Edition 288
Photo Rudy Dujardin
Bien avant que Pâques ne devienne une des plus importantes fêtes du christianisme, on célébrait l'arrivée du printemps. Après les longues journées d'hiver, la nouvelle saison apparaissait tout à coup symbole d'une vie nouvelle. Tous les peuples, à travers les siècles, ont célébré à leur façon la venue du printemps, et les traditions continuent d'exister. Chez nous, les grands feux sont les reliquats de ces traditions festives autour du feu. Aujourd'hui, à l'occasion du carnaval, on brûle l'hiver. Sur les hauteurs ou à l'écart des habitations, on installe un bûcher sur lequel on fait brûler une poupée de paille qui représente l'hiver. À la tombée de la nuit, on allume le feu. Petits et grands forment alors une farandole et improvisent une fête autour du bûcher, implorant symboliquement les vertus et le pouvoir du feu,
Echevin : une fonction collégiale « Avoir beaucoup de bon sens, être calme et faire-play », telles sont, d’après Paul Jérouville, quelques-une des qualités principales d’un bon échevin. Et on peut lui faire confiance car il sait de quoi il parle : 1er échevin de la commune de Libramont, c’est la 24e année qu’il siège au collège échevinal, après douze ans de mandat de conseiller communal. « Un échevin doit avant tout être au service de la population et de la commune, ajoute-t-il, les électeurs nous considèrent de plus en plus comme le premier relais politique, nous devons donc être disponibles pour répondre à leurs questions, et souvent au-delà des heures d’ouverture de la commune.» Une autre évolution que Paul Jérouville a constatée : «L’administration et les réglementations se complexifient et cela va en s’amplifiant.» Face à près d’un quart de siècle d’expérience, Manuella Comblin, toute jeune secrétaire communale de Léglise installée depuis bientôt neuf mois, souligne le poids des échevins et leur rôle incontournable au sein de l’exécutif communal : « Pour que le collège échevinal puisse se réunir et donc prendre des décisions, il est nécessaire qu’au moins la moitié de ses membres soit présente. C’est également le cas pour le conseil communal .» Collégialité Mais concrètement, quel est le rôle d’un échevin communal ? « Rien, dans la loi communale et dans le nouveau code de la démocratie locale, ne définit ce rôle à titre personnel, répond Manuella Comblin, seul est visé le collège échevinal dont les échevins font partie. » Et la secrétaire communale d’ajouter : « Les attributions de l’échevin sont facultatives puisque la loi communale ne confère pas de pouvoir propre à l’échevin mais bien à l’ensemble du collège. Son rôle est donc de préparer, présenter et contrôler les décisions prises au niveau du collège.» Paul Jérouville précise que « chaque échevin soumet au collège des projets qu’il a mis à l’ordre du jour, dans le respect de ses attributions. Le secrétaire communal apporte les compléments d’informations et la documentation nécessaire pour informer les autres membres du collège. Une décision sera alors prise collégialement». Cela signifie que la décision est prise par l’ensemble du collège, comme le souligne Manuella Comblin, « Un échevin ne peut jamais prendre seul une décision ! » Mais même facultatives, l’échevin dispose néanmoins de ses propres attributions. « C’est parce qu’elles sont justement facultatives qu’elles peuvent être modifiées à tout moment durant le mandat et passer d’un échevin à un autre », précise la secrétaire communale de Léglise. Mais selon quel critère les matières sont-elles distribuées au sein du collège échevinal ? « Le choix des attributions est politique et est défini par décision collégiale», explique M. Comblin « On demande à chacun quelles sont ses affinités, en fonction de ses connaissances ou de sa formation, par exemple. On se répartit ensuite les tâches de façon équilibrée, pour que chaque échevin ait une part égale de travail » ajoute P. Jérouville. Premier, deuxième… ? Les échevins sont choisis parmi les conseillers communaux et sont généralement issus du groupe de la majorité. Faut-il considérer le premier échevin comme le plus important? « Absolument pas ! , s’exclame Paul Jérouville, il n’y aucune différence entre le premier, deuxième ou troisième échevin, sauf en cas d’empêchement du bourgmestre. Si le bourgmestre n’a désigné aucun autre échevin particulier pour le remplacer, le rôle sera assuré, par défaut, par le 1er échevin. Si celui-ci est également empêché, il sera remplacé par le second, et ainsi de suite.» Généralement, cette « gradation » est déterminée par le nombre de voix obtenu par l’échevin lors des élections. « À Libramont, le 1er chevin est souvent choisi pour son ancienneté, même si le nombre de votes est le critère primordial» explique Paul Jérouville. Le bourgmestre préside le collège échevinal. Quelles autres différences existe-t-il entre le bourgmestre et les échevins? « Si les attributions des échevins ne sont pas définies par la loi, ce n’est pas le cas pour le bourgmestre qui dispose de matières telles que la police, répond M. Comblin. De plus, le bourgmestre est le représentant de la commune. Mais les voix du bourgmestre et des échevins ont le même poids, sauf dans des cas particuliers, tels que la parité, où le vote du bourgmestre est prépondérant.» Après 24 ans, Paul Jérouville remplit toujours sa fonction avec la même motivation. Ce qu’il préfère en tant qu’échevin ? «Le contact avec les gens! Surtout quand on peut répondre à leurs attentes… Ajoutons également la satisfaction d’entreprendre, et dans un bon esprit de groupe!» Et la responsabilité la plus importante pour un échevin? «C’est d’exercer son mandat dans l’intérêt de sa commune » rappelle Manuella Comblin…
Présent dans le bassin de la Sûre, mais aussi celui de la Semois et sur certains bras de la Vierre, comme à Martilly où on peut l’observer fréquement, le Grand Cormoran est en séjour hivernal chez nous. Piscivore, l’oiseau est redouté par les aquacultueurs. Bénéficiant d’un statut de protection intégrale, il est un pêcheur mal aimé. Rudy Dujardin / Aves Natagora
Orange, rouge et bleu pour former Ensemble. C’est sous cette banière tricolore qu’une poignée de ténors politiques libramontois ont exprimé, le 1er mars dernier, leur volonté de travailler ensemble pour l’avenir. C’est dans le cadre de la pâtisserie contemporaine La prune givrée, que la nouvelle équipe Ensemble, emmenée par Daniel Ledent et Roland Déom, a présenté son concept et sa philosophie de travail pour préparer les prochaines élections communales. A table, face aux journalistes, cinq hommes et une femme pour annoncer et expliquer leur choix de faire route commune. Deux socialistes : Daniel Ledent et Olivier Binet, deux démocrates humanistes : Roland Déom et Jean-Marie Francard et deux libéraux : Marie-Jeanne Devriendt et Louis Strepenne, annoncent la couleur : « C’est un printemps de réorientation qui annonce sans doute un été chaud. » Le ton est donné. Daniel Ledent, le premier, rappelle que Libramont a perdu son leader, Charles Bossicart. Le député permanent prend le temps de saluer son travail et de reconnaître l’ancien bourgmestre libéral comme un homme de poigne et « un chef qui savait insufler un esprit d’équipe au conseil communal». Mais de souligner aussi qu’aujourd’hui cet esprit d’équipe a disparu et sa ligne de conduite également… « Les élections sont l’occasion de réfléchir à l’avenir avec les citoyens et les forces vives de la commune. Nous travaillons depuis le 29 octobre avec un groupe… Mais pas encore avec une liste électorale ! » Comprenez : les noms, ce sera pour plus tard. Marie-Jeanne Devriendt poursuit : « C’est une idée séduisante de partir ensemble. Il faut une nouvelle équipe pour faire progresser Libramont. Au niveau communal, les repères s’embrouillent. Je constate qu’il y a de plus en plus de conflits personnels et c’est au détriment de la collectivité. à mon sens, il temps de rapprocher les tendances pour doper les enthousiasmes.» Pour Roland Déom : « La seule ambition d’Ensemble est de valoriser les atouts de Libramont et de poursuivre un développement dynamique en étant entendu par les différents niveaux de pouvoir. Nous voulons dégager de nouveaux moyens financiers pour faire plus et mieux tout en maintenant la fiscalité actuelle » et d’ajouter : « Nous pourrions déjà sortir une liste complète dès maintenant avec cinquante pour cent de femmes candidates. Mais nous préférons attendre pour être sûrs de nos potentialités.» On ne saura rien non plus sur le programme du groupe Ensemble. On devrait le découvrir en mai prochain. Cinq commissions ont été mises en place. Leurs principaux thèmes sont : environnement, vie sociale, économie, sport, culture, enseignement et participation citoyenne. « Nous voulons dès à présent donner l’occasion à la population de s’exprimer », souligne Daniel Ledent. Des réunions thématiques seront organisées, un toutes-boîtes sera édité et un site Internet sera mis en œuvre. Et le député Ledent d’ajouter : « Nous voyons les choses autrement… à travers un contrat avec le citoyen notamment. » Rendez-vous est pris.
Aux Ateliers créatifs de Neufchâteau, les idées et les activités créatives foisonnent depuis plus de 25 ans. Les étalages successifs de la Maison des Ateliers, 55 rue Lucien Burnotte, montrent à chaque saison, sur un thème différent, les magnifiques réalisations des membres. Pour cette période d’avant-printemps, dentelles fines ainsi que dessins d’enfants et d’adolescents évoquent carnaval et brûlage du bonhomme hiver. Les dentellières sont un des piliers des Ateliers et elles sont en recherche permanente d’une perfection sans cesse renouvelée. Autre activité importante : la septantaine d’enfants et d’adolescents qui suivent les ateliers de dessin et d’expression graphique. Mais cette année, les participants ont de nouveaux choix à leur disposition. Graver le b de bonheur… C’est une des nouveautés des Ateliers. Sébastien Maissin, artiste graveur sur métal, qui décore habituellement des armes de chasse, vous propose de graver le bijou de votre choix à vos initiales ou à votre motif, ou une simple plaque de métal : acier, laiton, et autre dont vous ferez un élément décoratif unique. Vous acquerrez très vite différentes techniques. Vous apprendrez la taille-douce : gravure peu profonde qui permet une infinité de nuances et qui permet aussi l’impression d’un dessin : les anciens timbres-poste étaient imprimés au départ d’un support gravé au moyen de cette technique. Le fond creux est l’inverse de la taille-douce : le graveur enlève de la matière dans le fond, ce qui fait ressortir le sujet au premier plan. La ciselure, c’est presque de la sculpture : un fond creux dont les éléments du premier plan sont travaillés pour avoir plus de détails, plus de relief. L’incrustation or consiste à enchâsser un fil d’or dans le métal pour y dessiner un motif. Et savez-vous qu’un simple os de bouilli, poli, imite l’ivoire à la perfection et vous permettra de réaliser un joli médaillon très facile à graver? Vous apprendrez tout cela avec Sébastien Maissin.
Anthony Collard, jeune illustrateur originaire de Grandvoir, expose ses œuvres à la bibliothèque communale. Une invitation à pénétrer l’imaginaire d’un artiste ambitieux.
Depuis plus de deux ans, la rédaction de notre journal s’est mise à la cherche de documents photos concernant l’ancienne entité communale de Léglise en vue d’illustrer un livre en préparation. Plusieurs dizaines de photos ont déjà été rassemblées, toutefois, nous pensons qu’il en reste beaucoup d’autres au fond de vos tiroirs. Nous lançons donc un nouvel appel à nos lecteurs. Si vous possédez d’anciennes cartes postales ou d’anciennes photos des villages de Léglise, Wittimont, Rancimont, Gennevaux… n’hésitez pas à nous contacter. En pratique, comment procéder pour ne pas vous séparer de vos documents auxquels vous tenez ? D’abord, il est bien compréhensible que l’on appréhende de confier à un tiers des archives familiales ou quelques images qui composent une collection privée. Si vous ne voulez pas vous séparez de vos documents, contactez notre bureau. Nous fixerons ensemble un rendez-vous afin de vous recevoir. Lors de votre visite, nous procéderons à une copie de vos photos en votre présence. Cela prend trois minutes par image à scanner. Une fois l’opération terminée, vous retournez chez vous avec vos documents dans le même état qu’ils étaient lorsque vous êtes arrivé. Toutefois, si vous préférez que nous vous rendions visite, cela ne pose pas de problème. Nous examinerons vos documents ensemble et nous envisagerons ensemble la meilleure solution pour copier vos archives. Que cherchons-nous ? Des images qui témoignent de la vie quotidienne, de l’activité agricole, du commerce local, des fêtes religieuses… Mais aussi des photos qui montrent les villages et les maisons, les paysages… Votre collaboration est la bienvenue pour concrétiser ce projet et faire de ce livre le vôtre !
Après un succès en 2005 avec la Maison de Bernada Alba, la troupe du Théâtre des Moulins remet le couvert avec un adaptation de Huit Femmes, une pièce de Robert Thomas. La compagnie, créée à l’initiative de Cécile Kerger et de Christian Kellen, est fidèle à son concept initial : adapter une pièce contemporaine avec une distribution de comédiennes originaires de la région. La troupe attachée au Centre culturel de Neufchâteau, donnera ses quatre représentations au Moulin Klepper le 19, 26 mars à 16 heures et le 18 et 25 mars à 20 heures. Ces Huit femmes sont restées fidèles à Christian Kellen qui reprend en main pour la seconde fois la mise en scène et la coordination de ce projet. L’intrigue : nous sommes dans les années 1960, dans une grande demeure bourgeoise isolée par la neige, une famille et son personnel domestique s’apprêtent à fêter Noël. Seulement, le maître des lieux, le seul homme présent dans cette maison, est retrouvé mort poignardé dans son lit. On se retrouve plongé dans une véritable partie de Cluédo où chacune des femmes va au fur et à mesure dévoiler, ses haines, ses amours cachés, les secrets de famille. Elles sont toutes les suspectes de cet acte irréparable, elles seront seules pour apporter la lumière sur cette affaire. Sur scène, on découvrira Fabienne Scheer, Johanne Noirbenne, Fanny Tombeur, Claire Pire, Cécile Kerger, Rolande Gobert, Catherine Renaville et Isabelle Schmit. Attention, les cinquante places sont disponibles uniquement sur réservation au 061 27 72 24.
Après le succès rencontré les années précédentes (plus de 1200 spectateurs en 2005), Les Charlots reviennent une nouvelle fois sur scène. Leur nouveau spectacle s'intitule : Le noir te va si bien, une comédie de Jean Marsan d'après O'Hara. L'action se déroule dans une villa proche des falaises dans la région de Folkestone en Angleterre. Deux héritiers fortunés s'épousent et c'est le début d'un duel sanglant et hilarant livré par deux personnages, hauts en couleur et d'une imagination intarissable lorsqu'il s'agit de trouver de nouveaux moyens de trucider son conjoint. Les autres personnages qui ne manquent pas de piquant eux non plus, encaissent les coups chacun à leur manière. La comédie à mourir de rire !
|