Edition 301
© véronique Arnould
Voilà. Encore une de faite. Bien faite ? C’est cela la démocratie : la majorité l’emporte, sinon ce seront les concessions en cas d’alliances. Les ouvriers communaux remballent le matériel jusqu’à l’an prochain, les candidats rentrent les panneaux, les sympathisants décollent les affiches des fenêtres et véhicules. D’aucuns vont quitter le conseil, d’autres changent de place, les nouveaux arrivent. J’ai participé (avec beaucoup d’autres) à la bonne marche des opérations. C’est pour moi un devoir. Ceux qui ont choisi de ne pas voter ou refusé d’être assesseur devraient penser à la chance qu’ils ont : tant de gens sont morts et meurent pour avoir ce droit de vote. Et pour paraphraser Ubu : «merdre aux cons!» Après des siècles d’esclavage, le Belge n’est-il pas sorti du tombeau ? Et avec ça ? Une bonne quatorzaine, citoyen !
Un rendez-vous magique nous est fixé par la bibliothèque communale de Libramont du 18 octobre au 30 novembre : partir à la découverte du monde féerique des lutins, farfadets, gnomes et autres korrigans… Emmenée par sa dynamique bibliothécaire en chef, Isabelle Glaise, l’équipe de la bibliothèque nous a concocté une nouvelle exposition exceptionnelle destinée aux petits comme aux grands à la rencontre de cet univers particulier du Petit Peuple cher à l’auteur Pierre Dubois dont les ouvrages La grande encyclopédie des nains , La grande encyclopédie des fées ou La grande encyclopédie des elfes ont servi de véritable source d’inspiration aux organisateurs. Les locaux de l’avenue d’Houffalize seront intégralement métamorphosés en un parcours initiatique favorisant la découverte, le rêve et l’évasion dans un monde enchanteur et onirique. Des passages secrets… Dès le hall d’entrée, les visiteurs s’engouffreront dans un escalier en colimaçon vers les entrailles de l’exposition. Aidés de lanternes bien nécessaires pour vaincre l’obscurité des lieux, les groupes et les particuliers emprunteront des passages secrets symbolisés par d’immenses serrures munies de clés pour accéder aux six espaces aménagés de cette visite improbable. La première étape est dédiée à Ceux qui habitent les bois et les forêts. Pris en charge par Merlin l’enchanteur, le visiteur déguisé en lutin s’enfoncera dans une forêt reconstituée, peuplée d’étranges créatures, et assistera à la lecture du conte de Grimm La petite vieille dans la forêt. Deuxième étape, la rencontre de Ceux qui habitent dans la maison : les Bronnies et les Gremlins. Les Bronnies, véritables inspirateurs de grands écrivains (Scott, Shakespeare…) vous attendront dans une bibliothèque géante invitant à la quiétude tandis que les Gremlins s’ingénieront à détruire les appareils électriques de la maison. Mais n’en disons pas plus… Autre lieu, autre atmosphère que celle de Ceux qui habitent dans les cavernes. Lieu de vie des gnomes, véritable labyrinthe peuplés de koboles et autres créatures étranges. Ici tout vous entraîne à la recherche d’un trésor caché dans les profondeurs d’un gouffre quasi incessible. Encore plus de découvertes avec Ceux qui habitent les landes et les collines, occasion de prêter l’oreille aux histoires et traditions de l’écosse et de la Bretagne autour d’un chaudron magique où lutins et korrigans danseront une gigue endiablée. Le 5e espace est investi par des êtres familiers : nains et kabouters (noms des nains en langue flamande) évoquant Ceux qui habitent les prés, les champs et les jardins. Un jardin vous attend où les enfants pourront découvrir les outils utilisés par nos grands-parents dans les travaux des champs et des potagers. Ce matériel prêté par le Musée du Fourneau Saint-Michel ornera également l’âtre des nains qui cuisineront directement les légumes préalablement récoltés. Enfin, clou du périple, les marionnettes bourrées d’électronique de l’artiste français Christophe Joncquel s’animeront dans une scénographie lumineuse pour illustrer un conte fantastique qui clôturera votre visite. Treize minutes de technologie robotique au service du rêve et de l’évasion. Après ces deux heures de visite, il ne vous restera plus qu’à retrouver vos esprits en admirant les sculptures d’argile des kabouters venues du Centre de nature de Botrange et les œuvres de Valérie Lejeune, illustratrice et sculpteuse, spécialisées dans le monde des Petits peuples et créatrice de l’affiche de l’exposition. Une fête celtique Le dimanche 29 octobre, dans le cadre de la fête Samonios, trois visites de l’exposition seront proposées. De plus une conférence sur la sorcellerie et des ateliers pédagogiques sur la vie quotidienne des Celtes se tiendront dans les murs de la bibliothèque. Lutins, farfadets, gnomes, fées, korrigans… Compagnons familiers et espiègles des veillées au coin du feu, hôtes invisibles et parfois redoutables qui hantent caves et greniers, forêts ou jardins, ces êtres ont de tout temps vécu en secret parmi nous. Une mythologie populaire abondante atteste leur réalité. Grand livre familial, cette manifestation, fresque ethnologique, fait vivre ou conserve l’héritage de tout un peuple à jamais présent dans la mémoire collective. Il reste quelques places disponibles pour les visites de groupes. Ne manquez pas cette exposition aussi originale qu’inattendue.
La boulangerie l'épi doré à Les Fossés s'est lancé dans un partenariat avec l'asbl ADPM afin de venir en aide à de jeunes Burundais. Un bal folk va également être organisé afin de récolter des fonds. Créée en 2001, l'asbl Action Développement Parrainages Mondiaux (ADPM) est issue d'une autre ONG, l'Aide aux Personnes Déplacées, fondée en 1949 par le Dinantais Dominique Pire, qui reçut en 1958 le prix Nobel de la Paix pour son action en faveur des réfugiés. Si par le passé, il s’agissait de financer des programmes d’éducation scolaire dans une logique d’aide individuelle, ADPM a aujourd'hui étendu son champ d'action. Depuis 2002, parallèlement au parrainage individuel, ADPM soutient, par des projets sous forme de parrainages, des actions éducatives ou visant à une amélioration du cadre de vie ou des conditions d’existence des jeunes. Concrètement, elle mène son action en partenariat avec des organisations locales dans une logique de responsabilisation de tous les acteurs. C'est ainsi qu'il y a un peu moins d'un an, elle a lancé un appel de partenariat à la boulangerie L'épi doré de Les Fossés. Très sensibles aux problèmes de développement, Jean-François Depeauw et Sophie Thomas y ont répondu favorablement et ont passé une convention de partenariat avec ADPM, en faveur d'un projet lancé au Burundi, en l'occurrence un atelier de formation en boulangerie dans la capitale Bujumbura. «Le projet consiste à former des enfants – réfugiés, orphelins et déplacés – à la production et la commercialisation de produits de boulangerie», souligne Sophie Thomas. Une première session de formation de dix jeunes a débuté en décembre dernier. Issus du village de déplacés de Kiyange, tous ces jeunes sont des orphelins vulnérables, en situation de grande précarité, non ou insuffisamment scolarisées, et n'ayant aucune compétence ni expérience professionnelle. «Une convention de partenariat a été signée avec un partenaire local, du nom de Solidarité pour aider les sinistrés burundais, et ce pour une période d'un an, renouvelable» précise Sophie Thomas. Les jeunes reçoivent également une formation psychosociale à l'alphabétisation fonctionnelle, la citoyenneté, la lutte contre le sida ou encore l'hygiène. Le projet est actuellement financé par les parrains-projets. Renouvelable tous les ans, le partenariat initié avec L'épi doré devrait permettre à l'ADPM de bénéficier dès l'année prochaine de fonds supplémentaires qui seront destinés soit à des extensions de ce projet au Burundi, soit à initier un projet similaire au Rwanda. «Nous allons redistribuer 5% des bénéfices engendrés sur l'ensemble de nos produits, poursuit Sophie Thomas. Nous le faisons aussi pour nous. Il s'agit là de notre philosophie de voir la vie. J'estime que quand on a les moyens de donner, on doit donner. Je n'ai pas à donner de morale, mais nous le faisons parce que nous avons envie de le faire. On a mis une pierre en place. On verra ce que cela donnera.»
Cela fait maintenant six ans que Jean-François Depeauw et Sophie Thomas, sa compagne, se sont lancés dans la fabrication de pains au levain, à partir de farines biologiques de grande qualité. Qualité, traçabilité et solidarité sont les trois maîtres-mots de l'épi doré, dont le pain biologique au levain est le fruit de la conjugaison d'une double attention. La première porte sur la qualité des ingrédients, et la seconde, sur le respect des grands principes de panification naturelle «Nous fabriquons nos produits à partir d'ingrédients 100% biologiques, dans le respect des grands principes de panification naturelle, avance Sophie Thomas. L'épi doré travaille avec une coopérative d'agriculteurs biologiques. Nous soutenons une économie à taille humaine et durable en achetant nos farines à la coopérative Agribio. Ces farines ne contiennent aucun conservateur ni auxiliaire technique, pas même ceux autorisés par le cahier de charges biologiques.» Seule la sélection des meilleures variétés de blé assure les qualités boulangères de la farine que Jean-François et sa compagne travaillent. «Créée par deux agriculteurs, la coopérative Agribio est unique en son genre. Elle achète ses grains à un prix équitable à une dizaine d'agriculteurs de la région, certifiés biologiques. Les variétés de blé semées sont soigneusement sélectionnées sur la base de leurs qualités boulangères, gustatives, nutritionnelles, et de leur rusticité. à partir de là, elle centralise le grain et le fait moudre sur meule de pierre dans un moulin à l'ancienne, au Moulin de Ferrières à Lavoir (Huy). Agribio mêle le respect du savoir-faire du meunier avec des moyens tout à fait modernes. Ce que nous essayons de faire, c'est de concilier le bio et la modernité.» Et en achetant leurs créations boulangères, vous contribuerez à l'apprentissage de jeunes orphelins, réfugiés ou déplacés dans les pays du Sud, aux métiers de la boulangerie, grâce à un partenariat initié entre l'épi doré et une ONG. La boulangerie l'épi d'or développe toute une gamme de produits, donnant la vedette tantôt à l'épeautre, tantôt au froment ou au sésame. Aujourd'hui, des milliers de pains, baguettes et autres viennoiseries sortent chaque semaine des fours de la petite boulangerie. Et les savoureux fourrés, Jean-François et Sophie les écoulent non seulement à partir de leur propre magasin, mais également à travers quelque nonante points de vente répartis aux quatre coins de la Wallonie et de Bruxelles. Avec ce projet initié au Burundi, la réputation de l’épi doré a même dépassé nos frontières.
Neufchâteau: mardi 7 nov. de 14h à 18h., vente de jouets à la Maison de la Croix-Rouge, rue Massoquière. Org. section de Neufchâteau/Léglise. Libramont: dim. 29 oct., 3e édition de «Samonios, aux origines d'Halloween». Rens. Office du tourisme de Libramont: 061 27 04 82. Anlier: sam. 14 et dim 15 oct., «Fête des 4 villages» dès 11h, expositions, concert en l'église, et visite guidée de l'église. Rens. 0497 37 07 57.
Mille choses à connaître et à apprendre sur la bande dessinée, considérée aujourd’hui comme étant le 9e art. Des artistes luxembourgeois vont même jusqu’à s’exporter à Angoulême.Etienne Willem, équilibriste passionné, auteur d’une bande dessinée intitulée Vieille Bruyère et Bas de Soie, se livre à nous, sans filet.
Vu la croissance des effectifs, l’Unité compte désormais trois sections : les baladins, les louveteaux et les éclaireurs. - La ribambelle offre à l’enfant de 6 à 8 ans, un temps pour prendre confiance en lui, dans les autres et dans le monde. Le baladin développe son plaisir et sa volonté de découvrir, de savoir, de s’émerveiller.
Organisées conjointement par les trois régionales luxembourgeoises de Natagora et la Députation permanente, les Chlorophylliades vont connaître cette année leur quatrième édition, après celles de 1997, 2000 et 2003. Premier concours interscolaire de connaissance de la nature et de l'environnement jamais organisé en Belgique, elles s'adressent aux élèves de 1re, 2e, 3e et 4e année de tous les établissements secondaires de la province. Elles se dérouleront une nouvelle fois en deux temps, ainsi que l'explique Thierry Gridlet, responsable de la régionale Famenne-Ardenne, initiatrice du concours. «Une phase de sélection aura lieu dans chacune des écoles participantes le mercredi 15 novembre. Les élèves auront à répondre à un questionnaire à choix multiple préparé. Très variées, les questions porteront sur la connaissance de l'environnement, de la nature et de sa protection. Le 20 avril prochain, les huit participants ayant fourni les meilleures réponses à l'épreuve de présélection prendront part à la grande finale organisée au Centre culturel de Libramont. à cette occasion, comme à l'accoutumée, tous les moyens informatiques et audiovisuels seront utilisés pour élargir le champ des questions et en faire pour les spectateurs un véritable spectacle, animé par un professionnel». Les raisons du succès Après Robert Frère, ancien animateur de Double 7, ève-Marie Vaes, présentatrice du Concours Reine élisabeth et ex-présentatrice de Génies en Herbe, et TV-Lux en 2000, la finale sera cette fois-ci animée par Jean-Pierre Pierson, animateur à Vivacité. Thierry Gridlet développe les raisons d'un tel concours. «Cela est valorisant pour les professeurs et les enfants de pouvoir mettre en évidence les connaissances acquises dans d'autres circonstances qu'à l'école. Les citoyens exigent en outre une protection effective de l'environnement et de la vie sauvage en particulier. Le patrimoine nature, fait maintenant l'objet d'une attention soutenue. Cette mutation sociologique doit beaucoup aux professeurs. De plus, la capacité d'émerveillement devant la nature doit être éveillée et entretenue,et le souci de contribuer à sa protection inculqué. Cette éducation est favorisée par la connaissance : on apprécie, et on respecte, d'autant plus la nature qu'on comprend mieux la richesse et la complexité de son fonctionnement.»
Quelque 75 participants (niveaux 1 et 2 confondus) sont inscrits à la session de formation à l'étude des oiseaux organisée à Neufchâteau. Fort du succès rencontré par sa formation intensive en ornithologie dispensée pour la première fois en 2005-2006, Aves-Natagora a décidé de remettre le couvert. «Lorsque Natagora m'a suggéré d'organiser la formation à Neufchâteau, j'étais un peu sceptique, précise Valéry Schollaert, ornithologue professionnel et responsable des cours. La province de Luxembourg étant peu peuplée, je me demandais si on allait bien pouvoir rassembler une quinzaine de participants chaque semaine. La réponse fut toutefois inespérée. Plus de 50 personnes se sont inscrites à Neufchâteau en 2005, nous obligeant à refuser certaines candidatures.» Afin d’assurer les cours dans les meilleures conditions, le nombre d’élèves du niveau 1 a cette année été limité à 40. Et le succès est une fois de plus au rendez-vous, puisque cette barre a déjà été atteinte. «Cette année, la formation se donne à cinq endroits : Bruxelles, Charleroi, Namur, Liège et Neufchâteau. Et chose incroyable, c’est de nouveau en terre chestrolaise que le nombre de participants est le plus élevé, sourit Valéry Schollaert. Mais c’est vrai que vous disposez ici d’un merveilleux outil d’éducation à la nature. C'est un véritable privilège que de pouvoir dispenser nos cours dans un cadre aussi splendide que le Moulin Klepper ! Les conditions d’accueil, de projection sur grand écran, d’organisation, sont à tout point de vue idéales.» Une fois le premier niveau terminé, les participants ont ensuite l'opportunité d'approfondir leurs connaissances en prenant part à un second niveau. «La majorité des élèves ayant passé l'examen du premier niveau s'y sont inscrits,» se félicite Thierry Gridlet, responsable de Natagora Famenne & Ardenne. Techniques d’identification et de description des oiseaux, connaissance des oiseaux vivant en Belgique, étude de leur comportement, recherche d’informations, méthodes utilisées pour les études de population, anatomie de l’oiseau, protection des oiseaux et de leurs habitats, ou encore gestion de ces derniers, les ornithologues stagiaires des deux niveaux se verront dispenser tout au long de l'année académique 2006-2007 une centaine d’heures de cours, à raison de 34 séances de trois heures chacune.. «Les élus communaux nous avaient demandé de dynamiser le Moulin Klepper, non seulement au niveau de Neufchâteau, mais aussi au niveau régional. Nous satisfaisons à cette demande puisque les participants à la formation proviennent des quatre coins de la province et même de France, avance Thierry Gridlet. Pour les deux classes, les élèves sont cette année au nombre d'environ 75, ce qui représente - rien que pour la formation - plus de 2000 passages à Neufchâteau sur l'année. Il ne fait aucun doute que cette activité nature génère des retombées économiques dans notre ville.»

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