Edition 294

J’ai fait un rêve…

Nous vivions dans un pays où une Malienne pouvait se promener en rue avec une petite fille de deux ans ; où un enseignant pouvait faire une remarque à des élèves sans recevoir des coups ; où tout le monde payait ses impôts, ce qui en diminuait le montant pour tous ; où chacun réalisait un travail bien fait plutôt que de râler contre son collègue ou son voisin ; où tous les politiciens s’occupaient de « politique », c’est-à-dire de « gestion de la cité » plutôt que de celle de leur gloire ou portefeuille (même si l’arbre pourri ne doit pas cacher la saine forêt) ; où nous éviterions un ulcère à notre estomac parce que le temps serait meilleur ; où …
J’ai rêvé d’un monde fait d’humains, pour l’humanité.
Puis je me suis réveillé.
Il pleuvait, mais je me suis dit que je pouvais contribuer à changer cela. Avec vous ?
Et avec ça, une toute bonne quatorzaine ?

40 ans d’amour du chant

Quarante années à défendre le chant choral.  Quarante années de convivialité en musique.  Une aventure fêtée avec faste lors de ce rendez-vous incontournable qu’est la Semaine chantante.

 

40 ans d’amour du chant
 


Chaque année, nous évoquons largement dans nos colonnes l’historique et l’actualité de la Semaine chantante chestrolaise. L’édition 2006 risque d’être inoubliable tant les organisateurs ont mis tout en œuvre pour célébrer dignement l’évènement phare du mois d’août chestrolais.

Nouveautés au programme

Avec plus de deux cents participants en 2005, l’équipe de responsables s’attend au moins au même succès cette année.  Les dix instructeurs présents l’année dernière ont fait appel à un professeur supplémentaire pour apporter une dimension théâtrale complémentaire en assurant, par exemple, la mise en scène du concert du dernier jour qui proposera plus de deux cents choristes sur scène pour un final explosif. La nouveauté est que toute la semaine de stage sera festive avec une programmation inédite (voir ci-contre).
D’autres animations en partie improvisées émailleront la vie des stagiaires à n’importe quels moments de la semaine.  De plus, cette année, les commerçants chestrolais seront partie prenante en assurant des animations en ville. Neufchâteau Action mettra sur pied un jeu concours offrant des cartes d’accès gratuit à l’ensemble des concerts de la semaine.
Autre originalité, le montage d’une exposition rétrospective de photos illustrant les quarante années de la Semaine chantante. L’occasion de revoir des figures locales et régionales qui ont apporté leur pierre à cet édifice basé sur la fidélité et le professionnalisme.  En sachant que certains choristes participent à la Semaine chantante depuis 35 ans et que leurs enfants continuent la tradition.

Des stages pour tous

à coté de ces festivités exceptionnelles, les organisateurs proposeront leurs stages traditionnels du 10 au 19 août : un stage pour enfants de 7 à 12 ans centré sur le thème de La vie dans mon sac à dos, spectacle d’évasion par le chant, le rythme, la danse, les percussions et la création de décor.  Un stage pour les jeunes de 13 à 18 ans : Michel Fugain, suite de chansons du chanteur français réarrangées par Gilles Massart et enfin un stage pour les adultes basé sur le chant choral à quatre voix mixtes allant d’abord à la découverte de l’Italie par sa musique populaire, traditionnelle et lyrique et ensuite arpentant la chanson française en quarante ans par un itinéraire jalonné de chansons d’auteurs qui ont marqué leur époque.
En août, une semaine durant, les murs de l’Institut Saint-Michel vibreront à l’unisson d’un chœur de 40 ans, toujours aussi robuste et vivant.
                                                                                                         P. Dabe

Exposition : les huiles de Paul Rouard

La bibliothèque communale de Neufchâteau accueille du 27 mai au 17 juin, les oeuvres de cet artiste habaysien originaire de Ciney et âgé de 57 ans.  Diplômé d’études de graphisme et d'illustration à Namur et à Liège, il passe quinze années en Ardenne en tant que créatif dans une maison d'éditions, période durant laquelle il s'adonne à la peinture. De 1983 à 2003, faute de temps, il abandonne la peinture à titre personnel.  Depuis l'an dernier, en partie soulagé du milieu professionnel, le besoin de peindre le reprend à notre plus grande joie. L'huile, avec la richesse de ses pigments le passionne... Il entame une série de toiles qui relate situations, expressions et impressions... Peut-être comme petite participation à la mémoire collective.  Ses sujets sont chaleureux comme l’est son tempérament.  Attentif aux détails qui font le quotidien, Paul saisit en un clin d’œil quasi photographique ces moments suspendus qui enrichissent nos vies. Deux hommes papotent en faisant la vaisselle, des ouvriers retapent une bicoque, des joueurs tapent la carte…  Ses grandes toiles permettent l’expression d’un geste  précis où le relief des traits à l’huile apporte une épaisseur permettant ombres et  lumières très travaillées.  

Trop de pluie…Que faire au jardin?

La pluie ronge le moral de tous, mais particulièrement de ceux qui travaillent à l’extérieur. Les jardiniers font partie de ceux-là, même s’ils ne vivent pas de leur jardin. Victor Jadin, notre jardinier-chroniqueur, répond aux questions que suscite l’abondance de pluie.

 

Trop de pluie…Que faire au jardin?
 

 

Trop de pluie menace vos semis? Trop de pluie – surtout les pluies battantes et répétées – c’est très mauvais pour les jeunes semis, surtout si votre sol est argileux. L’excès de pluie provoque la mauvaise levée de vos semis, car trop d’humidité amène la pourriture de vos graines ou la fonte des semis. Elle explique aussi le développement irrégulier des plantules, car il leur est difficile de traverser la croûte qui s’est formée surtout dans les sols lourds. L’excès d’eau provoque aussi l’apparition des maladies chez un grand nombre de plantes, et bien sûr l’envahissement de vos semis par les limaces qui, en quelques jours, auront fait disparaître toutes les petites plantes.
Que faire pour freiner la surpopulation des limaces ?
Parmi tous les prédateurs de nos plantes de jardin, les limaces occupent la première place. On ne compte plus les ravages occasionnés sur les jeunes plantations et les semis. Pour survivre et se déplacer, les limaces ont besoin d’un environnement humide. En 24 heures, elles peuvent dévorer l’équivalent de la moitié de leur poids! Et elles occasionnent autant de dégâts à l’air libre que sous le sol. Pour lutter, deux stratégies s’offrent à vous : la lutte biologique ou la lutte chimique (voir notre encadré).
Récupérer l’eau de pluie offre quels avantages pour le jardin ?
Récupérer l’eau de pluie pour le jardin et la maison représente d’abord une économie d’argent; ensuite cette eau évite le circuit des eaux traitées à cause des pollutions, dont celle des nitrates. L’eau de pluie est plus douce, donc moins agressive pour les légumes et les végétaux. Elle peut être aussi utilisée facilement pour des applications domestiques: chasse d’eau, lave-linge, lavage de la voiture… Enfin, le robinet est quelquefois éloigné du jardin, une réserve d’eau de pluie sous la main peut être très pratique.
La carotte aime les climats humides et tempérés, mais l’excès de pluie ne menace-t-il pas les jeunes pousses?
En effet, trop d’humidité peut avoir des conséquences désagréables pour la culture des carottes. Cela provoque la levée irrégulière due au tassement du sol ou à la fonte des semis. Le manque d’entretien dû à une trop longue période de pluie permet aux mauvaises herbes de s’installer, ce qui est toujours nuisible à une bonne récolte. Si les mauvaises conditions climatiques se poursuivent pendant la période de végétation, elles entraînent une mauvaise coloration des racines, l’irrégularité de celles-ci, une mauvaise maturation, donc une conservation difficile. Enfin, les racines se crevassent beaucoup plus facilement si l’eau stagne, ce qui provoque l’apparition de maladies.
Et les fraisiers?
Les ennuis dus à l’excès d’eau sont essentiellement la pourriture des fruits et l’apparition des limaces. Pour éviter cela, il suffit d’empêcher le contact des fruits avec la terre.
Le lilas est fleuri, les fleurs sont généreuses, mais gorgées d’eau, et les branches s’effondrent. Que faut-il faire ?
Pour éviter que de grosses branches ne se cassent et que votre lilas ne soit déséquilibré, il faut couper les bouquets floraux qui de toute façon s’abîment très fort lors de la persistance des pluies.
Trop de pluie en juin rend le paysan chagrin. Trop de pluie en juin, le jardinier s’ennuie…
En attendant le retour du soleil, je suggère de lire un bon livre de jardinage… Rêver et repenser son jardin, visiter les jardineries pour picorer des idées et découvrir les nouveautés. Pensez aussi à l’entretien des outils, qu’ils soient manuels ou à moteur. Faites les travaux intérieurs que vous reportez, ou la conversation avec vos voisins pour mieux les connaître ou que sais-je?… 
Faites un « minitrip » dans un pays ensoleillé !

Sébastien Brisy : la cerise sur le gâteau

Le 15 mai dernier, au Centre de formation professionnel des Classes Moyennes de Libramont, Sébastien Brisy, apprenti à la boulangerie-pâtisserie Les Délices de la Grange à Longlier,remportait le premier prix Wanet.  Un trophée de prestige attribué chaque année depuis 1990.

 

 la cerise sur le gâteau
 

 

Bons baisers de Neufchâteau

Du nom d’un Chestrolais, le traditionnel trophée Jean-Marie Wanet récompense, chaque année, des jeunes en apprentissage.  Une formule qui vise à motiver et à encourager des jeunes qui ont opté pour un métier comportant autant d’exigences que de satisfactions.  La profession de boulanger-pâtissier impose en effet, comme d’autres métiers de bouche, de travailler lorsque les autres sont au repos.  Pas de week-end donc et pas de jours fériés.  L’exigence est de rigueur.  D’autre part, ce métier est l’héritier d’une longue tradition et d’un certain savoir-faire qui engendre de la fierté. 
Jean-Marie Wanet se faisait un point d’honneur à mettre sa profession en exergue. Artisan tout d’abord, il crée notamment les Baisers de Neufchâteau. Très vite, il devient très vite président  de la fédération des boulangers-pâtissiers de la province de Luxembourg.
Il cumule ensuite d’autres titres tels que celui de président de la Chambre des Métiers et Négoces dans le seul but de promouvoir un métier qui était devenu pour lui plus qu’une passion.

Le vent en poupe

C’est donc tout naturellement qu’en 2004, déjà, Robert Dries, autre passionné mais également patron des  Délices de la Grange à Longlier, pousse un de ses apprentis à concourir pour le prix Wanet. Cet apprenti obtient une troisième place. 
Cette année, conscient des nombreuses qualités de son nouvel apprenti Sébastien Brisy, Robert Dries réitère son initiative.  Curieux par nature, Sébastien se frotte à l’expérience en se lançant dans l’aventure.
En avril d’abord pour la partie boulangerie qui a lieu à Villers-le-Bouillet.  En mai, ensuite pour la partie pâtisserie qui a lieu à Libramont.  Là des critères stricts de composition sont imposés aux candidats : respect du poids, des dimensions, etc, des produits à confectionner.
Au terme de la première sélection, six candidats sont retenus dont un d’Eupen et deux de Tournai.  Sébastien, garçon timide mais volontaire, fait preuve d’une véritable conscience professionnelle et se montre très inventif. 
Il relève le défi et remporte ce premier prix Wanet constitué de la somme de 750 euros, d’une coupe, et d’une médaille hautement symboliques.

Du Mont Blanc à Bastogne

Pour Sébastien Brisy qui fabrique à Longlier du pain, des gâteaux, dont le célèbre Mont Blanc, et des tartes, l’histoire ne fait que commencer.  Ses trois années d’apprentissage derrière lui, Sébastien est actuellement en première année de convention de stage. Une année encore et il se retrouvera dans l’arène du travail.  Ses projets ? Travailler quelques années pour un patron de manière à parfaire sa formation.  Suivre des cours en chocolaterie, discipline pour laquelle il a des prédispositions. Et puis, pourquoi pas, ose-t-il dire « m’installer et créer ma propre entreprise dans la région de Bastogne où je vis».
Selon Albert Denoncin, actuel président de la fédération des boulangers-pâtissiers-chocolatiers de la province, lorsque l’on est arrivé à susciter des vocations et à les voir endosser par de bons éléments qui en veulent, le pari est gagné.  Alors, bon vent à Sébastien Brisy !

Agenda

Les prochains rendez-vous du Centre culturel de Neufchâteau

- Vendredi 2 juin à 20h  au Moulin Klepper
6e soirée jeux de société
Animation Ludigaume.
Soirée ludique et non commerciale
Entrées gratuite.
www.ludigaume.net

- Le jeudi 15 juin à 20h au Moulin Klepper
Ciné-club du Monde :
«Les Tortues volent aussi» de Bahman Ghobady (Irak/Iran, 2004). Avec Soran Ebrahim, Avaz Latif
Paf : 2,5euro pour les adultes, 2 euro étudiants et demandeurs d’emplois

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