Politique

Une femme au collège

En politique depuis treize ans, Ingrid Bodson fait désormais partie du collège libramontois.
Ses intérêts : son engagement politique, son travail et sa famille.

 

Une femme au collège
Ingrid Bodson

 

La priorité d’Ingrid Bodson n’est pas de faire carrière dans la politique, mais d’assumer les responsabilités de son mandat actuel et ses engagements par rapport à son travail et à sa famille. « J’ai vu beaucoup de gens souffrir en s’accrochant à des mandats ; je ne veux pas être dépendante de la politique. » La politique, un monde qui compte cependant avec Ingrid Bodson depuis déjà treize ans.
Depuis 1976 et la fusion des communes, le collège libramontois était exclusivement masculin. Première et seule femme à y être entrée à l’issue des dernières élections, elle s’est lancée en politique par défi : « J’ai été attirée par le milieu politique quand mon époux, Jacques Balon, s’est présenté aux élections provinciales en 1994. Par défi, je me suis présentée aussi et j’ai été élue conseillère communale. » En 2004, Ingrid Bodson poursuit son expérience politique en posant sa candidature aux élections régionales. Les 3800 voix qu’elle obtient l’encouragent à continuer sur le chemin politique.

Six femmes et sept hommes

Sans attendre le lancement de la campagne électorale, la liste «Ensemble» conduite par Sophie Jacques et Pierre Gascard, échevins sortants, se présente aux citoyens de la commune de Léglise. L’objectif est de cerner correctement
l’attente et les besoins de la population.

Ensemble 2006
 
 

 

« Nous avons besoin de vous », c’est ainsi que les futurs candidats qui se présenteront aux prochaines élections communales s’adressent à la population communale de Léglise.
Sans craindre la critique, le nouveau groupe qui s’aligne sous la bannière « Ensemble » écrit aux habitants de la commune pour connaître leurs avis sur une série de sujets, comme l’accueil de la petite enfance, l’agriculture, l’enseignement, le tourisme, la politique sociale, les travaux, le logement…
L’action est audacieuse et innove dans une commune où l’on est plutôt habitué à une communication plus traditionnelle et plus réservée.

« Nous sommes là dès aujourd’hui parce que les idées ne manquent pas et que notre souhait le plus grand est le bien-être de notre commune et de ses habitants,  explique le document. Dans un souci d’équilibre politique, culturel et philosophique, notre groupe rassemble des personnes de partis différents et de sensibilités diverses. Mais nous avons au moins un point en commun : une volonté de terrain pour assurer le développement d’une commune au service de tous ses citoyens ! » peut-on encore lire.

Et invitant le lecteur à répondre à un questionnaire complet joint au document de présentation, il est écrit : « Alors, parce que vous vivez dans notre grande entité, parce que vous êtes de plus en plus nombreux et de tous horizons, parce que nous espérons vous représenter, nous trouvons nécessaire que chacun d’entre vous fasse part de ses réflexions ; vos besoins, vos tracas, vos espérances… Ce sont vos considérations qui, en plus des réalités budgétaires, nous aideront à peaufiner un plan d’avenir que nous voulons solide, concret et sous vos yeux dès le printemps ! »

Le document est signé par les dix-sept futurs candidats qui profitent de l’occasion pour dévoiler une liste composée de six femmes et sept hommes, suivant l’équilibre exigé par le nouveau code électoral.

Ce premier document édité dans le cadre des futures élections communales de 2006 va certainement en surprendre plus d’un. Toutefois, contrairement aux élections précédentes, la campagne risque fort de commencer avec de l’avance compte tenu des inconnues créées par le nouveau code de démocratie locale, comprenez le changement de la loi communale. Mais Sophie Jacques se défend bien d’être impatiente.

L’info : - Votre équipe est déjà dans les starting-blocks ?
Sophie Jacques : - Oui ! Nous sommes une équipe et nous avons besoin de nous préparer pour être là à temps, pour défendre l’attente des gens.

L’info : - Ne craignez-vous pas que la population ait le sentiment d’une certaine impatience ?
S.J. : - Non, ce n’est pas cela et ce document n’est pas de la propagande électorale. Nous entamons un travail préparatoire. Ce questionnaire est un outil pour nous permettre de mieux appréhender les besoins de chacun… Nous ne voulons pas être pris de court la veille des élections.

L’info : - Pourquoi interroger les habitants si tôt ?
S.J. : - Parce qu’il est nécessaire d’analyser le moment présent pour préparer l’avenir.

L’info : - Sans dévoiler votre stratégie, quel va être le prochain rendez-vous avec les électeurs ?
S.J. : - Je ne sais pas encore sous quelle forme, mais nous publierons le résultat de ce questionnaire. Au printemps, nous publierons un nouveau document, sans doute notre programme.

L’info : - Vous comptez sur combien de réponses ? 
S.J. : - (Rire) Je ne sais pas ! J’espère le plus possible. Nous donnons l’occasion aux gens de pouvoir s’exprimer, qu’ils en profitent !

Rendez-vous au printemps pour connaître les besoins exprimés…

Rond-point : dur, dur !

L’accès nord à la ville de Neufchâteau vient d’être rouvert.
Les commerces sont soulagés, mais malgré la satisfaction de voir le rond-point concrétisé, les critiques fusent quant à la gestion de la signalisation.

Vue du rond-point vers Longlier
 
 

 

Depuis plusieurs semaines, la traversée de Neufchâteau n’était pas aisée. C’est le moins que l’on puisse dire. La fermeture de la porte nord de la ville a en irrité plus d’un. Si d’une manière générale on se félicite de la construction du rond-point qui sécurise enfin un carrefour difficile à traverser, les travaux et leur gestion, eux, laissent un souvenir amer.
La signalisation d’abord fait l’objet de toutes les critiques. La première phase du chantier avait pourtant rassuré les plus sceptiques. Mais durant la seconde, la signalisation a été particulièrement médiocre. Les déviations étaient mal indiquées et aléatoires. Pour la plupart des riverains, la cohabitation avec le chantier s’est relativement bien passée, mais avec les autres acteurs qui géraient ce projet, la critique est sévère : « On a bien eu dû mal de se faire entendre… Il a fallu réclamer à plusieurs reprises les panneaux nécessaires pour informer la clientèle que nos commerces restaient accessibles…»
La fermeture de la route fait aussi grincer des dents : « On nous a menti. Lors de la soirée d’information, on nous avait dit que la route serait fermée durant quatre jours maximum. On est loin du compte.» Ce sont principalement les commerces qui ont souffert de cette fermeture prolongée, tant sur le zoning de la chaussée de Semel qu’au centre-ville. En moyenne, la perte s’évalue à une chute de trente pour cent du chiffre d’affaires.

Elle a l’avantage de la jeunesse

En fonction depuis le 1er juillet dernier, Manuella Comblin a été désignée comme secrétaire communal de Léglise. Rencontre.

Depuis plusieurs mois, l’administration communale de Léglise cherchait un nouveau secrétaire communal. Joseph étienne, en congé de maladie, ne pouvait plus assumer sa fonction. Après une procédure de sélection, le conseil communal a désigné le 24 juin dernier Manuella Comblin, originaire de Petitvoir. Elle fera fonction de secrétaire communal jusqu’à la pension de son prédécesseur, puis elle devrait le remplacer définitivement.

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