Edition 314
Dans le cadre du curage du lac, outre la vidange du plan d’eau, une autre étape délicate devait avoir lieu ce mardi 3 avril : le sauvetage des poissons. Après de longues périodes de pluies abondantes et plusieurs difficultés techniques surmontées, la digue a pu être percée. L’évacuation de l’eau du lac s’est enfin accélérée. Avant d’assécher le lac, les autorités communales devaient sauver le poisson. Carpes et brochets étaient annoncés pour assurer le spectacle !
Il est partout. Toutes et tous en sont atteints, même si toutes et tous n’en sont pas malades. Pourtant, il en « faut » un. D’ailleurs, tout le monde en a, sans quoi on passe pour un « arriéré ». Bien sûr, il est utile lorsqu’on est en panne la nuit dans les bois ou que l’on s’inquiète du retard de quelqu’un. Il fait tout : GPS, musique, photo, radio, vidéo, et bientôt grille-pain. On peut aussi l’utiliser pour joindre quelqu’un comme avec un téléphone sans fil. Il permet même, si l’on s’embête, de déranger les participant(e)s à un concert, une conférence, une pièce de théâtre, puisqu’il se manifeste dans le fond du sac ou de la poche sans crier gare… À ce propos, le sommet, c’est dans le wagon : pas moyen de faire cent kilomètres sans entendre crier quelques propriétaires qu’il faudrait acheter un pain ou signaler que le train sera à l’heure. Alors, bon, hein ! Avec ça, bonne quatorzaine.
L’association « Vitalité » a réussi ce tour de force de rassembler Wilfried Martens, Vincent Dujardin et Pierre Stéphany en table ronde le samedi 21 avril à 20 heures au Centre du Lac de Neufchâteau. Ceux-ci débattront autour du thème « Baudouin, entre la Belgique et l’Europe ». Cette soirée sera animée par Sonia Boulanger, journaliste à VivaCité (RTBF). Pierre Stéphany a soixante ans de journalisme derrière lui. Il s’est fait connaître, notamment, en couvrant pendant près de vingt ans, pour La Libre Belgique, l’actualité de l’audiovisuel. L’histoire de la vie quotidienne est le thème de plusieurs de ses livres : sur l’entre-deux-guerres, les années 50, la Régence, l’occupation allemande. Vincent Dujardin est professeur d’histoire contemporaine à l’Université catholique de Louvain, professeur invité aux FUCAM et à l’Université Jagelonne de Cracovie, et chercheur qualifié du FNRS. Il a récemment publié Pierre Harmel, une biographie (2004), codirigé Léopold III ainsi qu’une Nouvelle histoire de Belgique en neuf volumes (2005-2007). L’info les a rencontrés…
L’info : Votre dernier ouvrage Les années 60 en Belgique, paru aux Éditions Racine en 2006, est, au fond, un ensemble d’anecdotes glanées au quotidien ? Pierre Stéphany : Ce que je raconte, c’est, à travers les anecdotes et les exemples familiers mais concrets et significatifs, une période qui pourrait bien être une des plus importantes de l’histoire de l’humanité. Dans les années 50, on croyait que tout repartait comme avant 40. Dans les années 60, on s’aperçoit qu’on est en route pour l’an 2000. C’est ce que j’essaye de montrer, tout en décrivant la vie quotidienne, en soulignant les mutations techniques, sociales, morales, culturelles, qui émergent pendant cette décennie. L’info : Il a fallu vraisemblablement du temps pour que les Belges apprécient le roi Baudouin, et c’est à sa mort que l’on a surtout pu se rendre compte de l’attachement qu’éprouvaient les Belges à leur roi. Avaient-ils perdu un père ? P.S : C’est à un véritable phénomène que l’on a assisté en 1993. Les files s’étendaient jusqu’à la Place Royale, il fallait des heures d’attente avant d’accéder au palais. Cette extraordinaire poussée de vénération a évidemment un sens : le souvenir des épreuves vécues par le Roi, sans doute ; sans doute aussi une sorte de mouvement de compensation vis-à-vis du désintérêt dont souffrent la vie et le monde politique, une espèce de protestation, sinon un cri de désespoir, devant le spectacle du pays en train de partir en morceaux. L’info : L’évolution de la Belgique est-elle liée aux différents traits de caractère et de personnalité des rois ? Vincent Dujardin : Entre Baudouin et Albert, il n’y a pas de césure sur le fond, mais bien sur la forme, c’est-à-dire le style. Le rapport aux médias a aussi fortement changé, notamment au gré des mariages et des naissances. Les soucis rencontrés depuis deux ou trois ans pourraient peut-être conduire à repenser la relation des membres de la famille royale avec la presse. Même s’il y a des précédents depuis Léopold Ier, il n’était pas de coutume de voir publiées des interviews comme celles qui l’ont été dans Het Laatste Nieuws. Au-delà des problèmes de déontologie qu’elles soulevaient, dans la mesure où elles était jetées en pâture au public sans recoupement – alors que Le Soir était parvenu en seulement quelques heures à obtenir des informations qui visaient à démentir plusieurs assertions et non des moindres – la très grande présence médiatique de membres de la famille royale peut favoriser ces dérives qui font d’ailleurs aussi débat en Grande-Bretagne (cf. le Times en janvier dernier). Là se trouve évidemment la quadrature du cercle. Pour avoir une assise populaire, la famille royale doit s’exposer aux médias. C’est donc une question de ton juste à trouver. Sans retomber dans les travers du début des années 1951-1958, soit les débuts du règne de Baudouin, et le dommageable manque de communication du Palais à ce moment, une « monégasquisation » de la famille royale belge peut lui revenir en boomerang. Je partage pour ma part l’avis de ceux qui estiment que le Palais porte aussi, de ce fait, une certaine responsabilité face aux difficultés rencontrées par la famille royale ces dernières années L’Info : Par rapport à l’Europe qui se forme et évolue, quel rôle pour la monarchie et comment doit-elle se situer ? V.D : Le roi Baudouin a confié un jour à un de ses collaborateurs qu’à ses yeux, le jour où l’Europe serait devenue fédérale, avec un seul gouvernement, le rôle de la monarchie belge serait achevé…
L’Asbl Emploi Mode d’emploi, basée à Neufchâteau, a pour but de mettre les gens au travail et ce dans les cinq semaines avec son module Cap sur l’emploi Depuis octobre 2004, l’Asbl Emploi Mode d’emploi aide les demandeurs d’emploi dans leur recherche du job idéal. Catherine Martin et Sophie Samray, fondatrices de l’association, proposent différents modules de recherche active d’emploi. À la suite de sa réorganisation ces dernières années, le Forem ne s’occupe plus des ateliers de recherche d’emploi. Sa tâche principale est désormais de diriger les demandeurs d’emploi vers les opérateurs adéquats. Une personne souhaitant suivre une formation de réinsertion professionnelle ne la suivra plus auprès du Forem. Ce dernier la dirigera vers l’organisme, l’association proposant ce genre de service. « Il n’y avait alors plus d’ateliers de recherche d’emploi. Lors de mon travail au Forem, je m’occupais, entre autres, de l’animation de groupes de recherche d’emploi. Je me suis dit alors, pourquoi ne pas créer une association proposant des ateliers accompagnant les demandeurs d’emploi dans leur démarche vers un nouvel emploi » explique Catherine Martin. « C’est autour d’une tasse de café en janvier 2003 que l’idée est née », s’amuse à dire Catherine. Une fois les statuts de l’Asbl publiés au Moniteur en octobre 2003, la grande aventure peut commencer. Après bien des déboires, le premier module Cap sur l’Emploi débute en octobre 2004 avec onze participants. « Parmi ces onze demandeurs d’emploi, dix ont trouvé un emploi », enchaîne Sophie Samray.
Divers modules Emploi mode d’emploi ne s’occupe pas seulement du module Cap sur l’emploi dans lequel, cinq fois par an, durant cinq semaines, douze personnes se retrouvent pour rechercher activement un emploi via une méthode de recherche unique en son genre. Cette méthode est avant tout un véritable reboosting et une exploration profonde du marché pour chaque personne. Cap permet de recevoir un feed-back de l’impression donnée lors d’un entretien d’embauche, d’être porté par un groupe. Cette méthode a fait ses preuves. Cinquante pour cent des participants trouvent un emploi dans les cinq semaines et 80 % dans les trois mois. Un autre module proposé par l’Asbl est Je cherche un emploi, dans lequel durant six semaines, à raison d’une journée par semaine, les participants apprennent à devenir autonomes dans leur recherche d’emploi. À côté de ces deux ateliers, l’association est agréée agence de placement par la Région wallonne. Dans cette activité, Emploi mode d’emploi accompagne les personnes ayant perdu leur emploi à rebondir, à se recentrer, à cibler un nouveau job (Ndlr. Une entreprise ayant licencié un collaborateur ayant plus de 45 ans est obligée de l’aider afin que celui-ci trouve un nouvel emploi, cette aide se fait via une agence de placement). « Nous avons des partenariats avec le CPAS de Libramont, de Florenville, de Bouillon, avec Explore du Centre de développement rural à Ansart », indique Sophie. Nos deux comparses ne sont pas les seules faire tourner la boutique. En octobre 2004, c’est Marie-Jeanne Poncin qui les rejoint et, en janvier 2005, Patricia Gilles vient compléter l’équipe. Emploi mode d’emploi fonctionne uniquement avec des conventions Forem – le Forem paye les heures dispensées par les formatrices. La Province de Luxembourg apporte également sa pierre à l’édifice : « La Province nous a sauvés deux fois de la noyade, son aide est très précieuse vu que la Région wallonne ne nous apporte aucun soutien », précise Catherine. Et pour finir, c’est la Commune de Neufchâteau qui met des locaux à la disposition de l’Asbl. Une initiative originale, motivante et gratuite pour les participants, tels sont les termes qui pourraient résumer le travail de l’Asbl Emploi mode d’emploi.
Renseignement : http://www.eme-conseil.be Le 10 avril, l’Asbl organise une séance d’informations au 22, chaussée de Bastogne (ancien orphelinat) à Longlier. Contacts : Catherine Martin, 0497/482 169 Sophie Samray : 0479/681 849
Une poignée d’élèves et de professeurs de l’Institut Sant-Michel se sont élancés samedi dernier sur une partie du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. Un voyage de rhéto résolument différent.
Le Moyen-Âge est parfois présenté comme l’époque d’une religion en mouvement. Les xiie et xiiie siècles sont les siècles d’or de la chrétienté et le dynamisme dont elle fait preuve se reflète, entre autres, dans le mouvement... Les hommes marchent, vont vers un but, autant matériel que spirituel. La religion trace la route des hommes : le pèlerinage est le chemin du ciel et il se matérialise par la route, longue, difficile et dangereuse, qui aboutit au lieu sacré. C’est souvent la passion des reliques qui fait le pèlerin : appliqué d’abord exclusivement à ceux qui vont à Saint-Jacques-de-Compostelle, ce terme les regroupera tous : «paumiers» de Jérusalem (parce qu’ils rapportaient des branches de palmiers de Jéricho), «romieux» de Rome, «jacquets» ou «jacquaires» de Compostelle… La pérégrination est pour beaucoup une forme d’expression religieuse : mais n’est-elle que cela ? Voie toute tracée et incontournable, ou moyen de « s’évader » ? Obligation ou choix individuel ? Obéissance à l’Église ou au contraire manifestation d’une indéniable liberté ? Ces préoccupations ne seront pas au centre du périple de nos rhétoriciens mais elles tisseront une toile de fond historique incontournable.
Le président de Bercheux Pierre-Hugues Ponette fait le bilan de son travail durant trois ans à Bercheux. Il s’interroge sur la prolongation de son bail chez les Verts. Il aurait voulu un grand club dans la région de Bastogne.
Pierre-Hugues Ponette est un visage connu depuis des années dans le monde du football. Il a été étroitement lié à la vie de l’Excelsior Virton durant de nombreuses années avant de s’investir chez d’autres Verts, non plus de Gaume, mais bien d’Ardenne, Bercheux. Il accède à la présidence au départ de Michèle Mons dell Roche, avec des projets plein les cartons. « Quand j’ai quitté Virton, Jean-Luc Lambert m’a dit que ce serait bien que je le rejoigne dans le club, explique M. Ponette. De plus, c’était un des clubs les plus proches de chez moi et où je pouvais apporter un plus. J’ai donc décidé de relever le défi en me promettant de faire le point trois ans plus tard. Cette échéance arrive dans quelques semaines. »
Durant ces dernières années, au vu de l’absence d’implication de la commune de Vaux-sur-Sûre pour suivre les envies d’expansion du club, les responsables de Bercheux ont étudié différentes pistes pour des fusions ou pour trouver accueil à un autre endroit. « Je ne croyais pas au projet de rapprochement avec Neufchâteau avec la création d’un nouveau stade, souligne-t-il encore. Par contre, l’idée de faire un grand club dans la région de Bastogne était un dessein qui recevait mon assentiment. Cependant, entre-temps, la commune de Vaux-sur-Sûre a trouvé une solution pour libérer 165 000 e afin d’agrandir les installations. Les travaux pourront donc commencer. Il faudra poursuivre l’amélioration des infrastructures. Il faut retravailler le deuxième terrain et pourquoi pas trouver une solution pour la création d’une troisième zone de jeu. Ces infrastructures entraînent la grogne des équipes de jeunes qui ne peuvent pas jouer dignement sur le terrain B dans son état actuel. Ainsi, on aimerait pouvoir compter sur des juniors provinciaux, mais sans un bon outil de travail, il est difficile d’attirer des joueurs. Et puis il faut que les résultats de l’équipe première suivent. »
Le club de Bercheux se base essentiellement sur trois hommes : Jean-Luc Lambert pour l’aspect sportif, Franco Lapietra pour les infrastructures et puis Pierre-Hugues Ponette qui a notamment amené les business-seats chez les Verts. « Il faut soigner le confort pour les joueurs, mais également pour les spectateurs. Le but est de faire venir des gens qui ne viendraient pas nécessairement au football. Quand je suis arrivé, il n’y avait même pas de places assises. La buvette, c’est la moitié de celle de Chaumont qui évolue en troisième provinciale. Actuellement, nous avons une cinquantaine de sièges qui sont bien remplis chaque année. »
Au point de vue sportif, Bercheux vit une saison difficile en promotion. « Nous jouons des rencontres décisives à présent, analyse encore M. Ponette. Pour progresser, nous avons besoin d’une équipe fanion forte. On a un peu l’impression d’être trop fort pour la première provinciale et trop faible pour l’échelon national. »
Jeudi 12 avril à 20h Moulin Klepper Ciné-club du Monde Paradise Now de Hany Abu-Assad (Palestine, 2005). Avec Lubna Azabal, Hiam Abbas, Kais Nashef Deux amis d’enfance palestiniens, Khaled et Saïd, sont désignés pour commettre un attentat suicide à Tel Aviv. Engagés volontaires depuis plusieurs années dans une faction, ils sont liés par un contrat moral qu’ils ne peuvent ou ne veulent rompre. Ils passent une dernière soirée avec leurs familles sans pouvoir toutefois leur dire adieu. Le lendemain, munis de leurs ceintures d’explosifs, ils sont conduits à la frontière. Mais l’opération ne se déroule pas comme prévu... Prix 2,5 € / étudiants : 2 € / carte 5 films : 10 €
Le 9.4.2007 (lundi de Pâques) un Big Birds Day est organisé par AVES-Lux en province de Luxembourg. L’objectif d’une telle journée est d’identifier (observation visuelle ou détermination du chant/cri) un nombre maximum d’espèces indigènes ou férales d’oiseaux en province de Luxembourg. En fin de journée, tous les participants sont invités à se retrouver au Moulin Klepper à Neufchâteau pour partager les observations mais également faire connaissance avec d’autres ornithologues de leur région.
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