Edition 280

L’arbre fédérateur

Les organisateurs de la décade «D’arbres en art’bres» ont réussi un tour de force. Outre la brillante organisation d’un programme riche et varié sur le thème de l’arbre, ils sont parvenus à drainer plus de 1500 personnes au Moulin Klepper, cela en quelques jours. Sous l’impulsion de l’équipe dynamique de Natagora, un ensemble impressionnant de partenaires privés et publics se sont regroupés pour transformer une belle idée en un événement.
Au fil des jours, il a été question de sensibilisation, de protection, d’histoire et de poésie des arbres avec des signatures comme celles de Stassen, Hausman, Buzin, Fagniart, Bolly…

La Gaume, pays d’un dessinateur

L’association « Vitalité » et le Centre culturel de Neufchâteau organisent une exposition consacrée à Jean-Claude Servais. Intitulée  La Gaume de Jean-Claude Servais. Pays d’un dessinateur de BD .

 

Elle se déroulera du 23 novembre au 4 décembre, au Moulin Klepper, à Neufchâteau.  L’auteur de bandes dessinées donnera une conférence le vendredi 25 novembre à 20h15 au même endroit.


Né à Liège en 1956, Jean-Claude Servais étudie les arts graphiques à l’institut Saint-Luc (Liège). Ses premières planches sont publiées en 1975 dans l’hebdomadaire  Spirou. Il a publié (et publie toujours) chez les plus grandes maisons d’édition de bandes dessinées, notamment Casterman et Dupuis. Nous avons rencontré l’auteur.

L’info : Comment vous est venu ce goût pour la BD ?
JCS : J’ai toujours aimé dessiner. C’était pour moi un moyen d’expression. Ayant également lu de nombreuses BD, j’en étais donc naturellement imprégné.
L’info : Pourquoi ce type de BD ? Est-ce une attirance pour la ruralité et ses espaces verts ?
JCS : Je vis à la campagne, en plein terroir gaumais. J’ai également une abondante littérature régionale, grande source d’inspiration. Appréciant beaucoup ce type de fantastique que sont les contes et légendes rurales, j’use également des décors de la région, en fonction bien sûr des scénarios que j’écris. Depuis longtemps, je réalise à la fois scénarios et dessins.
L’info : Jean-Claude Servais : graveur, conteur ou dessinateur ?
JCS : Il est vrai qu’au début, j’étais considéré comme «graveur». Mon dessin est aujourd’hui plus épuré, surtout depuis l’utilisation de la couleur. Je suis plutôt un dessinateur-conteur, en racontant des histoires avec des dessins. C’est autre chose que l’illustration. Voilà deux facettes très différentes du même métier. D’ailleurs, quand j’écris, j’écris ; quand je dessine, je dessine. Je change d’habit.
Il y a ici à la fois une assimilation et une retranscription. Le travail de création – car il y a bien création, puisque je fais plus qu’illustrer des contes – passe par moi, à travers moi. J’utilise cette matière à ma manière. L’écriture visuelle n’est pas du roman. Ce dernier n’est pas mon langage.

Le monde des produits trappistes

La bibliothèque communale de Libramont nous convie à une plongée historique et gastronomique dans l’univers des « bières et fromages des Pères trappistes en Belgique ». Une invitation plus que tentante !

 

Extrait de Saveurs d’Orval, éd. Les Capucines
 

 

Toute l’équipe de la bibliothèque locale de Libramont baigne dans le divin breuvage depuis plusieurs semaines.  Il faut dire que ce travail de longue haleine a débuté en 2004 sans savoir que l’année 2005 serait décrétée Année de la bière. Isabelle Glaise et ses collègues ont pris contact avec Monsieur Cattlain, responsable de l’Ecomusée de la région du Viroin à Treignes.  Cet amateur et collectionneur d’objets en relation avec le monde brassicole en a rassemblé plus de 500 et a réalisé des panneaux didactiques en français et néerlandais en collaboration avec des chercheurs de l’ULB.  Ces panneaux sont la colonne vertébrale de toute l’exposition.  Ils évoquent la règle de saint Benoît, l’ordre des Cisterciens, l’histoire des six abbayes belges (Westvleteren, Westmalle, Achel, Chimay, Rochefort et Orval) et la spécificité des produits portant le label Authentic Trappist Product.  En plus des six marques de bières trappistes en Belgique, ce label couvre les fromages d’Orval et les liqueurs de Tegelen.  D’autres panneaux retracent la fabrication de la bière à travers le cas précis de l’abbaye de Scourmont à Chimay ou la fabrication du fromage en général.  Des vitrines parsèment l’exposition, on y retrouve, outre les produits habituels, des objets plus insolites comme des effigies de saint Arnould, patron des brasseurs ou une vitrine dédié aux « fausses » bières d’abbaye.  De plus le Musée européen de la bière de Stenay (France) a prêté divers outils nécessaires à la fabrication du breuvage (soutireuse, fourquet,  pelle à malte, brouette à malte, tonneaux…).

Mais c’est quoi, une trappiste ?
Il serait faux de définir la trappiste comme un produit unique.  Il n’en demeure pas moins que l’ensemble des trappistes appartiennent à la culture brassicole belge des bières de fermentation haute et présentent un large éventail d’arômes, saveurs, robes et degrés d’alcool.  Lorsque, après la Seconde Guerre mondiale, les moines de Chimay se trouvent face à la nécessité de reconstruire leur brasserie anéantie, ils décident de concilier tradition et modernité.  L’orientation que prennent les moines de Chimay est celle qu’adopteront plus tard les autres abbayes.  C’est donc de cette concertation que sont nées les bières trappistes et leur caractère particulier. La solide réputation de ces bières se dresse à contre-courant des lois du marketing et de la publicité.  Les abbayes sont les héritières d’une tradition plus que millénaire : depuis 820 au moins (d’après le plan de l’abbaye de Saint-Gall en Suisse), les moines brassent des bières de caractère.  L’image de marque qui en résulte est irréprochable par la qualité des produits, l’authenticité, la dimension religieuse qui entoure leur fabrication et la production brassicole plus ou moins limitée que s’imposent les abbayes.  Les Trappistes ont réussi à inspirer confiance, et les services du non-management, ne cédant jamais à la pression de la demande.  Cette méthode de travail est un signal fort : pour survivre, le brasseur ne doit pas nécessairement grandir, mais il se doit de rester attentif à la qualité de vie et à la qualité des produits. Le consommateur contemporain, alarmé par la succession des crises alimentaires, attache une importance croissante à l’origine des produits.  Pour les bières trappistes, elle est claire : la bière est brassée en abbaye. 

L’Orval, bière d’exception
Pour nous Luxembourgeois, l’Orval est une véritable institution.  La première bière d’Orval est sortie de l’abbaye le 7 mai 1932. Elle est restée l’unique ambassadrice de la brasserie.  Un œnologue la qualifia de « chardonnay » de l’univers brassicole, pour ses flaveurs amères.  Ces notes légèrement aigrelettes dues aux levures sauvages d’Orval en font une bière d’exception.  Elle séduit la vue dès sa robe ambre clair à reflets cuivrés.  Son perlant de type champenois remonte sous une mousse blanc crème qui se déploie en une texture ondulée quasi lunaire.  Une jeune Orval présente un caractère primeur fruité exprimant des notes de bananes vertes, d’ananas et de poires. Elle bonifie avec l’âge.  Après quelques années, l’amertume faiblit et cède le pas au bouquet fruité à notes acidulées.  Sa puissante amertume devient une caresse au palais qui persiste en finale.  Mais connaissez-vous l’Orval « verte », la bière de réfectoire qui titre à peine 3,5% de volume d’alcool ?  Elle appartient à la catégorie des bières de table. 
Il s’agit d’une Orval coupée d’eau, à densité inférieure et à houblonnage adapté.  Elle n’est pas commercialisée mais les amateurs curieux de la connaître pourront la déguster à l’auberge de à l’Ange Gardien, dans les typiques verres calices à lettres vertes (et non bleues).

Week-ends Wallonie Bienvenue

Ce week-end du 3 et 4 décembre,  la Maison du Tourisme du Pays d’Anlier participe à l’opération « Wallonie, Week-ends Bienvenue », Cette action est une initiative du ministre wallon de l’Agriculture, de la Ruralité, de l’Environnement et du Tourisme.  


Durant ce week-end, seront principalement mises sous les feux des projecteurs les communes de Habay et Neufchâteau.
Le but est simple : faire découvrir à un Liégeois, Tournaisien ou Namurois les cuisines du Château du Pont d’Oye à Habay-la-Neuve, la fabrication du yaourt aux fruits de la Ferme de Montplainchamps, la construction du nouvel observatoire astronomique de Grapfontaine ou encore observer une collection unique au monde de noisettes à Neufchâteau.

« Wallonie, Week-ends Bienvenue », veut montrer à tous les Wallons la formidable diversité de leur Région et ses innombrables potentialités touristiques. Chacun à leur niveau, ces artisans deviendront les ambassadeurs actifs de leur Région car qui mieux qu’eux peut présenter une région, un terroir aux visiteurs extérieurs ?
Un dépliant avec le plan des communes ainsi que les heures d’ouverture sera prochainement édité et vous permettra de connaître la liste des ambassadeurs qui vous ouvriront leurs portes ce week-end.
La liste des participants est longue, en voici quelques-uns à titre d’exemple : Daniel Olislaegers, exposition de sculptures ; Albert Laurent, visite guidée des Forges de Mellier ; La Ferme de la Géronne, découverte de la ferme et de ses activités ; le CRIE, promenade en foret d’Anlier ; Paul François, exposition de sculptures en bronze ; Alain Beydts, présentation de sculptures ; le gîte au Beau Lieu, découverte de la ferme et animations sur la nature ; L’asinerie de l’O, présentation de la ferme, démonstration et exposition d’artistes ; syndicat d’initiative de Habay, promenades et visites dans Habay ; le gîte le Boquillon, découverte des infrastructures, exposition  de peintures, dégustation BIO ; Anicet Fraselle, Exposition Verger de Tronquoy ; le Complexe sportif du Lac, visite salle des machines piscine ;  la Villa gallo-romaine de Mageroy, visite guidée…

Programme complet disponible à
la Maison du Tourisme du Pays de la Forêt d’Anlier (Neufchâteau)
Tél. : 06127 50 88.

Enorme succès pour le tournoi

Hors championnat officiel interclubs, les compétitions de tennis de table ne suscitent plus le même engouement. Critériums et tournois n’attirent plus autant de joueurs. Neufchâteau fait toutefois office d’exception.

La 24e édition du tournoi de tennis de table de Neufchâteau
 

La 24e édition du tournoi de tennis de table de Neufchâteau recense 340 inscrits contre 270 l’année précédente. Cette année, afin de permettre un temps de jeu plus important à tous les joueurs, ceux-ci sont versés dans des poules de trois ou quatre. Ils peuvent s’inscrire dans deux catégories, celle de leur classement et du classement supérieur. Chaque participant peut ainsi jouer au moins quatre matchs. C’est beaucoup mieux, surtout pour les joueurs venus de loin. Il y en a même qui viennent de Flandre, de Leuven et Gand plus précisément. Le club le mieux représenté est celui de Libramont avec trente joueurs inscrits.
C’est ce dimanche 13 novembre que le tournoi s’est déroulé au Centre du Lac de 8h30 à 20h. Il est ouvert à tous les affiliés de la série NC (non classés) jusqu’à la série B. Fait exceptionnel : ils sont 10 séries B. Parmi ceux-ci, Pin de Goede, évoluant en super division à Virton. Gwenanël Goffin, président du CTTJC, se montre pleinement satisfait du succès du tournoi, qu’il attribue, entre autres, à la très belle table de prix. Il se réjouit de l’apport des commerçants qui soutiennent la manifestation en offrant les lots. Il fixe déjà rendez-vous à l’année prochaine, année charnière s’il en est : 25e édition du tournoi et 40 ans du club.
Mais la vie du CTTJC ne se limite pas à son traditionnel tournoi de novembre. Le club aligne sept équipes en championnat, six masculines et une féminine. Cette dernière se situe en milieu de classement en P2. Chez les hommes, l’équipe A occupe la tête en P1 mais le but n’est pas de monter. L’objectif prioritaire du club est de faire monter l’équipe B de P2 en P1. Ils occupent actuellement la tête tout comme la formation D en division 5. Les formations E, F, G sont constituées de jeunes qui apprennent, tandis que l’équipe C navigue en milieu de classement en division 3.
Outre le championnat hebdomadaire et le traditionnel tournoi, le CTTJC aurait souhaité accueillir la manifestation mise sur pied par Philippe Saive. De quoi s’agit-il ? « Pendant une journée, toutes les classes de 6e année primaire des établissements scolaires d’une commune sont invitées à participer à une formation de tennis de table. La séance se termine par l’échange de cadeaux-infos pour chaque enfant. »
Beau projet pour les jeunes ! Mais il y a un hic. Le coût de la journée s’élève à 750 euros. Et c’est là que le bât blesse. Le club a sollicité une intervention de la commune. Le collège a bien décidé d’accorder la gratuité de la mise à sa disposition de la salle mais pour le club, cela paraît insuffisant.
Il faudra remettre à plus tard ce beau projet ou bien dénicher l’un ou l’autre mécène. L’appel est lancé…

Saint Nicolas : le rêve a duré jusqu’à 12 ans !

Saint Nicolas, saint patron des petits, mais également des grands ! En effet, un peu en avance, il posera ses sacs pleins de surprises ce samedi 3 décembre au home de Bonne Espérance, au cœur de nos forêts ardennaises, à Herbeumont.
L’occasion de se faire conter la Saint-Nicolas au temps de nos aïeuls.


« La venue de saint Nicolas est très importante pour nos pensionnaires », explique Véronique Nollevaux, directrice de la maison de repos. « Elle est prévue à l’heure du goûter, où tous les résidents sont rassemblés. Saint Nicolas distribuera des chocolats et autres friandises, ce qui enchante les pensionnaires. Mais surtout, ajoute-t-elle, c’est une opportunité fabuleuse de faire renaître des souvenirs et des sensations souvent magiques, vécues en tant que parents et enfants. Les résidents en profitent d’ailleurs très souvent pour relater et échanger entre eux ce qu’ils ont connu dans leur petite enfance. Ce jour-là, bon nombre de conversations débutent par : de mon temps…»

Agenda

Anlier : mercredi 23 nov. à 20h, au CRIE de la Forêt d'Anlier, conférence sur la moule perlière menée par G. Motte et S. Bocca. Ils nous présenteront le mode vie de cet animal tout particulier, les actions mises en œuvre ainsi que les perspectives d’avenir.  

Verlaine : vendredi. 25 nov. à 18h30, souper conté à la ferme des Sanglochons. Contes d’hiver et contes de Noël par Chalotte Wallon.
Sur réservation : 061 22 22 33

Libramont : du 3 au 9 déc. de 14 à 17h, exposition des photos primées de l’Entente photographique de la province de Luxembourg. Vernissage

Flux XML