sont du jargon pour vous et dont la signification vous échappe totalement. Rencontre avec Marie Body, le visage du Plan de Prévention de Proximité. Le Plan de Prévention de Proximité dit « PPP » est né à la suite du PSI (Plan Social Intégré). Le PPP est en quelque sorte l’enfant du PSI. Le 1er janvier 2004, un décret PPP est adopté par la Région wallonne donnant l’approbation à la ville de Neufchâteau de poursuivre les projets initiés par le Plan Social Intégré. Le Plan de Prévention de Proximité a comme objectif premier la prévention du décrochage social au sens large avec comme moyen d’action une politique de quartier transversale et adaptée. « Il s’agit donc d’un service public qui met sur pied différents projets visant différentes tranches d’âge de la population et qui touchent différentes problématiques», explique Marie Body, employée de la ville de Neufchâteau et responsable du PPP. « En s’appuyant sur les outils sociaux existant sur le territoire communal et par des moyens publicitaires collectifs ou individuels le Plan de Prévention de Proximité propose à des publics jeunes et/ou précarisés, mais aussi au grand public, des actions de prévention, de resocialisation et de formation répondant à des besoins rencontrés actuellement à Neufchâteau. » Le PPP crée ces propres projets ou collabore avec d’autres associations. Mais concrètement que fait-il ? « Cette année, nous avons mis sur pied des cours pour permettre aux jeunes d’obtenir le permis de conduire théorique voiture. La prochaine session sera organisée en juillet 2006. Tous les jeudis matin, est organisé un atelier informatique en collaboration avec le centre de promotion social et le centre télématique. L’atelier est ouvert à tous ceux qui veulent s’initier à l’utilisation d’un ordinateur. Nous avons aussi mis sur pied des cours juridiques destinés aux professionnels du secteur social », répond Marie Body. Le PPP est aussi partenaire de nombreuses activités nouvellement apparues comme l’atelier Hip Hop pour les 12-18 ans, l’atelier création collective (théâtre), l’atelier cinéma, l’atelier art de la table ou encore les fêtes de la musique organisées en collaboration avec le Centre culturel. Le PPP est aussi à l’initiative de cours de jardinage, de conférences à thème (la carte SIS, le stress, la prévention de la violence, la famille, l’alcoolisme, la drogue, comment gérer ses achats, le nouveau plan d’accompagnement des chômeurs…) ou de journées de découverte, comme celle organisée en mai dernier pour visiter les institutions européennes à Bruxelles. Les activités du Plan de Prévention de Proximité font l’objet d’une publicité régulière. Généralement, c’est par la voie du bulletin communal ou des journaux de proximité, comme L’info, que sont annoncés les projets et les rendez-vous. Pour en savoir plus sur le Plan de Prévention de Proximité et ses activités : M. Body, tél. 061/27.86.98 le mardi, mercredi matin et vendredi.
L’ancien chemin vicinal qui relie Villeroux aux lacs de la Strange de Hompré (Vaux-sur-Sûre) deviendra une voie verte, un projet pilote au niveau de la Région wallonne lancée par le ministre Philippe Courard. Cela fait bien longtemps qu’on n’a plus vu passer un tram sur le chemin vicinal qui réunissait Bastogne à Martelange. Plutôt que des voies bien agencées, bien soignées, on ne retrouve à présent sur l’endroit qu’arbrisseaux, petits chênes ou autres ronces. L’assiette est pourtant bien présente sur les premiers kilomètres dans l’ancien chemin entre les villages de Villeroux et de Hompré. La vue est splendide et pourrait offrir de belles promenades par temps clément. Alors pourquoi ne pas redonner vie à ce chemin qui traverse la campagne ? C’est la réflexion que s’est faite le ministre wallon des Affaires intérieures et de la Fonction publique Philippe Courard. Il a dès lors décidé de lancer le projet de créer des « voies vertes » avec comme laboratoire, projet pilote, le tronçon entre Villeroux et Hompré. Cette voie verte pourra être mise sur les rails grâce à une collaboration entre la Région, la Province de Luxembourg et la commune de Vaux-sur-Sûre. «Le but est d'assurer le développement touristique et de mettre en valeur des trésors des villages traversés et de ce coin vallonné» souligne le bourgmestre local Yves Besseling. En attendant peut-être un RAVEL. Le ministre Courard poursuit sur la même voie : « La volonté n'est pas de rouvrir tous les anciens sentiers, mais d'offrir des possibilités d'éviter des routes surchargées. On peut donc établir un maillage avec le RAVEL pour toucher un maximum de communes. Cela peut également être considéré comme un Pré-RAVEL. D'autres entités de la province se sont montrées intéressées par ce genre de dessein. J'espère que le projet de Vaux-sur-Sûre se prolongera sur Fauvillers et Martelange. » L’appel du pied est réalisé, aux communes à y répondre à présent! Un gros travail sur le terrain Ce projet table donc sur un partenariat entre les trois niveaux de pouvoir. Les services techniques de la province seront sur le terrain pour le déboisement des zones qui sont actuellement prises par la végétation alors que la Région wallonne apportera des subventions (minimum 60%) pour les aménagements. Pour se rendre compte des aménagements à effectuer sur le terrain, les différents acteurs ont pu remarquer que le travail ne manquait pas pour que ce tracé soit praticable. En effet, de nombreux arbres obstruent le passage des vététistes et des piétons. Ils ont également pu remarquer la nécessité d'un travail de rafraîchissement d'un pont qui soutien le passage de la route. Là aussi, le ministre Courard pourrait mettre la main au portefeuille. Les trois partenaires espèrent à présent ouvrir le tronçon pour les premières belles journées de l'année prochaine et ainsi lancer un projet plus vaste pour les années suivantes. Il y a du pain sur la planche pour les agents provinciaux qui auront l’occasion de mettre à l’épreuve tous les outils de broyage de branches dont ils disposent. Les feux sont en tout cas passés au vert au niveau de la Région wallonne, même si la population qui jouxte le tracé semble parfois réticente, craignant une arrivée massive de touristes, là où ils pensaient être au calme. Th.L.

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