Edition 309
Prochains rendez-vous du Centre Culturel de Neufchâteau - Jeudi 25 janvier à 20 h au Moulin Klepper Ciné-Club : Aguirre ou la colère de Dieu de Werner Herzog (All, 1972) Avec Klaus Kinsky, Helena Rojo, Del Negro… Prix : 2,50 € / demandeurs d’emplois & étudiants : 2 € / Carte de 5 films : 10 € Vendredi 26 janvier à 20 h au Moulin Klepper
© photo : V. Arnould
Non di d’jû ! Voilà ce qu’a pu s’exclamer l’ouvrier communal appelé à la rescousse pour débarrasser la forêt de cette horreur. Il aura fallu presque un camion pour enlever ce dépôt sauvage découvert en décembre dernier. Le combat contre les dépôts sauvages est loin d’être fini.
Du pain et des jeux… La pauvre ! C’est en effet désolant, dramatique, embêtant, émouvant, ennuyeux, tracassant, triste… Et encore, je ne trouve pas mes mots. Sans doute suis-je sous le coup de l’émotion. Selon mon quotidien préféré – mais il y a mieux pour envelopper la salade –, elle serait « face à un choix cornélien ». À côté d’Elle, Shakespeare peut aller se rhabiller avec le pourtant fameux « être ou ne pas être, telle est la question » d’Hamlet ; Paris Hilton peut aussi aller se rhabiller (ça va lui être pénible) avec son ongle cassé. Elle, c’est Eva Longoria, la « femme au foyer désespérée » et dorénavant, pour moi, désespérante. Cette actrice américaine a deux amies stylistes, d’où son horrible dilemme : choisir une robe de mariée d’inspiration mexicaine ou française ? Ouf. Voilà une information importante. Cela méritait bien vingt lignes et une photo. C’est quoi, déjà, le réchauffement climatique et ses effets ? Quant au Darfour…
André Lecomte s’est retiré du monde politique il y a quelques semaines, un choix qui le satisfait pleinement. Le 4 décembre dernier, André Lecomte déposait son écharpe mayorale, passant le relais de la gestion communale à Sophie Jacques. Il goûte maintenant aux joies d’une retraite bien méritée. Psychologue pendant trente ans et ayant assumé deux mandats de conseiller communal et deux autres en tant que bourgmestre, André Lecomte avait décidé dès 2000 de ne pas se représenter aux élections communales suivantes. « Je suis arrivé à un moment où la raison, ou peut-être la sagesse, l’emporte sur la passion, explique l’ancien mandataire. Je voulais me réserver une vie plus calme. » C’est serein, avec le sentiment du devoir accompli et satisfait de son choix, qu’il a quitté le monde politique. Bilan très positif De son expérience politique, André Lecomte retire de bons et de moins bons souvenirs. Fier d’avoir participé à l’ouverture de Léglise à une dynamique nouvelle, il qualifie de « très positif » le bilan qu’il peut maintenant tirer de ses douze années passées à la tête de la commune. Parmi les démarches les plus importantes initiées lors de son mayorat, André Lecomte aime citer l’opération de développement rural, mais aussi l’adhésion et le rôle moteur joué par la commune de Léglise dans la mise en route du Parc Naturel de la Haute-Sûre Forêt d’Anlier et la participation à la reconnaissance et au développement du parc logistique de Molinfaing, deux projets transcommunaux qui tiennent tout particulièrement à cœur à l’ancien bourgmestre qui a toujours voulu s’engager dans le développement durable. Les heurts, du passé… À propos des désaccords qui l’ont opposé à Sophie Jacques lors de son dernier mandat, André Lecomte a décidé de tourner la page, comme il l’a annoncé dans son discours lors de l’installation du nouveau conseil. Il a rappelé publiquement que, s’ils avaient souvent partagé les mêmes idées et pris les mêmes options, les relations entre lui et Sophie Jacques n’ont pas toujours été faciles. S’adressant à la nouvelle bourgmestre, il a ajouté : « Ces heurts font partie du passé et je souhaite que nous puissions de part et d’autre poursuivre un parcours existentiel réciproque, empreint de paix, et garder principalement en mémoire les réalisations faites ensemble au cours de la législation qui s’achève. » Travaux manuels Pour quelques jours encore, André Lecomte, qui a présidé l’intercommunale du Parc Naturel dès sa reconnaissance, et ce jusqu’à la fin de son mandat politique, reste vice-président de la commission de gestion du parc, un mandat qu’il ne souhaite pas renouveler, estimant qu’il faut avoir une présence communale régulière afin de travailler efficacement au niveau de cet organe. Si André Lecomte a arrêté tout investissement dans la vie communale, il reste aujourd’hui encore attentif à la politique menée à Léglise. Ayant davantage de temps à consacrer à sa famille, ce sont surtout les travaux manuels qui occupent l’ancien mandataire depuis son retrait du monde politique. Il améliore ainsi sa maison, une ancienne fermette achetée il y a trente-cinq ans à Ébly, un village dans lequel il venait alors s’installer un peu par hasard, sans savoir l’aventure qui l’attendait pour les années à venir dans sa commune d’adoption, Léglise.
Jeudi dernier, la tempête nommée Kyrill a méchamment balayé les hauteurs ardennaises, couchant les arbres, gonflant les rivières, arrachant tôles et ardoises. Mais plus de peur que de mal. Le vent a soufflé fort la semaine dernière. En alerte, les services de secours et les communes ont dû déployer beaucoup d’énergie pour intervenir là où l’urgence les réclamait. Contre le vent, il y a peu de choses à faire, sinon se mettre à l’abri et attendre que cela passe. Si, après, il faut ramasser les morceaux, pendant la tempête il est toutefois nécessaire d’intervenir où la situation est critique. Souvent pour limiter les dégâts. À Neufchâteau, les pompiers ont dû sortir pour une cinquantaine d’interventions : arbres arrachés, toitures soulevées, caves inondées… Les responsables communaux, eux, ont croisé les doigts (pas les bras ! ). Alors que les finances communales retrouvent à peine un peu d’oxygène, tous craignaient un nouveau scénario catastrophe. Trop de chablis mettrait à mal un marché du bois qui se remet à peine. Aux dernières nouvelles, les dégâts en forêt ne seraient que limités, malgré quelques cicatrices impressionnantes.
Installé depuis plusieurs années dans des locaux de l'Institut Saint-Joseph, ce magasin bien connu des chestrolais prend une dimension plus ambitieuse en inaugurant un nouvel espace. En investissant les locaux d’un ancien magasin d’optique, le nouveau Magasin du monde vous en mettra plein la vue ! Situé 10 place Charles Bergh, il permettra de mettre en valeur les produits (artisanat et alimentation) et services de ce commerce différent des circuits traditionnels. Ce déménagement s’inscrit dans un mouvement global de repositionnement de ce type de magasin dans toute la province de Luxembourg (Bouillon, Bertrix). Le commerce équitable se veut rentable, efficace et solidaire. Rappelons qu’en participant au mouvement d’Oxfam-Magasins du monde, tous ses membres s’engagent à défendre et à promouvoir des valeurs : la solidarité et la justice, un commerce équitable et solidaire avec des partenaires du Sud, la paix et le désarmement en faveur du développement, le refus de toute forme de racisme et de xénophobie, des changements individuels, sociaux et politiques dans notre propre société pour un développement durable et solidaire au Nord comme au Sud de la planète. En plus de ses magasins, Oxfam-Magasins du monde s’inscrit dans un mouvement international visant la labellisation Max Havelaar qui offre aux producteurs un commerce plus équitable et une meilleure distribution dans les grandes surfaces. Les magasins se multiplient sur tous les continents afin de favoriser une importation et une distribution efficaces pour tenter de faire changer les choses. Un autre axe d'actions est mené au niveau d'une sensibilisation du public par des campagnes comme celle d'Ikéa qui interpellent les multinationales et suscitent des réflexions pour provoquer des changements. Tout un programme. Les bénévoles chestrolais cherchent de nouveaux adhérents motivés afin, entre autres, d'augmenter le nombre d'heures d'ouverture. Avant de vous lancer dans le bain, profitez de l'inauguration de ce nouvel espace le mercredi 31 janvier à partir de 18 heures. Les portes vous seront grandes ouvertes. Alors, prêts pour une nouvelle consomme-action ?
Le centre culturel de Neufchâteau vous invite à une expérience théâtrale originale et audacieuse ce vendredi 26 janvier à 20 heures au Moulin Klepper.
Nos parlers locaux, wallons, gaumais ou luxembourgeois connaissent un déclin plus qu’inquiétant. Les documents qui les illustrent sont donc en train d’acquérir un statut de documents historiques à sauver absolument. C’est dire que les œuvres littéraires écrites dans ces langues sont, elles aussi, des monuments qu’il faut préserver avec le plus grand soin. Deux écrivains se sont mis en évidence dans le paysage littéraire gaumais : Fernand Bonneau (1885-1962), originaire de Prouvy, et Albert Yande, né à Harinsart en 1909 et décédé à Arlon en 1990.
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