Libramont

La brillante équipe des filles libramontoises

C’était la toute grande foule ce mardi 27 novembre pour vivre un nouvel événement basket en province de Luxembourg. L’équipe féminine du Basket Club Marcassou Libramont rencontrait Waregem dans le cadre de la coupe de Belgique. Les Libramontoises ont en effet réussi à se hisser en quart de finale après avoir écarté au tour précédent Courtrai, pensionnaire de division 1.
 

la brillante équipe de filles libramontoises
 

Si Courtrai fait figure de petit poucet de D1, occupant la lanterne rouge, Waregem par contre, c’est un tout autre calibre. Ce n’est ni plus ni moins que le leader de la compétition, du très costaud donc. Les filles coachées par Laurent François s’en sont très vite rendu compte ce mardi soir. En effet, à la fin du premier quart-temps, le marquoir affiche 15-27. Démarrage en trombe de Waregem avec en plus une réussite insolente en attaque. Sur le site du club www.bcml.be, Charlotte Wauthier, pivot, résume très bien ces dix premières minutes : « En début de match, on se demandait où on était tombé en voyant leur réussite aux shoots. »
La suite du match est par contre plus équilibrée, Libramont se permettant même de remporter le quatrième quart-temps 15-14, réussissant la performance d’empêcher Waregem d’alimenter le marquoir pendant cinq bonnes minutes. Score final : 52-79. Match retour prévu à Waregem le 12 décembre.
Sur le site du club, Laurent François analyse le match : « Il est clair que Waregem est directement rentré dans le match. On n’a pas eu droit au chapitre durant les cinq premières minutes de jeu, c’est là qu’on a pu se rendre compte du fossé entre les deux divisions. Ensuite, les filles se sont mises au rythme des Flamandes, et on a su montrer nos qualités, en ne lâchant rien jusqu’à la quarantième minute ! On a eu de bonnes séquences défensives, à l’image du dernier quart-temps, où nous n’encaissons rien durant cinq minutes. Il y a de bonnes choses à retenir. À partir du moment où l’on est parvenu à s’adapater, on a pratiquement fait jeu égal avec Waregem. Je suis donc satisfait de ces trente dernières minutes. Il faut savoir qu’il y a presque deux divisions d’écart entre cette équipe et nous. On a franchi un cap mentalement, et le collectif suit devant. »
C’est un coach satisfait que nous avons rencontré. Il nous fait part de ses impressions, des ambitions et objectifs du club concernant son équipe phare.

Marie de Hennezel : "Le grand âge, comment s'y préparer ?"

Le vendredi 30 novembre à 20 h 15, au centre culturel de Libramont, l’association Vitalité et le centre culturel de Libramont recevront Marie de ­Hennezel - venant de Paris.
Cette femme exceptionnelle est psychologue clinicienne, formée à l’haptonomie, fondatrice des soins palliatifs en Europe.
Elle est aussi connue pour ses nombreux best-sellers : La mort intime relate que l’on peut mourir dans des conditions humaines, dignes, sans souffrances intolérables, entourés de sa famille et de ses amis. Nous ne nous sommes pas dit au revoir pose la question délicate de l’euthanasie. Elle évoque les grandes déclarations philosophiques, « le droit de mourir dans la dignité », les enjeux religieux et spirituels, les passions politiques : faut-il légiférer et comment ? D’autres ouvrages ont été traduits dans le monde entier.

La maison d’Émeraude

Le Ladies’Circle LC 38 de Libramont, dans le cadre de ses activités sociales et humanitaires, soutenait, en 2006-2007, l’ASBL « La Maison d’Émeraude ».
La Maison d’Émeraude, créée en février 2006, a mis en place un processus d’enseignement et d’apprentissage pour des enfants, adolescents et jeunes, atteints de troubles et handicaps, notamment du développement, de l’apprentissage ou de la communication. C’est dans la pédagogie du professeur Feuerstein que les responsables de cette association, dont le siège est à Saint-Hubert, ont puisé leur motivation pour mener leur action. En effet, cette pédagogie parie sur la capacité de toute personne, jeune ou adulte, à grandir et à apprendre à tout âge, malgré son handicap et la gravité de celui-ci.

Les «Traits ardennais», on ne s’en lasse pas !

Le week-end des 22 et 23 septembre dernier, notre belle région a vécu au rythme des chevaux de trait. Retour sur les images.

Les
Dix équipes s’étaient donné rendez-vous à Libramont, la ville berceau du cheval de trait ardennais. Parmi celles-ci, une venait d’Allemagne, une autre de Suisse, cinq de France et trois de la province de Luxembourg : les Traits de la Famenne, Traits-Union et les Ardennais belges.

Tout a débuté jeudi par un superbe défilé sur le thème de la ruralité dans les rues de Libramont. Autre moment fort, le marathon disputé vendredi sur le terrain de Jean-Paul Hartman à Vaux-sur-Sûre, une épreuve difficile qui a vu émerger l’équipage d’Actif-Île de France. Le samedi soir, dans l’attente des équipes sur le parcours, un show éblouissant a rassemblé plus de huit cents personnes au Walexpo. En sept minutes chrono, les participants ont présenté un spectacle de toute beauté, mélange harmonieux de complicité entre les chevaux de trait et leurs meneurs, de folklore et de tradition, de musiques et de lumières. Dès dimanche matin aux aurores, les paires de chevaux, leurs meneur et groom ont repris la route et les chemins pour terminer leur périple de 280 kilomètres entamé la veille. Les organisateurs avaient encore pimenté cette journée par une épreuve de sulky à Longlier, puis de maniabilité sur le grand Ring de la Foire de Libramont.

Au terme de ces quatre journées de compétition, les « Traits de la Famenne » ont émergé au classement, grâce à leur brillant comportement lors des épreuves. Troisièmes sur le « routier », ils ont subi la loi des métronomiques suisses et leurs légers « Franches-Montagnes » qui réussissent l’exploit de terminer sans la moindre seconde de pénalité et de grimper sur la troisième marche. Deuxièmes tant au cumul des épreuves que des étapes, les sympathiques Comtois montent sur cette même marche d’un podium au pied duquel termine l’équipe « Traits-Union », issue de la province de Luxembourg et rassemblant comme son appellation l’indique plusieurs races de chevaux de trait. Les « Traits ardennais » finissent huitièmes.
Le grand vainqueur de ce week-end n’est pourtant autre que le cheval de trait. Symbole d’un passé auquel ces 24 Heures souhaitent offrir un avenir, le cheval dit « lourd » suscite toujours autant de sympathie auprès du public et de passion dans les cœurs. Formidable aventure, l’événement équestre belge le plus important en matière d’attelage a parfaitement réussi à franchir le cap de sa deuxième édition. La troisième, programmée en 2010, après une nouvelle « Route du poisson » en 2008 et une deuxième « Route des Vins et du Comté » n’en sera que plus belle.
P. W.

Cabaret littéraire

Une initiative originale de la bibliothèque communale de Libramont-Chevigny. L’occasion de mélanger musique, poésie, édition et gastronomie.

En ces premiers jours d’automne, il fait bon se serrer bien au chaud au sein d’ambiances intimistes et chaleureuses. Le goût des veillées nous revient à la bouche. Ces soirées où le temps s’écoule lentement, où contes, récits et magie se lient savamment au cœur de la nuit. Une invitation à l’écoute, au rêve et à la convivialité.

Cabaret littéraire
Qui dit cabaret littéraire dit nourriture pour l’âme et pour le corps. Le menu proposé par les responsables de la bibliothèque communale de Libramont est copieux et alléchant. Nous ne nous attarderons pas sur le sympathique menu gastronomique concocté par un traiteur régional ; c’est affaire de goûts et de saveurs. Tournons-nous plutôt vers le menu artistique bien fourni de cette tentante soirée. Dès 19 h, le groupe Cordacoustiqua ouvrira le ban avec son répertoire de reprises de chansons françaises à textes. Ces cinq artistes émailleront la soirée d’œuvres de Brel, Ferré, Brassens et autres. Deux guitaristes chanteurs, un trompettiste, un pianiste et un contrebassiste composent ce quintet au service d’une chanson de qualité.

 

Le groupe Cordacoustiqua
 

19 h 35, place à la littérature belge en présence d’un de ses meilleurs représentants, Vincent Engel. Né en 1963, Vincent Engel, alias Jean-Baptiste Morgan, est professeur de littérature et d’histoire contemporaines à l’université de Louvain, où il dirige également le centre d’études de la nouvelle. Critique littéraire et essayiste, il a reçu de nombreux prix littéraires en Belgique. En 2001, il a notamment obtenu le prix Victor Rossel des jeunes, pour Retour à Montechiarro (Fayard, 2001). Vincent Engel a publié plusieurs ouvrages, en particulier, Oubliez Adam Weinberger (Fayard, 2000), Mon voisin, c’est quelqu’un (Fayard, 2002), Requiem vénitien (Fayard, 2003), Raphaël et Laëtitia (Mille et une nuits, 2003), Les Angéliques (Fayard, 2004), Le Son de Mala-Léa (Grand miroir, 2006) et Les ­Absentes (Lattès, 2006). C’est encore à la lecture que ce passionné consacre ses heures de loisir, avec une priorité à la littérature française. Cohen, Camus, Gary, Tristan, Hesse, Mann, Calvino composent un panthéon littéraire tout personnel.
21 h 15, Mimie Poncelet débarque avec des contes plein sa hotte. Des histoires issues des forêts profondes avec leur cortège d’animaux étranges, de personnages énigmatiques et d’atmosphères envoûtantes. Elle a été bercée par les histoires contées au coin du feu par les parents, les grands-parents et les visiteurs de passage dans son village de Alle-sur-Semois. Un de ses derniers ouvrages, Les fées et les Fés ça existe !  paru chez Weyrich Édition, est un petit bijou de poésie, d’humour et de féerie. Comme elle le précise souvent, les conteurs sont seuls avec leurs mots pour emmener leurs publics dans le monde des contes. Mimie reviendra une deuxième fois lors de cette soirée en alternance avec le groupe Cordacoustiqua.

 

Mimie Poncelet
 
 
Enfin, aux environs de 22 h 30, place à un échange entre Olivier Weyrich, Mimie Poncelet et Jules Boulard. Ce dernier est un habitué des pages de L’Info qui ont déjà souligné la qualité de ses écrits et plus particulièrement de son roman L’envol de l’émouchet contant la migration des Luxembourgeois au xixe siècle, vers les terres promises d’Amérique du Nord. Cet auteur d’origine ardennaise a toujours été passionné par les lettres. Licencié en philologie romane, il consacre sa carrière professionnelle à l’enseignement. Pour lui, « Écrire est un besoin et un plaisir par lequel on explore… ». Auteur de plusieurs ouvrages, Jules Boulard s’intéresse aussi à la poésie, au théâtre et à la dialectologie wallonne. De plus, c’est un excellent orateur à la passion communicative. Nul doute que ses échanges avec Olivier Weyrich et Mimie Poncelet seront interpellants quand on connaît leur amour respectif pour l’Ardenne et ses richesses.

Afin de lier la sauce en cuisine et sur scène, il est nécessaire d’avoir recours à des chefs habitués à cet art difficile : Jean-Pierre Pirson, journaliste et animateur, entre autres, de Le Maga sur la radio VivaCité Luxembourg et Olivier Orianne, journaliste à votre télévision de proximité TV Lux s’en chargeront.
Ce samedi 20 octobre, quand à la fin de la soirée, les spectateurs repus et contents reprendront la route, ils auront le ventre et la tête remplis des senteurs et images indispensables pour attendre patiemment d’autres cabarets aussi utiles que nécessaires en ces temps de gavages télévisuels quotidiens.

Ah oui, il est prudent de réserver !
 P. Dabe
Info et réservations : 061 23 34 80.

Rentrée académique à la Haute École Robert Schuman

Tous les trois ans, c’est au site de Libramont que revient la mission d’organiser la rentrée académique de la Haute École, qui compte plus de 2000 étudiants, répartis également sur le site de Virton (catégorie pédagogique) et sur celui d’Arlon (catégorie technique).

 

Louis Michel en mission
 

Pour Marc Fourny, directeur des catégories économique et paramédicale, un événement comme celui d’une rentrée académique est l’occasion de montrer l’importance de l’enseignement supérieur dans la province de Luxembourg et d’insister sur les valeurs que cet enseignement veut transmettre.
L’une d’elles a toujours été à l’honneur à Libramont : c’est celle de la solidarité. Elle se trouvera encore renforcée par la venue à Libramont de Louis Michel, Commissaire européen au Développement.
Nous avons rencontré Marc Fourny, pour qu’il nous parle de cette rentrée.
Un invité de marque
L’Info : Qu’attendez-vous de la présence de Louis Michel à cette cérémonie officielle ?
M. Fourny : Je pense que sa présence constitue la preuve que nous voulons nous inscrire de manière concrète dans l’espace européen de la connaissance défini par le décret de Bologne. Celui-ci vise l’intégration des jeunes au sein des différentes cultures de l’Europe. Il met en place un système de mobilité qui leur permet de valider des études faites dans des pays voisins. Au-delà de ce décret, il est important de rappeler que nous sommes transfrontaliers, et que nous accueillons des étudiants qui viennent de la grande région (Saar-Lor-Lux), même si leur nombre est malheureusement en réduction à cause du décret visant les non-résidents. C’est d’ailleurs aussi une symbolique d’amener un député européen face aux politiciens locaux qui jusqu’à présent se sont peu intéressés à l’enseignement supérieur dans notre province. Enfin, sa fonction de Commissaire européen au Développement est l’occasion de montrer que nous répondons à notre projet pédagogique, social et culturel en soutenant l’investissement de nos étudiants dans des projets concernant des pays en développement.
Une invitation à tous
les lecteurs
L’info : Quel pourrait-être l’intérêt pour le public d’assister à cette rentrée académique ?
M. Fourny : Il est multiple. D’une part ce sera l’occasion d’écouter l’intervention de Louis Michel sur le rôle des politiques d’éducation en Europe et dans le monde.
D’autre part, il pourra rencontrer la communauté éducative de la Haute École ainsi que ses étudiants. Parmi ceux-ci, certains participent actuellement à des projets de solidarité avec l’Afrique. Ils les présenteront au public. Ainsi, des étudiants en logopédie et en kinésithérapie  vont se rendre au Rwanda tandis que des étudiants infirmiers rentrent de Tanzanie ou du Congo.
Tous les lecteurs intéressés sont les bienvenus à 17 h précises au Centre culturel. L’entrée est gratuite et nous les attendons nombreux !

Une saison qui donne envie !

Chaque rentrée de septembre voit son lot de programmes concoctés par nos centres culturels. Arrêtons-nous quelques instants sur celui du Centre culturel de Libramont. Il pétille de propositions alléchantes.

 

Centre culturel de Libramont
 
 

Tâche toujours ardue et singulière que de proposer une saison culturelle qui parle au plus grand nombre tout en se voulant exigeante et différente des productions de masse souvent médiocres que nous offrent médias et autres producteurs. Face à l’abondance des choix, il est nécessaire de se poser en défenseur d’une certaine vision de la culture à la fois populaire et singulière. « L’élitisme pour tous » aurait dit Jean Vilar. Bernard Jacquemin, président du centre culturel de Libramont, précise avec justesse que « les citoyens du monde que nous sommes sont continuellement confrontés à la nécessité de reconstituer des bribes de sens à partir d’un foisonnement d’informations, dont les sources sont nombreuses, contradictoires et parfois autoritaires. Entre contempler cette explosion de sens comme une perte, avec la disparition de certitudes et des repères stables, et la considérer comme une liberté de constitution, pour chacun, d’identités singulières, subjectives, spécifiques et plurielles qui ne valent que pour un moment et un espace donné, l’individu doit avoir les moyens de faire ses choix ». Faire ses choix, vaste programme vu le nombre d’activités proposées lors de cette saison 2007-2008. Quelques invitations méritent le détour.

De 3 à 103 ans
Parmi les nombreux ateliers, une nouveauté chaque mardi pour les petits de 3 à 6 ans. Un éveil musical et psychomoteur pour une approche des rythmes et du mouvement. Des ateliers plus traditionnels (dessin, clown, breakdance, sculpture, cinéma d’animation…). Autre bastion traditionnel du centre culturel, le cycle « Explorations du monde » qui tous les mois de septembre à avril vous invitera à la découverte et au dépaysement. Venise, Thaïlande, Tibet, Russie, Alaska et Chine seront les destinations de cette saison.
Qui dit programme dit aussi conférences. Notons une soirée consacrée à « L’enfant-roi, un symptôme de notre société ? » ; une autre prestigieuse, en collaboration avec l’association Vitalité de Neufchâteau, rehaussée par la présence de Marie de Hennezel et consacrée à nos seniors sous l’interrogation « Le grand âge : comment s’y préparer ? ».
Cette année, le centre culturel libramontois veut également mettre l’accent sur l’art contemporain en proposant un plus grand nombre d’exposition. Pointons celle de Michèle Laveaux, artiste namuroise vivant à Florenville, autodidacte pratiquant un art éclectique qui utilise concurremment la gouache, le pastel sec, la photocopie, la photographie. Son exposition intitulée « Thonnelle, la forêt, l’été » sera l’occasion d’une collaboration avec l’école maternelle de Ourthe et les écoles primaires de Nives et St-Hubert. Le but étant de donner de la matière aux élèves en préparant la visite de l’exposition et en la prolongeant en classe sur le thème de la forêt. Une façon ludique et instructive d’initier les plus jeunes à l’art contemporain.
Et la musique ? Pour tous les goûts et toutes les bourses. Du Boogie Woogie avec l’inusable Renaud Patigny ; du reggae avec Mika, une des rares représentantes du reggae au féminin en Europe et de la musique du monde avec la formation excentrique du Belgistan, ce petit état autonome (tiens, tiens… !) de la Belgique orientale. Le seul pays qui se déplace à domicile.
Deux scènes ouvertes (groupes rock et chorales) destinées aux musiciens régionaux complètent cette offre musicale originale.

En scène

Fête au Quartier Haynol et rallye pédestre

Dans le but de vous faire (re)découvrir le patrimoine oublié de nos villages, l’Office du Tourisme de Libramont-Chevigny organise un rallye pédestre chaque année dans un ou plusieurs villages de la commune. Cette année, le Comité des Fêtes du Quartier Haynol nous a proposé sa collaboration. La bourgade de Libramont n’ayant pas encore été reprise dans ce projet, c’est avec beaucoup de joie que ce rallye verra le jour à Libramont même cette année. Pour la quatrième année consécutive, nous espérons vous recevoir toujours aussi nombreux le dimanche 1er juillet prochain.

Mobilisation à Flohimont

Le village de Flohimont, aux portes de Libramont, se présente au Challenge européen des villages fleuris. Des efforts sont fournis par les habitants depuis des années. Le jury viendra juger de la beauté des rues et des maisons le 21 juillet prochain.

 

L'entrée du village de Flohimont
 
Le village de Flohimont, un hameau discret à deux pas de Libramont, un hameau comme il en existe encore quelques-uns dans notre province. Il a encore su présenter ses traditionnelles maisons ardennaises en son centre. En arrivant de Saint-Pierre, ce sont cent et un tilleuls qui vous étreignent pour vous dire bonjour. Un bel étang vous offre aussi les joies de l’eau calme et paisible. Tout un symbole pour ce village empreint de quiétude. La vieille chapelle sommeille également en attendant l’une ou l’autre prière de passant. La fontaine laisse jaillir un petit filet d’eau pour donner un peu de fraîcheur en cet été précoce. Au fil de la promenade, on peut découvrir encore des bâtisses rafraîchies dont le poids des années n’est qu’un atout architectural. Les nouveaux lotissements ont profité de petits sentiers pour préserver le caractère originel et rural du hameau.

Par ailleurs, les habitants se sont rendu compte de la beauté de leur village, mais ont voulu encore aller plus loin. C’est ainsi qu’il y a trois ans, une dizaine de personnes se sont rassemblées pour former un comité, Flohimont, village propre et fleuri avec la ferme intention de créer une dynamique pour embellir encore les différentes rues et ruelles de l’entité. Les 180 habitants ont compris le message et chacun y a été du sien pour rendre les abords de son logement plus convivial en privilégiant la couleur et les fleurs. En 2005, le village reçoit une première reconnaissance avant le prix de la Propreté. Cela a fait tâche d’huile, souligne Sandrine Binet, la chargée de communication du comité. Les rejets ont progressivement diminué. Nous avons aussi un projet de compostage collectif. Le village ne compte par ailleurs pas de maisons abandonnées ou des tas de fumier qui traînent en façade. Le comité a également motivé un privé à revitaliser un étang pour pouvoir le mettre en valeur. Le village a aussi gardé son âme. Les maisons se transmettent de famille en famille et on voit souvent des petits-enfants venir retrouver la bâtisse familiale. ­Flohimont a montré la voie à suivre et d’autres villages comme Neuvillers ou encore Remagne ont bien compris le message et se mettent également en route. On a encore pu remarquer que les ouvriers communaux se montraient d’autant plus zélés à Flohimont. Cette démarche entre d’ailleurs tout à fait dans le Plan Communal de développement rural qui se met en place depuis une bonne année.

Flohimont a cette fois décidé de relever un nouveau défi en participant au Challenge européen des villages fleuris. Un nouveau beau challenge pour le comité et tous les habitants. Quinze membres du jury sont attendus le 21 juillet prochain. Pour les accueillir au mieux, Flohimont, village propre et fleuri organisera différentes animations avec notamment la découverte du village en calèche tirée par des chevaux de trait ardennais, la présentation de produits locaux ou encore un espace Europe pour recevoir les hôtes au mieux.

L’école du village est également pleinement associée à cette démarche. En effet, outre les différentes animations qui ont déjà eu lieu, les élèves proposeront un potage, fruit de leur potager. Ils présenteront par ailleurs des plantes aromatiques et thérapeutiques. Auront-ils trouvé la potion magique pour décrocher le titre. Première réponse le 21 juillet.

La logopédie, cette inconnue…

Bienvenue à la Journée Portes Ouvertes de la Haute Ecole Robert Schuman de Libramont, le samedi 21 avril de 11 à 17 heures, pour mieux connaître la logopédie.

 

De futur(e)s logopèdes de la Haute Ecole Robert Schuman de Libramont
 

Il a 7 ans, et il bégaie ; elle a 42 ans, est institutrice maternelle et souffre d’un trouble de la voix tant parlée que chantée ; il a un peu plus de 8 mois et nécessite de l’éveil sensoriel et une préparation à la succion étant donné sa prématurité ; elle a 81 ans et est atteinte de la maladie d’Alzheimer ; il est en 2e primaire et n’arrive pas à lire ; elle a 5 ans, est sourde profonde bilatérale, implantée cochléaire et se dirige à la fois vers le langage oral et la langue des signes ; à 54 ans, il a fait une hémorragie cérébrale, a perdu la compréhension du langage et une partie de l’expression ; elle a 9 ans et ne parvient pas à entrer dans les mathématiques ; il a 65 ans, est atteint de la maladie de Parkinson et ses problèmes de déglutition exigent un traitement spécifique ; elle a 10 ans et porte un appareil orthodontique qui entrave son articulation ; il a 49 ans, est alcoolique et touché par le syndrome de Korsakov avec gros troubles de la mémoire ; il a 6 ans et est trisomique 21 ; elle a… ; il est …
On pourrait allonger la liste de ces personnes qui ont toutes un point en commun : le recours à des séances de logopédie. Et pourtant, cette discipline reste bien méconnue, en dépit de la diversité des actions qu’elle recouvre. Actuellement,  les recherches scientifiques ouvrent de nombreuses portes, permettant de mieux comprendre les difficultés de langage, de mémoire, d’apprentissage chez l’enfant, l’adulte ou la personne âgée.
Ce qui est tout aussi important, c’est que ces recherches permettent en même temps de mieux déterminer les objectifs de rééducation, de préciser le rôle de chaque spécialiste et de montrer l’importance de la collaboration entre les différents intervenants.
Qu’un logopède travaille dans le monde des enfants (avec un enfant hyperactif ou un enfant à haut potentiel, avec un enfant qui bégaie ou un autre qui est autiste) ou qu’il travaille dans le monde des adultes (avec un patient laryngectomisé, un autre qui a une maladie de Parkinson ou des troubles graves de la mémoire), ce professionnel ne fonctionne pas seul, mais en partenariat.
Lors de la récente semaine d’intégration professionnelle et lors du voyage scientifique à Paris organisés par la Haute École Robert Schuman, l’accent a une nouvelle fois été mis sur les échanges d’expériences et sur les perspectives de collaboration. Les rééducateurs chevronnés belges et français que les étudiants, professeurs et maîtres de stage ont pu rencontrer provenaient d’ailleurs de nombreux domaines de recherche et de pratique : la neurologie et la neuropédiatrie, l’audiophonologie, la pédopsychiatrie, la cancérologie, la chirurgie laryngée…
Après avoir écouté ces différents professionnels, une étudiante disait ceci : « C’est un luxe que d’avoir l’occasion d’écouter pendant une semaine des conférenciers parler de sujets aussi passionnants. Cela nous permet aussi de nous rendre compte combien le domaine de la logopédie est vaste. »
Comme chacun l’a bien compris, l’interdisciplinarité, le bien-être des personnes et la communication sont vraiment les maîtres mots du métier de logopède.

Pour que la logopédie ne reste pas cette inconnue, vous êtes les bienvenus à la Journée Portes Ouvertes de la Haute École Robert Schuman de Libramont, le samedi 21 avril de 11 à 17 heures. Les étudiants et professeurs des sections paramédicale et économique vous feront découvrir des métiers passionnants. Pour en savoir plus, visitez le site
www.herslibramont.be

O. Weyrich
 

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