Edition 298

Rentrées ou sorties ?

Nous y sommes. Les rentrées sont arrivées : rentrée de votre bimensuel préféré (que vous tenez en main), rentrée des classes (et donc à l’école et à la papeterie), rentrée littéraire (et donc chez l’éditeur et le libraire), rentrée parlementaire (toujours chaude), rentrée sportive (sur les terrains couverts ou non), rentrée télévisée (dans le fauteuil), rentrée des associations (qui, pleines de vitalité, reprennent aussi le collier)… Tout le monde rentre. Il faut dire qu’avec le temps du mois d’août, cela peut se comprendre. Ce ne sont pas les sorties qui ont fait fureur ces dernières semaines. Cela nous laisse du temps pour sortir nos vêtements d’hiver de la naphtaline et refaire le plein d’anti-angines et antirhumes dans la pharmacie. En attendant les sorties politiques précédant élections communales et provinciales… Et avec ça, une bonne quatorzaine !

Mieux connaitre sa commune

Ph. Courard relooke l'institution communale

 

 

Ph. Courard
 

 

Le 8 octobre prochain, ce n'est plus une surprise, vous allez voter pour désigner les personnes qui vous représenteront à la Commune et à la Province. Philippe Courard, ministre régional wallon des affaires intérieures et de la Fonction publique depuis juillet 2004 nous explique, avec bonne humeur, les modifications qu'il a apportées à ces institutions. Ses terrains de prédilection sont notamment les pouvoirs locaux et l'aménagement du territoire. L'info : Monsieur le Ministre, pouvez-vous nous expliquer en deux mots le contenu du décret de la Région wallonne concernant l'élection du bourgmestre ? Ph. Courard : Tout d'abord, je dois dire que c'est aujourd'hui une particularité de la Région wallonne que d'organiser les institutions de base et de donner le pouvoir aux citoyens. à chaque électeur donc en âme et conscience de décider du choix de son bourgmestre. Le nouveau bourgmestre de chaque commune, sera la personne la plus populaire, donc celle qui aura obtenu le plus de voix, sur la liste qui a la majorité. Ceci est un projet significatif. L'info : D'autres aménagements pour la nouvelle législature ? Ph. C. : Oui, dans le but d'augmenter le nombre de femmes en politique, nous avons décidé pour la première fois qu'il devait y avoir obligatoirement, au sein du collège, des représentants des deux genres (des deux sexes). Il faudra donc impérativement élire au moins une femme. Si ce n'est pas le cas, une femme pourra être proposée par la majorité. De plus, le président du CPAS pourra voter comme un échevin. Au niveau des procurations, vous pourrez donner procuration de vote à la personne de votre choix. Enfin, pour maximaliser le nombre d'électeurs, les personnes à mobilité réduite seront facilitées dans leur démarche. Elles seront orientées dans un bureau de vote adéquat et pourront être accompagnées dans l'isoloir. L'info : Comptez-vous poursuivre cette installation d'un code de démocratie locale ? Ph. C. : Ce choix d'installation d'un code de démocratie locale est mon choix. Il vise à responsabiliser davantage l'électeur. Pour la suite, on verra avec le recul.. L'info : En ce qui concerne la motion de défiance… Comment cette motion peut-elle être appliquée ? Ph. C. : Je préfère appeler cette motion, motion de méfiance constructive. Cette motion vise à démettre quelqu'un pour proposer quelqu'un d'autre. Il y a deux types de motion : en effet, cette motion peut soit s'appliquer à un cas individuel, soit à un cas global, à toute une liste par exemple. Dans le premier cas, nous souhaitons éviter tout chantage et tout dérapage. Premièrement, en faisant un vote à main levée de la part du Conseil. Cette mesure permettra à toute personne d'être entièrement responsable de sa décision face aux autres. Ainsi, plus d'hypocrisie ! Deuxièmement, auparavant, même si l'on retirait ses attributions à un échevin par exemple, celui-ci continuait à être payé pour ce qu'il ne faisait plus. Demain, ce ne sera plus le cas. L'info : Avec la nouvelle réforme, pensez-vous que le nombre d’Intercommunales diminuera en province de Luxembourg ? Ph. C. : Le Luxembourg sera très peu touché par cette réforme. Tout comme la Province de Namur, la Province de Luxembourg est un bon élève. De plus, en quelque sorte, comme on l'a vu pour Idélux, la réforme a déjà été faite. à l'échelle wallonne, il y aura une diminution de 50%. Il resterait 56 Intercommunales, ce qui fera environ 3000 administrateurs en moins. Chaque Conseil d'administration ne pourra plus excéder 30 administrateurs. Cette mesure fait couler beaucoup d'encre. Mais bon… L'info : Le 30 juin dernier, lors de la présentation de la liste Ensemble de Libramont, vous avez annoncé une aide de la Région de 65 000 e pour la création d'une piste permanente de sécurité routière à Libramont ? De qui émane ce projet ? Ph. C. : Cette idée m'a été suggérée par Dany Ledent. Et il est vrai qu'il y un intérêt important à ce que cette piste permanente de sécurité routière se trouve au centre de la province. Elle devrait être la seule dans la province, d'ailleurs. Cette piste devrait être un partenariat entre la Province et la Foire. Les 65 000 euros d'aide correspondent à 80 % de subsides Les 20 % restants doivent être trouvés. L'info : Quels sont vos grands chantiers à venir pour notre province ? Ph. C. : Il y en a beaucoup. Il y a évidemment les projets globaux. Puis les projets plus particuliers comme le décret sur les travaux subsidiés dans le cadre du plan Triennal; le décret sur les cultes. Je pense aux fabriques d'église, à la protection du patrimoine où l'on souhaiterait voir plus d'éthique et de transparence; le décret sur la démocratie participative qui verrait déjà le jour en fin d'année. Il s'agit en gros d'impliquer le citoyen plus qu'une fois tous les six ans. Nous voudrions notamment institutionnaliser les questions qui se posent lors des conseils communaux. Il est difficile de citer tout ce à quoi nous sommes attentifs mais on peut le dire, beaucoup de choses sont en route…

Petit à petit, le château révèle ses secrets

 

Fouilles au chateau
 
Fouilles au chateau
 
 

 

 

Des contre-forts, des pièces de monnaie, une rigole d'eau et des tessons de creusets ont été mis à jour durant l’été. Ces deux mois de vacances ont une nouvelle fois été riches en découvertes pour Christian Kellen, ce professeur qui s'investit corps et âme dès que le temps le lui permet depuis sept ans, dans un rêve un peu fou, à savoir la réhabilitation du site de l’ancien château de Neufchâteau. « Lorsque j'ai enlevé la racine du premier marronnier en 2000, soit un an après avoir réalisé la maquette du château à l'échelle 1/20, j'ai constaté que celles-ci tenaient sur la grosse tour du château, le donjon de 12 mètres de diamètre.» Six ans plus tard, au début du mois d'août, quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'il s'attaqua au déterrement de la racine du dernier marronnier, derrière le mur en cours de réparation. « J'ai vu des pierres de schiste à angle droit superposées et maçonnées. Dans un premier temps, cela m’a fait penser à un mur, mais en progressant dans mes recherches en direction de la tourelle, j'ai découvert la même choses deux ou trois mètres plus loin. Il y avait donc une discontinuité entre mes deux découvertes, le tout se trouvant du côté de la basse cour de l'Institut Saint-Michel.» Christian Kellen fait alors appel aux archéologues de la Région wallonne. « Ils m'ont tout de suite dit en découvrant les deux parties de blocs de schiste qu'il s'agissait en réalité de contre-forts qui servaient à soutenir la muraille, qui penchait vers la basse cour. Des archéologues viennent régulièrement ici, mais jamais ils n'avaient rien découvert d'intéressant comme objet. Ils devaient dans un premier temps venir uniquement l'après-midi, mais ils sont finalement restés plusieurs jours sur place. Ils ont ensuite trouvé entre les deux massifs des morceaux de poterie des xiiie, xve et xvie siècle, soit la période du Moyen-âge. Plus intéressant encore, en retournant le sol, on a vu que la terre tirait vers le rouge. Il s’agissait de tessons de creusets. Ce qui signifie qu'on a fondu du métal en cet endroit ! Et à côté, ils ont découvert des pièces de monnaie dont les plus grosses ont à peine la taille de l'ongle d'un petit doigt, alors que les plus petites ressemblent à des débris de schiste noir… Enfin, juste au bord d'un des deux massifs, ils ont mis à jour ce qui ressemblait à une évacuation d'eau, sous la forme d'une rigole d'une cinquantaine de centimètres protégée par des dalles de schiste.» Ces différentes trouvailles récompensent encore un peu plus le travail de remise au jour du patrimoine local. « On connaissait la structure du château. On dépasse maintenant le stade des pierres en s'approchant un peu de l'activité humaine. Tout cela est désormais du grain à moudre pour les archéologues pendant l'hiver, qui vont faire des dessins, des plans, des croquis, pour essayer de connecter le tout, afin de tenter de faire apparaître le mode de vie dans le château.» explique satisfait Christian Kellen. Il y a peu, un premier panneau didactique intitulé « le château redécouvert » a été dressé à proximité de la maquette dans le but d'éclairer la lanterne des visiteurs Ceux-ci apprendront notamment que Neufchâteau tire son nom de Novum Castellum, désignant à l'origine le château et ensuite le bourg qui s'est développé à ses abords, et que le château est cité dès 1199, mais que sa première description précise ne date que de 1541. Il était alors partagé en deux seigneuries. Plus tard, en 1609, Charles d'Arenberg commande la réalisation d'une carte de sa terre de Neufchâteau. Ce document graphique exceptionnel est riche en informations. « Mon souhait est que les gens qui visitent le site sachent où ils sont. Pour ce faire, ce qui m'intéresse est que tout ce qui est découvert soit dessiné et écrit, insiste Christian Kellen. Avec ce premier panneau, on connecte deux visions. On voit ce qu'on n'a plus et ce qu'on retrouve, en partant de la carte d'Arenberg que l'on relie aux travaux actuels.» Un deuxième panneau sera consacré à la tour Griffon. Christian Kellen pense à en réaliser un troisième sur ses découvertes et celles des archéologues cet été. « J'aimerais qu'en faisant le tour des 800 m de remparts, le visiteur puisse trouver des éléments scientifiquement fondés sur le château à travers six ou sept panneaux, car c'est réellement une richesse que nous avons ici à Neufchâteau », souligne celui qui n'est sans doute pas au bout de ses surprises. Et personne ne s'en plaindra pas, tant son rêve lié au patrimoine chestrolais vaut la peine d'être partagé.

Il faut six enfants pour ouvrir l’école. L’appel est lancé !

Le ciel n’est jamais sans nuage… Il faut six enfants pour ouvrir une classe destinée à des enfants handicapés de notre région. La rentrée est là, et le nombre requis n’est pas atteint.

 

Louis et sa soeur Victoria
 

 

 

Nous relayons l’appel pour soutenir Louis et ses amis. Louis, malgré sa maladie génétique qui éraille le bon fonctionnement de ses yeux, de ses reins et de son cerveau, est aujourd‚hui un enfant de 7 ans, sociable, qui aime la musique et qui, à sa manière, a le sens de l’humour. Il ne devait pas marcher et il marche. Il ne devait pas voir et il voit et ce, bien qu’il ait déjà été opéré deux fois à chaque oeil de la cataracte et qu’il souffre de strabisme. Si Louis est ce qu’il est, c’est grâce à sa grande soeur Victoria, à ses parents et à sa grand-mère Sophie Jacques, qui par son dynamisme et sa ténacité a su frapper à la bonne porte et mettre ses efforts au bon endroit. Depuis la naissance de son petit-fils Louis, qui habite la commune de Vaux-sur-Sûre et qui est gravement touché par le syndrome de Lowe, Sophie Jacques s’est intéressée de près au Centre éclore de Sainte-Ode. Ce centre mis sur pied il y a quelques années par les docteurs Magotteaux et Piron s’occupe de la consultation médicale spécialisée, de la prise en charge thérapeutique et de la rééducation d’enfants handicapés. La cellule par quoi, en somme, tout a commencé. L’élément déclencheur Depuis qu’il est en âge d’être scolarisé, Louis prend le bus, au départ de Vaux-Sur-Sûre, jusqu’à l’Institut d’Enseignement spécial primaire de la Communauté française de Marloie. Soit une distance de 60 km. Par jour, il comptabilise quatre heures de transport. Une lourde charge pour un enfant qui a les os fragiles. Afin d’alléger ce poids, Sophie Jacques a commencé à évoquer, il y a trois ans, l’intérêt d’une classe de proximité pour Louis et pour d’autres enfants qui vivent le même fardeau que sont ces longs trajets. Le docteur Magotteaux et Jacques Pierre, président de l’asbl éclore accordent à Mme Jacques une oreille attentive. En 2004, tous trois se mettent en quête d’une solution à ce problème. Les suggestions fusent. Un an plus tard, soit en 2005, l’espoir de création d’une classe décentralisée à Sainte-Ode germe. L’aboutissement et les craintes Pour ce projet, chaque intervenant a mis les bouchées doubles. Le docteur Magotteaux, orthopédiste et spécialiste dans la chirurgie infantile, a, en tant que médecin du Centre éclore, porté ce « bébé » à bout de bras. L’implication de M. Pierre, président d’éclore et bourgmestre de Sainte-Ode, est politique et administrative. C’est lui, par exemple, qui a fait toutes les démarches au niveau de la Communauté française. C’est lui qui a mis tout en route pour qu’un étage laissé libre à la clinique de Sainte-Ode soit rafraîchit et aménagé en locaux de cours. M. Mahoux, directeur de l’école de Marloie est, quant à lui, venu clore la bonne marche du projet en donnant son feu vert à l’initiative. Deux institutrices et une puéricultrice sont déjà prêtes à recevoir Louis et ses camarades. Néanmoins comme le ciel n’est jamais sans nuage, un écueil vient d’apparaître en fin de parcours. M. Mahoux, interrogé par notre journal se dit inquiet pour la rentrée. « Je suis allé hier avec les deux enseignantes désignées pour récolter les inscriptions. Le nombre d’enfants inscrits n’arrive pas à six. Autant dire que nous n’avons pas assez d’inscriptions pour ouvrir une classe. Il se peut que les parents attendent peut-être encore l’attestation du centre P.M.S. ou du neurologue pour pouvoir inscrire leur enfant. Je l’espère.» Souhaitons que le vent tourne et que la classe d’enseignement primaire spécialisé de type 4 puisse, comme prévu, ouvrir ses portes à Sainte-Ode. Appel est lancé aux familles et aux enfants à qui cette école spéciale pourrait rendre de grands services.

Rendez-vous à Juseret

 

Ferme du Monceau
 

 

 

A la Ferme du Monceau, aussi appelée Boîte à Couleurs, aura lieu le dimanche 10 septembre prochain, une grande fête champêtre qui vous plongera, dès le porche franchi, dans la vie d’autrefois.

Ce sera pour chaque visiteur, grand ou petit, l’occasion de battre les gerbes, de tresser la paille, de fabriquer du beurre, du pain, de travailler la laine… Bref de reproduire ces gestes d’antan que la technologie d’aujourd‚hui a éloignés de notre quotidien. Citoyenneté au carré Quoi de plus naturel que de découvrir, durant le week-end des 18e journées du Patrimoine en Wallonie, la ferme classée du Monceau à Juseret. Le dimanche dès 12 heures, l’équipe au grand complet fera participer les visiteurs à l’une des 500 activités prévues en Wallonie ce jour-là. De citoyenneté, il est question dans cette ferme en carré du xviie siècle qui accueille tout au long de l’année, enfants, jeunes et adultes valides ou moins valides en journées en ou séjours plus longs pour des animations spécifiques. Forte de son expérience, l’équipe d’encadrement vise ainsi à mettre le patrimoine rural à la portée de tous. « Un avenir pour notre passé » à elle seule, cette phrase qui accompagne l’affiche créée par l’artiste wallon Jean-Michel Folon pour les journées du Patrimoine, résume la politique d’action de la Boîte à Couleurs. En effet, en mettant ce lieu à la portée de tous dans des activités spécialisées et diversifiées, la Ferme de Monceau crée un lien avec le passé, son histoire et sa culture. Au coeur de ce village ardennais, chacun peut venir respirer au rythme des saisons. Chacun peut redevenir fermier et renouer avec les gestes des paysans d’autrefois. Et par conséquent, établir un contact vivant avec le patrimoine rural. Il s‚agit de s’imprégner de la nature pour apprendre à la respecter. Il s’agit également, sur un plan humain de tisser des liens et apprivoiser l’autre dans ses différences. Plus de 20 ans d’expérience Le projet initial démarre en 1979 avec le mémoire de fin d’études de Claire Blérot en ergothérapie. Ils sont quatre voire cinq bénévoles à l’époque à faire monter la pâte durant leurs temps de loisirs et le week-end. En 1984, l’équipe s’installe en asbl dans une ferme de Villeroux. Tout prend de l’ampleur. Déjà, on voit poindre une basse cour, des chèvres et autres petits animaux de la ferme. Le ton est donné et le parcours amorcé. L’hypothérapie est une des activités principales de l’asbl qui très vite se rend compte qu’elle répond à des besoins et à une demande. En 1990, alors que cette demande s’accroît, l’asbl déménage et prend comme nouveaux quartiers la Ferme du Monceau. Une équipe pluridisciplinaire On ne s’improvise pas au sein d’un projet qui allie le social, l’environnemental, l’agriculture, le recyclage des déchets, les problèmes d’énergie, etc. Il a donc fallu réunir des personnes de formations très différentes. à savoir des enseignants, des gens venant du social, du paramédical et du milieu agricole. Allier des personnes ayant des compétences aussi variées n’est pas une affaire facile sauf si l’on a tous comme point d’intersection ce souci de remplir une mission humanitaire à son échelle. Ce sont treize pleins-temps et demi qui assurent l’animation, la maintenance, le soin aux animaux, la découverte de la nature et l’hébergement, car aujourd’hui un hébergement d’une capacité de cinquante lits est organisé au sein de la ferme. L’équipe est constituée de projets A.P.E. et s’autofinance pour le fonctionnement de ses emplois. Un soutien financier est apporté par la Ministre de la Santé, de l’Action sociale et de l’égalité des Chances de la Région wallonne. Ce soutien relève néanmoins de subsides facultatifs. L’asbl n’a d’ailleurs encore rien vu venir pour 2006 ! Pour l’équipement et les travaux, on retrouve la Région wallonne comme acteur principal et l’Europe bien sûr. à Juseret, on ne fait pas que planter des choux. On récolte des carottes, on trait les vaches, on ramasse les œufs, on nourrit les ânes, on compose des mets avec les aliments de la ferme, on participe à des travaux collectifs ou à des animations à la carte. On s’occupe de la marre pédagogique, des canards, on brosse les poneys. La cuisine y est familiale et le site adapté à tous : des sentiers en dolomie ont été conçus pour faciliter l’accès des handicapés aux différents prés. Les activités se font sous forme de classes de campagne et de patrimoine, de classes vertes, de classes d’intégration, de stages de vacances, de journées hebdomadaires, de journées en familles. Une plaine de jeux et un poney-club sont également installés sur le site. L’objectif général de l’équipe est de sensibiliser chaque visiteur et chaque participant à la vie de l’autre. à chacun d’en faire l’expérience. L’équipe privilégie dans cette optique les séjours dits en intégration, c'est-à-dire faire se côtoyer des groupes d’enfants valides et moins valides. Du courrier peut déjà être échangé avant les stages et/ou après. Des visites d’une école à une autre sont aussi suscitées. En général, le partage se passe très bien. Des stages d’équitation pour cavaliers confirmés sont également proposés. Personne n’est lésé : des personnes du troisième âge viennent à la Ferme du Monceau pour se ressourcer. Dans le futur Dans ce paysage tout vert, on voit la vie en rose. Les idées ne manquent pas. Dans les mois à venir, il faudra rendre la partie avant de la ferme plus accessible. Ensuite concrétiser le vaste projet repris sous l’appellation « Rivière, rucher, verger ». Ce projet, pour lequel on se donne le temps, sera financé par un Fonds Elia, par le Lion’s Club de Bastogne et par la Région wallonne. Ces trois nouveautés seront reliées par des sentiers en caillebotis afin de les rendre accessibles aux voiturettes. La découverte du verger pourra se faire très vite. Par contre, l’installation d’un rucher, donc l’ouverture à l’apiculture, est prévue pour le printemps 2007. Le lagunage, quant à lui est espéré pour fin 2007. Ce lagunage sera installé comme système d’épuration des eaux usées avec une approche pédagogique et écologique, le tout s’inscrivant dans une valorisation des lieux. Si le berger a peut-être rendu son bâton, la Ferme du Monceau n’a pas dit son dernier mot!

La rentrée chez les scouts après un supercamp

En août 2007, il y aura cent ans que Baden Powell évoquait pour la première fois le terme « scouts » et la mission éducative qui se cache derrière ce mot. Aujourd’hui, le monde compte plus de 28 millions de scouts. Depuis peu, l’unité de Neufchâteau renaît. Les débuts furent difficiles, avec six enfants et deux animateurs. Finalement, dix-huit louveteaux et quatre animateurs correctement formés ont vécu en début juillet un camp inoubliable de neuf jours ! Au programme : feux de camp, chants, cabanes, activités collectives, jeux de pistes… Un programme bien rempli ! Trois intendants se sont chargés d’une alimentation saine et variée. Les enfants ont aussi eu l’occasion de faire à manger en présentant leur badge « cuistot ». L’objectif premier durant ce camp était de leur offrir la possibilité d’apprendre à se débrouiller tout en les encadrant suffisamment. Ainsi, certains louveteaux ont obtenu leur badge « secourisme », « troubadour » et « cartographie ». Les scouts sont fiers de vous annoncer que la rentrée est fixée au samedi 9 septembre à 14h, à la Maison des Scouts, route d’Arlon (à côté de l’Arsenal des pompiers). Plusieurs sections accueillent vos enfants : les baladins (de 6 à 8 ans), les louveteaux (de 8 à 12 ans) et les éclaireurs ( de 12 à 16 ans). Des animateurs (à partir de 16 ans ) formés ou à former durant l’année sont également les bienvenus!

Rendez-vous le 16 septembre pour la fête du parc

A l’occasion de la fête du Parc Naturel, le joyeux groupe de marins chanteurs, Cré Tonnerre, présentera le spectacle tout neuf accompagnant leur dernier album Radio Pirates. Soit l’histoire folle d’un groupe de musique arrêté et jugé pour des crimes reconnus par la société totalitaire (fictive ?) dans laquelle ils vivent : en revendiquant la liberté de chacun et la condamnation des grands pollueurs de la planète, les quatre chanteurs et musiciens ont signé leur arrêt de mort. Condamnés à une peine inhumaine, ils profitent de la nuit pour s’évader.

Mellier : la nouvelle salle de village inaugurée ce week-end

 

 la gare
 
Mellier
 
 

 

 

L'ancienne gare a été retapée de fond en comble, pour le plus grand bonheur des associations du village. C’est ce week-end qu’aura lieu l'inauguration de la nouvelle salle de village, la Maison des Graviers, du nom des petits poissons peuplant la Mellier, qui coule à proximité de l'ancienne gare.

Les kids du BCCA en stage

 

Les Kids du BCCA en stage
 

 

 

Rentrée de septembre rime avec reprise des championnats sportifs. Le BCCA s’apprête à vivre sa première saison en 2e nationale et espère accéder au quatrième tour de la coupe de Belgique pour rencontrer Mons-Hainaut. Quant aux jeunes du club, ils se sont retrouvés du 21 au 24 août pour le stage d’avant-saison. Dans une précédente édition, nous avions fait part de la naissance du BCCA kids, nouvelle cellule au sein du club pour encadrer au mieux les jeunes basketteurs. C’est donc cette cellule qui a mis sur pied le stage du mois d’août. Celui-ci s’est déroulé à la salle Chenot-Fontaine du 21 au 24 août. Philippe Golinvaux, porte-parole du BCCA kids, nous transmet ses conclusions concernant ce stage nouvelle formule. «Au niveau du stage, le BCCA Kids avait proposé de modifier la formule de stage pour un travail plus ciblé. Deux jours étaient prévus pour les plus jeunes et ensuite deux autres journées pour les plus "âgés". La formule a répondu à l'attente puisque plus de 50 jeunes étaient inscrits (une trentaine chez les jeunes, nés entre 95 et 99 et une vingtaine chez les plus âgés, nés entre 89 et 94). Cette formule a permis aux joueurs d'être plus suivis et de réaliser un travail efficace de formation.» Le stage est bien entendu une activité importante mise sur pied par le BCCA kids. Celui-ci ne se limite toutefois pas à cette seule activité et projette d’autres manifestations tout au long de la saison. La prochaine activité est programmée début septembre. Philippe nous en trace les grandes lignes : «Au niveau des activités futures, nous allons organiser le samedi 9 septembre un match de jeunes du club pour former les parents à faire la feuille. Tous les parents des jeunes et les personnes intéressées du club pourront faire la feuille. Chaque parent aura une feuille qu'il devra compléter pendant le match. Des personnes encadreront les parents pour leur expliquer le fonctionnement.» L’enthousiasme, la motivation et les idées ne manquent pas au sein du BCCA kids. Gageons qu’il pourra apporter un plus à tous les jeunes basketteurs et soulagera les membres du comité déjà très souvent sur la brèche. Tous nos encouragements pour le BCCA kids ainsi que pour l’équipe première, à l’aube d’une saison que l’on souhaite riche en événements heureux !

Flux XML