Edition 284

Vœux et adieux annoncés

Comme dans toutes les administrations, nos communes ne manquent pas le rendez-vous des traditionnelles réceptions des vœux de nouvel an. C’est l’occasion pour le pouvoir local de réunir l’ensemble du personnel communal, les édiles et les amis proches. On y exprime ses vœux certes, mais la tribune offre l’occasion aux bourgmestres de faire le point sur l’année écoulée et de se projeter dans l’année à venir.
Mais cette fois, pour certains, le rendez-vous aura sûrement un autre goût. En effet, les bourgmestres sur le départ, vont s’adresser une ultime fois à leur personnel. Nul doute qu’ils auront un pincement au cœur.

Le retour du Renard à l’anneau d’or

1972. De Neufchâteau à Habay, en passant par Assenois, la région est en émoi. On y tourne le premier feuilleton en couleur destiné à la RTB. L’arrivée des comédiens et des techniciens fait figure d’événement.
Trente-quatre ans après le tournage, réalisateurs et anciennes vedettes font leur retour à Neufchâteau. Rendez-vous est fixé en février prochain.

 

Le renard à l’anneau d’or
 

 

Après la cigogne noire, voici le héron blanc…

Novembre 2005. Petit coup de fil : « Allô, Thierry ?
Ici, c’est Jacques ! Je t’appelle pour te signaler que j’ai vu dans les champs qui longent l’autoroute près de Vaux-sur-Sûre, deux cigognes blanches.
Je n’avais pas mes jumelles et elles étaient loin, mais vas-y faire un tour : elles sont encore certainement là !»

 

 

le héron blanc
 © Rudi Dujardin

 

Concert inédit à Longlier

L’église de Longlier accueillera le dimanche 29 janvier, à 16h, six jeunes chanteurs impatients de partager avec vous, amateurs ou connaisseurs gourmands, des madrigaux de Claudio Monteverdi et le Festino nella sera del giovedi grasso avanti cena, cycle de vingt madrigaux, certains sérieux, d’autres plus légers dans une mise en scène de Carmela Giusto qui vous feront passer un agréable moment. De la pureté d’une polyphonie empruntée à Monteverdi au comique de quelques scènes dignes de la commedia dell’arte, ce véritable festin musical a capella imaginé par Adriano Banchieri (1567-1634) se veut à la fois émouvant et divertissant.

Un calendrier joli et sympa

Fin 2005, la hotte du père Noël s’enrichissait d’un calendrier aussi utile que poétique.  Œuvre  des mains habiles de Valérie Dion, graphiste chestrolaise, l’objet illustrera magnifiquement 2006 en se mettant de surplus au service d’un geste citoyen : la gestion de nos déchets.

 

 

Calendrier 2006 illustré par Valérie Dion
 



En 2005, Palix, autre graphiste originaire de notre province, avait illustré la première version de ce calendrier réalisé par les services d’Idélux.  C’est sur les conseils de Palix que Valérie Dion a transmis un dossier reprenant un panorama de ses réalisations pour décider l’intercommunale à  faire appel à ses services.  Et le résultat est somptueux à tel point qu’on ressent directement l’envie d’encadrer chacune des douze illustrations pour les conserver précieusement.  Il faut dire que Valérie a eu carte blanche et a pu laisser libre cours à son imagination.  Les seules directives se résumaient en trois mots : Force, Fraîcheur et Poésie.  Trois termes que Valérie manie avec dextérité depuis de nombreuses années.  La preuve en est donnée par les diverses publications qui ont échelonné ses derniers travaux.  Que ce soit aux éditions Weyrich  les illustrations du Rêve de Marceline ou de  Aube, Ardenne et Crépuscule ; aux éditions Mémor du Trou des fées ou bien encore aux  éditions La Renaissance du livre les illustrations et le texte de La petite taupe et le hérisson, probablement son œuvre la plus personnelle.  Ce dernier ouvrage a d’ailleurs connu une édition coréenne du plus bel effet où la petite taupe a subi quelques légères transformations afin de l’adapter aux marchés asiatiques. Valérie n’a pu que constater le résultat en se consolant que sa création ait fait le tour du monde.  Le vilain petit canard, autre œuvre de Valérie, a elle été exclusivement éditée en Corée à la suite d’un véritable coup de foudre d’un éditeur coréen lors de la foire de Bologne en Italie.

Un calendrier rêvé…

Pour en revenir à l’offre proposée par Idélux, Valérie y déploie tout son imaginaire pour illustrer avec simplicité et goût du détail les douze mois de l’année.  Comme fil rouge, elle a choisi le thème du nichoir qui se décline dans presque toutes les illustrations. Et de petites phrases très discrètes égrainent des conseils ou de petits clins d’œil liés au temps qui passe.  Chaque page recèle de minuscules trésors invisibles à la première vision.  Valérie a eu la volonté de proposer ces détails en sachant que le dessin risque d’être survolé chaque jour.  Sa technique est mixte : elle mélange pastels, collages (papiers peints, journaux, extraits de livres…) et gouaches.  Elle dessine d’abord son sujet sur du papier blanc, puis le photocopie sur du papier kraft avant de le colorier ou d’y coller ses papiers de couleur.  à d’autres moments, elle laisse apparaître directement la texture particulière du kraft qui donne un aspect très naturel à son travail. Le calendrier étant imprimé sur du papier recyclé, les originaux ont perdu un peu de leur fraîcheur à l’impression, mais l’aspect général est une invitation poétique et originale à consulter ce calendrier spécifique. Amusez-vous à élire votre mois préféré ! De février, mois des amoureux, à décembre, mois chapeauté de deux figures emblématiques aux allures de montagnes enneigées, en passant par août et ses ronds d’août, vous n’aurez que l’embarras du choix.  Nous avons un petit faible pour juillet et ses courbes ensoleillées aux reflets d’ombres et d’or.
En dessous des dessins de Valérie, vous pourrez obtenir les informations pratiques concernant la gestion des déchets dans votre commune.  
Le travail de Valérie est fait de tendresse, douceur et humour.  Trois mots-clefs en ce début d’année.  Trois mots-clefs à ne pas recycler.

La troupe Enoia sur les planches

Rassemblant de jeunes comédiens amateurs de notre commune, Enoia défend depuis plusieurs années un théâtre de qualité aux accents contemporains.  Nouvelle preuve cette année avec Cuisine et dépendances, signé par le tandem Jaoui-Bacri.

 

La troupe Enoia sur les planches
 

 

Après l’important succès de leur version du Dîner de cons la saison dernière, Enoia s’attaque cette fois à un déjà classique du théâtre contemporain en présentant  Cuisine et dépendances.  Cette pièce acide et drôle est l’œuvre du couple d’auteurs le plus remarqué du théâtre et du cinéma français actuels : Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri.  Ces derniers sont particulièrement appréciés par la troupe chestrolaise qui avait présenté précédemment Un air de famille, autre succès de la scène et de l’écran. Cuisine et dépendances décrit subtilement l’existence de deux couples d’amis qui se retrouvent après plus de dix ans de séparation. Comédie douce-amère, la pièce nous plonge dans les coulisses d’amitiés déçues, d’itinéraires de vies ratées et de petites contrariétés constituant la sève commune de ces vies séparées,  le tout baignant dans un humour cruel et lucide.  L’action se déroule dans un salon bourgeois, lieu classique - ou « lieu commun » devrais-je dire - du théâtre où l’on reçoit un invité célèbre. C’est là que les personnages défilent hypocritement devant cet homme… pourquoi ? Pour peut-être gagner « son estime (…) qui serait devenue indispensable en l’espace d’une soirée » (dixit Georges, acte III). Cependant, nous n’avons pas accès à ce salon des apparences, la pièce se déroule dans la cuisine, soit en « coulisses ». C’est derrière les façades que l’on va découvrir les caractères, que les êtres vont se dévoiler, s’avérer vulnérables et fragiles, souvent émouvants. Les personnages sont si différents que le clash semble inévitable, au fur et à mesure que les masques tombent. Leur quête actuelle de leur vérité va s’opposer aux dix années passées où les problèmes de communication les ont conduits à rester à tout prix convenables, tombant dans une routine qui ce soir va céder, marquant un tournant crucial de leurs vies. Ce soir, on joue cartes sur table, au sens propre comme au figuré. Les actes manqués du passé peuvent-ils être accomplis dix ans plus tard ? Peut-on rattraper ses erreurs en faisant le bon choix après, parfois trop tard ? Autant de questions auxquelles la pièce répond en tirant les ficelles de la comédie par le ton léger et désinvolte de Fred, la mauvaise humeur constante de Georges ou l'extravagance de Martine…
Une vision satirique et très contemporaine des rapports humains où chacun pourra se reconnaître.   Jean-Pierre Bacri et Agnès Jaoui expliquent que Cuisine et dépendances leur a permis de « se défouler, de rire des comportements qui nous énervent, des gens qui perdent tout sens critique, face à un monde de toc, dont ils se font immédiatement les sujets».
Du théâtre de divertissement agréable et intelligent.

La culture de l’asperge

Première année
Choisir un emplacement ensoleillé, à l’abri des vents dominants, et éviter les endroits froids.
Bien préparer le sol à l’avance. Il sera limoneux et bien drainé, on y incorporera du compost, du fumier séché ou un engrais organique avant la plantation.
Planter au printemps des griffes de 2 ans, dans une tranchée de 20 cm de profondeur, à 40 cm d’intervalle et 80 cm entre les tranchées.
Bien étaler les racines des griffes et les recouvrir de 5 à 6 cm de terre.
Garder le terrain propre tout l’été, et ne pas laisser le sol s’assécher.
Faire des apports d’engrais liquide tous les 15 jours pendant tout l’été.
En octobre, rabattre le feuillage à 5 cm du sol et le brûler. Bêcher superficiellement, et enfouir les éléments fertilisants : compost, terreau vivant, fumier...

Deuxième année
Au printemps, remplacer éventuellement les griffes qui n’ont pas repris, enlever les tiges mortes et puis bêcher en comblant la tranchée de plantation de manière à mettre le terrain à plat.
En été, pailler et arroser à l’engrais liquide régulièrement.
A l’automne, enfouir un engrais organique à raison de 20 kilos à l’are.

Croix-Rouge : un nouveau président attendant un nouveau bâtiment

La section libramontoise s’est choisi un nouveau président en la personne de Philippe Touillaux. Président, il l’avait d’ailleurs déjà été dans les années 1980. Avec environ 140 personnes, la section de la Croix-Rouge locale se porte plutôt bien, à un point tel qu’elle manque d’espace. La reloger et regrouper ses différents services sous un même toit, tel est l’objectif majeur du président pour son retour à cette fonction.

 

La maison de la Croix-Rouge à Libramont
 

 

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