Edition 281

Agenda

Sainte-Marie-Chevigny, sam. 10 déc. marche de nuit. Départ entre 19 et 20h à la salle Le Relais (près de l’église). Circuits de 5, 10 et 15 km sur des routes asphaltées ou empierrées. Bonne humeur et lampe de poche conseillées !

Warmifontaine, week-end du 10 et 11 déc. au cercle St-Joseph de 14 à 19 h, marché de Noël. Produits artisanaux et cadeaux originaux. Dégustation de pâtisseries et bières spéciales.

Libramont, dim. 11 déc. à 16h en l’église de Bonance des frères de la Com. St-Jean, concert de Noël par «La Tournerie». Présentatoin des oeuvres du nouveau CD « Variations sans thèmes ». Des chants de Noël complèteront le programme.

Neufchâteau, ce jeudi 22 déc. à 20h au Moulin Klepper, le Ciné-Club présente  Bloody Sunday de Paul Greengrass (G.B., 2001), avec James Nesbitt, Nicholas Farrell…
 
Straimont, vend. 23 déc., veillée de chants de Noël en l’église St-Nicolas, par la chorale de Martilly-Straimont et des Choeurs d’Ardenne.

Voirie : pouvoirs

La mobilité est une préoccupation croissante des pouvoirs locaux. Plusieurs enjeux y sont liés : sécurité routière, qualité de vie, accessibilité des localités, capacité de développement…
Les plans communaux de mobilité fleurissent un peu partout, mais ce nouvel outil de gestion ne doit pas dissimuler les principes de base et les responsabilités des communes en matière de voirie. La bonne volonté paulitique est une chose, mais les obligations qui incombent aux gestionnaires communaux est une réalité qu’ils ne doivent pas oublier. Par exemple, le déneigement et le sablage sont une mesure qui s’impose pour neutraliser le danger. Si la commune s’abstient d’intervenir, elle met sa responsabilité en cause et, en cas d’accident de route, la jurisprudence est de plus en plus sévère par rapport aux obligations qui incombent aux gestionnaires de voirie. Les voiries sablées tardivement ou les déneigements négligés peuvent coûter cher à la caisse communale. Il ne faut pas l’oublier.

Quarante ans d’électroménager et tv

L’enseigne Blondlet électro fête ses quarante ans d’activité commerciale… L’occasion de redécouvrir une entreprise qui a grandi avec la télévision.

 

Paul Blondlet
 
A Neufchâteau, les établissements Blondlet font presque partie des meubles, comme on dit. C’est en 1965 que l’enseigne est boulonnée en façade du nouveau magasin, rue Lucien Burnotte. Quelque temps plus tôt, Paul et Simone Blondlet avaient quitté la région de Bastogne dont ils sont originaires pour se lancer dans le commerce de l’électroménager.
Cinq ans auparavant, Paul, technicien dans une entreprise qui fournissait des calculateurs, entreprend pour la première fois de monter une télévision livrée en prêt-à-monter.  Le virus lui prend et ne le lâchera plus ! Il fera de la télévision son affaire.
Les années soixante voient l’explosion commerciale de l’électroménager et l’arrivée progressive de la télévision. À l’époque, l’image n’est diffusée qu’en noir et blanc et il n’est possible de capter qu’une seule chaîne. L’apparition de la couleur n’aura lieu que vers les années 1968-1970. La télévision couleur n’est alors que très peu accessible, puisqu’il fallait plus de cinquante mille anciens francs pour l’acquérir, soit plusieurs mois de salaire !
Mais chez Blondlet, les affaires tournent. En 1971, Paul et Simone transforment le magasin. Ils le modernisent et doublent la surface commerciale. Un premier ouvrier vient renforcer l’équipe qui élargit son activité à l’installation électrique et au montage des antennes TV, de plus en plus nombreuses à se dresser sur les toits des maisons.

L’époque des foires commerciales et des fêtes gauloises


Énergique, Paul Blondlet s’investit aussi dans la dynamique commerciale de sa ville. À Neufchâteau, c’est l’époque des foires commerciales et des fêtes gauloises dont les succès sont impressionnants. Secrétaire de l’association des commerçants, Paul se souvient : « Les foires commerciales permettaient des recettes qui finançaient l’organisation des mémorables fêtes gauloises. Ce sont ces mêmes recettes qui payaient les guirlandes de Noël suspendues au travers des rues commerciales.
C’était une autre époque du commerce… C’était très différent d’aujourd’hui et les petits commerçants étaient bien plus nombreux qu’actuellement…» explique-t-il avec une certaine nostalgie.

Entretemps la télévision a bien évolué aussi…

En 1992, c’est l’arrivée de Jean-François, le cadet des quatre enfants. Diplômé en électronique après une formation économique, il vient renforcer l’équipe familiale. Cinq ans plus tard, Jean-François s’associe à son père qui prépare petit à petit la relève.
L’année suivante, en 1998, l’entreprise déménage vers l’avenue de la Victoire pour s’offrir une surface commerciale plus vaste et plus adaptée aux attentes du moment.
Aujourd’hui, le commerce des Ets Blondlet est toujours axé sur la télévision et l’électroménager dont l’évolution n’a cessé d’améliorer le confort des ménages Mais la télé a bien changé : les écrans plats se sont imposés tout comme le DVD qui supplante les magnétoscopes. Derrière son comptoir, Simone a vu aussi le matériel audio évoluer de façon impressionnante. « On a commencé avec le disque vinyle, puis ce fut la cassette audio et actuellement les CD se font dépasser par les MP3 » …On en perdrait son latin !
Quarante ans après l’arrivée de la famille Blondlet à Neufchâteau, Jean-François marche dans les pas de son père : c’est lui qui dirige l’entreprise familiale – son épouse à la compta ! – et accessoirement il est président de l’association des commerçants. « Je m’emploie à offrir le meilleur service possible comme mes parents l’ont fait durant leur carrière professionnelle. S’il y a une recette à la réussite, la seule que l’on connaisse, c’est un travail acharné, une qualité dans les produits et les services à la clientèle… Une clientèle que l’on remercie vivement pour sa fidélité depuis 40 ans ! »

 

Hérisson et ramoneur

La période des fêtes débute généralement par la Saint-Nicolas. On dit de ce grand saint qu’il se glisse dans nos maisons par la cheminée. Mais, pour y parvenir, celle-ci doit être entretenue. Voici donc l’occasion de découvrir, ou redécouvrir, une profession souvent mal connue, celle de ramoneur.

Didier Evrard, ramoneur
 

 

Saint Nicolas avait des jouets, mais il pouvait très bien ne rien donner…

Dans son Almanach gourmand de l’Ardenne, Jean Delahaut nous livre sa vision de l’Ardenne à table. Cet ouvrage, riche de nombreux conseils et recettes, compte aussi quelques belles histoires du bon vieux temps. Interrogé sur les traditions de la fête de saint Nicolas, voilà ce que Jean Delahaut nous raconte :

 

L'Almanach gourmand de l'Ardenne, Jean DELAHAUT, Weyrich éd. Humour
 


« Qu’avait-il dans sa hotte, le saint Nicolas de notre enfance?  Des jouets, évidemment. Ils ont toujours existé : on montre au Musée du Louvre à Paris, un sanglier sur roulettes qui n’a pas moins de deux mille ans ! Saint Nicolas avait des jouets, mais il pouvait très bien ne rien donner.  Si l’enfant n’avait pas été sage, n’avait pas tenu ses promesses, père Fouettard, le fidèle compagnon noir, donnait une verge, tout simplement et c’étaient les pleurs, le gros chagrin », explique malicieusement Jean Delahaut.
« Mais faisons l’inventaire de cette hotte si tentante…  On y trouvait de grosses toupies, de toutes variétés:  il y en avait même qui faisaient de la musique.  De merveilleuses poupées s’habillaient de robes de bal.  Les plus chères avaient la figue en faïence et devaient être maniées avec délicatesse.  Pour les plus pauvres, le celluloïd existait:  il y avait même des bébés baigneurs pour habituer les petites filles aux joies de la maternité.  La poupée de chiffon pouvait subir tous les chocs : elle pouvait même servir d’oreiller.  
On sortait des guerres.  Les soldats de plomb étaient  habillés comme les militaires avec des pantalons rouges et des galons noirs.  Ils y en avait dans toutes les positions: tireurs d’élite ou même canonniers en position devant leurs pièces de guerre.  Et on jouait à la guerre 14 comme on disait.
Dans le même ordre d’idées, il y avait les Indiens d’Amérique dont l’histoire hantait les esprits. Et là, c’était l’arc et les flèches et même le tomahawk.
Les jeux de construction se passaient de père en fils et les cubes se multipliaient, permettant tous les bâtiments du monde.
Pour les plus riches, il y avait les trains électriques qui amusaient autant les pères que les fils.
Les boîtes de méccanos permettaient des constructions de longue haleine.  Des grues qui fonctionnaient à la main, mais aussi branchées à des minimachines à vapeur qui coûtaient une fortune et qui n’étaient pas sans danger.»
Et pour les filles ? « Pour les filles… toutes destinées à être un jour fidèles épouses et ménagères, saint Nicolas avait pensé à tout : fer à repasser, petit foyer cuisinière, casseroles, batteries de cuisine, assortiment d’assiettes et de verres qu’on appelait ménagère.
Un jour que ma tante Lydie avait fait le grenier, elle avait trouvé de tout petits verres provenant de cet ancien jouet.  Au café, pour faire une blague à un client, elle lui servit sa goutte dans un de ces petits récipients minuscules. On attendit sa réaction… Il but la mini-gorgée, se dirigea vers la fenêtre et, lançant le verre dans la rue, il s’écria : T’es trop p’tit po v’nu au cabaret! Ainsi se terminait la vie des jouets de saint Nicolas ! »

Week-end en famille

La bibliothèque communale de Neufchâteau, le Ciné-Club Moulin Klepper,  le Centre culturel et l’accueil extrascolaire organisent un week-end d’activités gratuites à l’intention des familles.

Le programme des festivités commencera le  samedi 17 décembre à 11heures à la Bibliothèque communale avec De belles histoires.


Un spectacle de contes pour enfants de 5 à 12 ans et pour ceux qui sont restés de grands enfants. Cette activité est proposée par la Section Arts de la parole de l’académie de Bertrix.  Huit contes et histoires burlesques, tendres et émouvantes. Un rendez-vous avec des monstres, des dragons, des fées et d’étranges animaux marrants.  Les titres sont évocateurs : La grand-mère qui savait parler au dragon, Un mouton en ville, Pauvre verdurette, Ce déluge qui noya la terre indienne ou plus classiquement Le chat botté.  Neuf comédiens amateurs vous prendront par la main pendant une petite heure d’évasion et de sourire.  Laissez-vous tenter…

Vous souvenez-vous du Renard à l'anneau d'Or ?

 

 

Le renard à l’anneau d’or
 

 

En 1973, d’avril à novembre, le château d’Assenois fut le cadre du tournage d’un feuilleton en treize épisodes et en couleurs du Renard à l’anneau d’or. À chaque diffusion télévisée, le feuilleton remporte, chez nous, un vif succès. Six semaines durant, tout le monde suit les heurs et malheurs de Mariève, Gilles, Marcie, François et… du petit renard. Tout le monde se prend de passion pour ce téléfilm dont les figurants locaux sont très nombreux. D’où le jeu et le plaisir à reconnaître un visage connu ou un décor du coin. Passer à la télé était encore un événement puisque la télévision était relativement récente.
Trentre ans après, le Centre culturel de Neufchâteau prépare un événement pour commémorer ce grand moment de télévision enregistré chez nous en Centre-Ardenne. Une exposition et une rediffusion sont programmées en février prochain. Nous ne manquerons pas de vous tenir au courant.
En vue de sa préparation, les organisateurs sont à la recherche de documents photo, de coupures de presse et de tout autre souvenir ayant un lien direct avec le film. Pour la reconstitution d’un décor, ils recherchent aussi une table de salon, un fauteuil ou un divan et de la décoration murale des années 1970.

La fête du cheval de trait

Le samedi 19 novembre dernier, la Walexpo libramontoise a vécu au rythme des pas des chevaux de trait. La Foire de Libramont a décidé de regrouper en une seule manifestation et journée le championnat national et la « Nuit du cheval de trait ».

la nuit du cheval de trait
 

 

 

la nuit du cheval de trait
 
 Pour une première, ce fut une belle première qui vit les passionnés de ce noble animal passer de bons moments ensemble, et les novices partir à sa rencontre et découverte.
La Nuit du Cheval avait déjà vécu sept éditions. Sans pour autant s’essouffler, la formule méritait de prendre un nouveau cap. Comme l’explique Christelle Robert, coordinatrice de l’événement : « L’idée qui a prévalu est simple : regrouper le championnat national qui avait lieu en période hivernale et la nuit du cheval. L’objectif est de faire un tout avec ces deux événements pour faire la fête autour du cheval de trait. Nous voulons montrer au public tout ce qu’il est possible de faire avec un cheval de trait. Il y a certes des facettes que l’on connaît bien comme le débardage. Les aspects sportifs de l’attelage sont moins connus, même si les 24 heures de trait attelé, version wallonne de la Route du Poisson  française, ont donné de la visibilité à cette discipline. La fête a permis de montrer les différentes manières d’atteler avec un, deux, six chevaux, en ligne… Une partie du public a été étonnée par toutes ces possibilités. Au niveau sportif, d’autres ont été impressionnés de voir avec quelle dextérité et rapidité les chevaux passent d’une porte à l’autre… Le championnat national, c’est avant tout un concours d’élevage pour gens avertis, les vrais spécialistes du cheval de trait. Nous avions envie de le faire apprécier par le grand public.»
Plus de 130 chevaux étaient inscrits. L’élite de la race était présente. Dans ce cadre, les chevaux sont présentés à des expertises. La Foire de Libramont n’est pas une expertise de chevaux mais un concours de race, sans enjeux pour le championnat. Il n’y a donc aucune concurrence entre les deux événements. Le championnat a débuté à 9 heures. A midi, un moment fort a été le spectacle de chevaux espagnols avec la monte en amazone, le carrousel, les saluts de chevaux… L’après-midi a été consacré au concours d’attelage et de maniabilité, suivi de la présentation de lots de juments ardennaises, et des poney games. L’élection des champions et la remise des prix ont eu lieu en fin d’après-midi. En soirée, la Nuit du Cheval n’a pas failli à sa réputation. Elle est simplement devenue une étape dans la manifestation, tout en restant l’apothéose de cette journée. En première partie, le Parcours du diable permet de montrer toute la force, la puissance du cheval de trait. Cette compétition a mis en présence dix chevaux spécialistes de la traction. La deuxième partie est intitulée L’attelage dans tous ses états, avec des démonstrations et des tours de pistes pour présenter toutes les manières d’atteler. Nous avions complété cette fête par des promenades en calèche l’après-midi, des exposants sur le thème du cheval, une exposition des photos de Jean-Pierre Ruelle, le photographe officiel de la Foire européenne du monde rural, et de Roger Job dont les clichés ont constitué la matière première du livre Des hommes et des chevaux.  L’expérience s’est révélée des plus positives. « Les échos de gens se résument à de belles satisfactions dont celle d’avoir passé une agréable journée en famille. Cela nous réjouit puisque nous voulons que cette fête du cheval de trait soit avant tout un événement familial. L’objectif est atteint. Le public a répondu et a apprécié. Nous améliorerons l’an prochain ce qui peut l’être. Et nous tenterons d’étoffer le programme…» conclut Christelle Robert.
Rendez-vous en novembre 2006!

 

25 ans pour une chambre toujours jeune

 

Le 13 décembre 1980, la Jeune Chambre économique Centre Luxembourg était officiellement reconnue comme une organisation locale de la Jeune Chambre Internationale. En 2005, soit 25 ans plus tard, celle-ci vient de changer de nom et de fêter dignement ce quart de siècle.

Durant cette année, la désormais  Jeune Chambre Internationale Centre-Ardenne a concrétisé quelques projets sympas avant de se réunir à la Commune de Libramont, puis à L’Amandier le samedi 26 novembre dernier.

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