Edition 308

Sommaire N°308 - 11 janvier 2007

 

Le  village de Saint-Pierre sous le givre
 © photo : V. Arnould

 

Givre !
Givre !  Le froid s’est brutalement imposé durant quelques jours, marquant la première offensive d’un hiver qui n’ose venir. Le brouillard givrant a dessiné quelques beaux paysages sur le plateau libramontois.

Edito

Du bon messager

Fier sur son fidèle destrier (bon, d’accord, c’est plutôt ici une mobylette ou une voiture), tel saint Nicolas (son costume est bleu, mais il sort également par tous  les temps), tel un Hermès de l’époque moderne, il nous apporte souvent de bonnes nouvelles… et quelques-unes moins bonnes.
Notre facteur, qui peut être factrice, connaît sa route de manière « géo(graphique) ». Il a bien du mérite de déposer colis, imprimés, lettres, publicités dans des boîtes aux lettres souvent peu adaptées à la quantité actuelle de courrier. C’est lui aussi qui nous délivre ce précieux bimensuel qu’est L’Info.
Et pourtant, la privatisation de notre Poste nationale est en route : moins de bureaux, moins de facteurs, moins de services, plus de bénéfices. Il est vrai que le cœur du métier postal n’était pas d’assurer un service social auprès du public.

Et avec ça : nous sommes repartis pour une bonne quinzaine.

P.-S. Merci pour les pralines.
Il ne fallait pas.

Une femme à la tête de la commune

À Herbeumont, cela ne s’était jamais vu. Et pourtant… le 4 décembre dernier, Catherine Mathelin prêtait ­serment, devenant ainsi la première femme-bourgmestre de sa commune.

 

Une femme à la tête de la commune
C. Mathelin

 

Dès le lendemain, alors qu’elle s’installe dans son fauteuil de bourgmestre, une nouvelle vie tant professionnelle que familiale commence. Une gestion du temps s’impose. Entre les dossiers, le bureau et les enfants, il s’agit de s’organiser…
S’organiser, Catherine Mathelin connaît. Depuis plusieurs années, cette licenciée en sciences psychologiques et pédagogiques, travaille à la Haute École Blaise Pascal. Son job : gérer des projets. Presque un terrain de prédilection. À la maison, un mari et deux enfants : Clémentine, 16 ans et Baptiste, 12 ans. En extra depuis 2000 : la politique. Jongler avec le temps n’est donc pas un problème pour elle !

L’effet de surprise
Alors qu’elle fait sa campagne électorale, Catherine Mathelin est loin d’imaginer l’aboutissement de celle-ci. Bien sûr, elle a le feu sacré, mais à ce point… Lorsque le verdict tombe, la surprise est totale, l’effroi même. Une si grande responsabilité ! « Serai-je à la hauteur des attentes du citoyen ? Ensuite, quelle sera ma vie familiale ? Nous en avons beaucoup discuté à la maison. Pour moi, il était important que nous soyons tous d’accord sur le principe et qu’ensemble, nous trouvions une solution pour la gestion des activités de chacun. Ce n’est qu’à partir du moment où j’ai eu l’accord de chacun des membres de ma famille que j’ai pu me réjouir de l’évènement, preuve que jusque-là, j’avais bien rempli mon rôle. »
« Depuis lors, nous racontent ses proches, pas une minute de répit. » C’est que Mme Mathelin ne compte pas ses heures. Dès le 5 décembre, elle rencontre les responsables des différents services communaux, programme des rencontres avec l’ensemble du personnel. Ses objectifs ? Connaître les fonctions de chacun, leurs besoins et attentes, relever ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas, définir la politique du collège.

Une femme tout terrain
Avec Catherine Mathelin, pas de grands discours, ni de paroles surfaites. L’essentiel pour elle : « être à l’écoute de tous et être au coeur de chaque dossier. » Ses projets ? Améliorer le quotidien de chacun, maintenir l’accueil extrascolaire qu’elle a elle-même instauré les années précédentes, être proche des personnes du 3e âge et stimuler la dynamique des maisons des jeunes. À ce sujet, elle a instauré des rencontres entre les 12-18 ans chaque 2e samedi du mois. À l’honneur : projets autour du patrimoine, ateliers artistiques et sportifs avec notamment des après-midi kayaks auxquels elle a personnellement participé, n’hésitant pas, d’ailleurs, à se mouiller. « Mes autres projets : faire de chaque village un village propre et sécurisé, essayer de répondre à toutes les demandes, être présente dans mon travail administratif bien sûr mais surtout privilégier la partie publique. » Ce qui est important pour le citoyen l’est également pour elle.
Toujours selon ses proches, Catherine Mathelin va jusqu’au bout des choses. « Quand elle tient un morceau, elle ne le lâche pas. »

Billet d'humeur

Autrefois largement répandue dans notre pays, la loutre a presque totalement disparu de nos rivières à la suite d’une chasse effrénée. Le commerce de sa fourrure a porté une atteinte sérieuse à sa population qui a rapidement décliné dès la fin du xixe siècle. Bien qu’aujourd’hui l’espèce soit protégée, les menaces sur la loutre sont encore sérieuses. La destruction et la disparition de ses habitats aquatiques, la pollution des eaux… affectent toujours gravement la vie de ces animaux.
On ne peut que se réjouir de la mise en œuvre d’un projet visant à favoriser les populations de loutres. Comme pour le projet Life Moule perlière, ces initiatives de grande envergure doivent être applau­dies car elles contribuent à prendre conscience de l’importance vitale de restaurer la qualité de nos cours d’eau.

Pour que vive la belle Ondine

Fin 2004, le Parc naturel Haute-Sûre Forêt d’Anlier introduisait un ambitieux dossier de candidature au financement Life Nature ayant pour objectif la restauration des habitats de la loutre. Début 2006, la bonne nouvelle tombait : un jury d’experts européens classait ce projet 31e sur 183 dossiers introduits. Le projet « Loutre » pouvait se concrétiser.

De quelques milliers au xixe siècle à quelques dizaines aujourd’hui… une histoire d’hommes…

Jusqu’au début du xxe siècle, la loutre était bien répandue dans la quasi-totalité de l’Europe, et notamment en Belgique où l’espèce était présente sur l’ensemble du territoire. Mais la valeur marchande de sa fourrure et sa mauvaise réputation de prédateur concurrent de la pêche ont conduit à une traque inlassable de l’espèce jusqu’au début des années 70, amenuisant sévèrement les effectifs de population.
Malgré le statut de protection intégrale qui lui a été conféré en 1979, la loutre a continué son déclin rapide dans toutes les régions d’Europe. La destruction et la dégradation des habitats, la pollution des cours d’eau, le dérangement, la mortalité accidentelle et l’isolement des populations ont ainsi pris la relève : nouveau cortège de menaces atteignant l’espèce de façon toujours plus insidieuse.
En Belgique, on ne compte désormais plus que quelques dizaines d’individus éparpillés sur les réseaux hydrographiques de l’Ourthe, de l’Our, de la Lesse, de la Semois et de la Sûre.  
Aujourd’hui, grâce aux nombreux efforts menés en Europe en matière de qualité de l’eau, de ressources piscicoles et de sécurité, la loutre semble entamer un mouvement de recolonisation naturelle depuis le Massif central vers le nord-est et depuis l’ex-Allemagne de l’Est vers le sud-ouest.

Ardennes, terres de chasses

Une splendide exposition des clichés de Jean-Marie Lecomte ornera les cimaises de la bibliothèque communale de Neufchâteau du 15 janvier au 02 février.

 

Ardennes, terres de chasses
 
Ardennes, terres de chasses
 
 

 

Six éoliennes à Villeroux

D’ici peu, les travaux pour la construction d’un parc de six éoliennes devraient commencer à deux pas de la centrale électrique de Villeroux (Vaux-sur-Sûre). La région passe à l’énergie verte en profitant des bienfaits du vent.

 

 

Six éoliennes à Villeroux
 

 

Le Centre-Ardenne deviendra-t-il un vaste champ d’éoliennes dans le futur ? Le vent est-il si favorable dans notre région que tous les investisseurs désirent y implanter quelques grandes demoiselles blanches dans nos ciels trop souvent gris ? En tout cas, après Sainte-Ode et les hauteurs de Renuamont, c’est Villeroux (Vaux-sur-Sûre) qui accueillera dans les prochains mois un champ de six éoliennes, à cheval entre les communes de Vaux-sur-Sûre et Bastogne. C’est la société Aspiravi d’Harelbeke qui déploiera ces outils d’énergie verte au lieu-dit Spâgnemâ.
D’une hauteur de 100 mètres et d’un diamètre rotor maximum de 82 mètres, ces éoliennes devraient produire deux à trois mégawatts par unité. La proximité de la centrale électrique d’Elia n’est sans doute pas étrangère au choix de l’emplacement. En effet, l’électricité produite par le dieu Éole sera directement injectée au réseau de distribution, le parc se situant à moins d’un kilomètre de la centrale.

Le promoteur a reçu en fin d’année 2006 tous les accords pour la mise en place de ce parc d’éoliennes. Généralement, dans ce genre de dossier, c’est le Ministère de la Défense qui se montre réticent.  La proximité de celui de Sainte-Ode, à moins de six kilomètres, a sans doute penché favorablement dans la balance, d’autant qu’un projet de nouvelles éoliennes est également en phase de réalisation en prolongement du premier.

Les riverains ne se sont pas montrés très enthousiastes à l’arrivée des éoliennes. Quarante et une lettres ont été envoyées à la commune. Les réclamations et la pétition qui avait été lancée pointent notamment l’impact visuel et paysager du projet, la qualité du cadre de vie des citoyens, l’effet de mode de ces nouvelles sources énergétiques, la sécurité du citoyen ou encore le manque d’étude et d’éléments convaincants quant à la rentabilité. Certains pointeront même « des manipulations économiques ».

Une zone d’activité économique au poteau de Morhet
Du côté communal, on ne partage pas ces craintes et on veut d’ailleurs profiter de l’occasion. Les terres qui seront dégagées pour installer les socles pourraient permettre de niveler des terrains afin de créer une zone d’activité économique mixte au poteau de Morhet. Cette zone s’étend sur une dizaine d’hectares. Un permis de niveler a été octroyé. Il faudra à présent attendre des investissements d’Idélux et des entrepreneurs pour dynamiser cet endroit. 
Vaux-sur-Sûre entre donc dans  l’énergie propre, mais veut également profiter de sa position stratégique pour développer des projets économiques.

A lire

Les Grillons du fournil  (De Borée)
Josette Boudou

 

Les Grillons du fournil  (De Borée)
 

 

Après le succès du Printemps d’Antonia, Josette Boudou nous emmène à nouveau dans l’univers familial d’Antonia, femme du xxe siècle, forte et sensible, qui mène sa barque avec ses seules armes : sa foi, son cœur et beaucoup de tempérament… En 1989, elle épouse Antonin Espinasse et elle devient boulangère, au pied du Sancy.  Amoureuse de son mari, la jeune femme apprend vite son nouveau et dur métier, accompagnée par la chanson monotone des grillons, petits compagnons de la nuit du boulanger, nourris de poussière, de farine, cri-cri porte-bonheur, sans qui le fournil n’aurait pas d’âme.

Josette Boudou est née à la Tour-d’Auvergne.  Institutrice puis directrice d’école au Mont-Dore, elle réside aujourd’hui dans sa région d’origine à la Tour-d’Auvergne où elle partage son temps entre l’écriture et ses petits-enfants.  Auteur de nouvelles, ces Contes des sources et du vent des monts Dore et d’un roman, Karl II, elle rend ici hommage à sa grand-mère, Antonia, à travers le destin d’une femme d’un autre siècle.

L’œil du supporter

Le BCCA en D2

 

L’œil du supporter
 

 

Il est clair que la seule lecture du classement actuel de notre équipe n’incite pas à l’euphorie. Elle est déjà loin cette allégresse des play-off de la fin de saison dernière. L’assistance aux matchs n’est pas exceptionnelle mais les vrais supporters sont présents et continuent à donner de la voix pour encourager le BCCA.

Les caractère affiché par les Chestrolais est reconnu
Les joueurs se donnent sans compter sur le terrain et aux nombreux entraînements.
Beaucoup de gens ne voient que les matchs, les commentaires et résultats dans la presse et oublient les contraintes imposées par ce niveau.
En face de nous, les équipes sont semi-professionnelles, les joueurs ont souvent un physique « monstrueux ». Et pour reprendre des propos parus dans la presse : « Le véritable championnat de Belgique est celui de D2 car on y retrouve la plupart des meilleurs joueurs belges. » Nous avons la chance de voir à l’ œuvre à Neufchâteau pas mal de joueurs qui évoluaient encore l’an dernier en D1 et aussi quelques Américains et autres étrangers souvent impressionnants.

Le fameux sixième homme, les tambours du Hays et l’ambiance lors des matchs à Neufchâteau sont aussi unanimement appréciés. Cet esprit positif est notre fierté et souvent nous sommes félicitéS pour cela par nos adversaires.

Se maintenir à ce niveau en ayant conservé notre ambiance de club familial, qui compte de nombreux bénévoles, est un pari osé. Le BCCA le tente et cela interpelle les autres clubs souvent fortunés de la division ; cela force aussi l’admiration de certains, et dérange sans doute d’autres.

Oui, le BCCA joue au plus haut niveau belge !
Le spectacle proposé tous les 15 jours à la salle du Hays, soit dit en passant indigne pour ce niveau, est magnifique. L’ambiance est toujours excellente et ensemble (joueurs, comité,  bénévoles, supporters) nous pouvons rêver à un maintien car les Chestrolais se sont toujours battus jusqu’au bout et ce n’est pas parce qu’on est en D2 que cela va changer.
Merci les Blancs et bonne année 2007 !

Accueillir la vie sauvage au Jardin

Moyennant un minimum de temps et d’argent, nous pouvons en effet augmenter la biodiversité dans notre jardin. Mammifères, oiseaux, amphibiens, insectes utiles, entre autres, pourraient bien s’y installer. Grâce à quelques conseils utiles, nous pourrons transformer notre jardin en véritable petit paradis où chaque invité trouvera sa place.
À l’initiative de Natagora, une journée d’activités pratiques sera organisée le samedi 17 février au Moulin Klepper (Neufchâteau). Elle permettra à toute personne intéressée (y compris les enfants), de créer des abris à insectes pollinisateurs (abeilles, bourdons…), insectes utiles dans le cadre de la lutte biologique (coccinelle, perce-oreille, syrphe, chrysope…) papillons, oiseaux, hérissons…

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