Edition 300

Edito

Trois cents.

Et ça fait vingt ans que ça dure. Un véritable bail, de plus en plus rare dans le monde de l’édition. De la «feuille de chou» émanant d’un groupe de jeunes de Longlier au bimensuel du Centre-Ardenne (reconnu pour son sérieux et sa qualité) que vous tenez aujourd’hui entre vos mains, il y a eu trois cents parutions. Que d’événements ont été annoncés par son entremise! Que de débats ont été entamés ou développés, souvent avec acuité! Que de thèses en perspective pour les archivistes du futur! Il fallait un peu de folie pour le créer, et surtout tenir le rythme sans essoufflement. Quoi qu’il en soit, et quoi qu’il arrive un jour (y aura-t-il encore 300 numéros ? peut-être 700…), le défi a été relevé et le mérite est là. Merci, et bon vent à toute l’équipe de l’Info. Avec ça : une toute bonne quatorzaine, en n’oubliant pas de bien rougir…

Mieux connaître sa commune

Elections : canton de Neufchâteau

 

De l’effervescence, la « nuit des élections » il y en a toujours. Mais vous vous en doutez, les moments de vote, du dépouillement et de la préparation des bureaux ne sont pas des moments tristes non plus. C’est ainsi que le secrétaire du bureau principal du canton de Neufchâteau depuis 30 ans, vit pour l’instant, son chronique stress préélectoral. En effet, pour le canton de Neufchâteau qui regroupe les communes de Léglise, Libramont et Neufchâteau, c’est pas moins de 29 bureaux à organiser.

Le pont à gibier de Rulles désormais efficace

De nouvelles adaptations sont prévues pour tenter de rendre encore plus efficace ce passage construit au départ en inadéquation avec les normes en vigueur.

 

Pont à gibier de Rulles
 
J-F Robert
 
 

 

Vivez le brame au jour le jour

Jean-Luc Duvivier de Fortemps vient de publier un remarquable ouvrage consacré au brame.

 

La brame
 

 

Né à Bruxelles en 1953, Jean-Luc Duvivier de Fortemps a quitté sa terre natale pour venir s'installer en Ardenne, où tout petit, il avait déjà des attaches familiales et venait régulièrement avec ses parents. Jean-Luc Duvivier de Fortemps exerce la profession d'animateur touristique à la Maison du Tourisme de la Haute Lesse, mais il est aussi depuis un certain temps déjà un écrivain de la forêt d'Ardenne. « J'ai toujours été passionné par la forêt. Dans tout ce que j'entreprends, la forêt est un dénominateur commun, avance-t-il. Je m'intéresse cependant avant tout au cerf. Le cerf est son incarnation même. On ne pouvait pas ne pas se rencontrer. Il est le plus grand mammifère à y habiter, et la forêt, il la porte sur sa tête avec ses bois, ses perches, ses ramures.» Vous ne vous étonnerez donc pas si Jean-Luc Duvivier de Fortemps consacre avant toute chose sa plume au cerf, et plus précisément à ses amours tumultueuses. C'est ainsi qu'il vient de publier chez Weyrich la troisième édition de son ouvrage Le brame jour après jour, après celles de 1991 et 2005. « Ce livre raconte le brame jour après jour tel qu'il se déroule dans la nature pendant environ trois semaines à cette période-ci de l'année. Tout ce qui y est écrit, je l'ai vu et vécu. Avec trente brames s'étalant de 1975 à 2005, j'ai fait à partir de toutes mes observations menées principalement dans les massifs forestiers d'Anlier, Libin, Saint-Hubert et Wellin un seul brame type», explique-t-il. «Le cerf est pris d'une fièvre, celle de l'amour. Celle-ci-ci monte monte monte pendant plusieurs semaines puis éclate pour arriver à l'apogée qui dure environ trois jours. Durant ces trois jours, le cerf brame tout le temps. Il n'a pas plus en tête que de poursuivre les biches, les presser et s'accoupler. Le brame chute alors, tellement le cerf a donné, et parce que les chaleurs de la biche s'estompent. Le cerf va alors avoir besoin de se refaire et reprendre du poil de la bête avant l'offensive hivernale, en mangeant et en dormant beaucoup. Il faut savoir que lors de l'apogée, le cerf ne mange pas et ne dort pas, ou très peu, et peut perdre jusqu'à une vingtaine de kilos.» Tous ces moments, au même titre que d'autres comme le combat par exemple, Jean-Luc Duvivier de Fortemps les décrit de manière très intense et minutieuse à travers les quelque 96 pages de son livre. Et l'auteur de ce remarquable ouvrage, préfacé par le ministre de l'Environnement, du Tourisme, de l'Agriculture et de la Ruralité Benoît Lutgen et superbement illustré grâce aux clichés de Michel Maldague, qui participe à l'étude des populations de cette espèce dans l'unité cynégétique de Saint-Hubert, d'ajouter. « L'autre magie du brame est qu'il offre l'occasion d'observer des tas d'autres choses dans la forêt. Les heures de patience sont en outre propices à la contemplation et à la méditation. Le brame, c'est encore l'occasion pour l'homme de réfléchir sur le sens profond de cette nature d'où il vient, en sachant bien qu'il a choisi de vivre non plus dans celle-ci mais à côté. Est-ce vraiment la bonne place?»

La maison Marie Howet ouvre ses portes

Avec l’ouverture, le 29 septembre prochain, de la «Maison Marie Howet», démarre un projet de grande envergure autour des œuvres de l’artiste libramontoise.

 

La maison Marie Howet
 

 

Un patrimoine artistique inestimable que la commune et le comité d’ «experts» qui l’accompagne veulent faire revivre. Pôle d’art mais aussi d’histoire grâce à la présence dans le bâtiment de l’atelier de peinture «La couleur et l’eau» de Mariette Devresse, du Cercle d’Art et d’Histoire ainsi que du Musée des Celtes. Pour résumer la vie de Marie Howet, née le 24 mars 1897 à Libramont et décédée quatre-vingt-sept ans plus tard jour pour jour, nous citerons cette célèbre phrase de Paul Caso qui a suivi sa carrière: «Les yeux grands ouverts, avec son carnet de croquis, elle a parcouru la vieille Europe, de l’Irlande à la Grèce en suivant le chemin des cathédrales. Elle a vu autant de lumière dans le regard d’une bergère que dans une rosace antique.»

Agenda

- Le vendredi 6 octobre 20h au Moulin Klepper : 1er Café-rencontre . Invitée : Valérie Dion Un échange autour d’un bon verre entre une personnalité culturelle chestrolaise et un public. Par une présentation du travail de l’artiste, d’un échange questions-réponses avec le public.

- Le jeudi 12 octobre à 20h au Moulin Klepper : Ciné-Club du Monde La vie est un miracle d’Emir Kusturica (France, Serbie, 2002). Avec Slavko Stimac, Vesna Trivalic, Natasa Solak…

Une messe chantée en hommage à Mozart

L'église de Libramont résonnera aux rythmes de Mozart ce dimanche 1er octobre dès 16 heures, à l'occasion du 250e anniversaire de la naissance du virtuose, et plus précisément de la Missa longa, une de ses messes.

L'initiative revient à l'Ensemble Vocal de Libramont et au Chœur Caecilia de Goesdorf au Grand-Duché. Pas moins de quelque cinquante choristes issus de ces deux ensembles offriront à entendre leur magnifique voix, sous la direction de Marie-Béatrice Nickers. Ils seront accompagnés par un orchestre symphonique, l'Orchestre de Chambre de Waterloo, dirigé, cela ne s'invente pas, par Ulysse Waterlot. La Missalonga sera proposée en deux parties, avec dans un premier temps un motet KV 165 en fa majeur pour soprano et orchestre, et un concerto no 5 en la majeur KV 219, et ensuite une messe KV 262 en do majeur pour chœurs, solistes et orchestre. Créé le 21 avril 1987 à l'initiative de M. Dasnois, aujourd'hui secrétaire, L'Ensemble Vocal de Libramont soufflera l'année prochaine ses vingt bougies. « Nous fêterons cet anniversaire pendant un an, en allant notamment peut-être chanter à Prague », prévient déjà M. Dasnois. B. G. Dimanche 1er octobre 2006 à 16h èglise des Frères de la Communauté Saint-Jean. Ensemble vocal de Libramont-Chevigny (B) Chœur « Sainte-Cécile » de Dahl (L) Orchestre de Chambre de Waterloo Marie-Martine de Gueldre, soprano Marie-Catherine Baclin, mezzo Marc Dostert, ténor Michel Loncin, baryton Tigran Maytesian, violon Direction : Marie-Béatrice Nickers Ulysse Waterlot Entrée : 15 euros, prévente : 12euros (auprès des choristes), gratuit pour les moins de 12 ans. Mozart : Motet «Exultate jubilate» Concerto pour violon en la majeur «Missa longa» KV 262.

180 enfants sous le charme de l’agriculture

Les époux Henquinet et leur fils sont exploitants agricoles à Bras. La semaine dernière, dans le cadre de l’opération AgriCharmes, ils ont ouvert leurs portes, le temps de deux journées, à quelque 180 bambins des classes supérieures des écoles communales de l’entité de Libramont.

L’opération AgriCharmes s’inscrit dans un projet Interreg intitulé Valorisation des structures agricoles, et porté par le Centre d’économie rurale basé à Marloie et présidé par le député permanent libramontois Jacques Balon. Ce projet vise à vulgariser et promouvoir auprès des plus jeunes l’agriculture en province de Luxembourg, au grand-duché de Luxembourg et en Lorraine. Mais si l’objectif principal du projet AgriCharmes est de faire entrer des enfants dans une exploitation agricole, cette action poursuit d’autres objectifs, tels que sensibiliser nos jeunes au retour à une alimentation saine et au bien-fondé du respect de notre environnement. C’est pourquoi le Département Prévention-Santé de la Province de Luxembourg est associé aux opérations. Des leur arrivée, les enfants ont été accueillis dans l’exploitation. Ils ont ensuite été dirigés en groupes vers différents ateliers organisés, afin de découvrir les travaux journaliers et les différents produits que la ferme engendre. Un dossier d’information leur a été remis à l’issue de la journée.

Les pompiers manquent de personnel

L'arsenal a ouvert ses portes pour tenter d'attirer d'éventuels candidats.

 

Pompiers
 
Pompiers
 
 

 

Le Service Incendie de Neufchâteau a ouvert ses portes au public en ce deuxième dimanche de septembre. à cette occasion, les personnes présentes ont pu assister à toute une série de démonstrations menées par les hommes du feu chestrolais, telles l'extinction d'un feu de friteuse et d'un moteur de voiture, l'étançonnement d'un bâtiment, l'assemblage de tuyaux à partir d'un puits, ou encore une intervention sur un accident impliquant une voiture ou un camion. Accompagnés de leur moniteur, les Cadets d'Aubange, pour leur part, ont procédé à l'extraction d'une personne blessée d'un véhicule. «Le Service Incendie d'Aubange a créé une filière de formation d'une durée de trois ans, adressée aux jeunes de la commune âgés de 14 à 18 ans, dans l'optique de préparer le recrutement à venir», explique le commandant Devalet. Les spectateurs ont aussi pu se rendre compte de la vision qu'ont les pompiers lors d'un incendie, en pénétrant avec un masque à air comprimé dans une tente enfumée de 20 m3. Ils ont également pu découvrir les quinze véhicules dont dispose l'arsenal afin de mener à bien ses quelque 700 interventions annuelles, en l'occurrence un camion-citerne de 13 000 litres et un autre de 8 000 litres, une autoéchelle de 32 mètres, trois autopompes, dont une pour les feux de forêts, un véhicule de désincarcération, un utilitaire, une voiture de commandement, un véhicule de transport de personnes, un pick-up 4x4, et en matière d'aide médicale urgente, deux ambulances et un poste médical avancé utilisé en cas de catastrophe. «Nous avons acquis cette année de la part de la Province le camion citerne d'une capacité de 13 000 litres et le pick-up, et le véhicule de commandement aux frais de la Commune, précise le commandant Devalet. La promesse nous a par ailleurs été faite qu'il serait procédé au replacement d'une auto-pompe vieille de 1983 aux environs de la fin 2007 ou de début 2008, par l'Administration communale et le Fédéral. D'autres véhicules nécessitent d'être remplacés, tels l'auto-échelle, le pick-up 4x4 par une citerne 4x4, ou encore le véhicule de désincarcération et son outillage.» Le Commandant Devalet explique ce qui conduit les pompiers de Neufchâteau à organiser tous les deux ans une journée de ce type. «Le but est de recruter et de montrer aux gens que tout le monde peut apporter son grain de sable afin de porter secours aux personnes et aux biens.» La caserne de Neufchâteau compte actuellement deux pompiers professionnels, le commandant Devalet et le sergent Lopes Dias, et vingt-cinq pompiers volontaires Or, elle devrait en réalité en compter respectivement huit et septante-deux, soit plus du triple. Cette pénurie de personnel est présente partout. «Les candidats pompiers ne se pressent pas au portillon, non pas en raison de la rémunération, mais parce que les formations sont de plus en plus lourdes et parce qu'il y a d'importantes contraintes sur le plan de la disponibilité, analyse le sergent Lopes Dias. L'idéal serait de créer au niveau de l'enseignement secondaire une formation pour obtenir au moins le brevet de l'école du feu, tel que celui dispensé à tous les pompiers une fois par an à raison de 90 heures.» Tout candidat pompier doit, entre autres, être âgé de 18 ans et ressortissant de l'Union européenne, présenter un certificat de bonne vie et mœurs, satisfaire à un examen médical et avoir de bonnes aptitudes physiques. «La formation est identique pour les professionnels et les volontaires, souligne le sergent Lopes Dias, qui insiste sur le fait que contrairement à ce que certains ont tendance à croire, les volontaires sont rémunérés. Ce ne sont pas des bénévoles.» Si le métier ou l'activité de pompier vous intéresse, vous pouvez prendre contact pour de plus amples informations avec le commandant Devalet (061 27 75 04) ou avec l'Administration communale de Neufchâteau (061 27 75 04). Si vous souhaitez par ailleurs faire un geste au profit des pompiers de Neufchâteau, sachez que l'Amicale vend actuellement son calendrier 2007 au prix de 3 euros. Vous découvrirez de la sorte le visage de ceux qui se tiennent prêts 24 heures sur 24 à vous secourir.

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