Edition 323

Sommaire n°323 - 27 septembre 2007

 

Bientôt, le maïs sera coupé
 

 
33 façades remises à neuf
 
 
Ce samedi 22 septembre, la « nouvelle » rue de la Tour Griffon a été inaugurée sous un soleil resplendissant. La population a pu découvrir la concrétisation d’un projet imaginé il y a plusieurs années. Façade après façade, le projet a gagner du terrain ; jour après jour, la confiance s’est installée, le dialogue s’est établi et les sourires se sont affichés sur tous les visages. 33 façades remises à neuf !

Des malaccords enfin accordés

On l’appelait par dérision « Malaccords », alors que son vrai nom était « Mazoin » (du nom d’un bienfaiteur de l’ancien hospice chestrolais).
Rebaptisée sans gloire « derrière le château », elle a enfin acquis le nom plus positif et touristique de « rue de la Tour Griffon ».
Et c’était sa fête, pas plus tard que samedi dernier, avec bal, chants, danses et spectacles.
De cette rue qui ne mène nulle part, car en cul-de-sac, tout a presque été refait : distribution d’eau, éclairage public, façades (nettoyage et peinture), voirie.

Rentrée académique à la Haute École Robert Schuman

Tous les trois ans, c’est au site de Libramont que revient la mission d’organiser la rentrée académique de la Haute École, qui compte plus de 2000 étudiants, répartis également sur le site de Virton (catégorie pédagogique) et sur celui d’Arlon (catégorie technique).

 

Louis Michel en mission
 

Pour Marc Fourny, directeur des catégories économique et paramédicale, un événement comme celui d’une rentrée académique est l’occasion de montrer l’importance de l’enseignement supérieur dans la province de Luxembourg et d’insister sur les valeurs que cet enseignement veut transmettre.
L’une d’elles a toujours été à l’honneur à Libramont : c’est celle de la solidarité. Elle se trouvera encore renforcée par la venue à Libramont de Louis Michel, Commissaire européen au Développement.
Nous avons rencontré Marc Fourny, pour qu’il nous parle de cette rentrée.
Un invité de marque
L’Info : Qu’attendez-vous de la présence de Louis Michel à cette cérémonie officielle ?
M. Fourny : Je pense que sa présence constitue la preuve que nous voulons nous inscrire de manière concrète dans l’espace européen de la connaissance défini par le décret de Bologne. Celui-ci vise l’intégration des jeunes au sein des différentes cultures de l’Europe. Il met en place un système de mobilité qui leur permet de valider des études faites dans des pays voisins. Au-delà de ce décret, il est important de rappeler que nous sommes transfrontaliers, et que nous accueillons des étudiants qui viennent de la grande région (Saar-Lor-Lux), même si leur nombre est malheureusement en réduction à cause du décret visant les non-résidents. C’est d’ailleurs aussi une symbolique d’amener un député européen face aux politiciens locaux qui jusqu’à présent se sont peu intéressés à l’enseignement supérieur dans notre province. Enfin, sa fonction de Commissaire européen au Développement est l’occasion de montrer que nous répondons à notre projet pédagogique, social et culturel en soutenant l’investissement de nos étudiants dans des projets concernant des pays en développement.
Une invitation à tous
les lecteurs
L’info : Quel pourrait-être l’intérêt pour le public d’assister à cette rentrée académique ?
M. Fourny : Il est multiple. D’une part ce sera l’occasion d’écouter l’intervention de Louis Michel sur le rôle des politiques d’éducation en Europe et dans le monde.
D’autre part, il pourra rencontrer la communauté éducative de la Haute École ainsi que ses étudiants. Parmi ceux-ci, certains participent actuellement à des projets de solidarité avec l’Afrique. Ils les présenteront au public. Ainsi, des étudiants en logopédie et en kinésithérapie  vont se rendre au Rwanda tandis que des étudiants infirmiers rentrent de Tanzanie ou du Congo.
Tous les lecteurs intéressés sont les bienvenus à 17 h précises au Centre culturel. L’entrée est gratuite et nous les attendons nombreux !

Gabriel Forget, mérite sportif

C’est vers l’âge de 4 ou 5 ans qu’est née la passion de Gabriel pour le vélo. Il accompagne alors son grand-père lors de sa sortie ­quotidienne.  Dernièrement, ce jeune garçon de Longlier a reçu, des autorités communales de Neufchâteau, le mérite sportif 2007.

 

Gabriel Forget
 
Gabriel Forget
 

Aujourd’hui son grand-père René, âgé de 84 ans, enfourche toujours sa bicyclette chaque jour. Le papa Tony, membre du Cyclo Club Chestrolais, participe aux randonnées cyclotouristes ainsi qu’aux cyclosportives. Il lui arrive d’emmener son fils dans son sillage sur les petites distances des randos cyclo touristes. Pas étonnant dès lors que Gabriel Forget soit attiré par le monde de la petite reine.
Gabriel ne tarde pas à devenir un passionné du vélo en découvrant la compétition. À l’âge de 12 ans, il fait partie de la catégorie aspirants. Membre du Cyclo Club Chevigny, il ne tarde pas à accumuler les bons résultats.
Changement de cap en 2006 et 2007. Gabriel rejoint les rangs de LC Tétange au grand-duché de Luxembourg à quelques km d’Esch-sur-Alzette où il intègre l’équipe des débutants. Pour quelle raison ? Les raisons sont multiples. Pour franchir un palier en Belgique, il fallait aller jusqu’à Liège. D’un autre côté en optant pour Tétange, il dispose d’une plus grande liberté dans le choix des courses auxquelles il souhaite participer. Ajoutez à cela qu’au Grand-Duché le cyclo-cross est plus développé qu’en Wallonie, vous comprendrez mieux le choix de Gabriel. Pendant la saison de cyclo-cross, il y a pratiquement toutes les semaines une compétition au Grand-Duché alors qu’en Belgique toutes les courses sont concentrées au nord du pays. En outre, les coureurs du LC Tétange ont la chance de disposer d’un entraîneur hors pair en la personne de Claude Michély. Plusieurs fois champion du Grand-Duché, il a aussi terminé une fois troisième des championnats du monde. En ce qui concerne la route, l’encadrement n’est pas aussi optimal pour la simple et bonne raison que les entraînements collectifs sont assurés par la Fédération luxembourgeoise pour les meilleurs de chaque catégorie. Et les meilleurs débutants font partie du club de Tétange. Ceci explique cela…
En ce qui concerne l’entraînement, c’est cinq fois par semaine plus une course le week-end. Cela consiste en trois sorties individuelles d’une durée de 1 h à 1 h 30, deux entraînements collectifs de 3 à 4 heures, le mercredi avec d’autres coureurs de la province, parfois le samedi avec les Grands-Ducaux. En ce qui concerne l’entraînement plus spécifique cyclo-cross, celui-ci consiste le plus souvent à un repérage du circuit la veille de la course.
Gabriel a déjà participé à beaucoup de courses et quand on lui demande quel son meilleur souvenir la réponse fuse, sans hésitation aucune : la course de côte de Harzé. Il y a terminé troisième et y a côtoyé les plus costauds de sa catégorie. Pour briller lors d’une telle épreuve, il faut être un coureur quasi complet. Sur un peu plus de 50 km, les grimpettes succèdent aux grimpettes. Gabriel se débrouille sur tous les terrains et circuits et sait aussi s’imposer au sprint.

Une saison qui donne envie !

Chaque rentrée de septembre voit son lot de programmes concoctés par nos centres culturels. Arrêtons-nous quelques instants sur celui du Centre culturel de Libramont. Il pétille de propositions alléchantes.

 

Centre culturel de Libramont
 
 

Tâche toujours ardue et singulière que de proposer une saison culturelle qui parle au plus grand nombre tout en se voulant exigeante et différente des productions de masse souvent médiocres que nous offrent médias et autres producteurs. Face à l’abondance des choix, il est nécessaire de se poser en défenseur d’une certaine vision de la culture à la fois populaire et singulière. « L’élitisme pour tous » aurait dit Jean Vilar. Bernard Jacquemin, président du centre culturel de Libramont, précise avec justesse que « les citoyens du monde que nous sommes sont continuellement confrontés à la nécessité de reconstituer des bribes de sens à partir d’un foisonnement d’informations, dont les sources sont nombreuses, contradictoires et parfois autoritaires. Entre contempler cette explosion de sens comme une perte, avec la disparition de certitudes et des repères stables, et la considérer comme une liberté de constitution, pour chacun, d’identités singulières, subjectives, spécifiques et plurielles qui ne valent que pour un moment et un espace donné, l’individu doit avoir les moyens de faire ses choix ». Faire ses choix, vaste programme vu le nombre d’activités proposées lors de cette saison 2007-2008. Quelques invitations méritent le détour.

De 3 à 103 ans
Parmi les nombreux ateliers, une nouveauté chaque mardi pour les petits de 3 à 6 ans. Un éveil musical et psychomoteur pour une approche des rythmes et du mouvement. Des ateliers plus traditionnels (dessin, clown, breakdance, sculpture, cinéma d’animation…). Autre bastion traditionnel du centre culturel, le cycle « Explorations du monde » qui tous les mois de septembre à avril vous invitera à la découverte et au dépaysement. Venise, Thaïlande, Tibet, Russie, Alaska et Chine seront les destinations de cette saison.
Qui dit programme dit aussi conférences. Notons une soirée consacrée à « L’enfant-roi, un symptôme de notre société ? » ; une autre prestigieuse, en collaboration avec l’association Vitalité de Neufchâteau, rehaussée par la présence de Marie de Hennezel et consacrée à nos seniors sous l’interrogation « Le grand âge : comment s’y préparer ? ».
Cette année, le centre culturel libramontois veut également mettre l’accent sur l’art contemporain en proposant un plus grand nombre d’exposition. Pointons celle de Michèle Laveaux, artiste namuroise vivant à Florenville, autodidacte pratiquant un art éclectique qui utilise concurremment la gouache, le pastel sec, la photocopie, la photographie. Son exposition intitulée « Thonnelle, la forêt, l’été » sera l’occasion d’une collaboration avec l’école maternelle de Ourthe et les écoles primaires de Nives et St-Hubert. Le but étant de donner de la matière aux élèves en préparant la visite de l’exposition et en la prolongeant en classe sur le thème de la forêt. Une façon ludique et instructive d’initier les plus jeunes à l’art contemporain.
Et la musique ? Pour tous les goûts et toutes les bourses. Du Boogie Woogie avec l’inusable Renaud Patigny ; du reggae avec Mika, une des rares représentantes du reggae au féminin en Europe et de la musique du monde avec la formation excentrique du Belgistan, ce petit état autonome (tiens, tiens… !) de la Belgique orientale. Le seul pays qui se déplace à domicile.
Deux scènes ouvertes (groupes rock et chorales) destinées aux musiciens régionaux complètent cette offre musicale originale.

En scène

Libramont : Formation chrétienne 2007

ÊTRE SAUVÉ, AUJOURD’HUI ?…
« Derrière de vieux mots de la tradition chrétienne comme celui de « salut », n’y aurait-il pas des façons de concevoir et de vivre nos vies qui rencontrent des aspirations fondamentales de tout être humain: être guéri, être délivré, être aimé, être reconnu, être désaltéré, être ensemble, être en fête, être en questionnement, se permettre de douter et être libre…

Kevin Touillaux a joué la coupe du monde

Le Libramontois vient de jouer la coupe du Monde de football en salle en Argentine. L’aboutissement pour le jeune joueur qui évolue à Tavigny (Bastogne) en prairie, mais aussi à Sainte-Ode en prairie.

 

Football en salle équipe nationale
 

Pour un sportif quel qu’il soit qui évolue dans une compétition, le but ultime est de figurer dans une équipe nationale et de participer à de grands tournois nationaux. En quelques mois, le Libramontois Kevin Touillaux est parvenu à se hisser à ce niveau. En peu de temps, le jeune joueur de football en salle a fait son chemin.

Après de belles prestations avec l’Inter Chevy, il intègre tout d’abord la sélection provinciale de football en salle Ligue. Il goûte aussi à la troisième nationale avec son club et est déjà pisté par quelques clubs des échelons plus hauts. L’an dernier, c’est sans doute le tournant de sa carrière. Il intègre le club de Tavigny avec son entraîneur fétiche Pierre Christiaens qu’il avait connu grâce aux sélections et qui avait déjà tenté de sauver son club à D3. Ce coach fait également partie du staff de l’équipe nationale ABFS. Il s’installe au fil des matches comme une valeur sûre de la série. Le coach parle de lui au sélectionneur national qui le convoque pour une série d’entraînements. Les prestations sont plus que satisfaisantes. Il fait déjà partie d’un groupe restreint sélectionné en vue du championnat d’Europe en Espagne. Après l’un ou l’autre désistement, il reçoit le précieux sésame qui va l’amener vers une première joute internationale. À cette compétition, l’entraîneur fédéral décide de faire tourner son noyau et le Libramontois acquiert dès lors cinq capes en multipliant le temps de jeu.

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