Edition 274

Prévision : avec certitude, jeudi, c’est la rentée !

Dans quelques jours, ce sera la rentrée scolaire et lentement il faudra tourner la page. L’été brûle déjà ses derniers jours et la nuit grignote les minutes de clarté de nos belles soirées.
Nous ne garderons pas un souvenir impérissable de cette saison estivale gâchée par la pluie et les nuages menaçants. Juillet a été médiocre et août décevant.
Nuits fraîches, brumes matinales, noisettes, cèpes… Les signes précurseurs ne trompent pas, l’automne arrive déjà. Pourvu qu’il nous réserve une agréable surprise, par exemple une douce arrière-saison ensoleillée qui effacerait quelque peu cet été raté. On peut rêver…  
Côté certitude, jeudi, c’est la rentrée scolaire. Alors, à toutes celles et à tous ceux qui reprennent le chemin de la classe, nous souhaitons une bonne rentrée !

Objectif proximité

« PPP » et « PSI », voilà des mots que vous entendez, que vous lisez mais qui sont du jargon pour vous et dont la signification vous échappe totalement.
Rencontre avec Marie Body, le visage du Plan de Prévention de Proximité.

Marie Body
 
 

 

Le Plan de Prévention de Proximité dit « PPP » est né à la suite du PSI (Plan Social Intégré). Le PPP est en quelque sorte l’enfant du PSI. Le 1er janvier 2004, un décret PPP est adopté par la Région wallonne donnant l’approbation à la ville de Neufchâteau de poursuivre les projets initiés par le Plan Social Intégré.
Le Plan de Prévention de Proximité a comme objectif premier la prévention du décrochage social au sens large avec comme moyen d’action une politique de quartier transversale et adaptée. « Il s’agit donc d’un service public qui met sur pied différents projets visant différentes tranches d’âge de la population et qui touchent différentes problématiques», explique Marie Body, employée de la ville de Neufchâteau et responsable du PPP. « En s’appuyant sur les outils sociaux existant sur le territoire communal et par des moyens publicitaires collectifs ou individuels le Plan de Prévention de Proximité propose à des publics jeunes et/ou précarisés, mais aussi au grand public, des actions de prévention, de resocialisation et de formation répondant à des besoins rencontrés actuellement à Neufchâteau. »
Le PPP crée ces propres projets ou collabore avec d’autres associations. Mais concrètement que fait-il ? « Cette année, nous avons mis sur pied des cours pour permettre aux jeunes d’obtenir le permis de conduire théorique voiture. La prochaine session sera organisée en juillet 2006. Tous les jeudis matin, est organisé un atelier informatique en collaboration avec le centre de promotion social et le centre télématique. L’atelier est ouvert à tous ceux qui veulent s’initier à l’utilisation d’un ordinateur. Nous avons aussi mis sur pied des cours juridiques destinés aux professionnels du secteur social », répond Marie Body.
Le PPP est aussi partenaire de nombreuses activités nouvellement apparues comme l’atelier Hip Hop pour les 12-18 ans, l’atelier création collective (théâtre), l’atelier cinéma, l’atelier art de la table ou encore les fêtes de la musique organisées en collaboration avec le Centre culturel.
Le PPP est aussi à l’initiative de cours de jardinage, de conférences
à thème (la carte SIS, le stress, la prévention de la violence, la famille, l’alcoolisme, la drogue, comment gérer ses achats, le nouveau plan d’accompagnement des chômeurs…) ou de journées de découverte, comme celle organisée en mai dernier pour visiter les institutions européennes à Bruxelles.
Les activités du Plan de Prévention de Proximité font l’objet d’une publicité régulière. Généralement, c’est par la voie du bulletin communal ou des journaux de proximité, comme L’info, que sont annoncés les projets et les rendez-vous. Pour en savoir plus sur le Plan de Prévention de Proximité et ses activités : M. Body, tél. 061/27.86.98 le mardi, mercredi matin et vendredi.

La fête de la terre

2e édition de « La fête de la Terre » ce dimanche 4 septembre à Behême.
Avec des mules ardennaises en vedettes incontournables.

En tant qu’exploitant forestier aguerri, François Barchon a toujours travaillé avec des chevaux de trait.  Il possède actuellement quatorze magnifiques spécimens aussi vaillants que racés.  Toujours à l’affût de nouvelles expériences équines, François Barchon a tenté l’expérience du croisement entre des juments ardennaises et des ânes du Poitou.  Lancé il y a quatre ans, ce projet a abouti dans un premier temps à la naissance de neuf mules «ardennaises» issues du croisement avec onze juments. Puis dans un second temps, une mule supplémentaire a rejoint le troupeau.  Les premiers tests sur le terrain sont concluants.  Selon l’exploitant forestier, la mule serait plus endurante et plus maniable que le cheval et développerait une puissance supérieure (estimée à 1,5 fois celle du cheval).
étonnant ! 

Première voie verte

L’ancien chemin vicinal qui relie Villeroux aux lacs de la Strange de Hompré (Vaux-sur-Sûre) deviendra une voie verte, un projet pilote au niveau de la Région wallonne lancée par le ministre Philippe Courard.

Le ministre Courard sur la future voie verte
 

Cela fait bien longtemps qu’on n’a plus vu passer un tram sur le chemin vicinal qui réunissait Bastogne à Martelange. Plutôt que des voies bien agencées, bien soignées, on ne retrouve à présent sur l’endroit qu’arbrisseaux, petits chênes ou autres ronces. L’assiette est pourtant bien présente sur les premiers kilomètres dans l’ancien chemin entre les villages de Villeroux et de Hompré. La vue est splendide et pourrait offrir de belles promenades par temps clément. Alors pourquoi ne pas redonner vie à ce chemin qui traverse la campagne ? C’est la réflexion que s’est faite le ministre wallon des Affaires intérieures et de la Fonction publique Philippe Courard. Il a dès lors décidé de lancer le projet de créer des « voies vertes » avec comme laboratoire, projet pilote, le tronçon entre Villeroux et Hompré.
Cette voie verte pourra être mise sur les rails grâce à une collaboration entre la Région, la Province de Luxembourg et la commune de Vaux-sur-Sûre. «Le but est d'assurer le développement touristique et de mettre en valeur des trésors des villages traversés et de ce coin vallonné» souligne le bourgmestre local Yves Besseling. En attendant peut-être un RAVEL. Le ministre Courard poursuit sur la même voie : « La volonté n'est pas de rouvrir tous les anciens sentiers, mais d'offrir des possibilités d'éviter des routes surchargées. On peut donc établir un maillage avec le RAVEL pour toucher un maximum de communes. Cela peut également être considéré comme un Pré-RAVEL. D'autres entités de la province se sont montrées intéressées par ce genre de dessein. J'espère que le projet de Vaux-sur-Sûre se prolongera sur Fauvillers et Martelange. » L’appel du pied est réalisé, aux communes à y répondre à présent!


Un gros travail sur le terrain

Ce projet table donc sur un partenariat entre les trois niveaux de pouvoir. Les services techniques de la province seront sur le terrain pour le déboisement des zones qui sont actuellement prises par la végétation alors que la Région wallonne apportera des subventions (minimum 60%) pour les aménagements.
Pour se rendre compte des aménagements à effectuer sur le terrain, les différents acteurs ont pu remarquer que le travail ne manquait pas pour que ce tracé soit praticable. En effet, de nombreux arbres obstruent le passage des vététistes et des piétons. Ils ont également pu remarquer la nécessité d'un travail de rafraîchissement d'un pont qui soutien le passage de la route. Là aussi, le ministre Courard pourrait mettre la main au portefeuille.
Les trois partenaires espèrent à présent ouvrir le tronçon pour les premières belles journées de l'année prochaine et ainsi lancer un projet plus vaste pour les années suivantes. Il y a du pain sur la planche pour les agents provinciaux qui auront l’occasion de mettre à l’épreuve tous les outils de broyage de branches dont ils disposent.
Les feux sont en tout cas passés au vert au niveau de la Région wallonne, même si la population qui jouxte le tracé semble parfois réticente, craignant une arrivée massive de touristes, là où ils pensaient être au calme.
Th.L.

Libramont, la celtique

N’en déplaise aux sceptiques, Libramont persiste à se rapprocher de ses racines celtiques et signe chaque année quelques événements étroitement liés à nos ancêtres communs. Point focal de ce commun dénominateur : le Musée des Celtes établi sur la place communale. Dernier événement en date : le Festival Trinox qui a eu lieu samedi dernier.

Un musée pour s’amuser

Activités au Musée des Celtes
 


Le mot « musée » traîne trop souvent comme un boulet une connotation négative. Tout petit en apparence, le Musée des Celtes de Libramont recèle pourtant des trésors. Et ses récentes animations, celles destinées aux enfants en particulier, font que le plongeon dans notre passé n’a rien de tristounet. Comme l’explique Myriam Ansseau, animatrice de ce lieu hors du temps : « Le Musée des Celtes est installé dans le presbytère de l’ancienne église depuis juin 1998. La plupart des visiteurs, y compris les gens du cru, s’étonnent en fin de visite de savoir que nos collections recèlent tant de richesses. Ils sont surpris de savoir qu’il y a tout cela sous leurs pieds. On entend souvent dire que si notre musée est réduit en taille, il renferme tellement de choses à y découvrir : objets celtiques, armes, bijoux, vases et ustensiles, sépultures et leurs contenus, types d’habitats… en provenance de fouilles archéologiques dans la région. L’ensemble est représentatif de tout ce qui est celte.

Le Festival Trinox

C’est en s’inspirant de l’ambition culturelle libramontoise envers la redécouverte de nos racines celtes que le Festival Trinox a vu le jour en juin 2004. Nullement découragés par une première édition difficile, et surtout persuadés du potentiel culturel et populaire de leur festival, les chevilles ouvrières ont voulu mettre les petits plats dans les grands cette année. La météo désastreuse de l’avant-dernière semaine d’août a poussé les organisateurs à délaisser le Grand Ring pour se réfugier dans le Walexpo. C’est donc à l’abri que ce festival a fait vibrer les fans de musique celtique. Ceux-ci se sont régalés avec le Flaumandrum Pipe Band, un ensemble de cornemuses composé d’une dizaine de musiciens reconnus internationalement. Ceux-ci ont proposé un répertoire composé d’airs traditionnels irlandais et des compositions originales. Ensuite, le jeune groupe irlandais Skida est monté sur scène pour défendre avec conviction son étiquette de valeur montante de la musique celte moderne d’Irlande. Enfin, la formation celtico-jazz Alka Celtes Airs a pris possession du podium en compagnie du Ban de Chevigny pour un étonnant mélange de genres et un set musical écrit pour l’occasion. Jamais deux sans trois, la reconnaissance d’un festival de ce type se construit au fil des ans. L’édition 2005 a ajouté quelques briques aux fondations. Vivement 2006 !

Toutes les communes de la province invitées aux Fêtes de Wallonie

Les Fêtes de Wallonie, c’est soit dans tout Namur le week-end du 17 septembre, soit dans la Halle aux Foires de Libramont le week-end précédent. Le programme en centre-Ardenne ne manque pas d’intérêt, d’autant que les organisateurs ont décidé de convier toutes les communes de la province à ces festivités.

Dès le samedi à 14h, les différentes communes présentes ouvriront leur stand. Débuteront alors les jeux intercommunes avec au programme des jeux populaires comme la riboulette, le couyon, la course de garçons de café, des jeux sur la connaissance des quarante-quatre communes de la province, le jeu du couple, le tir à la corde, les dégustations et reconnaissances des bières wallonnes sans oublier, pour les artistes, le concours de dessin du sanglier, symbole de la province et de l’Ardenne ! Pour les non-participants à toutes ces épreuves, l’occasion sera belle de découvrir les vieux métiers de la province, les produits de bouche wallons, dont ses bières spéciales. La remise des prix du concours intercommunes aura lieu à 18h.  Spectacle en wallon et gaumais à l’école, concert du Ban de Chevigny, visite des stands…

Les gastéropodes : comment lutter ?

De tous les prédateurs de nos plantes de jardin, les limaces occupent la première place. On ne compte plus les ravages occasionnés sur de jeunes plantations et semis. Pour survivre et se déplacer, les limaces ont besoin d'un environnement humide. 90% de la population des limaces restent dans le sol. Seuls 10% d'entre elles remontent à l'air libre pour se nourrir de végétaux pendant la nuit. Les limaces sont hermaphrodites. Elles pondent leurs oeufs, par groupes de 100 à 500 oeufs, dans le sol et ces œufs éclosent immédiatement si les conditions sont optimales ou peuvent survivre pendant une longue période en attendant des conditions plus propices à l'éclosion. On compte de deux à quatre générations de limaces par an. Les hivers doux favorisent le taux de survie des oeufs, des jeunes limaces et leur développement. Les limaces peuvent dévorer, en 24 heures, l’équivalent de la moitié de leur poids. Elles occasionnent  des dégâts aussi bien à l'air libre que sous le sol.

La ferme pédagogique de la Géronne fête ses dix ans

Déjà dix ans qu’Arsène-Marie et Cécile Jacques ont ouvert leur ferme aux enfants. Chaque année, quelque 3000 écoliers y découvrent  la vie de fermier.

Les poneys Fjord de la réserve naturelle de la vallée de la Géronne
Les poneys Fjord de la réserve naturelle de la vallée de la Géronne

 

Depuis 1995, Arsène-Marie et Cécile Jacques offrent en effet la possibilité aux enfants de participer aux réalités d'une ferme bio en pleine activité. La ferme de la Géronne s'étend sur 70 hectares de prairies et de foin. Outre un troupeau de vaches limousines et une vingtaine de chevaux de trait ardennais, la famille Jacques élève aussi brebis, chèvres, cochons, autruches et autres sanglochons, soit au total une trentaine d'espèces.Arsène-Marie et Cécile Jacques
« Depuis 1635, la ferme, du nom du cours d'eau passant à Chêne, est exploitée par la famille Jacques, explique Arsène-Marie. Nous avons repris la ferme de mes parents en 1975. Après vingt années passées dans l'élevage traditionnel, nous étions contraints d'effectuer de nouveaux investissements pour que l'établissement reste rentable, mais nous avons préféré choisir une autre voie. C'est ainsi qu'après avoir largement étudié la question, notamment en mesurant l'intérêt des écoles, nous avons ouvert une ferme pédagogique en investissant 250 000 euros, le tout en rapport avec la législation européenne de l'époque, et financé sur fonds propres, faute d'un subside de la Région wallonne.»

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