Edition 290

Un climat épouvantable !

A l’heure où j’écris ces lignes, le ciel est bas, il tombe des cordes et les rivières sortent de leur lit. L’hiver n’en finit pas, et par définition, quand il pleut, le soleil ne brille pas. Résultat, les mines sont renfrognées et ça bougonne dans les chaumières.
La tendance climatique est même à l’orage sur Neufchâteau. Depuis plusieurs semaines, on sentait qu’un mauvais vent annonçait la tempête. Mais la bourrasque se précise. La petite cité entre dans la tourmente. Les mois à venir vont être difficiles. L’agitation politique prend une tournure dangereuse. Le capitaine ferait bien de reprendre son navire en main, car cette fois il n’est pas sûr que le bateau résiste à la houle.

Conseiller dans la majorité

 

 

Joseph Grogna
 
Ingrid Bodson
 
 

 

« Le conseiller communal est le relais entre le collège et la population », explique Joseph Grogna, conseiller communal à Vaux-sur-Sûre depuis bientôt six ans. « Notre rôle en tant que conseiller est d’être au service de la population de notre commune et servir l’intérêt général », ajoute Ingrid Bodson, qui exécute actuellement son second mandat de conseillère communale à Libramont. Pour rappel, le conseil communal est le pouvoir législatif de la commune, le parlement local. Cela signifie qu’il prend les décisions et fixe les règles dans toutes les matières d’intérêt communal. Par exemple, il délibère et vote le budget et contrôle les décisions du collège, le pouvoir exécutif.  
Quel est le point commun entre Joseph Grogna et Ingrid Bodson, deux figures politiques locales ? Ils appartiennent chacun à la majorité de leur conseil communal respectif. « D’un point de vue technique, la responsabilité de tous les conseillers communaux est identique, qu’ils soient dans la majorité ou la minorité », assure Ingrid Bodson, « c’est-à-dire voter l’ensemble des décisions prises pour la commune. Dans la majorité, nous sommes sans doute plus vite informés des points mis à l’ordre du jour par le collège, dont nous sommes plus proches et avec qui nous travaillons en équipe.»
Le conseil communal est composé des conseillers communaux, y compris le collège du bourgmestre et des échevins. Le nombre de conseillers, élus directement par la population pour une période de six ans, est déterminé en fonction du nombre d’habitants. Au sein de ce conseil se dégage une majorité, dont une partie des membres forment le collège.
Cette majorité peut être absolue, comme c’est le cas à Libramont, ou de coalition, comme à Vaux-sur-Sûre. Pour Joseph Grogna, « on a besoin de tout le monde au sein de la coalition pour que les choses s’y passent bien. Et le parti le plus faible dans cette majorité ne doit pas jouer un rôle d’opposition car nous avons tous l’obligation de marcher main dans la main.»
« À Libramont, la majorité est composée de 14 conseillers sur un total de 21 conseillers communaux », précise Ingrid Bodson, « mon vote représente donc un quatorzième de cette majorité, et il est l’expression d’un groupe qui prend une décision de groupe. Mais en tant que conseillers de la majorité, nous ne sommes pas des moutons ! Il faut que la discussion et les débats règnent au sein de ce groupe.»
«Nous devons en effet avoir notre mot à dire ! » confirme Joseph Grogna. Concrètement, il est rare d’entendre un conseiller de la majorité contester son groupe lors du conseil communal. « Avant la séance du conseil communal, nous connaissons la manière dont un projet sera voté car il y a déjà eu concertation lors d’une préréunion entre les membres de la majorité », explique le conseiller de Vaux-sur-Sûre. « Et cette préréunion est d’une importance capitale », affirme Ingrid Bodson, « celle de pouvoir donner son avis. Les gens ont parfois le sentiment que tout se décide au collège mais ce n’est pas le cas. Comme majorité, nous formons un groupe dont la multitude d’avis représente une richesse. Et les membres du collège sont toujours à l’écoute et tiennent compte de ces avis.» Tout en insistant sur l’importance de la communication entre membres de la majorité, les deux conseillers rappellent également la nécessité de solidarité au sein du groupe, même s’il est possible qu’un conseiller de cette majorité refuse de voter un projet et décide de s’abstenir. « Mais cette situation est rare pour une majorité ou une coalition qui fonctionne bien », ajoute Joseph Grogna. « Cette abstention est alors souvent symbolique car le conseiller sait déjà que la majorité est acquise et que sa propre décision ne bloquera pas le processus. Nous devons tous travailler dans le même but, celui de servir l’intérêt général de notre commune » précise Ingrid Bodson. Et la conseillère de rappeler que « nous sommes les conseillers de notre bourgmestre, qui doit entendre nos conseils puisque nous reflétons l’avis de notre population. Nous avons d’ailleurs l’obligation d’être un exemple pour elle ».  Pour Joseph Grogna, « nous sommes très souvent sollicités par les gens, car ils interpellent plus facilement un membre de la majorité que de la minorité, même si nous sommes tous leur représentant ».

Migrateurs sans frontières

Grandes aigrettes, hérons cendrés, cigognes noires et blanches, grues cendrées  et même le rarissime butor étoilé : les échassiers de toutes espèces ont quadrillé le ciel du Centre-Ardenne en ce début de printemps!

 

 

Formation en Ornithologie
 
 
La migration des grues
 
 

 

Au profit de l'enfance

Le Lion’s Club chestrolais et Présence et Action Culturelles se sont associés pour mettre sur pied un concert Mozart, Chopin et Liszt, interprété par le pianiste Alexander Vaguener. Une soirée au profit des Droits de l’enfant et du Centre de jour de Longlier qui se tiendra le samedi 22 avril à 20 heures au Centre du Lac de Neufchâteau.

 

 

Alexander Vaguener
 

 

Les manipulateurs, comment s’en protéger ?

Ce mercredi 3 mai à 20 heures, au Centre du Lac à Neufchâteau, l’association « Vitalité » invite Isabelle Nazare-Aga à donner une conférence sur son livre « Les manipulateurs et l’amour ».

 

Isabelle Nazare-Aga
 

 

Isabelle Nazare-Aga, Française, est thérapeute comportementaliste et cognitiviste.  Elle exerce en cabinet libéral et anime dans les entreprises des séminaires d’affirmation de soi, de gestion du stress et de communication.  Elle est l’auteur de  Les manipulateurs sont parmi nous et Approcher les autres, est-ce si difficile ?

L’info : Où sont-ils ces manipulateurs ?

IN-A : Les manipulateurs sont partout, ils sont parmi nous… On les retrouve dans quatre domaines : familial, social, conjugal, professionnel. Il y a des métiers plus propices aux manipulateurs, comme le médical et le professoral.  Mais bien sûr également dans le domaine politique, dans les fonctions de « chef de », milieu des médias etc.

L’info : Comment savoir si quelqu’un est un manipulateur ?

IN-A :  On les repère d’abord par l’intuition.  Quelqu’un qui a un vécu (parent, ex-conjoint…), repère plus facilement les manipulateurs.  A posteriori, « j’avais une intuition que quelque chose n’allait pas, que quelque chose clochait ».  Ensuite, il y a la prise de connaissance des trente caractéristiques énumérées dans mes livres pour apprendre à les repérer.  Il en faut 14 sur 30 pour être considéré comme manipulateur. Quelques-unes de ces caractéristiques sont qu’il culpabilise les autres, met en doute les qualités, la compétence, la personnalité des autres : il critique, dévalorise et juge, il peut être jaloux, il utilise les flatteries pour nous plaire, il joue le rôle de victime pour qu’on le plaigne, il est égocentrique, il est constamment l’objet de discussions entre gens, même s’il n’est pas là, il ment…

L’info : Y a-t-il des personnes prédisposées à être manipulées ?
IN-A :  90% d’entre nous sont manipulables… Parce que nous sommes pris par nos principes de bienséance, d’amour, d’amitié, d’éthique au niveau de la relation… À la base, on croit l’autre, on ne pense pas que l’on pourrait nous mentir, nous tromper… Le manipulateur sait utiliser nos schémas de pensées, nos croyances, nos principes de bonnes vies en société. 

L’info : Comment une personne peut-elle en arriver à aimer un manipulateur?  Pourquoi reste t-elle avec lui?
IN-A : Même si ces personnes sont conscientes que l’autre est un manipulateur, il y a eu d’abord la phase de séduction (phase d’emprise) qui les a piégées et ensuite celle qui suit et qui est celle de la dévalorisation, de la perte d’estime de soi, de la perte de ses repères.  Ce qui les empêche de quitter le manipulateur. Elles ont peur de déroger à leurs croyances, peur aussi de perdre leurs enfants.

L’info : Comment reprendre confiance en soi après avoir été confronté à un manipulateur ?

IN-A : Il faut rencontrer un psychothérapeute qui connaît ce genre de problème, qui va vous redonner la joie de vivre. Dans le cas conjugal ou professionnel, demander une réparation judiciaire, c’est important pour l’estime de soi, et enfin, reconstruire une nouvelle vie…

Les oubliés de Verlaine

Etre privé d'eau par intermittence et à intervalles irréguliers, vivre sans jamais bénéficier du volume d'eau nécessaire aux besoins quotidiens, pourriez-vous le supporter ? à Verlaine, plus d'une vingtaine de foyer subissent cet inconfort depuis fin des années 1970.

 

 

Les oubliés de Verlaine
 

 

Concrètement, l'incommodité est totale. « La semaine dernière, explique un riverain, nous sommes restés douze heures sans eau au robinet. Les coupures sont devenues incessantes. On ne voit même plus la différence entre le week-end et la semaine.» Et un voisin d'ajouter : « Il faut surveiller constamment la machine à laver pour éviter les pannes.
L'alimentation en eau est tellement aléatoire et les coupures imprévisibles que cela pose de gros problèmes pratiques. C'est épuisant. Prendre une douche est devenu un luxe. Il n'y a jamais assez d'eau pour se rincer !» Jusqu'à présent la seule solution mise en œuvre par la SWDE a été la livraison de berlingots d'eau potable. « Vous me voyez prendre ma douche avec des berlingots d'eau, ce n'est pas très réjouissant», explique un autre voisin particulièrement agacé.

Désespérés de ne voir aucune solution se mettre en œuvre, une quinzaine d'habitants s'étaient réunis chez Jacques De Decker pour sensibiliser la presse. « Il faut que l'on trouve une solution, rien n'a jusqu'à présent eu de l'effet » nous dit-on ! Le doyen du quartier, M. Piron connaît ce problème d'alimentation d'eau depuis 1977. Jamais il n'y a eu d'amélioration; au contraire, le problème semble s'amplifier.
Oubliés les habitants de Verlaine ? Certainement. Selon nos informations, lors de la remise du réseau d'eau de la commune de Neufchâteau à la SWDE, il a été beaucoup question du problème de « l'eau rouge » d'Hamipré. Mais le cas de Verlaine n'a pas été débattu.
Selon les habitants de Verlaine, leur situation géographique n'arrange rien. « La rare eau qui nous parvient est fournie par le réseau de la commune de Libramont… commune à laquelle nous n'appartenons pas. Et comme nous votons à Neufchâteau, les élus de Libramont se moquent bien pas mal de notre problème, et puis… c'est pas leur affaire, c'est bien normal ! » À Libramont, le réseau est encore la propriété de la commune qui vend son eau à un prix attractif. Malheureusement, si les habitants de Verlaine bénéficient de cette eau libramontoise, il n'en est pas de même pour la facturation. Car la commune de Libramont revend d'abord l'eau consommée à la SWDE. Cette dernière, applique son tarif officiel bien moins généreux que la commune de Libramont!

Agacés par cette situation ridicule et cet inconfort croissant, les habitants de Verlaine ont décidé de prendre le taureau par les cornes. Constitué en comité, ils se sont associés et ont adressé un premier courrier de réclamation à l'administration communale et à la Société wallonne des Eaux, réclamant une normalisation de l'alimentation en eau. Si aucune réponse acceptable n'est formulée rapidement, les riverains entameront une procédure en justice.

Quelle solution ?
Techniquement, pour résoudre le problème «facilement», il faut investir dans un surpresseur. Ce que pourrait faire la SWDE, mais tout est une question de disponibilité de budget. L'investissement a déjà été envisagé, mais aussi reporté à plusieurs reprises. Les habitants de Verlaine pourraient aussi investir dans l'achat d'un surpresseur, mais la SWDE ne souhaite pas intervenir financièrement, nous dit-on. Négocier un remboursement, c'est sans doute une piste à explorer…
Du côté de la commune, on ne s'exprime pas davantage. Le problème est pourtant connu depuis longtemps et a déjà beaucoup contrarié les services communaux du temps où ils géraient encore leur propre réseau.
La création d'un nouveau lotissement, chaussée de Namur, sur les « Hauts de Verlaine» est à l'étude. Il sera donc question de raccordements et d'alimentation d'eau. Sans quoi les problèmes ne feront que se multiplier. C'est sans doute l'occasion de s'attaquer sérieusement à ce problème.

Jusqu'au Maroc pour les enfants

Au terme d’une année de préparation, Hugues Oeyen, de Neufchâteau, et son ami Jonathan ont décidé de restaurer une Renault 4L dans le but de participer au rallye raid « 4L Trophy ». Ils viennent de rentrer d’un voyage de deux semaines qui les ont conduits jusqu’au Maroc.

 

Hugues Oeyen au Maroc
 
Hugues Oeyen au Maroc
 
 

 

Jardinage : les travaux du mois

Planter: plantes vivaces, arbustes, rosiers, fruitiers, conifères.
Tailler: arbustes, rosiers, fruitiers, conifères, grimpantes.
Fertiliser: tous les végétaux.
Traiter: rosiers, arbustes, fruitiers contre insectes et maladies.
Entretenir: parterres de vivaces et de rosiers, allées, sentiers.
Arroser: tous les végétaux plantés à l'automne et au printemps.
Pelouse: soins après l'hiver, traitement antimousse, tontes.
Pailler: tous les végétaux.

Les bulbes, cormes et rhizomes à fleurs à floraison estivale : variétés naines

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