Edition 310

Sommaire N°310 - 8 février 2007

 

Invitation à la balade…
© photo : V. Arnould

 

L'image du moment
Grand feu. Malgré l’absence remarquée de l’hiver, personne ne déroge à la tradition. Partout, dans la campagne ardennaise, on construit les traditionnels bûchers. Sorcières et autres « bonshommes hiver » seront fatalement condamnés !

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De l’ordure…

Elle n’est pas très jolie, mais c’est apparemment la « poubelle » de toutes, comme dirait l’autre. Tout en plastique, marquée du sceau du M.E.T. (Ministère de l’équipement et des transports), elle repose sur un socle en béton.
Il s’agit de la poubelle en face de chez moi. Vidée le lundi matin, cette « belle » est déjà bien remplie le mardi soir, tout comme ses deux consoeurs dressées à quelques pas.
Je ne sais pourquoi, elle attire les sacs de toute taille comme la lumière attire les mouches : l’un ou l’autre voisin promenant son chien y met un sachet de grande surface, un ancien gendarme y dépose un sac poubelle sorti promptement du coffre arrière de sa voiture, un autre y déverse un seau rempli de je ne sais quoi (et je ne tiens pas à le savoir…).
Que voilà des personnes bien intentionnées, tellement soucieuses de l’environnement : je parie que leur duo-bac est vide. Tout est recyclé. C’est-i pas beau, ça ?

Et avec ça, une bonne
quatorzaine.

Rencontre avec le nouveau bourgmestre

À l’aise dans sa nouvelle fonction, le bourgmestre de Neufchâteau estime qu’il a du pain sur la planche. Il a aussi des projets importants pour sa ville.

 

Rencontre avec le nouveau bourgmestre
 

 

Travailleur, persévérant, mais aussi râleur et un peu borné sont les adjectifs qu’Yves Evrard, le nouveau bourgmestre de Neufchâteau choisit pour se définir.
Père de deux enfants, cet ingénieur agronome de formation a créé avec Grégory Floener une entreprise active dans le domaine de l’horticulture qui emploie à l’heure actuelle une vingtaine de personnes.

Son aventure politique a débuté en 2000 quand, emmenant la liste « Action et Avenir », il était élu conseiller. Les deux dernières années de ce mandat, Yves Evrard devait ceindre l’écharpe mayorale, un projet qui ne s’est pas réalisé à l’époque, mais qui lui a permis de se préparer à assumer le poste qu’il occupe actuellement.
Plébiscité avec 1103 voix en 2006 et à la tête d’une courte majorité, le bourgmestre se sent à l’aise dans sa nouvelle fonction :
« Il y a du pain sur la planche, mais le travail ne m’impressionne pas du tout. Les domaines d’action sont terriblement vastes ; il faut gérer des problèmes à court, moyen et long termes. C’est la partie excitante du boulot. »

Apporter sa pierre à l’édifice

Pour Yves Evrard, s’engager en politique, c’est comme s’investir dans toute autre association, se mettre au service du citoyen, de la collectivité. C’est aussi une manière d’apporter sa pierre à l’édifice grâce aux responsabilités qui sont attribuées, mais aussi avec certaines contraintes. « Il ne faut attendre de reconnaissance de personne et mettre beaucoup d’eau dans son vin pour arriver à des résultats, des consensus qui servent l’intérêt général en faisant malheureusement parfois des déçus. » commente le jeune bourgmestre.
Pour sa commune, Yves Evrard a beaucoup de projets :
 « Aujourd’hui, Neufchâteau est réellement à la croisée des chemins et à un tournant de son histoire. On espère que ça va bouger ! » Ses deux priorités sont de redonner à Neufchâteau la place qu’elle mérite au cœur de notre province et d’améliorer le mieux possible l’image que les Chestrolais peuvent avoir de leur ville.

Rénover le centre-ville

Pour combler les vœux du bourgmestre, le travail doit être réalisé autour de différents axes : la rénovation et la revitalisation urbaines, le développement économique à travers plusieurs projets, dont les zonings de Molinfaing et de Semel, les développement touristique et culturel qui passent, entre autres, par le dossier d’aménagement de la Vallée du Lac. Dans les villages, le bourgmestre désire améliorer la convivialité, la sécurité et la propreté. Les premiers travaux de rénovation de voirie dans les villages devraient commencer rapidement.
Yves Evrard a toujours vécu à Neufchâteau. On comprend, dès lors, que le projet qui lui tient le plus à cœur est la rénovation du centre-ville.
Se partageant entre son engagement politique, son entreprise et sa famille, Yves Evrard a un agenda bien chargé. Il travaille en moyenne quatorze heures par jour et s’organise pour être présent tous les jours à la maison communale où les rendez-vous s’enchaînent. Et reprenant les mots d’un autre politicien, Louis Tobback, le mayeur plaisante : « Je suis un adepte de la semaine des 38 heures puisque j’en fais deux par semaine. »

Billet d'humeur

Dans un mois, la troupe de RTL-TVI sera accueillie pour la troisième année consécutive au Centre du Lac, à Neufchâteau, dans le cadre de l’opération Télévie. Luc Gilson, Jacques Van den Biggelaar, Jean-Paul Andret, Julie Taton… entameront demain, le 9 février, une tournée qui les mènera à Liège, Charleroi, Uccle, Rochefort, Nivelles, Ath, La Louvière, Verviers et se clôturera chez nous en Ardenne les 10 et 11 mars. Partout, on joue à guichets fermés. À Neufchâteau, les 800 places se sont vendues en deux semaines à peine.

L'Observatoire sort de terre

Les travaux de création d’un nouvel observatoire astronomique ont débuté à Grapfontaine. Le centre Astronomie Centre-Ardenne de Neufchâteau pourra ainsi compter sur un des meilleurs sites belges pour découvrir le ciel et les étoiles.

 

L’observatoire sort de terre
 
L’observatoire sort de terre
 
L’observatoire sort de terre
 
 

Offrir un observatoire astronomique digne de ce nom aux amateurs du ciel, non seulement de la région de Neufchâteau, mais également à des visiteurs venus de partout, voilà le projet audacieux mené par la section Astronomie Centre-Ardenne (ACA). Le dessein n’est pas devenu une chimère. En effet, les travaux ont débuté sur le site de Grapfontaine, des travaux qui devraient durer près de deux ans pour permettre de découvrir les beautés du ciel à un des endroits les mieux situés de tout le pays.
Ce projet, c’est aussi le rêve de passionnés qui se sont rassemblés autour de Giles Robert depuis 1988. Actuellement, l’ACA peut compter sur des locaux dans l’ancien orphelinat de Longlier pour l’aspect théorique (un endroit qui a été déclaré non conforme par les pompiers) et deux coupoles qui se trouvent à Offaing, sur un terrain privé. « Le propriétaire voulait récupérer son bien, explique M. Robert. Par ailleurs, le site s’est détérioré au niveau de l’analyse du ciel avec des arbres qui ont grandi, un habitat qui s’est rapproché et puis surtout les lumières de l’autoroute. Il faut aussi avouer que le club s’est étoffé. On propose une petite quinzaine de sessions de stages par an et on n’a même pas un endroit pour accueillir les stagiaires aux abords des coupoles. Nous avons dès lors décidé de monter un projet de nouveau centre. La commune a décidé de nous suivre
(50 000 euros et un terrain), la province a emboîté le pas (5 000 euros),  puis notre dossier présenté au Commissariat général au Tourisme a également reçu un accueil favorable (250 000 euros). C’est la preuve que notre travail de vulgarisation, à travers les stages, les animations dans les écoles ou l’accueil des touristes, est reconnu. Je n’aime pas entendre que nous sommes des enfants gâtés à qui on donne un nouveau joujou car nous réalisons un grand travail de vulgarisation et d’initiation aux sciences .»

 
Beaucoup de projets en perspective

Cabaret Chanson française

Le vendredi 16 février à 20 heures au Moulin Klepper,  le Centre culturel
de Neufchâteau organise son deuxième « Cabaret Chanson Française ».

 

Cabaret Chanson française
 
Cabaret Chanson française
 
 

 

A l'époque des grandes "buées"

La lessive… c’est simple comme la poudre et facile comme de pousser sur un interrupteur ! Adieu baquets et briques de Marseille, mains gercées et maux de dos.  
Les magasins sont remplis de produits extraordinaires et de machines ingénieuses.  Et l’eau, qui pense à l’eau ?

 

À l’époque des grandes «buées»
 
À l’époque des grandes «buées»
 
À l’époque des grandes «buées»
 
 L’eau chargée de détergents est-elle facile à traiter ? Les vieilles méthodes étaient-elles meilleures qu’aujourd’hui ? Le temps où le linge trempait la nuit n’est plus et les lessiveuses sont au musée, mais le passé ne pourrait-il pas nous enseigner un meilleur usage des détergents ?
Si le produit idéal n’existe pas encore, on sait déjà que pour une propreté du linge respectueuse de l’eau, il faudra adapter les programmes des machines et… réinventer la poudre car les exigences en matière d’environnement sont de plus en plus sévères. 
 

 

Aline Zéler de Rosières à Anderlecht

Après un début réussi en première division au Standard Fémina, Aline Zéler a rejoint Anderlecht pour espérer décrocher un titre en poursuivant sa carrière internationale.

 

Aline Zéler de Rosières à Anderlecht
 

 

Depuis quelques mois, que de chemins parcourus par Aline Zéler. Après quelques saisons à Tenneville, en division 3, la fille de Rosières (Vaux-sur-Sûre) a fait le grand pas vers la première division sous les couleurs du Standard Fémina. Un coup de maître puisqu’elle y a rapidement fait son trou en décrochant notamment la deuxième place au référendum du Soulier d’Or. Ses qualités physiques et techniques ont également ravi le sélectionneur national qui a fait appel à celle qui porte à présent le numéro 10 chez les Diables Rouges. Durant l’été, elle fait encore un pas supplémentaire dans son sport en signant à Anderlecht, un club encore plus ambitieux, avec l’espoir de décrocher un titre national.« Anderlecht joue en zone et cela se rapproche fortement du jeu pratiqué en équipe nationale, explique la joueuse. C’est un grand pas pour moi. Ils étaient déjà venus me solliciter l’an dernier. J’ai à présent changé de vie, car je vais m’installer à Bruxelles. Avec trois entraînements par semaine durant toute l’année, cela ne sera pas possible autrement. C’est avant tout la volonté de récolter des titres. Le Standard se satisfaisait d’une cinquième place et je voulais autre chose. J’espère décrocher le titre national, et ainsi pouvoir découvrir la Ligue des Champions après avoir rejoint l’équipe nationale. »
Le début de la saison en Mauve a cependant été difficile pour l’Ardennaise. « La préparation s’était bien déroulée avec des tour–nois à l’étranger et notamment une finale aux Pays-Bas contre Hambourg. Malheureusement, le 14 août, je me suis blessée, une déchirure qui m’a écarté des terrains durant deux moins. Nous avons eu un début de campagne délicat et puis cela a commencé à tourner. Pour ma part, j’ai retrouvé les terrains le 7 octobre en provinciale. Je suis rapidement revenue dans l’équipe de base, au poste de soutien d’attaque, et j’ai pu inscrire trois buts en championnat et autant en coupe. Malheureusement, j’ai été à nouveau blessée le 29 novembre, une rupture du ligament de la cheville, avec un mois de repos. Je viens donc de reprendre entre les fêtes. C’est vraiment de la malchance. Cela est peut-être dû à la différence de travail, même si j’estime que les entraînements sont bien dosés. » Malgré ces soucis physiques, la joueuse s’est bien acclimatée à la capitale. « Je suis la seule francophone du groupe A, mais tout le monde est sympa avec moi. Il y a une bonne ambiance, cependant il me faut avouer que, toute seule, sans boulot et blessée, les débuts auraient pu être plus réjouissants. À présent, je prends des cours de néerlandais et puis, à force de l’entendre tous les jours, cela rentre. »

Aline Zéler poursuit également sa carrière en équipe nationale avec un premier succès. « Nous avons joué deux matches en cette fin d’année. Nous avons tout d’abord décroché une victoire dans des conditions dantesques au Portugal. C’était mon premier succès sous la bannière nationale. Notre jeu direct a bien fonctionné face aux techniciennes qui se sont engluées dans l’eau. Lors la deuxième confrontation, nous avons été étrillées par la France
6 – 0. C’était déjà 3-0 après un quart d’heure. Les Françaises pratiquent un beau jeu technique. Elles ne sont pas troisièmes mondiales pour rien. C’est vraiment beau à voir. »

Aline veut à présent retrouver un bon niveau et être épargnée par les blessures, avec – qui sait – un titre à la clé. Elle a bien entamé 2007 avec le but de la victoire face à Vlimmeren, un autre candidat au titre.

L’unité scoute de Neufchâteau

Depuis maintenant 18 mois, la 3° Unité du Luxembourg renaît.


En effet, une équipe d’animateurs, encadrée par des adultes, propose à des jeunes âgés de 6 à 16 ans de vivre l’Aventure scoute.
Actuellement, trois sections sont ouvertes : les Baladins  pour les enfants de 6 à 8 ans (1re et 2e année primaire),  les Louveteaux pour les enfants de 8 à 12 ans (de 3e à 6e année primaire), les Éclaireurs pour les jeunes de 12 à 16 ans (de la 1re à la 4e année du secondaire).
Formés à l’animation, les « chefs » donnent de leur temps et de leur dynamisme pour aider les plus jeunes à grandir dans le respect de l’autre et de l’environnement, dans le partage d’expériences. Des animations riches et variées sont proposées aux enfants tous les samedis après-midi durant l’année scolaire.  
Si vos enfants sont intéressés, nous serons ravis de les accueillir.  Vu le succès remporté, nous invitons également tout jeune âgé de 16 ans minimum et intéressé par la vie en groupe, par la transmission de valeurs et par l’animation, à venir nous rejoindre. Nous avons besoin de Vous !
N’ hésitez pas à nous contacter au 061 27 95 56 ou 0495 45 64 73 ou à notre local situé chaussée d’Arlon (à côté de la caserne des pompiers)

Les tracteurs de notre enfance

« Je suis de mon enfance comme d’un pays », disait Saint-Exupéry.
Et dans ce pays de mon enfance, il y avait des tracteurs. Oranges ou rouges, le plus souvent. Verts ou bleus, parfois.

 

Les tracteurs de notre enfance
 

 


Et ce n’étaient pas les premiers – même si je commence à me souvenir de loin, si je ne suis pas un perdreau de l’année – mais ils nous attiraient, ils nous séduisaient, ils nous émerveillaient, nous les garçons. Les gamins des champs. Les champis.
Ceux de la ville avaient les camions des pompiers ; nous, c’étaient les tracteurs. Eux, c’étaient le pin-pon et la vitesse, mélange à la fois fascinant et inquiétant, puisque les pompiers ne sortent qu’en cas de malheur ; nous, c’était le trac-trac-trac calme et continu du tracteur. Sa force tranquille. Son activité paisible. Lourde et lente.
Et cette douceur de la douce campagne de France comme de celle de Belgique, cette douceur du cher pays de notre enfance, elle émane souvent des pages de ce livre Les tracteurs de notre enfance, paru aux éditions Terres Bleues.  Mais le livre ne joue pas que sur la corde sensible de la nostalgie. Il instruit aussi. Il raconte l’histoire de la mécanisation du monde rural ; les deux grandes guerres du xxe siècle qui ont précipité cette mécanisation. Et tout a changé : la vie, les hommes, les paysages…
Il nous en apprend de belles, itou. Entre autres que la grande figure de l’écologie politique, figure marquante, figure de référence, figure tutélaire qu’est René Dumont, a été pour beaucoup dans la mécanisation lourde d’après-guerre.
Il fallait réagir vite. Tout était à reconstruire. Dans les villes comme dans les champs.
Et le cheval s’est changé en vapeur. Est devenu tracteur.
Et le paysan, agriculteur.

Les tracteurs de notre enfance,
éd. Terres Bleues.
Couverture cartonnée, 24 x 29cm, 144 pages, 28 euros.

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