Edition 279

Ces zones 30, si difficiles à respecter !

L'aménagement et l'instauration de «zones 30» aux abords des écoles répondent principalement à un problème d'insécurité routière. La démarche est donc positive puisqu’elle vise à offrir une sécurité accrue pour tous et principalement pour les usagers les plus faibles de la route que sont les enfants.
La vitesse excessive est l’un des facteurs essentiels de l’insécurité routière. On doit donc ralentir le trafic motorisé aux abords des écoles. Y établir zone 30 est sans doute une des solutions les mieux adaptées au problème. Toutefois, pour tirer tous les avantages d’une telle zone, il faut évidemment qu’elle soit aménagée de façon que la limitation soit effectivement respectée.

800 personnes pour les glaneurs d’émotions

Le centre culturel était loin d’être assez grand pour accueillir tous ceux qui désiraient participer à la journée ou à la soirée «Emotions» organisées par la Haute école Robert Schuman ce jeudi 27 octobre. Pendant la journée, à laquelle 480 soignants et étudiants infirmiers et logopèdes étaient inscrits, différents intervenants se sont succédé : Marc Fourny, directeur de la Haute école, Sylvie Blairy, psychologue et chargée de cours à l’Université de Liège, Cécile Bolly (interviewée ci-dessous) et Jean-Michel Longneaux, philosophe et professeur aux Facultés universitaires de Namur. Des ateliers permettant l’expression des émotions (terre, aquarelle, écriture, photolangage, clowns, mandalas, nature, parole et écoute…) ont été animés par différents experts, tandis que d’autres tissaient des liens entre les différents moments proposés.

Six femmes et sept hommes

Sans attendre le lancement de la campagne électorale, la liste «Ensemble» conduite par Sophie Jacques et Pierre Gascard, échevins sortants, se présente aux citoyens de la commune de Léglise. L’objectif est de cerner correctement
l’attente et les besoins de la population.

Ensemble 2006
 
 

 

« Nous avons besoin de vous », c’est ainsi que les futurs candidats qui se présenteront aux prochaines élections communales s’adressent à la population communale de Léglise.
Sans craindre la critique, le nouveau groupe qui s’aligne sous la bannière « Ensemble » écrit aux habitants de la commune pour connaître leurs avis sur une série de sujets, comme l’accueil de la petite enfance, l’agriculture, l’enseignement, le tourisme, la politique sociale, les travaux, le logement…
L’action est audacieuse et innove dans une commune où l’on est plutôt habitué à une communication plus traditionnelle et plus réservée.

« Nous sommes là dès aujourd’hui parce que les idées ne manquent pas et que notre souhait le plus grand est le bien-être de notre commune et de ses habitants,  explique le document. Dans un souci d’équilibre politique, culturel et philosophique, notre groupe rassemble des personnes de partis différents et de sensibilités diverses. Mais nous avons au moins un point en commun : une volonté de terrain pour assurer le développement d’une commune au service de tous ses citoyens ! » peut-on encore lire.

Et invitant le lecteur à répondre à un questionnaire complet joint au document de présentation, il est écrit : « Alors, parce que vous vivez dans notre grande entité, parce que vous êtes de plus en plus nombreux et de tous horizons, parce que nous espérons vous représenter, nous trouvons nécessaire que chacun d’entre vous fasse part de ses réflexions ; vos besoins, vos tracas, vos espérances… Ce sont vos considérations qui, en plus des réalités budgétaires, nous aideront à peaufiner un plan d’avenir que nous voulons solide, concret et sous vos yeux dès le printemps ! »

Le document est signé par les dix-sept futurs candidats qui profitent de l’occasion pour dévoiler une liste composée de six femmes et sept hommes, suivant l’équilibre exigé par le nouveau code électoral.

Ce premier document édité dans le cadre des futures élections communales de 2006 va certainement en surprendre plus d’un. Toutefois, contrairement aux élections précédentes, la campagne risque fort de commencer avec de l’avance compte tenu des inconnues créées par le nouveau code de démocratie locale, comprenez le changement de la loi communale. Mais Sophie Jacques se défend bien d’être impatiente.

L’info : - Votre équipe est déjà dans les starting-blocks ?
Sophie Jacques : - Oui ! Nous sommes une équipe et nous avons besoin de nous préparer pour être là à temps, pour défendre l’attente des gens.

L’info : - Ne craignez-vous pas que la population ait le sentiment d’une certaine impatience ?
S.J. : - Non, ce n’est pas cela et ce document n’est pas de la propagande électorale. Nous entamons un travail préparatoire. Ce questionnaire est un outil pour nous permettre de mieux appréhender les besoins de chacun… Nous ne voulons pas être pris de court la veille des élections.

L’info : - Pourquoi interroger les habitants si tôt ?
S.J. : - Parce qu’il est nécessaire d’analyser le moment présent pour préparer l’avenir.

L’info : - Sans dévoiler votre stratégie, quel va être le prochain rendez-vous avec les électeurs ?
S.J. : - Je ne sais pas encore sous quelle forme, mais nous publierons le résultat de ce questionnaire. Au printemps, nous publierons un nouveau document, sans doute notre programme.

L’info : - Vous comptez sur combien de réponses ? 
S.J. : - (Rire) Je ne sais pas ! J’espère le plus possible. Nous donnons l’occasion aux gens de pouvoir s’exprimer, qu’ils en profitent !

Rendez-vous au printemps pour connaître les besoins exprimés…

Dixième soirée-concours Eurêka

Eurêka est un jeu de culture générale dont le sujet central est la commune de Neufchâteau. Ce jeu consiste à répondre, par équipe, à des questions posées parmi les thèmes suivants : patrimoine, nature, politique, sport, actualité, wallon, arts, les gens, le nom des rues…
La soirée, qui aura lieu cette année le  vendredi 18 novembre à 20 heures, à Grandvoir (salle St-Donat) sera agrémentée de jeux originaux faisant appel à l’adresse, au sens de l’observation, etc

Agenda

Programme de la décade « d’Arbres en art’bres »

Vendredi 11/11 : vernissage à 18h30 ; Souvenir philatélique « Cigogne noire »  rencontre avec André Buzin à 20 heures.
Samedi 12 dès 9h30 : balade mycologique, expo de 10h à 18h.
Conférence « Vertus médicinales des arbres» par Chr. Close à 15h.
Dim. 13 de 10h à 18h : expo.
Lundi 14 de 14h à 20h : expo.
Mardi 15 de 14h à 20h : expo.
Conférence « Derniers arbres fétiches » par B. Loodts à 20h.
Mercredi 16 de 14h 20h : expo.
Jeudi 17 de 14h à 20h : expo.
Ciné-club : film « Arbres » et « Regards sur l’arbre » par Cécile Bolly à 20 heures.
Vendredi 18 de 14h à 20h : expo.
Samedi 19 de 10h à18h : expo.
Dimanche 20 dès 9h30 : balade guidée par S. Coomans « Gestion naturelle de la forêt» - de 10h à 18h expo. - à 16h cérémonie de clôture : plantation de l’arbre du 175e anniversaire, réception et proclamation des lauréats de l’appel à projets «Plantations de haies».

D’arbres en art’bres (II)

Suite de notre évocation de l’évènement culturel de ce mois de novembre à Neufchâteau…

Affiche d'arbres en art'bres
 
 

 

 Parmi les nombreuses activités proposées par les organisateurs, vous aurez l’occasion de varier vos pôles d’intérêts.  Par exemple, le célèbre dessinateur et peintre animalier, André Buzin, connu de tous les Belges, pour son extraordinaire série philatélique « Oiseaux », exposera ses œuvres au Moulin Klepper.  Il partagera les salles d’expositions avec Yves Fagniart.  Cet ingénieur agronome devenu aquarelliste par amour de la nature se distingue par la finesse de son trait, le rendu des climats et l’usage délicat des couleurs.  Les Nations unies ont fait appel à cet artiste pour marquer le 10e anniversaire de l’Accord sur les oiseaux migrateurs d’Afrique et Eurasie (AEWA).  Autre artiste présent, Benjamin Stassen.  Cet amoureux de la nature et de sa région s’est rendu célèbre pour ses albums Géants au Pied d’Argile (1993), La Forêt des Ombres (1999), La mémoire des arbres (2003-2004).  Il sera à Neufchâteau pour présenter son nouvel ouvrage : La Fête des Arbres – 100 ans de protection des arbres et des paysages à Esneux et en Wallonie.  Toujours dans le domaine de la photographie, vous aurez l’occasion de découvrir les œuvres de Cécile Bolly.  Notre artiste locale aime éveiller le regard de chacun à la beauté de la nature et inviter en écho l’arbre intérieur qui pousse en nous…tout un programme. 

Nouveau CD pour les Boutons d’Or

Les boutons d'or
 
 

 

Après le succès de leur dernier spectacle musical, la chorale des Boutons d’or poursuit sa route en proposant un CD pour les fêtes.  Un cadeau du terroir ouvert vers le monde.

Graines d’enfance, troisième CD rassemblant des  chansons de Bruel, Calogero, Thibaut, Goldmann ou Julien Clerc, sortira début décembre à l’occasion de la Saint-Nicolas. Il est l’aboutissement de longues heures de travail et de maturation consacrées à l’enregistrement en juin dernier de cette graine porteuse de la richesse, de la tendresse et des différentes couleurs et turbulences de l’adolescence.  Les arrangements musicaux ont été confiés à Sissar Bounnoy, ancien Bouton d’Or et la pochette est une réalisation de Pierre Weyrich.  Les 37 adolescents ont sélectionné eux-mêmes les 16 titres du CD et leur enthousiasme est communicatif.  On a déjà pu constater le professionnalisme de leurs créations, lors de la tournée de Par la lucarne, spectacle musical qui a arpenté les scènes de notre province et d’ailleurs, qui vient d’être reconnu par les Tournées Art et Vie et qui connaîtra d’autres représentations en 2006.  Graine d’enfance connaîtra un lancement lors de quatre concerts prévus début décembre.  Le premier aura lieu le 4 décembre au marché de Noël de Bièvre à 15 heures.  Les trois autres se dérouleront à Neufchâteau le samedi 17 décembre à 20h15, à Champs (Bertogne) le dimanche 18 décembre à 15h et à Sainte-Marie-sur-Semois
le vendredi 23 décembre à 20h15.

Ils sont partis sur l’île de Madagascar

Pour une première, nous allons découvrir, le « dernier paradis terrestre », en suivant sur l’île de Madagascar Vincent Duchêne et Stephen Franceus. Le premier cité est éducateur à Neufchâteau, le deuxième, électromécanicien de formation. Mais ils viennent tout deux du village de Longlier et sont âgés d’une vingtaine d’années. Ces deux jeunes, amoureux de nature et de découverte, bercés très jeunes par l’envie de partir à l’aventure, se sont rendus dans cette île atypique (située à l’est du continent africain et du Mozambique, dans l’océan Indien). Vincent est revenu de son périple, Stephen, lui, y séjourne toujours et y travaille. Leur voyage commença en novembre 2004, et n’est pas encore terminé. Partons à la rencontre de ces deux complices…

Patrimoine cynégétique en voie de disparition

Chasse à courre
 
 

 

Les habitants de Freux les connaissent bien, ceux des autres entités de Libramont souvent moins, voire pas du tout. Ils sont quarante, tous de la race des Français Blanc et Noir. Ils vivent dans leur enclos à portée de pattes des étangs, des bois et des champs. Ils ont pour emblème une tête de lièvre et sont rassemblés sous une même appellation : l’équipage «Rallye Campine». Les chiens de la meute connue dans la région pour être celle du baron de Fierlant et de sa famille offrent un spectacle étonnant. Mais pour combien de mois ou d’années encore ?


Du lièvre au chevreuil, de Campine en Ardenne
L’équipage «Rallye Campine» a été créé en 1911 pour chasser le lièvre en Campine anversoise, d’où son «bouton», signe distinctif de chaque équipage, marqué d’une tête de lièvre. En 1952, les chiens sont mis sur la trace du chevreuil, dans un Limbourg où l’infrastructure routière ne permet plus guère de chasser en toute sécurité. Dès 1982, un chenil est installé à Freux. Mais c’est en 1993 que le territoire de chasse de la meute flamande vient s’installer en Ardenne. Les chiens qui la composent, une bonne quarantaine au total, sont des Français Blanc et Noir, avec quelques tâches brunes pour quelques-uns d’entre eux. L’origine de cette race provient des chiens de Saint-Hubert et de Gascon-Saintongeois. Leurs aptitudes à la chasse sont remarquables. Ils ne sont pourtant plus très nombreux. Par son élevage à Freux, la race a réussi à garder ses qualités de chasseur dans le respect du standard de la race, à un point tel qu’un des chiens freutois a été champion lors d’un concours à Chambord. Par la suite, son sang et celui de sa sœur ont été sollicités par plusieurs équipages étrangers. Mais si l’équipage Rallye Campine a pu maintenir jusqu’aujourd’hui ce capital cynégétique, c’est avant grâce à l’extraordinaire solidarité de ses membres. Car l’avenir de la chasse à courre en Wallonie est des plus compromis… 

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