Léglise

Bourgmestre depuis un an

Rencontre avec Sophie Jacques, tout fraîchement arrivée au poste de pilotage de la commune de Léglise. La direction d’une commune se conçoit en équipe, c’est le message qu’elle nous fait clairement passer. 
 
Sophie Jacques
 
L’info : Il y a maintenant un an que les électeurs de la commune de Léglise vous ont choisie pour ceindre l’écharpe mayorale. Maintenant que vous la possédez, comment vivez vous cette fonction à laquelle, il y a quelques années encore, vous ne songiez pas ?Sophie Jacques : Oui, c’est vrai ! Lorsque, il y a de cela sept ans, j’étais un relais pour ce journal l’Info, dans la commune de Léglise, je n’imaginais jamais devenir bourgmestre de cette même commune ! C’est une belle histoire ! J’ai dû tenir bon, m’accrocher. J’ai longuement hésité avant de m’engager… Mais je ne parlerais pas de « posséder » la fonction de bourgmestre : je dirais qu’elle m’a été offerte par la population de Léglise. Chaque fois que je porte l’écharpe, j’en suis fière, mais c’est toujours aux citoyens que je pense, et j’espère être et rester digne de leur choix.L’info : La fonction de bourgmestre est certes un honneur, mais aussi une charge, quelquefois lourde à porter. Qu’est-ce qui vous pèse le plus dans votre nouveau métier ? Et, au contraire qu’est-ce qui vous enthousiaste vraiment ?Sophie Jacques : Je vous parlerais en termes de responsabilités, plutôt que de charge.

Raymond Lagarmitte récidive

Simple, concentré, mûri, absorbant, bel étalage du second recueil poétique de Raymond Lagarmitte, intitulé Récidives. Dans ces feuillets, judicieusement décorés, une centaine de poèmes, tels que ballades, acrostiches, sonnets, voire des dizains, promènent le lecteur dans divers horizons.
L’auteur, avec circonspection et nuance, transporte le lecteur sur les sentiers de l’incertitude, de l’extase, de l’espérance, de la paix, voire du terroir, tous ces méandres forment bloc. Aussi quelques pages romancées font partie du contexte. Prendre son temps, ouvrir sa pensée pour apprécier au mieux l’idée maîtresse du texte. La poésie reste toujours l’art de combiner  cette magie des mots, et de musicaliser l’ouïe. Un beau livre de chevet.

Le «Verger des âmes»

À l’ombre de l’église, un cimetière qui rassemble…

Le 2 septembre dernier, les habitants de Mellier et de la région sont venus en nombre pour découvrir le Jardin des âmes, l’un des sept jardins tout récemment créés dans le cadre du Festival international des « Jardins à suivre », sur le périmètre du Parc naturel.
Pour rappel, le projet consiste en la création d’un verger sur une prairie fleurie, dans la tradition européenne du Moyen âge des vergers-cimetières.
Pour cette première visite, les invités ont parcouru le petit cimetière tout coloré des premières fleurs rustiques, semées dans l’espoir de résister au climat ardennais. Quant au verger, le public a pu apprécié la bonne santé des nouveaux néfliers qui promettent d’investir sagement les lieux et de porter des fruits.

Satisfaction pour 10 ans de PCDR

Arrivé au terme de ses dix ans, le premier PCDR (Programme communal de Développement rural) de Léglise touchera bientôt à sa fin. Les deux derniers dossiers sont encore sur la table. La population et les élus vont devoir décider.

Le premier dossier concerne le projet d’aménagement d’une place à Les Fossés. Au cœur du village, un vaste espace traversé par une route provinciale ne demande qu’à être valorisé et embelli. Il y a trois semaines d’ici, les élus rencontraient la population pour une séance d’information au sujet de ce projet. Les participants ont pu découvrir l’esquisse de l’aménagement en question (voir illustration ci-contre) qui leur fut présenté par bureau d’étude Impac de Bertrix, en charge du projet. Outre le fait que la physionomie de l’endroit va quelque peu changer avec une organisation de l’espace intégrant des nouvelles plantations, on soulignera l’idée de dévoyer quelque peu la route pour adoucir la courbe importante que l’on connaît actuellement.

Lumières sur Bernimont

Marie-Marthe Hauferlin est conservatrice et restauratrice de tableaux
et autres œuvres peintes.  Un métier rare à découvrir à nos portes.

 

Lumières sur Bernimont
 

 

J  ournée pluvieuse sur Bernimont. Un sale crachin de 14 février à démoraliser le plus transi des amoureux. Et puis l’opportunité de rencontrer un visage découvert lors d’une émission de télé locale consacrée aux artistes et artisans régionaux. Dès la porte du minuscule atelier de Marie-Marthe franchie, on ne regrette pas d’avoir affronté les intempéries. Un havre de silence, de chaleur et de paix propice à la méditation s’ouvre devant vous. Des tableaux partout. Accrochés aux murs, posés à même le sol ou déposés sur le chevalet de l’artiste. Un substantif plus qu’adapté à l’œuvre et au travail de conservatrice-restauratrice de Marie-Marthe. On reste bouche bée devant une telle maîtrise technique, une telle précision, une telle passion dévorante et communicatrice que les flots d’explications sortis de la bouche de la maîtresse des lieux décrivent à merveille. Des œuvres de toutes provenances et de toutes époques se succèdent. Motifs principalement religieux mais aussi profanes. Portraits de saints et figures religieuses, natures mortes, paysages. Du figuratif maîtrisé à l’extrême. L’art de se fondre dans un tableau pour en traduire la quintessence. Un acte de conservation et de restauration digne d’un acte d’amour.

Du savoir-faire…
Après avoir suivi des études secondaires en transition option artistique à Bastogne et un enseignement de type court durant trois ans, à Saint-Luc à Liège en orientation « conservation objets d’art », Marie-Marthe a peaufiné sa formation « théorique » en la confrontant avec la pratique d’un atelier spécialisé installé à Ohain. Soyons terre à terre. Derrière ces œuvres se cachent des heures de sueur, de tensions, de recherches documentaires, d’obstination nécessaires à la réalisation du miracle. À l’heure de l’internet, la conservatrice peut effectuer des recherches rapides et efficaces sur une œuvre ou un peintre notamment sur le site de L’IRPA (Institut royal du Patrimoine de Belgique) riche d’une photothèque reprenant un répertoire des œuvres par canton et par église.
Sans entrer dans une approche trop technique de cette profession, il est bon de préciser que deux grandes règles de base structurent la complexité de ce travail. En premier lieu, la réversibilité. Chaque intervention doit être réversible par rapport à l’œuvre, ce qui entraîne l’utilisation de matériaux stables et adaptés (vernis, pigments). Les couleurs et les vernis à retoucher peuvent être composés par le restaurateur lui-même, ou bien achetés déjà préparés. L’autre règle incontournable est la compatibilité des matériaux afin d’éviter toutes détériorations.
Il est ici nécessaire de distinguer le travail du conservateur de celui du restaurateur.
Il existe deux types de conservation. La conservation préventive désigne tout contrôle de l’environnement pour une meilleure sauvegarde de l’ œuvre. L’humidité, la température et la lumière sont les trois facteurs d’influence dans la résistance de l’ œuvre à travers le temps.
La conservation curative s’identifie lorsque le conservateur intervient directement sur l’objet d’art. Cette étape, très importante, est nécessaire à la survie du patrimoine. Lorsque l’intervention n’est pas efficace au plus vite, les lacunes s’amplifient alors vers une destruction totale de l’ œuvre. Enfin la restauration désigne, quant à elle, toutes les opérations qui tentent de parfaire la lecture de l’œuvre endommagée en y intégrant au besoin une reconstitution des parties manquantes. Elle influence l’aspect esthétique en vue d’une meilleure lisibilité. Les étapes de la restauration sont nombreuses et trop élaborées pour pouvoir les expliciter dans cet article. Il est à noter que Marie-Marthe travaille uniquement la peinture de chevalet sur des supports aussi divers que la toile, le cuivre, le bois ou le papier marouflé. Le talent de Marie-Marthe a notamment été salué dans le troisième tome du Dictionnaire Piron des artistes plasticiens de Belgique des xix et xxe siècles paru en 2006 où sa maîtrise des techniques de la peinture à l’huile et son habileté à copier les grands maîtres ont été soulignées.
Au savoir-être…
On sent que, pour Marie-Marthe, la passion de peindre est une philosophie de vie. Elle fait partie intégrante d’une vision artistique quasi mystique de son existence. L’exigence de cette profession requiert un investissement total. À 26 ans, elle réalise le rêve de vivre de sa passion. Et les projets se bousculent à tel point qu’ils ne lui laissent plus le temps de produire ses propres œuvres. Elle travaille actuellement sur la restauration d’un ensemble d’ œuvres (panneaux, autels latéraux…) de l’église de Halanzy ; sur le chemin de croix et le maître-autel de l’église de Heure et sur des commandes pour particuliers (croquis, portraits de familles…).

Nul doute que nous reviendrons dans ces colonnes, au gré d’une exposition ou d’une conférence, sur le remarquable travail de cette artiste d’exception dont la discrétion et la disponibilité sont proportionnelles à la richesse de son talent.

Grand-mère est amoureuse

La troupe de Théâtre Montauban de Grandvoir dresse de nouveau ses tréteaux pour un rendez-vous théâtral aussi convivial que sympathique.  En répétition depuis six mois, les dix comédiens sous la férule de leur metteur en scène, Grégory Denoncin, s’apprêtent à accueillir plus de 500 personnes !  Un record pour un petit village comme Grandvoir.  Par rapport aux autres années, il a été nécessaire de prévoir une représentation supplémentaire de Grand-mère est amoureuse, pièce en trois actes – inédite en Belgique – de l’auteur français Yvon Taburet.  À l’heure de la mise en valeur des pratiques intergénérationnelles, la troupe de Grandvoir tape dans le mille avec cette mise sur la scène de trois générations de comédiens.  La grand-mère, sa fille et sa petite fille seront interprétées par des comédiens qui ont l’âge des rôles.  Un bel exemple de complicités et d’échanges.  L’histoire de la pièce tient sur un timbre-poste : Lorsque la grand-mère de la famille, veuve depuis douze ans, annonce à ses enfants qu’elle est amoureuse, la pilule est dure à avaler.  Amoureuse, de plus,  via un site de rencontres sur internet … Une grand-mère qui surfe sur les nouvelles technologies.  Et quand le prétendant débarque avec armes et bagages… Une comédie familiale qui propose un regard inhabituel sur le troisième âge.

Un homme serein et satisfait

André Lecomte s’est retiré du monde politique il y a quelques semaines, un choix qui le satisfait pleinement.

 

Un homme serein et satisfait
 

 

Le 4 décembre dernier, André Lecomte déposait son écharpe mayorale, passant le relais de la gestion communale à Sophie Jacques. Il goûte maintenant aux joies d’une retraite bien méritée.
Psychologue pendant trente ans et ayant assumé deux mandats de conseiller communal et deux autres en tant que bourgmestre, André Lecomte avait décidé dès 2000 de ne pas se représenter aux élections communales suivantes. « Je suis arrivé à un moment où la raison, ou peut-être la sagesse, l’emporte sur la passion, explique l’ancien mandataire. Je voulais me réserver une vie plus calme. » C’est serein, avec le sentiment du devoir accompli et satisfait de son choix, qu’il a quitté le monde politique.

Bilan très positif
De son expérience politique, André Lecomte retire de bons et de moins bons souvenirs. Fier d’avoir participé à l’ouverture de Léglise à une dynamique nouvelle, il qualifie de « très positif » le bilan qu’il peut maintenant tirer de ses douze années passées à la tête de la commune.
Parmi les démarches les plus importantes initiées lors de son mayorat, André Lecomte aime citer l’opération de développement rural, mais aussi l’adhésion et le rôle moteur joué par la commune de Léglise dans la mise en route du Parc Naturel de la Haute-Sûre Forêt d’Anlier et la participation à la reconnaissance et au développement du parc logistique de Molinfaing, deux projets transcommunaux qui tiennent tout particulièrement à cœur à l’ancien bourgmestre qui a toujours voulu s’engager dans le développement durable.

Les heurts, du passé…
À propos des désaccords qui l’ont opposé à Sophie Jacques lors de son dernier mandat, André Lecomte a décidé de tourner la page, comme il l’a annoncé dans son discours lors de l’installation du nouveau conseil.
Il a rappelé publiquement que, s’ils avaient souvent partagé les mêmes idées et pris les mêmes options, les relations entre lui et Sophie Jacques n’ont pas toujours été faciles. S’adressant à la nouvelle bourgmestre, il a ajouté : « Ces heurts font partie du passé et je souhaite que nous puissions de part et d’autre poursuivre un parcours existentiel réciproque, empreint de paix, et garder principalement en mémoire les réalisations faites ensemble au cours de la législation qui s’achève. »

Travaux manuels
Pour quelques jours encore, André Lecomte, qui a présidé l’intercommunale du Parc Naturel dès sa reconnaissance, et ce jusqu’à la fin de son mandat politique, reste vice-président de la commission de gestion du parc, un mandat qu’il ne souhaite pas renouveler, estimant qu’il faut avoir une présence communale régulière afin de travailler efficacement au niveau de cet organe.
Si André Lecomte a arrêté tout investissement dans la vie communale, il reste aujourd’hui encore attentif à la politique menée à Léglise. Ayant davantage de temps à consacrer à sa famille, ce sont surtout les travaux manuels qui occupent l’ancien mandataire depuis son retrait du monde politique. Il améliore ainsi sa maison, une ancienne fermette achetée il y a trente-cinq ans à Ébly, un village dans lequel il venait alors s’installer un peu par hasard, sans savoir l’aventure qui l’attendait pour les années à venir dans sa commune d’adoption, Léglise.

Façades fleuries 2006 à Léglise

C’est en la salle de l’école communale qu’ont récemment été proclamés les résultats du concours façades fleuries organisé par notre cercle horticole, sous le patronage de l’administration communale, rehaussé de la présence du député permanent Jacques Balon. Le jury, composé de M. Zimmerman, administrateur de la FPHL, de M. Henrion du cercle horticole de Bertrix et de M. Scholtes du cercle de Marbehan, a apprécié les diverses réalisations. Bien que la canicule de juillet, suivie des pluies d’août, ait contrarié grandement le fleurissement normal, les résultats se sont révélés excellents. Le jury a cependant tenu compte, dans ses appréciations, de ce bouleversement climatique. Il souligna avec plaisir qu’une nette amélioration s’affiche dans la qualité du fleurissement avec une plus grande diversité dans les variétés de fleurs et le souci de constituer une palette de coloris très riche. La soirée s’est terminée par un vin d’honneur offert par l’administration communale que nous remercions de tout cœur.

Pain vendu au profit du Burundi

La boulangerie l'épi doré à Les Fossés s'est lancé dans un partenariat avec l'asbl ADPM afin de venir en aide à de jeunes Burundais. Un bal folk va également être organisé afin de récolter des fonds.

 

Coopération
 

 

Créée en 2001, l'asbl Action Développement Parrainages Mondiaux (ADPM) est issue d'une autre ONG, l'Aide aux Personnes Déplacées, fondée en 1949 par le Dinantais Dominique Pire, qui reçut en 1958 le prix Nobel de la Paix pour son action en faveur des réfugiés. Si par le passé, il s’agissait de financer des programmes d’éducation scolaire dans une logique d’aide individuelle, ADPM a aujourd'hui étendu son champ d'action. Depuis 2002, parallèlement au parrainage individuel, ADPM soutient, par des projets sous forme de parrainages, des actions éducatives ou visant à une amélioration du cadre de vie ou des conditions d’existence des jeunes.
Concrètement, elle mène son action en partenariat avec des organisations locales dans une logique de responsabilisation de tous les acteurs. C'est ainsi qu'il y a un peu moins d'un an, elle a lancé un appel de partenariat à la boulangerie L'épi doré de Les Fossés. Très sensibles aux problèmes de développement, Jean-François Depeauw et Sophie Thomas y ont répondu favorablement et ont passé une convention de partenariat avec ADPM, en faveur d'un projet lancé au Burundi, en l'occurrence un atelier de formation en boulangerie dans la capitale Bujumbura. «Le projet consiste à   former des enfants – réfugiés, orphelins et déplacés – à la production et la commercialisation de produits de boulangerie», souligne Sophie Thomas.
Une première session de formation de dix jeunes a débuté en décembre dernier. Issus du village de déplacés de Kiyange, tous ces jeunes sont des orphelins vulnérables, en situation de grande précarité, non ou insuffisamment scolarisées, et n'ayant aucune compétence ni expérience professionnelle.  «Une convention de partenariat a été signée avec un partenaire local, du nom de Solidarité pour aider les sinistrés burundais, et ce pour une période d'un an, renouvelable» précise Sophie Thomas. Les jeunes reçoivent également une formation psychosociale à l'alphabétisation fonctionnelle, la citoyenneté, la lutte contre le sida ou encore l'hygiène.
Le projet est actuellement financé par les parrains-projets. Renouvelable tous les ans, le partenariat initié avec L'épi doré devrait permettre à l'ADPM de bénéficier dès l'année prochaine de fonds supplémentaires qui seront destinés soit à des extensions de ce projet au Burundi, soit à initier un projet similaire au Rwanda. «Nous allons redistribuer
5% des bénéfices engendrés sur l'ensemble de nos produits, poursuit Sophie Thomas. Nous le faisons aussi pour nous. Il s'agit là de notre philosophie de voir la vie. J'estime que quand on a les moyens de donner, on doit donner. Je n'ai pas à donner de morale, mais nous le faisons parce que nous avons envie de le faire. On a mis une pierre en place. On verra ce que cela donnera.»

A Les Fossés : des farines de grande qualité

Cela fait maintenant six ans que Jean-François Depeauw et Sophie Thomas, sa compagne, se sont lancés dans la fabrication de pains au levain, à partir de farines biologiques de grande qualité.

 

l'Epi doré à Les Fossés
 

 

 Qualité, traçabilité et solidarité sont les trois maîtres-mots de l'épi doré, dont le pain biologique au levain est le fruit de la conjugaison d'une double attention. La première porte sur la qualité des ingrédients, et la seconde, sur le respect des grands principes de panification naturelle
«Nous fabriquons nos produits à partir d'ingrédients 100% biologiques, dans le respect des grands principes de panification naturelle, avance Sophie Thomas. L'épi doré travaille avec une coopérative d'agriculteurs biologiques. Nous soutenons une économie à taille humaine et durable en achetant nos farines à la coopérative Agribio. Ces farines ne contiennent aucun conservateur ni auxiliaire technique, pas même ceux autorisés par le cahier de charges biologiques.»  Seule la sélection des meilleures variétés de blé assure les qualités boulangères de la farine que Jean-François et sa compagne travaillent. «Créée par deux agriculteurs, la coopérative Agribio est unique en son genre. Elle achète ses grains à un prix équitable à une dizaine d'agriculteurs de la région, certifiés biologiques. Les variétés de blé semées sont soigneusement sélectionnées sur la base de leurs qualités boulangères, gustatives, nutritionnelles, et de leur rusticité. à partir de là, elle centralise le grain et le fait moudre sur meule de pierre dans un moulin à l'ancienne, au Moulin de Ferrières à Lavoir (Huy). Agribio mêle le respect du savoir-faire du meunier avec des moyens tout à fait modernes. Ce que nous essayons de faire, c'est de concilier le bio et la modernité.»
Et en achetant leurs créations boulangères, vous contribuerez à l'apprentissage de jeunes orphelins, réfugiés ou déplacés dans les pays du Sud, aux métiers de la boulangerie, grâce à un partenariat initié entre l'épi doré et une ONG. La boulangerie l'épi d'or développe toute une gamme de produits, donnant la vedette tantôt à l'épeautre, tantôt au froment ou au sésame. Aujourd'hui, des milliers de pains, baguettes et autres viennoiseries sortent chaque semaine des fours de la petite boulangerie. Et les savoureux fourrés, Jean-François et Sophie les écoulent non seulement à partir de leur propre magasin, mais également à travers quelque nonante points de vente répartis aux quatre coins de la Wallonie et de Bruxelles. Avec ce projet initié au Burundi, la réputation de l’épi doré a même dépassé nos frontières.

Flux XML