Edition 283
© Photo V. Arnould
L’histoire raconte que les almanachs sont issus des ouvrages liturgiques. Ces livres-calendriers étaient d'abord utilisés par une certaine élite sociale lettrée. Leurs usages deviennent courants quand leurs formats se réduisent et qu'ils sont plus largement diffusés, jusque dans les campagnes. Les almanachs remporteront un vif succès jusqu’au XXe siècle. S’ils propagent des informations savantes, ils colportent aussi des dictons qui ne manquent pas d’originalité. Voici quelques perles que nous ne résistons pas à vous livrer : Noël porte l'hiver dans sa besace ; quand il ne l'a pas devant, il l'a derrière – à la sainte Luce, les jours rallongent d'un saut de puce – La neige des Avents a de longues dents – Quand on mange le gâteau au chaud (la bûche de Noël), on mange les oeufs (de Pâques) derrière le fourneau – Quand à Noël tu prends le soleil, à Pâques tu te rôtiras l'orteil – Qui demande l'hiver avant Noël en aura deux, ou encore : En décembre, fais du bois, et endors-toi. Et pour finir, plus chantant : Tel Avent, tel printemps ou Noël en tonnerre tue l'hiver.
Le projet d’un nouveau pavillon touristique sur les berges du Lac de Neufchâteau vient d’être présenté au conseil communal. Coût estimé : 825 123 euros HTVA. Trop cher ? à vous de juger. Peut-être… dans quelques années… un pavillon d’accueil flambant neuf et à la hauteur des ambitions de la commune de Neufchâteau pour la vallée du lac ! Il se situerait en lieu et place des anciens vestiaires de la piscine du lac. Le projet vient, en tout cas, d’être présenté au conseil communal de la ville, qui a voté favorablement pour une demande de subsides auprès du Commis-sariat général au tourisme. Ce projet entre dans le plan de valorisation de la vallée du lac établi en 1998 par les services d’Idélux. En effet, une étude de ce service prévoit, entre autres, de revoir toute l’infrastructure d’accueil pour les promeneurs et les campeurs. « Suite à un schéma d’intention pour toute la vallée du lac, schéma approuvé par le conseil communal de Neufchâteau il y plusieurs années, précise Guy Lescrenier, échevin des travaux, il avait été décidé d’y construire un nouveau bâtiment d’accueil. L’incendie malheureux de la cafétéria du camping, l’année dernière, a précipité et fait bouger les choses ». Ô mon bateau ! « L’architecture de ce nouveau pavillon est conçue un peu à la manière de la proue d’un navire, explique l’architecte Philippe Galloy, concepteur des plans présentés au conseil communal. « Le bâtiment sera entouré d’une terrasse suspendue en bois, qui symbolisera une avancée dans le lac. Un mât de plusieurs mètres de haut, sortant des eaux, viendra compléter le paysage. Un luminaire est prévu à son sommet, le but est de reprendre l’idée du phare. Le thème de l’eau est donc omniprésent.» De fait, le plan sous les yeux, il est difficile de ne pas y reconnaître l’image du bateau ! « L’objectif est également de donner l’impression, une fois dans le pavillon, de naviguer sur l’eau. C’est pourquoi nous avons privilégié le verre, en miroir du lac, ajoute l’architecte, les murs seront donc remplacés par des vitrages pour offrir une excellente vue ensoleillée sur le lac et donner ce sentiment de légèreté ». Le choix des autres matériaux est aussi particulièrement symbolique. Les murs de soutènement seront en pierre du pays, « en continuation de la rive rocailleuse », et la terrasse est en bois, « en prolongement du coteau boisé », précise Philippe Galloy. L’eau est présente jusque dans les techniques de chauffage : « Afin de se chauffer économiquement et écologiquement, nous pourrions imaginer puiser l’énergie dans l’eau du lac grâce à des pompes à chaleur », explique l’architecte. Enfin, pour éviter que ce bateau ne « coule », pour éviter tout risque d’inondation, le sol d’implantation sera relevé d’environ 75 centimètres. Multifonctionnalité « La vocation de ce pavillon doit, avant tout, être touristique », raconte Philippe Galloy. Pour ce faire, ce bâtiment d’environ 425 m2 d’emprise au sol accueillera en son sein un bureau de l’Office du Tourisme qui relayera les informations touristiques locales. Une salle modulable de 200 places et une mezzanine d’une capacité de 60 personnes sont également prévues. Des expositions et d’autres activités pourront y être organisées. À deux pas du Moulin Klepper, l’objectif de ce nouveau pavillon d’accueil n’est certainement pas de lui faire de l’ombre : « Ces salles ne seraient pas concurrentes mais complémentaires ! commente l’architecte, car ces nouvelles infrastructures permettraient, d’une part, d’accueillir des groupes plus importants, mais surtout de les restaurer. Avec une cuisine de 75 m2, nous avons un atout « réception » que nous devons mettre en valeur ». Ce lieu pourrait devenir une halte incontournable pour les touristes et les promeneurs, surtout après l’assainissement du lac. Philippe Galloy ajoute que « La population de Neufchâteau pourrait aussi profiter du restaurant et de cet espace modulable. Ce bâtiment deviendrait, en même temps, la seule salle communale de réception, d’une capacité de 200 personnes, sur le territoire de la ville.» « Les délais , conclut l’échevin des travaux, sont impossibles à déterminer. Ils dépendront des autres dossiers et des priorités. Si nous obtenons les subsides, nous devrons au moins attendre cinq ans…» Pour quel budget ? Pour réaliser ce projet, les coûts sont estimés à 722 448 euros, plus 102 675 euros d’honoraires, soit un total de 825 123 euros htva. Le Commissariat général au tourisme interviendrait à hauteur de 265 000 euros. La part communale serait de 561 084 euros. A cela s’ajoute la TVA. Les revenus de location ne sont pas connus.
Quel est le rapport entre Libramont et la comtesse Ermesinde ? Qui sait qu’un berger… allemand a sauvé Libramont d’une destruction totale par bombardement ? Comment s’est passé le retour des prisonniers de guerre ? Qui connaît l’histoire de l’église de Saint-Pierre ? Les réponses à toutes ces questions ont été publiées dans le premier bulletin de liaison, paru en juin dernier, du Cercle Art et Histoire de Libramont-Chevigny.
Tunique blanche en accordéon, burettes, crêche de paille, agapes et coq engraissé… Nos lointains aïeux célébraient fin décembre le «Natale». C’était une fête païenne où était mis à l’honneur le solstice d’hiver. On vénérait le soleil parce qu’il reprenait vie en allongeant la durée de la lumière du jour. On ne connaît pas la date anniversaire de Jésus, mais ce n’est pas la première fois que l’église s’est accordée avec une fête païenne. à Bethléem, on fêtait la nativité. Le monde a suivi. Les Noëls de mon enfance étaient ceux d’un zélé enfant de choeur ! Il me fallait, ce jour-là, « servir » trois messes. D’abord, celle de minuit, la plus solennelle des trois. Nous revêtions nos soutanes rouges. Nous riions en déployant le surplis amidonné par les soeurs, qui nous faisait une tunique blanche tout en accordéon. Puis venait par dessus le tout un étrange col marin qu’on ne portait qu’aux fêtes. Il fallait sonner les cloches, préparer les burettes (un peu d’eau dans la première, beaucoup de vin dans la seconde…), souffler sur les braises de l’encensoir et allumer toutes les bougies. La crèche était vivante. Un villageois dûment costumé de peaux de mouton prenait la place de saint Joseph. La Sainte Vierge était souvent une jeune mère et l’Enfant-Jésus était son bébé tout neuf, tous installés dans la crèche de paille. Lors de la collecte, nous passions à droite chez les hommes dont les vêtements sortis pour la circonstance sentaient la naphtaline, puis à gauche chez les femmes à chapeau où brillait l’unique manteau d’astrakan de la plus riche fermière du village… Après la messe, on rentrait et sur la table nous attendait une pile de galettes quatre-quart, du café chaud et du pèket pour les hommes bien sûr ! Comme sapin de Noël, on ne connaissait que ceux des forêts scintillant sous la neige. à six heures, je devais me lever pour la deuxième messe. Il fallait être à l’heure si on voulait éviter les remontrances de Monsieur le curé. On sonnait les cloches, puis… revenaient les préparatifs à la sacristie. à dix heures, on reprenait le boulot : toujours le même ! En rentrant à midi, c’étaient les agapes. Parrain avait tué le coq que l’on avait engraissé toute l’année pour être à table ce jour-là. La recette était immuable. Les rites et le bonheur aussi…
Dimanche dernier, le public était au rendez-vous sur la place de les Fossés, métamorphosée pour la circonstance : décoration de Noël recherchée, accordéon et musique traditionnelle, expositions, bar et restauration devant chaufferette ou sous tente pour les plus frileux. Clou de l’après-midi : émotion colorée dans l’église toute proche. Au programme, chants classiques et contemporains, comptines, saynètes dans une mise en scène bon enfant : une trentaine de petits pères Noël ont fait salle comble : c’étaient les Croque-Notes d’Assenois. Totale réussite pour les Beaux Fossés, la toute jeune association de village qui organisait sa première fête publique : une initiative particulièrement heureuse et à poursuivre pour embellir, dynamiser et assurer la convivialité dans un village en pleine mutation…
Neufchâteau, ce jeudi 22 déc. à 20h au Moulin Klepper, le Ciné-Club présente Bloody Sunday de Paul Greengrass (G.B., 2001), avec James Nesbitt, Nicholas Farrell… Straimont, vendr. 23 déc. à 20h, veillée de chants de Noël en l’église St-Nicolas, par la chorale de Martilly-Straimont et des Choeurs d’Ardenne de Riennes. Neufchâteau : commerces ouverts le lundi 26 décembre. Anlier, mercredi 28 déc. à 17h au CRIE de la Forêt d'Anlier : « Soir sorcier », spectacle conté pour enfants afin de découvrir les animaux liés aux sorcières : hiboux, crapauds et chauves-souris. Accessible dès 5 ans. Infos : 063 42 47 27 Les Fossés, dim. 25 déc., jour de Noël, salle Sainte-Barbe, soirée Kriek au fût animée par Hell’s Energy.
Formidable saison que vit de nouveau le BCCA. Une de plus, me direz-vous ! C’est vrai qu’ils nous ont habitués aux bonnes performances depuis quelques années déjà. La cuvée 2005-2006 risque de nouveau d’être un grand cru. Rencontre avec le « gourou » Jean-Marie Fivet, l’avant-veille du déplacement chez la lanterne rouge. L’info : Jean-Marie, un entraîneur heureux, comblé ? J.-M. Fivet : Heureux et comblé certainement, mais ne soyons pas trop euphoriques. Il faut rester les pieds sur terre. En sport, tout peut basculer très vite. Nous venons de réaliser un super match contre Pitzemburg pour consolider notre deuxième place. Il faut rester concentré pour aborder le dernier match à Eeklo avant de courtes vacances.
Pour ce deuxième volet, nous partons à la découverte d’une famille de voyageurs : la famille Scholtes de Mellier, ou plus précisément de leur fille Caroline qui vit actuellement un aboutissement. Pierre et Geneviève Scholtès, ses parents, nous racontent en quelques mots ce périple inhabituel : « Après avoir fait ses humanités à l’Institut Saint-Michel de Neufchâteau, Caroline a découvert, avec l’organisation AFS, le Sulawesi (Indonésie) pendant un an. Là-bas, elle fait une seconde rhéto. Par la suite, elle étudie l’histoire de l’art et l’archéologie. Elle fait ensuite une maîtrise en anthropologie. Caroline continue de rêver aux voyages et suit même une formation pour les ONG. Là, de rencontres en discours, le contact avec différents baroudeurs lui remet le pied à l’étrier et lui donne à nouveau l’envie d’explorer le monde. Caroline entre enfin dans la vie active. Elle décroche un job à L’écho où elle est webmaster (gestionnaire de site web sur Internet). Ayant mis un peu d’argent de côté, Caroline nourrit le projet d’un nouveau voyage. L’AFS et son premier voyage en Indonésie lui ont donné l’envie de découvrir l’Inde et l’Himalaya… Pour ses trente ans, avant de s’établir et fonder une famille, elle enfile son sac à dos et décide de partir en Inde suivant un itinéraire bien préparé, mais sans calendrier contraignant. Caroline est partie le 4 octobre et reviendra le 30 décembre prochain en Belgique. Pour commencer son périple, elle est accompagnée par son frère Xavier durant les quinze premiers jours. Et c’est par New Delhi qu’ils entament cette expédition. Delhi la bruyante, la poussiéreuse, la tumultueuse… Et c’est dans la hâte, poussés par l’envie d’explorer des lieux plus sereins que dès le lendemain, ils partent vers l’Himalaya.

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