Edition 311
Photo V. Arnould
Les ArlequinsLes Arlequins font leur comédie. Chatouillés par l’envie d’amuser la galerie, ils sont remontés sur les planches. Rendez-vous à Bercheux les samedis 17 et 24 février à 20 h, dimanche 18 février à 20 h et pour ceux qui préfèrent les après-midi, rendez-vous à 14 h 30 les dimanches 25 février et 4 mars. Ils présenteront « Sale attente » et « L’armoire à naphtaline ».
Du curage tant attendu Enfin. Ou plutôt : presque. Ou mieux : « Caramba ! encore raté. » Le curage du lac de Neufchâteau est presque en cours. Pour le nettoyer de fond en surface, il faut évidemment le vider. C’est là que le bât blesse. Alors que le bouchon était enlevé et que l’eau s’écoulait lascivement pour rejoindre la Vierre, puis la Semois, v’là-ti-pas que le niveau remonte. Ce qui bloque les premiers travaux. Et pourtant, le chantier attendu depuis longtemps va être pharaonique. Plus de mille camions vont aller déverser leur contenu boueux au Sart… Ce fameux curage va rendre toute sa jeunesse au lac et à sa vallée. C’est en effet le premier pas vers le réaménagement complet de cet espace nature (mais pas tout à fait naturel). « Lac, camping, sports, pêche » étaient les maîtres mots qui accueillaient le touriste aux entrées de la ville il y a quelques années. Nous pourrons bientôt raviver ces mots et en ajouter d’autres… Et avec ça, une bonne quinzaine !
En politique depuis treize ans, Ingrid Bodson fait désormais partie du collège libramontois. Ses intérêts : son engagement politique, son travail et sa famille. Ingrid Bodson La priorité d’Ingrid Bodson n’est pas de faire carrière dans la politique, mais d’assumer les responsabilités de son mandat actuel et ses engagements par rapport à son travail et à sa famille. « J’ai vu beaucoup de gens souffrir en s’accrochant à des mandats ; je ne veux pas être dépendante de la politique. » La politique, un monde qui compte cependant avec Ingrid Bodson depuis déjà treize ans. Depuis 1976 et la fusion des communes, le collège libramontois était exclusivement masculin. Première et seule femme à y être entrée à l’issue des dernières élections, elle s’est lancée en politique par défi : « J’ai été attirée par le milieu politique quand mon époux, Jacques Balon, s’est présenté aux élections provinciales en 1994. Par défi, je me suis présentée aussi et j’ai été élue conseillère communale. » En 2004, Ingrid Bodson poursuit son expérience politique en posant sa candidature aux élections régionales. Les 3800 voix qu’elle obtient l’encouragent à continuer sur le chemin politique.
Les travaux de curage du lac de Neufchâteau ont commencé et vont durer quelques mois. Premier défi : vider l’eau du lac et sauver les poissons. La tâche ne s’annonce pas facile. Mais rien ne semble impossible. La Ville de Neufchâteau s’est vu octroyer une subvention de 376 590 € pour les travaux d’approfondissement du lac et l’aménagement de ses abords. Cette décision fait suite à l’engagement du ministre Benoît Lutgen lors de sa visite à Neufchâteau en avril 2006.
Marie-Marthe Hauferlin est conservatrice et restauratrice de tableaux et autres œuvres peintes. Un métier rare à découvrir à nos portes. J ournée pluvieuse sur Bernimont. Un sale crachin de 14 février à démoraliser le plus transi des amoureux. Et puis l’opportunité de rencontrer un visage découvert lors d’une émission de télé locale consacrée aux artistes et artisans régionaux. Dès la porte du minuscule atelier de Marie-Marthe franchie, on ne regrette pas d’avoir affronté les intempéries. Un havre de silence, de chaleur et de paix propice à la méditation s’ouvre devant vous. Des tableaux partout. Accrochés aux murs, posés à même le sol ou déposés sur le chevalet de l’artiste. Un substantif plus qu’adapté à l’œuvre et au travail de conservatrice-restauratrice de Marie-Marthe. On reste bouche bée devant une telle maîtrise technique, une telle précision, une telle passion dévorante et communicatrice que les flots d’explications sortis de la bouche de la maîtresse des lieux décrivent à merveille. Des œuvres de toutes provenances et de toutes époques se succèdent. Motifs principalement religieux mais aussi profanes. Portraits de saints et figures religieuses, natures mortes, paysages. Du figuratif maîtrisé à l’extrême. L’art de se fondre dans un tableau pour en traduire la quintessence. Un acte de conservation et de restauration digne d’un acte d’amour. Du savoir-faire… Après avoir suivi des études secondaires en transition option artistique à Bastogne et un enseignement de type court durant trois ans, à Saint-Luc à Liège en orientation « conservation objets d’art », Marie-Marthe a peaufiné sa formation « théorique » en la confrontant avec la pratique d’un atelier spécialisé installé à Ohain. Soyons terre à terre. Derrière ces œuvres se cachent des heures de sueur, de tensions, de recherches documentaires, d’obstination nécessaires à la réalisation du miracle. À l’heure de l’internet, la conservatrice peut effectuer des recherches rapides et efficaces sur une œuvre ou un peintre notamment sur le site de L’IRPA (Institut royal du Patrimoine de Belgique) riche d’une photothèque reprenant un répertoire des œuvres par canton et par église. Sans entrer dans une approche trop technique de cette profession, il est bon de préciser que deux grandes règles de base structurent la complexité de ce travail. En premier lieu, la réversibilité. Chaque intervention doit être réversible par rapport à l’œuvre, ce qui entraîne l’utilisation de matériaux stables et adaptés (vernis, pigments). Les couleurs et les vernis à retoucher peuvent être composés par le restaurateur lui-même, ou bien achetés déjà préparés. L’autre règle incontournable est la compatibilité des matériaux afin d’éviter toutes détériorations. Il est ici nécessaire de distinguer le travail du conservateur de celui du restaurateur. Il existe deux types de conservation. La conservation préventive désigne tout contrôle de l’environnement pour une meilleure sauvegarde de l’ œuvre. L’humidité, la température et la lumière sont les trois facteurs d’influence dans la résistance de l’ œuvre à travers le temps. La conservation curative s’identifie lorsque le conservateur intervient directement sur l’objet d’art. Cette étape, très importante, est nécessaire à la survie du patrimoine. Lorsque l’intervention n’est pas efficace au plus vite, les lacunes s’amplifient alors vers une destruction totale de l’ œuvre. Enfin la restauration désigne, quant à elle, toutes les opérations qui tentent de parfaire la lecture de l’œuvre endommagée en y intégrant au besoin une reconstitution des parties manquantes. Elle influence l’aspect esthétique en vue d’une meilleure lisibilité. Les étapes de la restauration sont nombreuses et trop élaborées pour pouvoir les expliciter dans cet article. Il est à noter que Marie-Marthe travaille uniquement la peinture de chevalet sur des supports aussi divers que la toile, le cuivre, le bois ou le papier marouflé. Le talent de Marie-Marthe a notamment été salué dans le troisième tome du Dictionnaire Piron des artistes plasticiens de Belgique des xix et xxe siècles paru en 2006 où sa maîtrise des techniques de la peinture à l’huile et son habileté à copier les grands maîtres ont été soulignées. Au savoir-être… On sent que, pour Marie-Marthe, la passion de peindre est une philosophie de vie. Elle fait partie intégrante d’une vision artistique quasi mystique de son existence. L’exigence de cette profession requiert un investissement total. À 26 ans, elle réalise le rêve de vivre de sa passion. Et les projets se bousculent à tel point qu’ils ne lui laissent plus le temps de produire ses propres œuvres. Elle travaille actuellement sur la restauration d’un ensemble d’ œuvres (panneaux, autels latéraux…) de l’église de Halanzy ; sur le chemin de croix et le maître-autel de l’église de Heure et sur des commandes pour particuliers (croquis, portraits de familles…). Nul doute que nous reviendrons dans ces colonnes, au gré d’une exposition ou d’une conférence, sur le remarquable travail de cette artiste d’exception dont la discrétion et la disponibilité sont proportionnelles à la richesse de son talent.
La troupe de Théâtre Montauban de Grandvoir dresse de nouveau ses tréteaux pour un rendez-vous théâtral aussi convivial que sympathique. En répétition depuis six mois, les dix comédiens sous la férule de leur metteur en scène, Grégory Denoncin, s’apprêtent à accueillir plus de 500 personnes ! Un record pour un petit village comme Grandvoir. Par rapport aux autres années, il a été nécessaire de prévoir une représentation supplémentaire de Grand-mère est amoureuse, pièce en trois actes – inédite en Belgique – de l’auteur français Yvon Taburet. À l’heure de la mise en valeur des pratiques intergénérationnelles, la troupe de Grandvoir tape dans le mille avec cette mise sur la scène de trois générations de comédiens. La grand-mère, sa fille et sa petite fille seront interprétées par des comédiens qui ont l’âge des rôles. Un bel exemple de complicités et d’échanges. L’histoire de la pièce tient sur un timbre-poste : Lorsque la grand-mère de la famille, veuve depuis douze ans, annonce à ses enfants qu’elle est amoureuse, la pilule est dure à avaler. Amoureuse, de plus, via un site de rencontres sur internet … Une grand-mère qui surfe sur les nouvelles technologies. Et quand le prétendant débarque avec armes et bagages… Une comédie familiale qui propose un regard inhabituel sur le troisième âge.
Libramont, vendredi 9 février, 20 h, grande effervescence dans la salle de gymnastique de l’école Saint-Joseph ! Plus de deux cents personnes sont venues assister à une première ! Le premier festival du film d’animation s’ouvre sur une présentation de M. Maissin, animateur multimédia et initiateur du projet. Ce n’est pas moins de 27 films, tous créés par les élèves du cycle 4 (5e et 6e années du primaire) qui vont être présentés aux spectateurs.
Avec les jours qui s’allongent, le printemps semble se rapprocher. Il faut ouvrir l’œil, la nature sort timidement de sa léthargie, c’est le moment de faire les gestes sages pour qui sait jardiner en cette fin d’hiver. Au jardin potager Acheter les plants de pomme de terre. Ces plants seront prégermés pour avancer la végétation de 2 à 3 semaines. Pour ce faire, il faut les étendre sur des claies en bois ou sur des sacs dans un local obscur et frais (5 à 8°). Un mois avant la plantation, ces plants seront placés dans un local éclairé et à la température de 15°, cela favorisera la formation de germes trapus (1 à 2 cm) et colorés.
Les prochains rendez-vous du centre culturel de Neufchâteau Jeudi 22 février à 20h au Moulin Klepper Ciné-club : Taxi Driver de Martin Scorsese (USA, 1975) Avec Robert De Niro, Jodie Foster, Dianne Abbot Interdit aux moins de 16 ans Vétéran de la guerre du Vietnam, Travis Bickle est chauffeur de taxi dans la ville de New York. Ses rencontres nocturnes et la violence quotidienne dont il est témoin lui font peu à peu perdre la tête. Il se charge bientôt de délivrer une prostituée mineure de ses souteneurs. Prix 2,5 € / étudiants : 2 € / carte 5 films : 10 € Une collaboration de la Bibliothèque communale et du Centre culturel de Neufchâteau 061/27 88 87 ou 061/27 86 98 Samedi 3 mars 3e édition du carnaval des enfants de Neufchâteau Au programme : 14 h au Centre du Lac : Spectacle de Magie par Olivier K (2€/enfants – 3€/adultes) 15 h 30 : Cortège dans les rues de Neufchâteau en présence de « l’Harmonie du Pays de Neufchâteau » (Rendez-vous au parking Saint-Roch) 17 h : Remise des prix aux participants (cours de l’ISJ) et goûter offert par l’AD Delhaize. Une organisation du Centre culturel, de l’accueil extrascolaire et du Centre du Lac.

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