Edition 282
© Photo V. Arnould
Il est « inconcevable » dans les pays du Nord qu’un bâtiment public puisse être inaccessible à quelque public que ce soit, ce qui se vérifie aisément lorsque l’on est sur place. C’est au tournant du vingtième siècle que s’est imposée l’idée d’immeubles accessibles à tous. Toutefois, notre pays est loin de rivaliser avec l’avance des pays nordiques. En matière d’accessibilité des villes et du domaine bâti, une tâche immense reste à accomplir. Même si le « processus d’accessibilisation » avance, il reste un combat. Trop souvent cette question d’accessibilité spécifique reste accessoire, voire « en option ».
Ceux qui ont tenté de traverser le carrefour de Recogne aux heures de pointe, ou l’avenue de Bouillon pour passer de la rue Tibêtême à la rue Sur-le-Chêne, comprendront aisément que la Commune de Libramont se dote d’un Plan de Mobilité. Présenté à la presse le 8 décembre, aux habitants via une édition spéciale du Libr’Infos le 9, ce plan fera l’objet d’une réunion publique ce jeudi 15 décembre à 20heures à la cafétéria du football.
Le Moulin Klepper pourrait se voir doter, au plus tôt d’ici fin 2006, d’un ascenseur. Le projet est déjà accepté par la commune, mais encore faut-il que l’enveloppe budgétaire permette une telle réalisation. Bientôt un ascenseur au Moulin Klepper, dans la vallée du Lac, à Neufchâteau ?
Les brûlots Lorsqu’il y avait une fête quelconque (Saint-Éloi, Sainte-Barbe, etc) dans les usines, chacun recevait une soucoupe avec deux morceaux de sucre superposés. On faisait chauffer du pèket, puis on le versait dans chaque soucoupe. On éteignait les lumières et chacun allumait son brûlot. Quand tout l’alcool avait brûlé, on buvait avec une petite cuillère le liquide un peu caramélisé. Tout cela en chansons et en joie, évidemment. Et quand un brûlot était bien fini, on en recommençait un autre! Les gâteaux à la poêle À l’époque où l’on faisait le pain dans chaque maison, les enfants mendiaient des restants de pâte qu’ils roulaient en boules. Après les avoir aplatis, ils les cuisaient à la poêle avec une bonne rasade de saindoux. Une fois qu’ils étaient croustillants, on les saupoudrait de sucre et on les mangeait avec délice. Ce plat rudimentaire a aussi sa version salée : on fait rissoler des lardons ; on les enlève, et dans la sauce on fait cuire les pâtons aplatis. Pour servir, on remet les crètons au-dessus de la galette… Les figottes Dans toute la région, à la saison des pommes, voici ce qu’on faisait de celles qui étaient abîmées ou blessées lors de la récolte. On les épluchait, on passait le vide-pomme, puis on coupait en tranches de 5 mm. On les enfilait sur des ficelles, puis on les suspendait d’un mur à l’autre dans une chambre sèche (on parle encore dèl tchambe aux pommes). Après un mois ou deux, elles devenaient brunes et on pouvait alors les garder dans une boîte en fer. Pour les utiliser, on les faisait tremper une nuit dans de l’eau. On égouttait (en gardant un peu de ce jus), puis on les faisait cuire dans du beurre 20 minutes à feu doux avec un peu du jus récolté. Quand elles étaient cuites, on ajoutait le sucre. On les servait avec du poulet, du lapin mais on en faisait aussi des tartes… Les gaufres Le mot « gaufre » vient de « Walfre » XIIe s.
Le bibliobus, véritable outil de démocratisation culturelle, fait partie intégrante de notre paysage familier. Il nous semblait important d’éclairer à nouveau l’importance de ses missions pour le citoyen. Dès l'apparition de l'écriture, on s'efforça dans toutes les civilisations de conserver certains documents écrits, soit dans des locaux particuliers, comme ce fut le cas dans les palais et les temples du Moyen-Orient, soit, comme en Chine, parmi les trésors des princes. Puis, on apprit à mettre à part les livres dans des bibliothèques proprement dites. D'où la constitution de grandes collections rassemblées sur l'ordre de souverains ou de grands personnages désireux de lier symboliquement leur nom à ce que la culture de leur peuple avait de plus sacré et de le faire passer à la postérité. Ces bibliothèques apparaissent donc d'emblée comme des instruments d'accumulation, mais aussi de sacralisation du savoir. Elles sont les ancêtres des établissements de conservation chargés d'assurer la survie des patrimoines nationaux. Parallèlement, des communautés, le plus souvent religieuses à l'origine, se dotèrent de fonds destinés à favoriser les études. Puis, des initiatives se multiplièrent pour soutenir la diffusion de la culture livresque: tel fut le point de départ des bibliothèques de lecture publique. Enfin, la nécessité de suivre l'actualité favorisa l'apparition – souvent au sein même des bibliothèques – de centres ou de systèmes destinés à fournir un ensemble de documentation récente sur tout type de sujet. Et actuellement les bibliothèques se muent en véritable centre de documentation ; elles deviennent des médiathèques proposant l’accès aux connaissances en multipliant les supports existants (ouvrages, CD-Rom, jeux éducatifs, cours d’initiation à l’informatique…) et des lieux de rencontres culturelles (expositions, conférences, animations diverses…). Dans nos zones rurales à faible densité de population, le droit à la culture pour le plus grand nombre peut poser des problèmes de distance et d’accessibilité. Les bibliothèques sont depuis des siècles les lieux garants de l’accès au savoir, donc au pouvoir. Outre la présence des bibliothèques communales et de leurs éventuels dépôts ou filiales dans les villages ou de la présence de bibliothèques scolaires, un service s’efforce de pallier les difficultés inhérentes à notre province en apportant un service différent et complémentaire. Le bibliobus est un véhicule (camion, semi-remorque, bus) transformé pour permettre l'acheminement de livres et leur prêt ainsi que l'accueil confortable des visiteurs et des lecteurs. Notre commune a l’avantage d’être parcourue par le circuit N°6 du bibliobus de la Communauté française. L’intérêt essentiel de ce service est de desservir un grand nombre de villages à partir d’un seul fonds de livres important. Cette véritable «bibliothèque sur roues» circule tous les quinze jours dans notre commune et pratique le libre accès aux rayons (le lecteur choisit librement en sollicitant les éventuels conseils des professionnels présents). Le bibliobus contient plus de 4000 volumes en libre accès, 30000 volumes en magasin, plus de 40 périodiques en libre accès, environ 500 ouvrages en grands caractères et des ouvrages en langues étrangères (néerlandais, anglais, allemand, russe, arabe, espagnol). Comment ça marche ? Le bibliobus de la Communauté française circule selon l’horaire ci-joint (voir l’encadré à conserver). L’inscription est gratuite pour les moins de 18 ans. Elle est de 6_ par an pour les 18-60 ans et de 4,5_ par an pour les plus de 60 ans. Les prêts sont gratuits, consentis pour quinze jours et renouvelables une fois. Vous pouvez réserver vos ouvrages lors de votre visite au Bibliobus, par lettre ou par téléphone. À l’heure de la mondialisation de l’information, il est indispensable que chaque habitant de nos communes ait droit à l’égalité des chances face à l’accès au savoir. Les bibliothèques fixes et itinérantes sont de véritables centres de documentation au service du plus grand nombre et des lieux de découvertes et de plaisirs. Leurs apports ne sont plus à démontrer et pour ceux qui en douteraient encore s’il n’aiment pas la culture, qu’ils essayent l’ignorance ! P. Dabe Renseignement : Centre de lecture publique de Libramont 061 23 33 97.
Chaque année, la Fondation Damien fait ses comptes et cette année encore, un nouveau record a été établi. Pour sa campagne 2005, la Fondation Damien a reçu de la population belge la somme de 7112835 euros. Soit 4,68% de plus que l’année précédente. Cette rentrée représente en moyenne 0,68 euros par habitant. Ces recettes proviennent pour un tiers de la vente de pochettes de marqueurs et les deux autres tiers viennent des versements de nombreux donnateurs. Soulignons que les comités wallons ont fait des recettes d’un bon spectaculaire : +28,82%. Pour rappel, la Fondation lutte contre la lèpre, qui mutile, et la tuberculose qui tue une personne dans le monde toutes les quinze secondes !
Libramont, du 10 au 18 déc. de 13h30 à 18h, exposition du peintre Charles Mauri, au Centre culturel. Org. au profit des oeuvres sociales du Lions Club de Neufchâteau. Neufchâteau : sam. 17 déc. à 20h15 à l’église décanale, concert de Noël par l’ensemble vocal La Villerselle et la chorale Les Boutons d’or . Présentation du nouveau CD Graines d’enfance. Namoussart : sam. 17 déc., marché de Noël à partir de 17h. Org. : comité des fêtes (061 27 92 01) Neufchâteau : sam. 17 déc. au Moulin Klepper à 20h, cabaret chansons « Wicked Lobster » Ex Némésis Org.. : Centre culturel (061 27 86 98) Neufchâteau, ce jeudi 22 déc. à 20h au Moulin Klepper, le Ciné-Club présente Bloody Sunday de Paul Greengrass (G.B., 2001), avec James Nesbitt, Nicholas Farrell… Straimont, vendr. 23 déc., veillée de chants de Noël en l’église St-Nicolas, par la chorale de Martilly-Straimont et des Choeurs d’Ardenne.
Depuis quelque temps déjà, la mutualité chrétienne de la province de Luxembourg développe un partenariat privilégié avec les mutuelles de santé au Bénin. C’est dans le cadre de ce partenariat qu’elle organise une récolte d’équipements de football pour ce pays africain. Ainsi donc en cette période de fêtes propices aux cadeaux, St-Nicolas, Noël, Nouvel An, la mutualité chrétienne nous invite à un geste de solidarité envers les plus démunis. Du 5 décembre au 20 janvier, elle récolte des chaussures de football, des maillots, des shorts. L’ensemble des équipements récoltés sera envoyé au Bénin début février 2006. Le matériel doit être en bon état et peut être déposé aux heures d’ouverture au secrétariat de votre mutualité le plus proche, à l’endroit prévu à cet effet. Voir adresses et numéros de téléphone en encadré. En cas d’apport important, il est possible de demander le passage d’un délégué pour l’enlèvement des équipements. Contacter au préalable le 0496 27 61 41.
Eh oui, le « noir » est une couleur qui, même si elle ne se rencontre pas dans la majorité du règne végétal, a de tout temps suscité un vif intérêt auprès des amateurs. Sombre, terne par lui-même, le «noir» peut être à l’origine de superbes associations avec du blanc ou des feuillages gris, rehaussé de fleurs roses pâles, ou mélangé aux feuillages dorés ou bleutés. Aménagez vos compositions à proximité d’une allée ou de terrasses, afin de les mettre en valeur, car la couleur noire passe souvent inaperçue et il faut que l’œil s’y arrête pour voir tout le raffinement de ces plantes. Voici un petit choix en association :
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